BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS
LE FORUM DU BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

THEOPHRASTE RENAUDOT

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum -> LOUDUN et ses proches environs -> LOUDUN
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
FILOU86
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Oct 2007
Messages: 4 693
Localisation: LES TROIS MOUTIERS (86)
Date de naissance: 31/07/1962
Masculin Lion (24juil-23aoû)
Point(s): 0
Moyenne de points: 0
Renaudot(s): 8 218
Moyenne de Renaudot(s): 1,75

MessagePosté le: Dim 4 Nov - 12:05 (2007)    Sujet du message: THEOPHRASTE RENAUDOT Répondre en citant



Théophraste Renaudot, médecin de Louis XIII et ami de Richelieu. Homme inventif, curieux, il fut à l'origine d'institutions célèbres : les monts de Piété, les petites annonces, l'assistance publique, l'agence pour l'emploi et surtout la Presse.

La carrière de Théophraste Renaudot est des plus étonnantes et elle révèle un caractère exceptionnel tant par sa force que par son intelligence, doublé de réels talents d'intrigue ...


Théophraste Renaudot, fils de Jean Renaudot, maître d'école et de Cécile Fourneau, fille d'une famille bourgeoise de Loudun, naquit en 1586 à Loudun (Vienne), dans une famille protestante aisée. Il quitta Loudun en 1602, afin de faire ses études à Paris, puis à Montpellier en 1605. En 1602, il contracta les écrouelles, qui lui laissèrent des cicatrices sur le visage. Il fut reçu docteur en 1606, à vingt ans ! S'estimant trop jeune pour exercer sa profession de médecin, il voyagea beaucoup (Suisse, Italie, Allemagne, Angleterre, etc.) et revint dans sa ville natale.

Le 10 juin 1608, il épousa Marthe du Moustier et s'installa comme médecin. Il est fort probable que le jeune couple vécut dans la maison natale de Théophraste, aujourd'hui transformée en musée. Il fabriqua avec un ami apothicaire, Jacques Boisse, un médicament, qu'il présenta alors comme une sorte de panacée.

Par l'intermédiaire de son ami, le père Joseph, Renaudot rencontra et se lia d'amitié avec le jeune évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu. Richelieu devint donc l'ami, puis le protecteur, de Renaudot et l'aida à faire confirmer ses multiples brevets.

Un Traité des Pauvres lui vaut en 1612 un premier brevet royal pour un projet de "bureau d'adresses" (nos "petites annonces"). Renaudot voulait créer un bureau de placement censé permettre la diminution des vagabonds et de la pauvreté, en employant les gueux à des tâches d'utilité publique. Très rapidement, ce bureau diversifia ses activités et devint une agence de renseignements de tous ordres et qui enregistrait les demandes d'emplois, les propositions de vente, d'achat, les déclarations de toute nature.

Renaudot est alors nommé médecin du Roi et a la charge "de s'employer au règlement général des pauvres du Royaume".

En 1618, il oeuvre toujours à l'accomplissement de cette tâche et obtient le titre de Commissaire Général des Pauvres du Royaume.

En 1626, Renaudot, installé à Paris depuis 1625 (année qui suit l'entrée de Richelieu au Conseil du Roi), se convertit au catholicisme. Il ouvrit alors, dans l'île de la Cité, rue de Calandre, à l'enseigne du Grand Coq, son bureau d'adresses et de rencontres.

En 1631, Renaudot, qui n'a cessé d'élargir les domaines d'activité de son bureau d'adresses, y installa sa Gazette (dontl'appellation provient du nom d'une pièce de monnaie italienne, la Gazetta, que l'on utilisait pour acheter les Nouvelles de l'époque) et son imprimerie, et y édita à partir du 1er juin 1632 sa Feuille du bureau d'adresses. Il créa les Conférences du Bureau d'Adresse, où l'on débattait d'idées politiques, religieuses, philosophiques et scientifiques.

Avec la création de sa Gazette, en 1631, Renaudot imprime le premier journal français et devient le premier journaliste officiel.

En 1637, un brevet vint consacrer les opérations de prêts sur gage et de ventes aux enchères qui avaient lieu à son bureau et qui le transformaient en salle des ventes et en un mont-de-piété.

La même année, il obtint un autre brevet royal, qui reconnaissait le dispensaire de soins gratuits (les Consultations Charitables) que Renaudot avait créé avec l'aide de médecins, de chirurgiens et de pharmaciens.

Ces ingénieuses inventions ne furent pas au goût de tous, notamment de la Faculté de Médecine de Paris, incarnée en la personne de Guy Patin, ennemi juré de Théophraste Renaudot. Les théories médicales et les méthodes de Renaudot étaient contraires à l'enseignement scolastique. En outre, le protégé de Richelieu, également historiographe du Roi, s'était créé beaucoup d'ennemis à Paris, au Parlement.

Après la mort de Richelieu (en 1642) et celle de Louis XIII (en 1543), Renaudot se retrouva dépourvu de protection et fut contraint de cesser la pratique de la médecine et de fermer son bureau d'adresses. Toutefois, Renaudot sut convaincre Mazarin de l'utilité de sa Gazette et put consacrer la fin de sa vie à son métier de gazetier.

Il mourut, à demi ruiné, en 1653.


Textes : Le prix Renaudot




Voici le lien du Musée Renaudot à Loudun : http://www.museerenaudot.com/

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-


Les Prix Renaudot

En 1925, le Goncourt, qui avait acquis ses lettres de noblesse, était décerné, non pas comme à présent au mois de novembre, mais le premier lundi de décembre, à l'issue du déjeuner, désormais au restaurant Drouant à Paris.

Le mercredi 15 décembre, la réunion des dix se poursuivait dans le huis clos du salon réservé chez Drouant et les délibérations se prolongeaient comme à l'accoutumée. Après deux heures de scrutin, le vote n'était toujours pas clos. Le temps passait. Dans une pièce voisine, l'oeil à la montre, l'estomac creux, journalistes, courriéristes et informateurs littéraires, pourtant habitués du rite et des lieux, laissaient paraître quelque fébrilité. Mais tout allait changer.

Georges Charensol proposa à ses camarades de prendre ensemble leur repas dans un petit restaurant voisin du Drouant, à la Fontaine Gaillon. Ils acceptèrent avec enthousiasme et Gaston Picard s'écria :"Pourquoi ne décernions-nous pas un prix nous aussi". Georges Charensol à qui l'idée parut excellente répondit:"un prix de journaliste, auquel nous donnerions le nom de Théophraste Renaudot, le premier journaliste français".

En décembre 1926, un jury de dix membres, autant que chez les Goncourt, fut constitué. Ils décidèrent de prendre un journaliste par journal ( le choix fut fait par rapport aux quotidiens de l'époque et non par rapport aux journalistes) et ceci jusqu'en 1945. Il se composa d'une femme et de neuf hommes.
Odette Pannetier : Candide
Georges Charensol : Nouvelles Littéraires -
Pierre Demartres : Le Matin
Marcel Espiau : l'Eclair -
Georges Le Fève : Le Journal
Georges Matin : Le Petit Journal
Raymond de Nys : L’intransigeant -
Gaston Picard : Renaissance
Noël Sabord : Paris Midi -
Henri Guilac : Le Canard Enchaîné
(dessinateur du canard enchaîné, il s'estimait incompétent pour assumer ce choix et avait démissionné presqu'aussitôt)
Marcel Sauvage : Matin (remplace Henri Guilac)


Prix lycéens

Créé en 1992 par l'Association des Amis de Théophraste Renaudot

A l'image d'un prix Goncourt Junior, l'idée était de donner au Prix Renaudot de Paris un frère, en créant un Prix Renaudot des Lycéens à Loudun, ville natale de Théophraste Renaudot.

Dès janvier 1992, après accord du Jury Officiel, le proviseur du Lycée Guy Chauvet et plus tard, le proviseur du Lycée Marc Godrie (LEP), ont été contactés afin de constituer un jury de lycéens. Ceci a impliqué de la part des élèves le composant, la lecture des différentes sélections établies par leurs aînés parisiens.


Prix Benjamins

Depuis 1995, à Loudun, les élèves de CM1 et CM2 de l'école Georges Brassens (Jacques Prévert maintenant), rejoints en 2005 par ceux du Martray attribuent chaque année , le Prix du Petit Théophraste des Benjamins.

Au cours d'une réception officielle dans les salons de l'hôtel de Ville, les lauréats et les représentants des maisons d'éditions sont reçus par les jeunes membres du jury.

- Les auteurs et les jeunes lecteurs se rencontrent.
- Un échange a lieu avec les élèves.
- Des séances de dédicaces des ouvrages des lauréats sont proposées au public.

Ces différentes manifestations permettent, dans un milieu citadin à dominante rurale, une approche plus concrète de la littérature et tout particulièrement une sensibilisation de nos jeunes lecteurs au fait littéraire.


Texte : Les Amis de Théophrastes Renaudot
_________________
Vivre à Loudun, c'est hyper bien !!

Revenir en haut
Visiter le site web du posteur Yahoo Messenger MSN
Publicité






MessagePosté le: Dim 4 Nov - 12:05 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
t vignol
Tytanesque
Tytanesque

Hors ligne

Inscrit le: 01 Sep 2008
Messages: 5 667
Localisation: mars
Date de naissance: 20/06/1968
Masculin
Point(s): 0
Moyenne de points: 0
Renaudot(s): 12 614
Moyenne de Renaudot(s): 2,23

MessagePosté le: Ven 23 Jan - 12:29 (2009)    Sujet du message: THEOPHRASTE RENAUDOT Répondre en citant

Théophraste Renaudot
1586- 1653
Médecin, publiciste et philanthrope français
"L'expérience a appris que dans les affaires de la vie, un secours venu à propos avait toute l'importance d'un trésor."

Théophraste Renaudot est né en décembre 1586 à Loudun (département actuel de la Vienne) dans une famille protestante, son père Jean Renaudot, est maître d'école, sa mère Cécile Fourneau, est le fille d'une famille bourgeoise de Loudun. Sous la conduite de l'érudit Daniel Boulanger il y fait ses études élémentaires, apprend le latin et le grec.

Vers 1602, il entreprend des études de chirurgie à Paris, puis trois ans plus tard, il choisit de s'inscrire à la Faculté de Médecine de Montpellier qui est réputée avoir un enseignement plus attrayant et être plus accueillante aux protestants. A Montpellier l'enseignement préfigurait une médecine moderne dans lequel les médications s'appuyaient sur des produits chimiques, tandis qu'à Paris on enseignait encore une médecine traditionnelle dont les soins étaient fondés sur les trois S (le séné, le son et la saignée). En 1602, il contracte les écrouelles, une maladie qui lui laissa des cicatrices sur le visage.

A vingt ans, le 12 juillet 1606, il est reçu Docteur en Médecine il est autorisé à coiffer le bonnet rouge. Théophraste Renaudot entreprend alors de voyager, en Espagne, en Italie, en Suisse et en Angleterre.

En 1608 il passe par Paris, revient à Loudun pour se marier avec Marthe du Moustier, et y exerce la médecine avec succès pendant quelques mois; il imagine alors un médicament qu'il vend en France et à l'étranger.
C'est à cette époque que le père Joseph se lie d'amitié avec le médecin et le présente à, Armand Jean du Plessis de Richelieu, évêque de Luçon, le futur cardinal de Richelieu, ils fréquentent ensemble à Loudun, le salon d'un érudit et poète, Gaucher de Sainte-Marthe dans lequel protestants et catholiques sont égalitairement accueillis.

Richelieu (1585-1642) avait été nommé évêque de Luçon en 1606 (il a 19 ans), il est retiré en son prieuré de Coussay-en-Mirebalais dans l'attente d'une réponse de la régente Marie de Médicis à ses offres de service. Ensuite tout ira vite; il sera député de Poitiers, Luçon et Maillezais pour le clergé aux états généraux de 1614, aumônier de la reine, secrétaire d'état à la guerre en 1616, cardinal en 1622, chef du Conseil du roi en 1624.
Le père Joseph (François-Joseph Le Clerc du Tremblay 1577-1638), était un capucin qui résidait à Lencloître, près de Châtellerault, qui devint à partir de 1624 le confident de Richelieu et son conseiller en politique étrangère. On le surnomma "l'éminence grise."

Dès lors le père Joseph et Richelieu soutiennent Renaudot et favoriseront ses projets.

En 1610, le roi Henri IV est assassiné.

Bureau et Registre d'adresses
Le "Traité des Pauvres" que Renaudot publie en 1612, lui vaut un premier brevet royal pour un projet de "bureau d'adresses".

Plein d'imagination son tempérament généreux le pousse à se préoccuper du triste sort des miséreux et des malades, Renaudot établit un plan pour lutter contre la pauvreté. Renaudot imagine de créer un bureau de placement pour permettre l’emploi de vagabonds à des tâches d'utilité publique.

Grâce cette fois à la protection de Richelieu, Renaudot reçoit en 1612, le brevet de "conseiller et médecin ordinaire du roi". Deux ans plus tard, son excellente réputation lui vaut d'être nommé commissaire général des Pauvres valides et invalides du royaume. En 1618, il œuvre toujours à l'accomplissement de cette tâche et obtient le titre de "Commissaire Général des Pauvres du Royaume".

En 1626, Renaudot, installé à Paris depuis un an se convertit au catholicisme. Il conseille d'abord, en hygiéniste, d'occuper utilement les miséreux à enlever les ordures et boues qui s'amoncellent dans les rues. Il ouvre alors, en 1630, dans l'île de la Cité, à l'enseigne du Grand Coq, son Bureau d'Adresses et de Rencontres qui faisait office de bureau de placement et de dispensaire.

Très rapidement, ce bureau diversifie ses activités et devient une agence de renseignements divers qui enregistrait les demandes d'emplois, les propositions de vente, d'achat, les déclarations de toute nature

A Paris, il édite à partir du 1er juin 1632 sa "Feuille du bureau d'adresses" qui permettait de mettre en relation les employeurs offrant du travail et les travailleurs qui cherchaient un emploi, les acquéreurs et les vendeurs de biens, les fabricants et les clients éventuels d'artisanat.

Il crée également, dans les locaux de son Bureau d'adresses, rue de la Calandre, les Conférences du Bureau d'Adresses, où l'on débattait d'idées politiques, religieuses, philosophiques et scientifiques. Il faut bientôt s'inscrire à l'avance pour y assister.

La Gazette
Le 30 mai 1631, Renaudot propose les "nouvelles de Paris", sous le titre La Gazette. C'est sans doute en Italie qu'il découvre "la gazzetta", une monnaie vénitienne équivalente au prix du numéro d'une feuille qui paraissait à Venise au XVIe siècle. La Gazette est le premier grand hebdomadaire français qui donnait des nouvelles parisiennes et diffusait officieusement les vues du gouvernement, car Renaudot y défendait volontiers la politique de Richelieu.

Un peu plus tard la Gazette s'enrichit d'un supplément mensuel.

En 1638, à la mort du Père Joseph, (l'"Éminence grise" de Richelieu), Théophraste Renaudot prend en outre la direction du "Mercure français", une publication sous forme de répertoire des principaux événements de l'année, en France.

La Gazette reçoit un privilège d'exploitation qui lui permet d'absorber son concurrent. Son succès va grandissant. Bénéficiant de la modernisation du service des postes, le tirage atteint bientôt... 800 exemplaires. Elle compte quatre à douze pages selon les semaines. Il s'agit essentiellement de communiqués officiels et de nouvelles de l'étranger.

La Gazette est cédée par les descendants du fondateur, en 1762, devient journal officiel en 1762, au ministre Choiseul qui lui donne un caractère ouvertement gouvernemental, sous le titre de "Gazette de France". Le titre disparaît en 1915.

Un autre journal, intitulé "Nouvelles ordinaires de divers endroits", circule depuis quelques mois déjà à Paris, à l'imitation des périodiques qui se répandent avec succès dans les pays germaniques. Ce premier périodique français est l'œuvre de deux libraires parisiens, Jean Martin et Louis Vendosme.
Bureau d'assistance publique ou "Mont de Piété"
Une ordonnance royale du 27 mars 1637 autorise Renaudot a créer le premier bureau d'assistance publique, qui lui semble être la solution la meilleure pour répondre aux difficultés des pauvres comme des nobles ruinés par leurs dépenses de cour et les guerres de religion. Moyennant un intérêt modique pour les frais, on y prête sur gages et on y fait de la vente aux enchères. Ainsi naît le premier "mont-de-piété", suivant l'exemple du "monte-di-pieta" italien.

Les Consulations Charitables
Théophraste Renaudot rêve de fonder à Paris une école
libre de médecine, qui se montrerait plus innovante que la Faculté officielle. Grâce au soutien de Richelieu, il obtient l'autorisation de Louis XIII par lettres patentes du 2 septembre 1640. Renaudot est même autorisé à préparer des médicaments dans son laboratoire, il organise à cet effet un laboratoire public à l'usage des apothicaires alors en lutte avec la Faculté de Paris. Mais la Faculté s'indigne et n'aura de cesse de persécuter celui qui ose s'attaquer à son monopole et utiliser des remèdes interdits.

En 1641, le roi lui accorde le privilège supplémentaire des Consultations charitables. Ces consultations sont créées avec l'aide de médecins, de chirurgiens et d'apothicaires en lutte avec la Faculté. Les étudiants se joignent à lui en grand nombre, à la grande fureur des Docteurs Régents. L'assistance aux malades incombait pour la plus grande part à l'église. Toutefois certains laïcs étaient favorables à une extension de la médecine sociale. Gratuites, ces consultations accueillent les indigents le mardi, puis tous les jours afin de pouvoir traiter tous ceux qui s'y présentent. Le médecin philanthrope imagine également de créer un "hostel des consultations charitables", hôpital où l'enseignement au chevet des malades compléterait admirablement les cours théoriques de son université libre. Au début de 1643, le roi lui concède un terrain pour construire cet établissement, dans le quartier du faubourg Saint-Antoine.

Procès intenté par la Faculté de Médecine de Paris
Richelieu étant mort le 4 décembre 1642, et Louis XIII le 13 mai 1643, Renaudot n'a plus de soutien. La Faculté de Médecine de Paris, en la personne de Guy Patin, en profite pour poursuivre Renaudot et ses collaborateurs sous l'accusation d'exercice illégale de la médecine. Les ennemis de Renaudot usèrent d'accusations mensongères et s'en prirent même à ses enfants en leur refusant le diplôme qu'ils méritaient. A une époque où la vogue était à la chimie, les thérapeutiques d'origine végétale attiraient moins l'attention que celles à base de dérivés métalliques. Inauguré au XVIe siècle, l'emploi du mercure et de l'arsenic continue à se développer. Théophraste Renaudot et son fils Isaac, défendent contre Gui Patin l'usage de potion stibiée (à base d'antimoine). D'autres préconisent l'éther, le fer, le sulfate de cuivre et de zinc.

Le 1er mars 1644, par un arrêt resté célèbre, le Parlement enlève à Renaudot tous ses titres, ses monopoles et privilèges (conférences, consultations charitables, prêt et vente sur gage). Il ne lui reste plus que la Gazette dont Mazarin saisira bien toute l’importance politique - qui restera dans sa descendance jusqu’au milieu du XVIIIe siècle et continuera à paraître jusqu’en 1915 - et son bureau d’adresse.

Renaudot réplique en poursuivant Patin en justice. Avec l'appui de la Faculté de Montpellier Renaudot en appelle alors au Parlement au nom du droit que ses docteurs tiennent du Pape d'exercer "hic et ubique terrarum" - par toute la terre. Mais Gui Patin se défend avec une telle finesse et une telle faconde, il décoche à son adversaire des phrases tellement méchantes et tellement spirituelles qu'il est acquitté par les juges.

Renaudot est à nouveau condamné mais obtient la nomination de ses fils auxquels la Faculté refusait le diplôme qu'ils méritaient. Devant la Faculté ils prennent la défense de l'antimoine et font rapidement des prosélytes parmi les étudiants qui ont suivi autrefois les conférences de Théophraste Renaudot. En 1656, malgré les protestations de Gui Patin, la Faculté de Paris décida de maintenir au Codex le vin émétique à base d'antimoine et de l'adopter à l'unanimité en 1666.

Toutefois, Renaudot sut convaincre Mazarin de l'utilité de sa Gazette et put consacrer la fin de sa vie à son métier de gazetier.

Lors de la première Fronde (1648), Renaudot suit la Cour à Saint-Germain-en-Laye. On supprime sa pension de Commissaire général des pauvres, on ne lui transmet plus les informations officielles de la France et de l'étranger.
Mais, lorsque la Cour prévoit un nouvel exode à cause de la deuxième Fronde, Séguier lui propose la charge de Directeur des Imprimeries. Il refuse, reste à Paris tout en continuant à défendre le roi.


Vers la fin de sa vie il est frappé à plusieurs reprises d' hémiplégie. Il meurt le 25 octobre 1653, aux galeries du Louvre, à Paris, là-même où sa fonction d’historiographe du roi, depuis 1646, lui valait un logement. Il est enterré à Saint-Germain l'Auxerrois où une dalle rappelle l’emplacement de sa sépulture.

Théophraste Renaudot a consacré sa vie à essayer d'améliorer la vie des plus défavorisés;
Grand innovateur, en ne se comportant pas comme un médecin traditionnel son action menace les bases de la société et il mourra dans la misère.
_________________
On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui.


Revenir en haut
Felip
Ptit nouveau
Ptit nouveau

Hors ligne

Inscrit le: 13 Mar 2009
Messages: 173
Localisation: Loudun
Date de naissance: 14/02/1959
Masculin
Point(s): 0
Moyenne de points: 0
Renaudot(s): 598
Moyenne de Renaudot(s): 3,46

MessagePosté le: Dim 30 Mai - 09:19 (2010)    Sujet du message: THEOPHRASTE RENAUDOT Répondre en citant

un petit up..... puisque, aujourd'hui 30 mai, c'est un anniversaire!


Le 30 mai 1631 : 
Parution du premier numéro de La Gazette de Théophraste Renaudot, le plus ancien journal français !


Revenir en haut
patoche
Vraiment Motivé
Vraiment Motivé

Hors ligne

Inscrit le: 01 Mar 2009
Messages: 1 517
Localisation: chalais
Date de naissance: 26/05/1950
Masculin 猴 Singe
Point(s): 0
Moyenne de points: 0
Renaudot(s): 4 148
Moyenne de Renaudot(s): 2,73

MessagePosté le: Dim 30 Mai - 10:25 (2010)    Sujet du message: THEOPHRASTE RENAUDOT Répondre en citant

     un point noir dans la vie de Renaudot :  le désinterêt qu il afficha pour son ancien ami
     Urbain Grandier! peut -être pour ne pas deplaire a son grand protecteur et "ami" Richelieu
     qui avait décidé la perte du curé de Loudun !!! Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad
_________________
j'aime bien tout .......et le reste !!!


Revenir en haut
ICQ AIM
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:39 (2017)    Sujet du message: THEOPHRASTE RENAUDOT

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum -> LOUDUN et ses proches environs -> LOUDUN Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Thème subSilver modifié par Caro