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Bournand - Histoire

 
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pictavius
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MessagePosté le: Dim 3 Juin - 12:46 (2012)    Sujet du message: Bournand - Histoire Répondre en citant

Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois.



BOURNAND 
   
 


 
ORIGINE DU NOM
 
Le nom de ce village doit s'écrire BOURNAN, sans « D ». En effet, les plus anciens écrits portent BURNONIUM (850). Le Pouillé du diocèse de Poitiers, dit le Grand Gaultier du XIIIème parlant de l'église de Bournan, porte ECCLES de BOURNEN. Ces formes  interdisent donc le « D » final que l'usage a greffé au nom de cette localité.
 
Quant aux "de Bournan" nous savons peu de choses :
 
  • - La seigneurie de Bournan relevait de Ranton.
  • - En 1115 elle appartenait à Geoffroy de Bournan.
  • - Le cartulaire de Bourgueil, cite en 1165, un Pierre de Bournan.
  • - Une de ses descendantes aurait épousé un Gillot PATIN, qui eu une très belle conduite à la croisade commandée par Saint Louis ; sa postérité prit le nom de ce Bournan.
  • - Pendant la guerre de Cent Ans, un seigneur de Bournan, Robin de La Haye, se couvrit de gloire en Loudunais. Il est très connu sous le nom de "Grand Robin".
  • - Ce Robin de la Haye-Bournan, est souvent confondu avec un Robin de Bournan, qui tenait de son grand-père Emeri de Bournan, seigneur de Bournan, la seigneurie de Monpancier en Vézières, à une lieue de Bournan. Ce Robin de Bournan avait épousé une demoiselle de Bournan (3 Février 1349). C'est vers cette époque que la seigneurie de Bournan passe par alliance aux de la. Haye-Bournan.

 
 
 
 
 
 
 
LE FIEF DE VILLIERS-BOIVIN
 
Sur la petite route cahoteuse qui, par Artenay, conduit de Lerné à Vézières - après avoir dépassé ce curieux mamelon sphérique appelé dans le pays "le Pet de héron" - Les regards du passant sont attirés, sur la gauche, par un élégant donjon du XVIè siècle, qui domine de très haut les vieux chênes de la forêt de Villiers et une partie de la plaine de Bournan.
 
Situé au milieu d'une clairière, entouré d'un verger et de bâtiments de fermes, ce donjon constitue, avec un charmant colombier de même époque, quelques pans de murs écroulés et deux entrées de caves voûtées tout ce qui subsiste d'une ancienne demeure seigneuriale, Le Château de VILLIERS-BOIVIN, construit entre 1534 et 1545, par Loys du Rivau seigneur de Judeaux et pas son fils, Nycollas.
Antérieurement au château renaissance des du Rivau, il existait sur Le même emplacement une demeure féodale plus ancienne, un "Houstel" semi-fortifié, construit au XIIIè et XIVè siècles par l'antique famille des BOIVIN, laquelle posséda le fief de Villiers pendant quatre générations et lui donna son nom.
 
Quelques vestiges des anciennes constructions du XIV siècle se retrouvent dans l'infrastructure du manoir des du Rivau, notamment les entrées de caves, jadis fortifiées, qui s'aperçoivent à droite et à gauche du pied du donjon.
 
 
 
 
 
COMMANDERIE DES MOULINS
 
Contrairement à ce qui fut dit et écrit il n'y eut jamais de Commanderie de Templiers à Loudun mais dans la paroisse de Bournand en bordure d'un ruisseau alimentant plusieurs moulins…
 
Si nous ne possédons pas la date précise de sa construction, le jugement d'un abbé de l'Ile Dieu consigné dans le cartulaire de la Coudrie indique la présence des "hommes des Templiers" au tout début du XIIIème siècle. Un autre document indique qu'elle aurait été construite lors de la croisade de Richard I, dit Cœur de Lion, ce dernier étant mort en 1199. Enfin ce qui reste de la construction primitive peut être daté de la fin du XIIème siècle ou début du XIIIème siècle.
 
Après le procès de 1314, la commanderie fut attribuée aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem qui possédaient une commanderie à Loudun.
 
Nous savons qu'au XVIIème siècle la nef de la chapelle avait "36 pieds de Long" (environ 13 mètres), il y avait au sud une grande fuye ronde couverte d'ardoises. A la révolution l'ensemble fut vendu et à la fin du XIXème siècle ce qui restait subit quelques restaurations avec des additifs assez malencontreux, qui heureusement furent détruits il y a quelques années.
 
La nef de la chapelle a disparu à la Révolution mais la cour reste avec sa voûte de style Plantagenet aux quatorze clés historiées le plus grande au centre représentant le christ ressuscité entouré d'anges portant les attributs de la passion. Malgré leurs mutilations, à droite de l'entrée un ensemble sculpté rappelle le martyre de Sainte Catherine d'Alexandrie enseignant les philosophes avant d'être conduite au supplice. Lui faisant face on peut voir le sacrifice d'Abraham et la légende de Saint-Antoine.
 
                                                                                                Docteur Pierre DELAROCHE 
   
 
 
 
 

 
 
 

DOLMEN DE LA PIERRE FOLLE
 
La Pierre Folle tire son nom d'un dolmen druidique qui se trouve au centre même des bâtiments. Le dolmen d'une beauté remarquable est formé de pierres placées sur champ et recouvertes par autres monolytes. L'essence de ces pierres, grès silicieux, indique qu'elles ont été prises sur les hauteurs de la Roche Marteau où on trouve une grande quantité de ce minéral à l'état de rognons. On n'aura donc eu qu'à les faire glisser sur des rouleaux, travail bien plus simple qu'on ne pourrait le croire à première vue. Les pierres déposées comme il vient d'être dit forment une pièce intérieure d'environ 50 mètres carrés. Le poids de l'ensemble est estimé à 345 tonnes. Le toit est fait de 3 pierres plates, la plus grande pesant 16 tonnes.
 
Attirés par cet abri naturel, des cultivateurs vinrent sans doute s'y établir quand le règne des druides fut passé, et plus tard élevèrent des constructions tout autour. Les bâtiments qui existent en ce moment sont de deux époques. Le corps de bâtiment où sont les écuries contenait l'habitation du cultivateur ; plus tard vers 1620, un Sieur Bedé qui prit le titre de Sieur de la Pierre Folle construisit le logis habité maintenant par le fermier, mais qui évidemment eut d'abord une destination bourgeoise. Le pavillon carré couvert en ardoises situé à l'angle Sud-Ouest l'atteste.,C'est sans doute à cette époque qu'il faut faire remonter la plantation du mûrier, à fruits rouges, qui couvre les pierres et qui aurait ainsi 250 ans (Le dit mûrier crevé en 1942 ou 43 en aurait maintenant 350). Au centre de la cour, il y avait un colombier dont les dernières pierres disparaîtront bientôt. Rien n'indique qu'on ait eu la curiosité de faire des fouilles autour du dolmen.
 
Extrait d'un registre des comptes du domaine de la Pierre Folle tenu par M. DE BEAUCE qui l'acquit en 1847. Suit le relevé des livres de propriété depuis 1523. 
   


 
LES DOLMENS DE ROCHE-VERNAIZE ET DE VERRIERES
 
Dans les bois qui entourent le château de Roche-Vernaize, commune des Trois-Moutiers, se trouve un groupe de deux dolmens. Les fouilles d'étude qui ont été faites méthodiquement sous ces monuments nous ont donné des résultats précieux pour l'archéologie régionale puisqu'elles ont révélé un mode d'ensépulturement préhistorique qui n'avait encore été constaté dans aucune des cryptes dolméniques françaises étudiées jusqu'à ce jour. J'en ai publié le compte rendu dans la Revue de l'Ecole d'Anthropologie de Paris.
 
Le bois de Roche-Vernaize est planté sur un escarpement de grès tertiaire dominant, comme un promontoire, le vallon de craie turonienne (tuffau) qui s'étend jusqu'à Loudun. Les deux dolmens qui reposent au milieu d'une clairière de ce bois font partie de cet ensemble de mégalithes disséminés sur les communes contiguës de Saint-Léger, Morton, Trois-Moutiers, Loudun, Ternay, Arçay, Saint Laon, Martaizé, Angliers, Le Bouchet, Basses, Roiffé, Lerné et Bournand où se trouve la Pierre Folle. Les dolmens de Roche-Vernaize n'atteignent point les dimensions colossales de leurs voisins de Saint Léger et de Bournand, ce qui n'a point empêché la légende de s'attacher à eux : Un énorme et diabolique serpent gardien caché du monument devait, disait-on, punir de mort dans l'année, les téméraires qui' oseraient troubler son repos séculaire. Plusieurs paysans charitables sont venus en avertir sérieusement nos ouvriers. Cette Légende parait se rattacher aux anciennes superstitions orphiolatriques dont on trouve encore des traces dans nos contrées de L'ouest.
 
 
 
 
DOLMEN DU NORD
 
Le dolmen du nord, fouillé le premier, se compose de deux grandes pierres plates, mises sur champ, c'est-à-dire posées verticalement et soutenant la table, également formée de deux pierres. La plus grande est brisée, par la foudre, dit une tradition locale, plutôt, semble-t-il, par un choc subit lors de l'édification du dolmen.
 
Tous les blocs employés sont en grès tertiaire rouge, provenant du sol même ; le principal gisement de ces blocs se trouve à l'extrémité méridionale du promontoire : C'est la roche Vernaize, proprement dite ; tout porte à croire que les matériaux employés sont venus de là.
 
 
 
 
DOLMEN DU SUD
 
Il se compose d'une grande pierre de recouvrement appuyée d'un côté sur le sol et de l'autre soutenue par trois piliers, ou plus exactement par trois grandes plaques de grès posées sur champ.
 
Les fouilles nous ont montré, dans la cella, un sol vierge et un remplissage de terre contenant ni pierres taillées, ni poterie, mais un fragment d'humérus et une dent d'herbivore, chèvre ou mouton.
 
Je ne crois pas que ce dolmen ait été utilisé comme lieu de sépulture, à moins qu'il n'ait été vidé, puis rempli de terre, par les néolithiques eux-mêmes, ce qui ne semble pas probable.
 
Je dois à l'amabilité de M. le Comte d'Oyron d'avoir pu, durant la dernière semaine pascale (mai 1905), étudier, avec son assistance et celle de MM. Guy Jouanneaux et Béraud, les restes d'un dolmen situé au milieu des bois du beau domaine de Verrières (Commune des Trois-Moutiers). La table de ce dolmen a disparu, mais l'emplacement en est encore très nettement délimité par de grandes plaques de grès tertiaire posées sur champ. Particularité intéressante : une plaque de grès jetée transversalement dans l'intérieur semble indiquer le monument de Verrières comme étant à double cella. Le fait est assez rare en architecture dolménique pour qu'il soit utile de le noter. La pioche ne nous a révélé aucune trace d'ossements ou de poterie, ce qui conduit à croire à une non-utilisation plutôt qu'à une violation postérieure du dolmen. J'ai recueilli pourtant, à l'intérieur, une lame de grès rouge et un prisme triangulaire de même roche qui, à l'examen, présentent des preuves non contestables de travail humain.
 
En terminant, j'adresse aux propriétaires des châteaux de Roche-Vernaize et Verrières mes remerciements.
 
Extrait du Bulletin des Antiquaires, Louis CHARBONNEAU-LASSAY 
   
 
FONTAINE SULFUREUSE DE BOURNAND
 
A l'entrée du village de Bournand, à peu de distance des sources ferrugineuse de Candé et de Verger-Mondon, coule une eau sulfureuse dont le bassin sert de lavoir aux habitants voisins.
En face s'élève l'antique et superbe château de La Motte Champdenier, qui jadis ne relevait que du roi, en droit de haute justice. Cette demeure seigneuriale, dont la construction remonte au XIVè siècle, fut successivement habitée par les familles de Baussay, de Rochechouard de Champdenier, Lamotte, Maupou; puis en 1809 à M. HENNECART Père, dont les nombreux bienfaits ont ennobli le nom, acheta cette magnifique propriété, qui aujourd'hui appartient à sa fille Madame HARDOUIN.
 
Bournand, qui autrefois dépendait de la généralité de Tours, est situé à 10 km de Loudun, à 25 km de Saumur et à 40 km de Thouars. Les eaux de cette source ne sont pas aussi abondantes, et leur composition doit nécessairement être plus variable, que si elles étaient captées. Elles sont regardées dans le pays comme possédant des propriétés médicales, et sont employées dans les maladies cutanées.
 
  • Extrait de "Études sur les  sources minérales du Loudunais"
  • Thèse de pharmacie soutenue à Paris le 15/08/1857 par Abel Poirier, pharmacien à Loudun.
  • Paris - E. Thunot et Cie imprimeur de l'école de Pharmacie 26 Rue Racine 1857







CHÂTEAU DE VERRIÈRE  (ne se visite pas)
 
Il fut construit à l'emplacement d'un ancien castel pour défendre Loudun contre les invasions anglaises. Il devint Baronnie en 1569 sur ordre de Charles IX. 1l y avait en ces lieux une fonderie, dont plusieurs musées régionaux possèdent quelques ouvrages, ce qui a donné le nom au château. La partie la plus ancienne date du XIVè, alors que la construction des corps principaux remonte au XIXe siècle. Au XVIIIème siècle, durant la Foire de la St Barnabé, ses seigneurs avaient tous les droits en la ville de Loudun.
 
 
 
AUTRES CURIOSITÉS
 
  • Église de Bournand : St Martin du XIX siècle - Portail (fronton de l'ancienne église) - classée en 1938 - Tabernacle du XVIIè classé le 05/06/67.
  • Chapelle d'Epennes : XIè siècle - quelques vestiges - propriété de particulier.
  • Ferme fortifiée Thenay
  • Château de Bournand : ancienne demeure de Eugène Balleyguier dit Eugène Loudun Écrivain poète - Cave voûtée du XIIème.
  • Château de Verrières : XVIIIè siècle - inscrit aux Monuments Historiques
  • Château de Bois Gourmand : limite de Bournand - Invasion du Poitou après bataille de Crécy en 1346.
  • Le Vivier : étang et canal
  • Lavoirs :  Bournand : source soufrée et sulfureuse  ---- Ripaille : abandonné  -----  Lambray : remis en état ----  Epennes : abandonné

  

  • Anciens moulins a eau
  • Anciens moulins à vent
  • Bois de Craon
  • Bois Guérin
  • Calvaire de St Hilaire

 
 
 
 
 
LÉGENDE
 
EPEINES (La Bête d') (ou le Basilic de Bournan) (Loudunais, Bournand, Véniers)
 
Epeines, anciennement HISPANIIS, Espennes est un hameau de la commune de Bournand, près de Loudun.
Au nord de ce village, sur le coteau qui le domine, un dolmen ruiné, dont il ne reste que deux piliers, se cache dans les broussailles. A ce mégalithe se rattache une légende qui rappelle la lutte héroïque menée durant la guerre de Cent Ans par de vaillants chevaliers Loudunais fidèles au roi de France.
L'un des plus fameux de ces braves fut Robin de la Haye, seigneur de Bournan qui, au cours de la première moitié du XIVè siècle, repoussa victorieusement à la Mothe-Bourbon, les assauts des troupes anglaises contre le gué de la Dive. Le souvenir de ces faits d'armes se perpétua dans le Loudunais et donna naissance à un petit cycle épique qui s'apparente aux romans de chevalerie. A ce cycle appartient la légende de la Bête d'Epeines qui a pour héros Robin de La Haye dit Le Grand Robin. Le thème de cette Légende est le suivant :
 
Autrefois, les paroisses de Véniers et de Bournan étaient hantées par un monstre cruel, une sorte de basilic qui, s'embusquant  tantôt à la Fontaine Adam, tantôt à la Fontaine Boyvin, se jetait sur les passants attardés et les dévorait sans en laisser de trace. Tandis que, par une nuit de tempête, le Grand Robin regagnait à cheval son château de Bournan, il fut assailli par le basilic au passage des bois de la Dorelle. Le chevalier transperça le monstre d'un coup de sa lance qui se rompit. Ayant mis pied à terre, il acheva la bête avec son épée et poursuivit son chemin. Au matin, le cadavre répandait à travers la campagne une odeur pestilentielle; les paysans, avec des attelages de boeufs, traînèrent la dépouille à Epeines et l'enfouirent sous le dolmen.,
 
Ce récit est de la même veine que celui de la "Bête de Coulaine" qui met en scène un autre héros de ce cycle, Frétard de Turzay, seigneur de Claunay.
 
Les familles de Robin de La Haye et de ses compagnons se trouvent ainsi dotées chacune d'un chevalier au basilic taillé sur le patron commun.
 
On notera que le basilic d'Epeines hantait le fief de la Fontaine-Boyvin. Or, Huet, fils de Robert Frétard de Turzay, épousa, vers 1380, Agnès Boyvin, fille du sieur de La Fontaine-Bozwin. Ce fait suffirait à montrer le Lien qui unit les diverses légendes de ce cycle.
 
Extrait de "Légendaire de La Vienne" par Robert Mineau et Lucien Racinoux 
   
 
 
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MessagePosté le: Dim 3 Juin - 12:46 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 22:56 (2012)    Sujet du message: Le manoir de Fréval Répondre en citant

A Bournand il existe un manoir appelé le château de Fréval.
Fréval n'est pas dans le Redet, c'est bien ennuyeux. Il existe une carte postale ancienne :



Quelle est l'histoire de ce château ou manoir ? Qui sont les propriétaires ?

Peut-être une piste :
Dans le Figaro du 20 mai 1883, il est question d'un déplacement d'un M. Lachambre de la Guette au château de Fréval.



Qui sont les Lachambre de la Guette ?
Les Confex-Lachambre sont une famille bien connue à Loudun et les environs, ils sont alliés avec d'autres familles notables du loudunais. Voici un extrait issu du Beauchet-Filleau :



Sources : Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112004g/f312

CONFEX-LACHAMBRE de LAGUETTE et CONFEX de NEUILLY.
La famille CONFEX, originaire de Loudun, en Poitou, appartient à la haute bourgeoisie de cette région.
On trouvera sur elle quelques renseignements dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou de Beauchet-Filleau.
René Confex, notaire royal à Loudun, épousa vers 1640 Philippe Chevreau. Il peut avoir été père d'un Paul Confex, sieur de la Chambre, dont la veuve, Madeleine Chevreau, fit un partage en 1726. Pierre Confex-Lachambre était vers le milieu du XVIIIe siècle sergent de louveterie dans l'élection de Loudun.
La souche est représentée de nos jours par deux branches. L'une de ces branches est connue sous le nom de Confex-Lachambre, ou Confex-Lachambre de Laguette. L'autre branche est connue sous le nom de Confex de Neuilly. Un de ses membres, M. Louis-Edmond Confex de Neuilly, sous-chef au secrétariat général de la Banque de France, a épousé en 1895 Mlle de Quincieux.

Principales alliances : de Messemé vers 1830, de Robineau de Rochequairie, Coustis de la Rivière, Odart de Rilly, de la Taille-Trétinville 1863, etc.


Remarque : sur ebay, il est mis en vente un faire-part de décès concernant le Marquis Maximilien de Messemé, décédé en son hôtel à loudun le 13 février 1878.
Sur ce faire-part, il y a les familles apparentées :
De Mondion ; De Rochequairie ; Lachambre ; De Lepinay ; Curieux de Fontaine ; des Âges ; de L'Epine ; De Charette de la Conterie ; Lachambre de la Guette


Fréval à l'aide de Google maps :




à suivre ....
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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 23:43 (2012)    Sujet du message: Saint-Drémond, un hameau pas si catholique que ça ! Répondre en citant

Saint-Drémond, un hameau pas si catholique que ça !

Qui est Saint-Drémond (Saint-Drémont) ? Il n'a jamais existé et il fait parti des pseudo-saints que l'on trouve dans la toponymie française.

En 1867, Jules-Étienne Quicherat, dans on ouvrage :
De la formation française des anciens noms de lieu : traité pratique de remarques sur des noms de lieu fournis par divers documents
Mentionne pour Saint-Drémond :




Il n'y a pas de saint du nom de Drémond, quoiqu'un hameau de la commune de Bournand (vienne), s'appelle Saint-Drémond.
c'est une corruption du nom Sidremum, employé au onzième siècle comme indéclinable, ou plutôt introduit dans les textes latins avec une forme déjà francisée, laquelle conduit à supposer un thème primitif du genre de Sidremomagus.



Voir l'article de Gérard Lavergne : Les noms de lieux d'origine ecclésiastique - 1929 - page 201
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1929_…


Et dans Mélusine : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58466993/f59




et dans : L'Intermédiaire des chercheurs et curieux
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61467t/f281


Que dit Redet :



Saint-Drémont, hameau commune des Trois-Moutiers ; détaché de la commune de Bournand le 6 juillet 1862 ;
- Sidremum, vers 1090 (cartulaire de Saint-Maur-sur-Loire)
- Saint-Drémont, 1493, (collège de Poitiers, 54)
- Saindremont, 1565, (seigneurie de Bernezay).
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