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MONCONTOUR ET SON HISTOIRE

 
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FILOU86
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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 14:08 (2007)    Sujet du message: MONCONTOUR ET SON HISTOIRE Répondre en citant

Moncontour tire son nom du latin "Mons cum Turris" (mont avec tour). La cité est située aux frontières de l'Anjou, le village est dominé par son donjon et traversé par la Dive.
En 1034, Geoffroy II d'Anjou, fils de Foulques Nerra, y vainquit Guillaume VI de Poitiers, duc d'Aquitaine.
Moncontour, Mirebeau et Loudun furent cédés au comte d'Anjou, tout en restant dans le diocèse de Poitiers.
Moncontour fut fortifié par les comtes d'Anjou.
En 1370, Les Poitevins, alliés des Anglais, s'emparèrent de la place forte, mais Du Guesclin la reprit en 1372.
En 1569, les catholiques conduits par le duc d'Anjou, y tiennent en échec les protestants de Coligny lors de la sanglante bataille de Moncontour.
Sous l'Ancien Régime, la Baronnie de Moncontour dépendra de la sénéchaussée de Saumur, comme sa voisine Mirebeau.


Moncontour dans la sénéchaussée de Saumur sous l'Ancien régime




La sénéchaussée de Saumur au XVIIIesiècle



En 1789, pendant la Révolution française, Moncontour fut appelée Montagne-sur-Dive. Rapidement Moncontour, qui intégrera le tout nouveau département de la Vienne, en 1790, puis retrouva son nom, complété par "de Poitou" pour s'appeler Moncontour-de-Poitou.
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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 14:08 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Sylvestre
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MessagePosté le: Ven 13 Mar - 20:08 (2009)    Sujet du message: MONCONTOUR ET SON HISTOIRE Répondre en citant

L'église Saint-Nicolas
de Moncontour
 
  
  
 

 
"Chantez sa louange dans l'assemblée des fidèles."
(Psaume 149 (146), 1)

Une histoire mouvementée
      Vers l'an mil, Mirebalais et Loudunais sont cédés au comte d'Anjou, tout en restant au diocèse de Poitiers. Moncontour - Mons Cantoris, le mont du chantre - apparaît dans l'histoire au 11° siècle. Le comte Foulques Nerra (+ 1040) y fait construire un château dont l' imposant donjon domine toujours la plaine.
      Moncontour sera, comme Poitiers, le lieu de plusieurs batailles : en 1033, Geoffroi Martel, fils de Foulques Nerra, y écrase le duc d'Aquitaine, en 1569, les catholiques y tiennent en échec les protestants de Coligny, en juin 1940 s'y livre l'un des derniers combats entre Français et Allemands.
      L'église Saint-Nicolas, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques en 1985, relevait de la proche abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes.

La légende s'est vite emparée de Nicolas, évêque de Myre. Son culte se répand en Occident au 11° siècle, après le transfert de ses reliques à Bari. Dans le diocèse, les églises sous son vocable sont à : Civray, Le Vert, Gript, Sèvres-Anxaumont, Couture-d'Argenson, Les Roches-Prémarie, disparues à Poitiers et Bressuire.

Foulques Nera eut souvent l'occasion d'invoquer saint Nicolas, patron des marins, lors de ses 3 voyages en Terre Sainte. Vers 1040, une abbaye Saint-Nicolas est d'ailleurs fondée à Angers.

Une église romane...
      L'église est de la première moitié ou du milieu du 12° siècle. On commencera par admirer son chevet, d'une grande sobriété, renforcé par d'épais contreforts à ressauts entre lesquels s'ouvrent cinq baies en plein cintre sans décor. La corniche est supportée par des modillons à têtes grotesques, d'animaux, de volutes. Plusieurs d'entre eux ont été remployés dans la façade d'une maison voisine.

Pour retrouver l'aspect de l'église primitive, il faut imaginer un clocher au carré du transept - il figure encore sur une vue de 1699 - et une absidiole orientée sur chacun des bras de ce même transept. Des traces d'arrachement se remarquent encore, confirmées par l'examen de l'intérieur de l'église.
      Le mur latéral nord, construit en moellons, est raidi par des contreforts peu saillants. II est percé de 6 baies en plein cintre sans décor. Vers son milieu, un portail s'inscrit dans un massif en saillie couronné par une corniche à modillons sculptés. Des dents de scie, motif fréquent en Loudunais et en Châtelleraudais, l'agrémentent discrètement. A la retombée des trois voussures en plein cintre, des chapiteaux assez dégradés montrent encore une tête humaine et des animaux affrontés.
      La façade occidentale, entièrement construite en appareil régulier, est divisée en deux parties par une vigoureuse corniche à petits arcs. Sa baie romane a été élargie à la fin du 18° siècle. La porte s'ouvre sous trois voussures à arêtes vives, entre deux arcades aveugles.

La logique voudrait qu'une triple arcature annonce un triple vaisseau dans la nef. En Poitou, un certain nombre d'églises à nef unique présentent cependant, comme ici, une triple arcature en façade.
      A l'intérieur, l'église est beaucoup plus composite. La longue et large nef - 34 m sur près de 7 - est couverte d'une voûte en plâtre récente dans laquelle, haut placées en lunettes, s'ouvrent 6 baies.
      L'autel actuel est placé à l'intersection du transept, coupant la perspective sur le beau sanctuaire roman.
      Le choeur comprend deux travées droites voûtées en berceau légèrement brisé et une abside en hémicycle voûtée en cul-de-four. Cette partie de l'église paraît aujourd'hui quelque peu hors oeuvre. Ce bel espace vers lequel le regard se perd mériterait une mise en valeur.

      De chaque côté du carré du transept, devenu en fait la dernière travée de la nef, s'ouvrent les deux bras de ce transept. Leurs autels et retables sont aujourd'hui placés contre les pignons nord et sud, et non plus, comme primitivement, dans les absidioles.
      Dans le bras sud, au-dessus de l'autel, on admirera une belle Vierge à l'Enfant en bois doré du 19' siècle. Le retable montre, en son centre, un triangle trinitaire rayonnant. L'autel du croisillon nord est dédié au Sacré Coeur.
      Le confessionnal, placé contre le mur oriental, masque l'entrée de l'escalier qui mène au clocher, aujourd'hui sur le bras sud. Primitivement, le clocher s'élevait au-dessus du carré.

Depuis le bras sud, on aperçoit deux baies jumelées par une colonnette. Ces baies étaient, à l'origine, destinées à éclairer le carré.

Vitraux et statues
      Le vitrail au-dessus de la porte ouest est signé Fournier - un maître-verrier tourangeau - et date de 1889. Il représente saint Nicolas, patron de l'église.
      Les autres baies sont également garnies de vitraux. On reconnaît :

         * au nord sainte Abre et les saints Savin, Louis, Edouard, Hilaire et André ;
         * au sud sainte Florence, saint "Adelemus", les saintes [Domi]tille et Radegonde, saint Martin

et saint Jean ; Saint Adelemus est probablement saint Alléaume, natif du Loudunais au 11e siècle. Devenu moine de La Chaise-Dieu, il fut appelé par les souverains de Castille et dirigea, près de Burgos, un hôpital pour les pèlerins. Des liens de jumelage continuent, de nos jours, à unir le Loudunais et Burgos.
         * dans le choeur une Assomption et deux autres saints.

L'assomption est signée L. Lobin, Tours, 1877. L'atelier Lobin, auquel Fourrier succéda, fournit une production abondante, et souvent d bonne qualité, à cette époque.

Le choix des personnages appelle quelques commentaires. Les grands saints du Poitou sont présents avec Hilaire, Martin et Radegonde. Saint Savin, sainte Abre, que l'on prétend fille de saint Hilaire, et sainte Florence, sont également poitevins, quoique moins connus. Les apôtres Jean et André ont évidemment leur place dans l'église. Avec Louis et Edouard, il est difficile de dire s'il s'agit des prénoms de donateurs ou d'un hommage à Mgr Louis-Edouard Pie, disparu quelques années avant l'installation des vitraux.

      Statues :
         * dans le bras sud sainte Thérèse, sainte Bernadette, une sainte couronnée ;
         * dans le bras nord saint Michel, saint Nicolas et sainte Radegonde.

      On remarquera surtout le très beau crucifix ancien à l'entrée de l'abside, le lutrin et une bannière sur laquelle Nicolas figure avec les trois enfants, rappelant un miracle opéré par le saint évêque.

      Un réaménagement récent (autel, sol et deux pupitres) a utilisé le béton avec abondance, donnant au sanctuaire un aspect inhabituel.

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janvier 2002
réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI
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MessagePosté le: Ven 13 Mar - 22:05 (2009)    Sujet du message: MONCONTOUR ET SON HISTOIRE Répondre en citant

une belle demeure!!!
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MessagePosté le: Dim 26 Avr - 16:13 (2009)    Sujet du message: MONCONTOUR ET SON HISTOIRE Répondre en citant

Comme pour Loudun, cet historique provient de l' Histoire des Villes de France", par Aristide Mathieu Guilbert et publié en 1845.
L'ouvrage complet est disponible en version pdf sur le net et numérisé par Google....

Moncontour, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudun, sur la rive droite de la Dive, n'a guère plus de 650 habitants; il était compris anciennement dans le gouvernement militaire du Saumurais, quoiqu'il eût été rattaché, sous Louis XIII, à l'élection de Richelieu. Le nom de cette petite ville (Mons Contorius ou Mons Consularis], semble indiquer une origine romaine. Sa châtellenie dépendait du Mirebalais, qui appartint successivement aux comtes de Poitou et d'Anjou. En 1143, un seigneur de Moncontour voulut s'emparer du monastère et du bourg de Saint-Jouin ; mais l'abbé Raoul repoussa l'agresseur, avec l'appui de Foulques V le Jeune, comte d'Anjou.
A la fin du xive siècle, vers 1370, une garnison française, retranchée dans le château de Moncontour, se signalait par des sorties continuelles. Trois mille Anglais, commandés par des capitaines poitevins de leur parti, vinrent mettre le siège devant cette forteresse. Le sixième jour, après un assaut meurtrier, ils s'en rendirent maîtres et passèrent la garnison au fil de l'épée. Les assiégeants ne firent grâce de la vie qu'aux deux commandants Pierre de Guerfille et Jourdain de Cologne, et à quelques hommes d'armes. En 1372, le connétable Du Guesclin reprit le château, bien que les Anglais en eussent confié la garde à un corps de cinq cents soldats. Le dernier événement qui se rattache à l'histoire de Moncontour est la célèbre bataille de ce nom, livrée le 3 octobre 1569, entre les catholiques et les protestants


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MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 06:10 (2011)    Sujet du message: MONCONTOUR ET SON HISTOIRE Répondre en citant

Visite du château de la Bonnetière


Vendredi 12 Août 2011 – LA CHAUSSÉE
.VISITE du CHÂTEAU de la BONNETIÈRE
(situé à 10 km de Moncontour)

Cette ancienne forteresse, connue dès le XIIIe siècle faisait partie du système de défense du Loudunais, son pigeonnier octogonal comportant 1358 boulins est remarquable. Venez vous immerger au cœur du berceau de l’Acadie en partageant la passion du propriétaire des lieux.

  • VISITE GUIDÉE  / Rendez-vous à 15 h. sur le lieu
  • Tarif : adultes : 4 € / Gratuit pour moins de 16 ans / Tarif groupe (20 pers.) : 3 €


Pour tous renseignements complémentaires : office de Tourisme de Moncontour au 05 49 98 94 94 ou par mail : ot-moncontour@orange.fr
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