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Pas trés loin de LOUDUN
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JCL
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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 20:59 (2007)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Qui connait ??

http://www.musee-dufresne.com/index.html

J'ai eu l'opportunité de visiter ce musée il y a quelques années, et en ai conservé un souvenir inoubliable. Very Happy
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(FI)LOUDUN ! La bonne ville de la bonne dame, là où il y a aussi un bon monsieur !


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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 20:59 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 22:30 (2007)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Ah oui le musée de Maurice Dufresne, j'essaie d'y aller le plus souvent possible, en moyenne une fois par an, j'adore ce musée. Bon c'est un peu mis n'importe comment, enfin c'est bien rangé, mais l'ordre des années et des matériels n'est pas toujours respecté, mais il y a de vrais trésors dont un des 2 planeurs qui ont servi au tournage du film "La Grande Vadrouille" avec Louis de Funès et Bourvil, un Blériot, une vraie guillotine sur charette, etccc.. Enfin n'hésitez surtout pas à y aller, ce musée mérite vraiment le détour et le cadre au bord de l'eau est magnifique.

Maurice Dufresne a une entreprise de récupération de produits de toute sorte, on y trouve des vieux matériels de l'armée encore tous neufs dans leurs emballages d'origine (vive le gaspillage français entre parenthèses), et son entreprise se trouve dans la ville de Villeperdue !!! Laughing Wink

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MessagePosté le: Lun 26 Mai - 12:30 (2008)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Tiens en parlant de Maurice Dufresne, il est décédé il y a un mois ou deux.
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MessagePosté le: Lun 26 Mai - 16:48 (2008)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Tu as bien fait de noter cette info Filou!
Cela m'a permis de voir ce site posé par JCL et que j'avais zappé
Très beau site, très bien fait et qui donne vraiment envie d'aller visiter ce musée qui me semble vraiment fantastique Okay Okay

Heureusement qu'il ya de part et d'autre de notre chère vieille France , des passionnés qui conservent et restaurent et nous assurent la mémoire de ttes ces choses. Merci à eux...Quand ils auront tous disparus qui prendra le flambeau et pour combien de temps ?????? Sad
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MessagePosté le: Lun 16 Fév - 14:06 (2009)    Sujet du message: Un camp de concentration pour les Tsiganes Répondre en citant

Montreuil-Bellay 1940-1945
Un camp de concentration pour les Tsiganes
pendant la Seconde Guerre mondiale
Le camp de concentration de Tsiganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire, France), dans le sens premier du terme « concentration » qui était celui employé pendant la Seconde Guerre mondiale, fut ouvert le 8 novembre 1941, conséquence directe du décret signé le 6 avril 1940 par Albert Lebrun, dernier président de la 3ème République. Il était destiné à rassembler tous «individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani», Manouches, Gitans, Roms, Sintés. Ces Tsiganes, par familles entières, venaient d’une multitude de petits camps ouverts en France dès 1940.

Ce 8 novembre 1941, ils étaient 250, transférés du camp de la Morellerie (commune d’Avrillé-les-Ponceaux en Indre-et-Loire). Le 2 décembre, en arrivaient 213 nouveaux interceptés dans les trois départements de la Bretagne de l’Ouest. Pour ne citer que les entrées les plus importantes : 756 du camp de Mulsanne (Sarthe) le 3 août 1942, dont quelque 80 clochards raflés à Nantes ; 56 du camp de Rennes, le 5 août ; 304 du camp de Poitiers (Vienne), le 27 décembre 1943. L’effectif maximum fut atteint en août 1942 avec 1096 internés.

Le camp comportait deux parties distinctes : des baraques en planches sur pilotis pour le logement des internés ; des bâtiments en maçonnerie pour les cuisines, le réfectoire, les écoles, la chapelle, etc., et pour loger des internés à partir d’août 1942. Il y faisait très chaud l’été et très froid l’hiver, l’ensemble étant construit sur une plaine exposée dénuée de toute végétation. Seules les écoles et la chapelle étaient régulièrement chauffées. La prison était un abri souterrain, cave d’une ferme qui avait brûlé au début du siècle. Les internés n’exerçaient aucune activité en dehors de corvées pour aider aux cuisines, pour quelques femmes, ou pour aller couper du bois, pour des hommes.

Jusqu’en janvier 1943, les nomades furent gardés exclusivement par des gendarmes français ; ensuite par des gendarmes et des jeunes gens de la région qui échappaient ainsi à la « Relève forcée » puis au STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne.

En juin et juillet 1944, le camp fut sévèrement bombardé par les alliés qui avaient sans doute appris qu’un atelier de confection de filets de camouflage pour l’ennemi avait fonctionné dans des baraquements.

De nombreux internés furent victimes des difficiles conditions de vie à l’intérieur du camp qu’aggravaient une nourriture toujours insuffisante et de peu de valeur énergétique ainsi qu’une hygiène déplorable. Principalement les personnes âgés et, en 1944 les nouveaux-nés que ne pouvaient suffisamment nourrir des mères elles-mêmes sous-alimentées. Les bombardements alliés noircirent encore le tableau.

Si, pour les Angevins, la Libération intervint fin août 1944, il n’en fut pas de même pour les Tsiganes qui ne quittèrent Montreuil[1] que le 16 janvier 1945… pour être expédiés sans autre forme de procès dans d’autres camps : celui de Jargeau (Loiret) et d’Angoulême (Charente) où certains restèrent jusqu’en juin... 1946 !

Quelque 3 à 4.000 Tsiganes séjournèrent ou transitèrent par le camp de Montreuil-Bellay considéré comme ayant été le plus important de France pour cette population nomade.

Enfin, le 22 octobre 1946, toutes les installations, sauf la prison, furent vendues aux enchères par les Domaines et démontées. Restaient les ruines impressionnantes des marches et des fondations des bâtiments en maçonnerie, les colonnes du poste de garde devant l’ancienne entrée, et un bâtiment complet.

Le terrain appartenait et appartient toujours à un pharmacien du bourg. Il sert depuis plus d’un demi-siècle de pacage pour des animaux qui piétinent les ruines envahies par les herbes.



Le camp est tombé complètement dans l’oubli, aussi bien pour la population que pour les historiens qui ne se sont jamais intéressés à ces camps créés et administrés par les autorités françaises, jusqu’à ce que Jacques Sigot, instituteur et historien local publie un premier ouvrage en 1983. Avec Jean-Louis Bauer, un ancien interné, il réussit à faire accepter une stèle sur le site, stèle dont il dut assumer le financement avec des amis. Chaque année, depuis 1990, le dernier samedi d’avril, a lieu sur le site une cérémonie nationale officielle en hommage aux Tsiganes victimes de la Seconde Guerre mondiale.



Depuis plus de 20 années, Jacques Sigot se bat dans l’indifférence quasi générale pour essayer de sauver ce lieu de mémoire. Dernièrement, des ruines ont disparu sous le faux prétexte de la création d’un rond-point routier ou de l’élargissement d’une route qui ne les condamnaient pas, et en particulier le seul bâtiment subsistant et les colonnes du poste du garde. En 2004, un nouveau projet de rond-point demandait la suppression de la prison souterraine, le seul vestige intact.

Une partie du site pourrait être sauvée et revalorisée : le quadrilatère compris entres les routes Panreux/Méron, Loudun/Montreuil, les pointillés et la voie ferrée Poitiers/Angers, soit environ 1, 5 hectare.

Aujourd’hui, au-delà de la stèle érigée en 1988 près de la prison, un véritable devoir de mémoire s’engage pour sauver et protéger ce site, même s’il rappelle des événements peu glorieux. L’association entend faire de ce lieu un enjeu mémoriel pour les générations à venir.


--------------------------------------------------------------------------------
[1] En janvier 1945, l’on avait besoin du site de Montreuil-Bellay pour de nouvelles victimes de cette guerre qui n’en finissait pas, et le 20, arrivèrent du camp du Struthof, 796 civils allemands, dont 620 femmes et 71 enfants, arrêtés dans l’Alsace reconquise par l’armée du général Leclerc.
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MessagePosté le: Ven 20 Fév - 13:37 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Très intéressante info, Thierry, 39/45 n'est pas ma période préférée, mais voilà encore un exemple prouvant qu'avec le travail de passionnés, l'Histoire devient... passionnante !
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MessagePosté le: Ven 20 Fév - 21:57 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

L'histoire c'est passionnant, certes, dommage qu'elle soit sillonnée de guerres, morts, meurtres, pouvoirs, etc.. Wink
Mais l'histoire fait l'histoire!
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 00:33 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Jean-Louis Bauer, dit Poulouche, nous a quittés à la mi-novembre.  
 
Je le connaissais depuis mars 1984 quand il m'a écrit suite à un article paru le 21 février dans La Nouvelle République  
 
après la sortie de mon ouvrage sur l'ancien camp de concentration - selon la  dénomination officielle de l'époque  
 
- de Montreuil-Bellay 1. 
 
 « Moi, je suis Gitan et je m'appelle Poulouche, quand j'ai lu le journal, j'ai pleuré. » 
 
 Il m'a alors parlé de lui, de sa famille, de cette guerre pendant laquelle ils avaient tous tant souffert.  
 
 
 
 
 
Poulouche près de la stèle du camp de Montreuil-Bellay. (Cliché J. Sigot)  
 
 
 

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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 00:40 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 00:44 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 00:45 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 08:48 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

bonne infos Okay Okay
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 11:32 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Merci
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 20:44 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Un très beau reportage, clair et émouvant, bravo Teckel !
JJ

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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 21:21 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Tres trés bon livre.......  
 
La guerre aérienne dans la Vienne

1939 - 1945
 
Christian Richard 
 
 
 
La guerre aérienne en Europe entre 1939-1945 s’est déroulée sur un champ de bataille très particulier que l’on peut visiter d’un coup d’œil chaque jour : le ciel au-dessus de nos têtes ! Comme tout le ciel de France et d’Europe, la Vienne et la région de Poitiers ont elles aussi, et plus qu’à leur tour, été les témoins des affrontements et des opérations aériennes pour venir à bout de l’occupation et de la domination allemande sur l’Europe. 
 
Entre les strafings de chasseurs cherchant leur proie et les bombardements stratégiques dans le cadre du Transportation Plan visant à réduire les vecteurs de mobilité de l’armée allemande, la Vienne a également vécu au rythme des largages d’armes et de matériel au profit de la Résistance ou encore le parachutage de commandos SAS britanniques chargés d’encadrer les missions de renseignement et de sabotage des résistants français, extrêmement actifs dans la région, au point de ne pas avoir eu besoin du soutien direct des forces alliées pour libérer la Vienne. 
 
 
Dans La guerre aérienne dans la Vienne, Christian Richard fait un bilan exhaustif des opérations aériennes et des évènements aériens survenus dans ce département qui lui est cher puisqu’il a déjà publié plusieurs ouvrages sur l’aviation et la Vienne durant la seconde Guerre Mondiale. Christian Richard est un archéologue et un historien reconnu qui a passé un inestimable nombre d’heures dans les archives françaises, britanniques et allemandes à la recherche des évènements aériens dans la Vienne. Son livre s’articule de façon chronologique, depuis la campagne de France jusqu’à la Libération, et possède une iconographie chargée. Chaque mission, chaque parachutage et chaque crash sont ainsi recensés et mis dans le contexte géographique et historique local, le tout présenté dans un style agréable et facile à lire. 
 
 
Ce livre très complet et volumineux intéressera en tout premier lieu les habitants de la Vienne qui souhaitent en savoir davantage sur l’histoire de leur département mais, plus largement, cet ouvrage intéressera tous ceux qui souhaitent ne pas se contenter des grandes lignes stratégiques de la guerre aérienne et qui veulent la replacer dans un contexte plus humain et plus "régional" ! 
 
 
T. Larribau 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Références:

 
La guerre aérienne dans la Vienne
1939 - 1945
Christian Richard

Geste Éditions
ISBN2-84561-203-6
26 €
 
 

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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 21:34 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

La Seconde Guerre mondiale  
 
 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le département accueille environ 54 000 réfugiés du département de la Moselle à partir du mois de septembre 1939, y compris l’École normale de Metz, en plus des réfugiés espagnols internés au camp de la route de Limoges à Poitiers. Il doit encore accueillir les réfugiés de Gironde en 1941, les enfants réfugiés de Seine-et-Oise, les 30 000 Nantais victimes des bombardements de 1943, les habitants chassés de la zone côtière de Charente-Maritime en 1944. En mai-juin 1940, le gouvernement belge s’installe à Poitiers, son parlement s’installant à Limoges. Fin juin, le département fait l’objet d’une invasion étrangère pour la première fois depuis le XIVe siècle et est coupé en deux par la ligne de démarcation. 20 000 Allemands y stationnent. 
 
 
Le camp de concentration des Nomades, proche de Poitiers, sur la route nationale 147, qui avait servi à recevoir les réfugiés Espagnols en 1939, est également utilisé par la Kommandantur de Poitiers dès la fin de 1940 pour y enfermer les Tsiganes. À partir du 15 juin 1941, elle y parqua de façon provisoire les Juifs, avant de les acheminer vers le camp de Drancy. Quelques personnes, dont le rabbin Élie Bloch, quelques pasteurs protestants et le Père Jean Fleury, aumônier des Tsiganes, tentèrent d'en sauver, notamment en plaçant des enfants dans des familles d'accueil juives ou non-juives. Cependant, ces efforts furent de peu d'effets face à la très bonne collaboration de la Kommandantur et de la Préfecture. Au total, près de 1 600 Juifs furent envoyés vers Drancy à partir de ce camp, dont le rabbin Élie Bloch, mort à Auschwitz. Ce camp reçoit aussi les militantes communistes et les épouses de résistants et les réfractaires au STO à partir de janvier 1944. 
 
En septembre 1941, un autre camp ouvre à Rouillé pour y enfermer des cadres dirigeants du PCF, des proxénètes, des étrangers indésirables, jusqu’à la libération du camp en juin 1944 par les FTP. 
 
 
Le premier réseau de Résistance organisé du département est le réseau Renard , du nom de son chef Louis Renard, qui le met en place à partir d’octobre 1940. Ce réseau, d’information essentiellement mais qui s’étendait, est démantelé par les Allemands aidés de la police française en août 1942. Cent résistants sont arrêtés, et quinze meurent en Allemagne. Parallèlement, les effectifs de la Résistance dans le département croissent, pour passer de 500 hommes mi-1943, à plusieurs milliers en juin 1944 (3 300 selon Calmon, 5 000 selon Stéphane Simonnet. Les principaux maquis se trouvent dans le sud du département, où le bocage les favorise, et dans la forêt de Scévolles. Les FTP rejoignent les FFI du colonel Chêne en juillet, qui atteignent des effectifs de 12 000 hommes en septembre. Aidés par les équipes Jedburgh et les SAS (deux commandos de 56 et 46 hommes), les FFI harcèlent les Allemands à la fin de la guerre. 
 
 
Ces combats, souvent violents, opposent les FFI à la Milice et les troupes allemandes à partir du 10 juin et jusqu’au 15 août. Du 22 au 31 août, celles-ci abandonnent Poitiers (suite au débarquement de Provence), et la colonne Elster traverse la Vienne le 3 septembre. Les Allemands ont fusillé 200 Poitevins ; 188 FFI sont morts au combat, 110 ont été blessés. 
 
 
 
Pour info: 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vienne_(d%C3%A9partement) 

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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 21:41 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

A voir aussi :

http://www.archives-vienne.cg86.fr/IMG/pdf/2GM_Lycee-collabo1.pdf

Et oui.............
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MessagePosté le: Sam 28 Fév - 15:14 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Edifiant !!! les archives du 86 sont une mine d'or... J'ai déjà pu m'en rendre compte...
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MessagePosté le: Sam 28 Fév - 16:33 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

Comme pas mal d'archives dans pas mal de départements et heureusements qu'elles existent ces archives...pour le souvenir !

Très intéressants tous ces petits exposés THIERRY et BERNARD, merci beaucoup pour cette agréable lecture, pleine d'infos Okay

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MessagePosté le: Sam 28 Fév - 19:11 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

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MessagePosté le: Dim 8 Mar - 15:49 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

ayant vécu toute mon enfance a une quinzaine de kilomètres du camps de concentration tzigane de montreuil j ai appris son existence que lors de mon retour dans la region  ça me donne le sentiment qu apres la guerre on a mis un grand voile sur ses lieux qui devaient donner mauvaise conscience a beaucoup de gens qui avaient connus cette douloureuse époque en tot cas le site  quand on y passe nous laisse un sentiment indifinissable de malaise. Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad
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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 08:51 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant

MARTAIZÉ Daniel Leblanc serait né en 1626, peut-être ici à Martaizé, paroisse de la seigneurie d'Aulnay, en Loudunais, Haut-Poitou, département de la Vienne(86), France.
Quiconque traverse le village de Martaizé aujourd’hui perçoit semble-t-il une ambiance
particulière. Le charme de ce bourg se reflète dans ses vieilles maisons de pierre (la galuche) comme autant de trésors. Les chefs-d’œuvre d’architecture rurale se comptent par dizaines là au détour du lavoir, là derrière le somptueux château de Sautonne, là encore au détour du plus vieil amandier du Poitou ; trésors d’autant plus rares que la taille de la pierre (la galuche) des maisons impose un savoir aujourd’hui révolu.

Anecdote : l'arrière grand-père de Jules Verne, Alexandre Allote de la Fuye, est né à Martaizé et mort à Nantes.

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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 08:52 (2009)    Sujet du message: Pas trés loin de LOUDUN Répondre en citant


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MessagePosté le: Mer 1 Avr - 08:59 (2009)    Sujet du message: famille leblanc Répondre en citant

Daniel Leblanc (1621-1695)

Daniel serait né en 1626, peut-être à Martaizé, paroisse de la seigneurie d'Aulnay, en Loudunais, Haut-Poitou, département de la Vienne(86), France.

Il serait arrivé en Acadie entre 1632 et 1636.

Au recensement de Port-royal en Acadie,en 1671, il est déclaré avoir 45ans ; il est la seule famille Leblanc en Acadie à cette époque.

Sa terre est située sur la rive nord de la rivière Dauphin (Anapolis-River), au nord du "Marais-à-Bellisle", à 1 km plus bas que la chapelle St-Laurent ; le Marais-à Bellisle était situé en face de la Prée-Ronde, de l'autre côté de la rivière, à une quinzaine de km en amont de Port-Royal (à l'endroit nommé aujourd'hui Gesner's Creek, Nouvelle-Écosse.

Daniel Leblanc fut l'un des notables à Port-Royal. Quand le 24 mai 1690 Sir William Phipps, qui venait de s'emparer de la place, exigea de la part des habitants de Port-Royal et de ceux de la rivière Dauphin, de choisir six d'entre eux pour former un Conseil afin de garder la paix parmi eux et d'y administrer la justice, Daniel Leblanc fut l'un de ceux qui furent élus.

Je remarque à partir des documents de l'Acadie et de ceux de l'exil, que la famille Leblanc fut constamment déchirée entre sa loyauté à la France et son désir de vivre en harmonie avec les Anglais. Il y eut à certains moments des prises de positions opposées à l'intérieur de la famille. A la veille de la déportation les jeunes Leblanc n'ont pas toujours été d'accord avec l'attitude des "conseils des anciens". Plusieurs ont pris les armes contre les anglais. Ceci provoqua le fait que les Leblanc seront parmi les plus touchés et les plus dispersés de tous les groupes familiaux quand viendra la déportation à l'automne 1755.


Pierre Leblanc (1664-1717)

Au recensement de 1686, il demeure sur la ferme paternelle ainsi que ses frères André, René et Antoine. Peu après cependant il vient s'établir à Grand-Prée, dans le Bassin des Mines, ou mourra sa première épouse Marie-Élisabeth.

Au recensement de 1693 on le retrouve seul, veuf, chez ses parents dans la paroisse de Port-Royal, il a 28 ans.

En 1694 il épouse en secondes noces Magdeleine Bourg qui n'avait que 16 ans.

Le 2 août 1695, le capitine Fleetwood Emes, commandant deux frégates anglaises, s'empare de Port-royal. Sous la menace des canons de ses vaissaux de guerre, il force les 47 chefs de familles de Port-Royal à prêter serment d'allégeance au roi d'Angleterre. Pierre et son père Daniel sont au nombre de ces chefs de famille. Avec le curé de Port-Royal, l'abbé Louis Petit et le seigneur Emmanuel Le Borgne ils prêtent ce serment.

Au recensement de 1698, Pierre a hérité de la ferme paternelle ; son père est décédé depuis un an ou deux et sa mère agée de 75 ans demeure avec lui.

Pierre devient officier de milice et force, par combat, à Port-Royal le 5 juillet 1704 les envahisseurs Bostonnais à regagner leurs vaissaux.

En 1707, les Bostonnais tentent de nouveau de s'emparer de Port-Royal. Plusieurs combats s'engagent. Le 28 août 1707, Pierre est blessé à une hanche lors d''un violent combat près du ruisseau du Moulin. Les Bostonnais rembarquent sans avoir pris Port-Royal mais non sans avoir causé beaucoup de dommages.

En 1710, les Bostonnais s'emparent de Port-Royal et y laissent une garnison de 450 hommes. Au printemps de 1711, les Acadiens du Bassin des Mines, qui ne sont pas concernés par les clauses de la capitulation de Port-Royal, projettent de reprendre le fort Port-Royal, avec l'aide des Indiens. Pierre Leblanc, ainsi que quatre autres officiers de milice acadiens et le curé de Port-Royal sont accusés de complicité avec les Acadiens des Mines. Ils sont emprisonnés et envoyés à Boston où ils demeurent captifs jusqu'à l'automne de 1711. L'un des compagnons de Pierre meurt immédiatement après son retour à Port Royal, victime des privations endurées durant la captivité.

Pierre mourut à Port-Royal le 5 novembre 1717, à l'âge de 53 ans. L'acte de sépulture de sa veuve Magdeleine Bourg, est introuvable. Vivait-elle encore en 1755, lors de la Déportation? Elle aurait eu alors 77 ans. Si elle vivait encore elle ne dut pas survivre aux souffrances et aux privations que les Acadiens eurent à supporter à cette occasion.

Paul Leblanc (1708- 1773)

Paul est né pendant la captivité du curé de Port-Royal à Boston en 1711. Par conséquent l'acte de baptême de Paul est introuvable.Paul, surnommé Polet, a été déporté au Massachusetts avec les membres de sa famille. En 1767, Paul vient s'établir au Québec sur des terres situées au nord du Petit-Village-Godefroy dans la région de Nicolet, avec sa famille, à l'exception des ses trois fils Joseph, Charles et Bonaventure faits prisonniers et qui s'établiront à Memramcook.
Il décède à Petit-Village-Godefroy, Bécancour, le 13 mars 1773.
La veuve de Paul Leblanc est décédée à Nicolet le 1er juin 1795.


François Leblanc (1750- 1823)

François n'avait que 4 ans au moment de la déportation.

Dans les registres de mariages de la paroisse de St-Antoine-de-Rivière-du-Loup, Louiseville, les noms de François Leblanc et Marie-Josephe Paquin apparaissent comme étant les parents de Joseph (Marie Laurent), Louise (Joseph Gagnon), Josephte (Pierre Tisdel), François (Josephte Lemaître), Albert (Geneviève Béland), Basile (Agnès Gagnon),

François était le serviteur du Père Dominique Petrimoulx, récollet. Sous les conseils de ce dernier François, garçon volontaire * , achète une terre située au fief Grandpré, le 25 mai 1774, de monsieur Joseph Lambert de la Rivière du Loup (1767-1796-Badeau, J.-B., TR). C'est devant ce prêtre que François s'est marié à Louiseville le 7 janvier 1778. Il avait 25 ans et Marie Josephe 17 ans. Les témoins sont Jean-Baptiste Pichet, frère de l'épouse et Daniel Forbes son beau-frère.
* garçon volontaire : journalier à la différence d'employé à termes.

Albert Leblanc (1801 -1884)

Albert et Geneviève Béland se marièrent à la Rivière-du-Loup en 1824. Mon grand-père Ernest disait de son grand-père Albert qu’il était un ancien capitaine. C’est lui qui bâtit une maison dans la concession Waterloo aujourd’hui le rang Waterloo à Ste-Angèle-de-Prémont. Ils eurent 7 enfants : Jean-Baptiste mon ancêtre, Joseph marié à Sophie Trépanier, Jules (Julien) marié à Louise Lescadres, Antoine marié à Louise Bellemare, Basile marié à Émilie Chrétien, Délima et Paul marié à Louise Béland.

Jean-Baptiste Leblanc. (1847-1923)

Il épousa Marie-Louise Lessard le 9 janvier 1872 à Ste-Ursule. Jean-Baptiste hérita de la terre de son père Albert en 1869. C’est de cette terre dont hérita mon grand-père Ernest un des trois fils du couple avec Joseph marié à Malvina Gagnon puis Marie-Anne Guimond et Arthur marié à Marie-Louise Allard.

Dans l’acte de "Donations entre vifs" d’Albert à Jean-Baptiste l’emplacement de la terre et des bâtiments est ainsi précisé "une terre située dans la paroisse de St-Paulin, (Ste-Angèle fut érigé en municipalité en 1917) dans le rang de Waterloo, contenant deux arpens de front sur la profondeur qu’il peut y avoir à partir du chemin du dit rang à aller aboutir en profondeur aux terres du Petit-St-Charles joignant au nord à Félix Regnière, au sud à une route y existant,..." Cette fameuse route ce n’était qu’un petit chemin à largeur de voiture et qui est disparu aujourd’hui.

Ma mère disait que pépère Baptiste était un homme doux qui aimait bien les enfants mais pessimiste et "chiâleux". Si par un jour de printemps, au temps des semences il se levait un matin et il pleuvait, il ne pouvait donc pas ensemencer. Alors c’était la famine qui allait s’en suivre : pas de semence aujourd’hui, moins de récolte, moins de récolte faudra acheter... la faillite. Je connais quelques Leblanc de la descendance de Jean-Baptiste qui ont hérité de ce trait de personnalité à commencer par mon père et peut-être aussi votre humble serviteur.

Je t'invite à lire l'acte de DONATION ENTRE VIFS par ALBERT LEBLANC et son épouse à leur fils JEAN-BAPTISTE LEBLANC.

Ernest Leblanc (1877-1968)

Ernest, mon grand père que j’ai connu épousa Marie-Louise Lessard en 1901 à St-Paulin. Ils eurent 8 enfants : Albéric marié à Anne-Marie Tremblay, mon père Magnus marié à Marie-Louise Lessard, Sévérine morte à l’âge de 3 ans, Thérèse marié à Alcide Lessard, François-Frank marié à Marie-Reine Lessard, la soeur de ma mère, Paul-Émile (Ti-Paul) marié à Madeleine Bergeron, Ludovic marié à Gisèle Bergeron et Marie-Rose-Claire qui n’a vécu qu’un mois et je pense que c’est en souvenir de cet enfant que mes parents ont appelé ma soeur du même nom.

Mon grand-père Ernest c’était la bonté, la douceur, le calme , la paix, la sérénité. Quand je l’ai connu il était déjà assez vieux ; à 10 ans, lui avait déjà 70. Avec mes frères et mon père nous allions souvent les dimanche après-midi à la pêche à la petite truite dans le ruisseau qui traversait sa terre ou plus loin sur sa terre-a-bois, à la rivière Chacoura qui trace les limites St-Paulin (Renversy) et Ste-Angèle (rang St-Charles). On partait avec seul outil dans nos poches : un couteau, de la ligne à pêche, quelques hameçons et pesés, et un "boucau" de vers tirés de la terre du jardin avant de partir.

Arrivés sur place, près du ruisseau, les plus vieux commençaient à fabriquer les lignes à pêche avec les branches d’aulnes. Mon grand-père était un bon pêcheur, il avait la patience d’attendre longtemps... en ne faisant pas de bruit. Et quand il retirait sa ligne avec son ver mangé, pas de poisson, il souriait et calmement, comme si c’était un geste très important, il remettait un verre à son hameçon. Il n’était pas rare que nous revenions avec un souper de truites.

De retour à la maison, juste avant le train, ma grand-mère Marie-Louise nous attendait avec de bonnes "beurrées" de graisse de lard ou trempées dans la crème épaisse recouvertes d’une généreuse épaisseur de sucre du pays finement râpé au pain de sucre avec son grand couteau. Hummmmm..... dans ce temps-là, le cholestérol, ça n'existait pas..........!!!!!!

Mes grands-parents paternels, j’ai toujours eu le sentiment qu’ils nous aimaient bien et que c’était bon de vivre avec eux.

Magnus Leblanc (1906-1976), mon père.

Mes parents

Mon père Magnus est né le 3 septembre 1906. Il manifesta très jeune un goût marqué pour la lecture et les études. Il me l’a dit déjà et je l’ai cru car je trouvais qu’il était assez peu habile en travaux manuels.

Le curé de la paroisse, l’abbé Adélard Lupien encouragea donc ses parents à le faire instruire d’autant plus qu’il était une possible vocation religieuse. En effet notre père nous disait qu’il aurait bien aimé devenir Père Blanc. Il entra en septembre 1921 au séminaire St-Joseph à Trois-Rivières, pensionnaire, il venait juste d’avoir 15 ans. Il y fit des études jusqu’en Belles-Lettres. Au printemps 1926 il tomba malade et dû revenir à la maison pour un long repos et ne devait plus y retourner. Mon père donc ne termina pas son cours classique. Dans ce temps-là et jusqu’au début des années 1960 on nommait ainsi les années du cours classique : on entrait en Élément latin et suivaient, Syntaxe, Méthode, Versification, Belles-Lettres, Rhétorique, Philosophie I et Philosophie II. Le cours durait 8 ans. L’année scolaire pour un pensionnaire allait de septembre à juin avec quelques jours de congés en famille aux temps de Noël et de Pâques. Durant les vacances d’été mon père travaillait sur la ferme avec ses frères.

Ma mère est née le 23 mars 1909 et baptisée à St-Paulin le même jour. C’était un assez long voyage en voiture à chevaux de se rendre avec un enfant nouveau-né du rang Waterloo à l’Église de St-Paulin, environ 20 km aller-retour. Elle était la deuxième des 5 premiers enfants de la famille, toutes des filles. Chez des cultivateurs les premiers bras à venir au monde c’étaient des bras pour travailler sur la terre aux durs travaux des champs. Ma mère a souvent dit qu’elle et ses soeurs avaient dès leur jeune âge travaillé comme des hommes ; tôt le matin à l’étable pour faire le train, traire les vaches, écrémer, puis durant la saison de la moisson se rendre aux champs, faucher, râcler pour mettre en ondains et à la main faire des vailloches. Puis on chargeait les waguines à éridelles à la fourche en pilotant et foulant le foin. Il fallait ensuite décharger et fouler encore dans la tasserie jusqu’au pignon de la grange. Ce foin engrangé nourrissait les animaux attachés et enfermés pour l'hiver. L'été les bêtes broutaient dans les champs. Puis venait le temps de couper l’avoine et le blé, monter en stouque les gerbes pour le séchage et "battre au moulin" pour en extraire le grain et engranger la paille qui devait servir à mettre sous les animaux dans étable et mêler au fumier des bêtes.

À l’automne c’était le temps des labours , les chevaux attelés à la charrue et le laboureur tenait ferme les manchons du matin au soir pour tracer droits les sillons de la terre nouvelle. Et chez mon grand-père Xavier ce sont d’abord les filles qui ont connu ce dur labeur. Elle n’avaient pas le choix. Il fallait bien vivre et c’est la terre qui mettait le pain sur la table. Et les animaux, en plus des deux ou trois chevaux, une dizaine de vaches, quelques boeufs taures et génisses, des cochons, quelques moutons et une cinquantaine de poules... toutes ces bêtes à soigner (nourrir et nettoyer) et souvent à l’automne, tuer, pour la tablée familiale des fêtes et de tout l’hiver.

Ma mère a grandi et vécu dans le travail. Aujourd’hui encore à 92 ans elle doit pour son bonheur aider selon ses possibilités physiques à repriser et ranger le linge d’autres pensionnaires, surtout s’il s’agit de messieurs qui savent lui le rendre par quelques hommages attentifs.

Leurs fréquentations et le mariage

Selon ce que j’ai retenu des dires de mes parents eux-mêmes et des proches, Magnus et Marie-Louise se sont toujours connus. Un lot de terre de leurs parents se rejoignaient et les maisons étaient presque voisines. Donc ils se voyaient souvent et de la main, d’un champ à l’autre, ils se saluaient. À partir de 1917, le dimanche pour aller à la messe les Leblanc passaient devant la porte des Lessard et souvent Marie-Louise aimait monter en voiture avec eux. À l’église elle montait au jubé car elle faisait partie du choeur de chant.

Mais en réalité, le premier "fréquentant", le premier amour de ma mère fut Alcide Gerbeau. Alcide était le fils de Joseph Gerbeau et de Héléna Masse. Joseph avait épousé en première noce Marie Lessard, la soeur de Xavier le père de ma mère.

Elle sortit avec Alcide de 1925 à 1928, année de son décès. Elle eut son deuxième fréquentant, Magnus, dans le mois qui suivit le décès d’Alcide et se maria l’année suivante. Il y avait un an que mon père était revenu de Trois-Rivières, après interruption de son cours classique. Je pense que ma mère vécut un drame à la mort de son premier amoureux. Elle se plaît à nous parler encore de lui, à l’âge de 92 ans. En effet aujourd’hui, le 10 novembre 2000, je viens de la visiter au foyer Héroux à Louiseville et suite à une de mes questions sur
ses fréquentations elle sortit la photo d’Alcide et pour la xième fois depuis quelques années elle se mit à pleurer en nous (Louise et moi) mimant (ma mère est aphasique depuis une accident cérébro-vasculaire) les circonstances de la mort de son amant : une appendicite dont il ne voulut pas se faire opérer sous prétexte qu’il n’avait pas le droit de faire enlever de son corps des organes que le bon Dieu avait crées.

"Magnus il venait d’une bonne famille, c’était du monde travaillant, ça ne prenait pas un coup, et surtout pas dépensiers".

Mes parents se sont mariés le 28 août 1929 et ont demeurés près d'une année chez mon grand-père Ernest. Ma mère a toujours dit de sa belle-mère qu’elle était une personne "dépareillée" et avec quelle délicatesse elle l’avait accueillie... "elle ne disait jamais un mot plus haut que l’autre". Imaginons une jeune fille de vingt ans arriver du jour au lendemain dans une nouvelle famille où il y a plein de garçons et qui en plus de s’adapter aux nouvelles habitudes, découvrir la vie de couple et remplir les promesses d’obéissance et de fidélité à son époux.... dont elle ne connaît pas encore le comportement qu’il aura envers elle, ignorante de la façon dont allait se passer les actes qui conduisent à la réalisation du but premier du mariage... avoir les enfants que le Bon Dieu voudra bien leur donner en passant pour ça par l’acte sexuel dont elle ignorait encore le rituel. Enfin, elle dût bien apprendre vite puisque ma soeur aînée est née un an après le mariage. Ils eurent 8 enfants dont 7 vivants.

Joachim Leblanc (1938), l’auteur de ces pages.
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