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Berrie - (Nueil-sur-Dive) - Histoire

 
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pictavius
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MessagePosté le: Dim 3 Juin - 12:57 (2012)    Sujet du message: Berrie - (Nueil-sur-Dive) - Histoire Répondre en citant

Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois


 

 
BERRIE 
   
 
 
 
 
 
HISTOIRE
 
Il y a  un siècle, notre commune de Berrie n'existait qu'à l'état de hameau. En effet, c'est en 1898 que la commune de Nueil sur Dive prit le nom de Berrie. En 1838. La Marquise de Dreux-Brézé fit un échange avec la commune de Nueil sur Dive, représentée par son maire, Yvert. La marquise donnait à la commune une grange et un immeuble dit "La Basse Métairie" (actuellement l'église et le presbytère), un autre immeuble dit le Petit Logis (aujourd'hui l'école publique et la mairie) et enfin, une pièce de terre pour y aménager un cimetière. En échange, la commune lui abandonnait l'ancien presbytère et la vieille église du Bas-Nueil.
 
A l'extrémité ouest, se dresse la masse imposante du château qui date du Xlème siècle, mais fut remanié plusieurs fois ; il est entouré de douves donnant accès aux caves immenses taillées dans le tuffeau. Plusieurs hameaux entourent le bourg : Pouant, le Haut-Nueil et son coteau planté de vignes, le Bas-Nueil et les vestiges de son église, Savoie, Montforton, Lavaud.
 
 
 
ORIGINE DU NOM
 
Voici les diverses appellations de Nueil et de Berrie consignées par Redet dans son dictionnaire topographique de la Vienne :
 
  • Villa quae dicitur Nioli (1076)
  • Ecclesia de Niolo (1102)
  • Niolium super Divam (1247)
  • Nyeuyl (1380)
  • N. D. du Bas-Nueil (1467)
  • Rector de Nyolio (1478)
  • Prieuré du Bas-Nueil (1614)
  • Nieuil-sur-Dive ou Bas-Nieuil (1782)
  • Nueil-sur-Dive (1807)

 
  • Villa quae Berna nuncupatur (1076)
  • Domus Berrie (1262)
  • Berreia (1216)
  • Chastellenie de Berrie (1439)
  • Berrye (1462)
  • Chapelle de la Madeleine de Berry (1782). Ancienne châtellenie relevant ci château de Loudun, qualifiée baronnie dès 1584 ; elle s'étendait sur les paroisses de Nueil-sur-Dive et Pouançay.

 
Les hameaux les plus importants sont le Bas-Nueil, qui ne compte plus que quelques maisons, le Haut-Nueil, Lavaud (La Vau), Monforton (Montfortum 1262), Pouant (Poueut 1358, Pouant soubz Berrye 1627, la seigneurie de Pouant ou le Petit Poitiers 1742. La terre de Pouant fut donnée en 1402 au chapitre de la cathédrale de Poitiers par Simon de Cramaud, patriarche d'Alexandrie, auparavant évêque de Poitiers, pour la fondation de la psalette), Savoie le Grand et le Petit (village de Savoie 1742. Seigneurie du Petit Savoie 1750).
La "villa" de Nueil avait été donnée en 1076 au couvent de Bourgueil (Indre et Loire) par un certain Alo ; les religieux y bâtirent un prieuré dédié à Saint Jean et une église sous le vocable de Notre-Dame. Puis, en 1585, ce prieuré fut donné par le roi de Navarre (futur Henri IV) à François de Champelais.
 
R. Drouault écrivait en 1890 :"on voit encore, à l'heure actuelle, les débris du cloître et de ce prieuré qui était, comme construction, une sorte de petite abbaye. Le portait ressemble beaucoup à celui de Notre Dame des Trois Moutiers :
Il est du reste de la même époque. La nef, voûtée primitivement en plein cintre, reçut postérieurement des voûtes ogivales." Hélas ! Les plus beaux de ces dernier vestiges ont été victimes, dans les années 25, des méfaits de l'elginisme, grâce d'ailleurs à des complicités loudunaises : c'est ainsi que la salle capitulaire du prieuré Saint-Jean, de style gothique, a été transportée aux États Unis où elle abrite les plus belles pièces des collections médiévales du musée de Worcester (René Crozet).
 
 
 

 
 
LE CHATEAU
 
La Maison de Berrie, au dire de Trincant, était une des "plus anciennes et des plus relevées du pays loudunais qui a pris le nom de Berrye de ses premiers seigneurs, les Berenger. Il n'y a guère de paroisses en Loudunais où les droits de cette seigneurie ne s'étendent." Relevaient, en effet, de cette baronnie, au XVIème s siècle :
Les seigneurs de Savoie, de Bernazay, de Bournan, de Saint-Clair, les Sanglier de Montbrillais ainsi que les fiefs de La Motte de Messemé, Rossay, Villiers, Bilazais, Cherzai, La Fuye, Saint-Laon, Candé, Silly, La Roche-Marteau, La Cour du Maine...
Les principaux seigneurs de Berrie furent Pierre de Berrie, fin du Xlème siècle ; Etienne, puis Renault, dont le fils Jean 1er de Berrie, abandonna le nom et les armes de sa famille pour prendre ceux de Mahault d'Amboise, sa cousine (fin du XIIIème siècle).
 
Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies sous Louis XVI, est surtout célèbre pour s'être entendu répliquer par Mirabeau :
« Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par La force des baïonnettes ! ».
A La fin du XIXème siècle, le château appartenait à Monseigneur de Dreux-Brézé, évêque de Moulins (Nièvre), qui le fit restaurer plus ou moins judicieusement et, en tout cas, "sans tenir compte des vestiges fort apparents", estime R. Drouault. Ce prélat, qui avait été le condisciple de Léon XIII, embellit l'église paroissiale, où il célébrait parfois, de très belles peintures de l'école italienne du XVIIème siècle. Il Laissa également de très beaux ornements et vêtements liturgiques, notamment des chasubles remarquables tant par la perfection du tissage que par l'élégance raffinée des dessins des broderies. Nous voudrions signaler enfin un vitrait de la fin du siècle dernier représentant sainte Françoise d'Amboise faisant l'aumône à de vieilles femmes vêtues du costume local et portant les coiffes de Saint Léger Berrie et des Trois Moutiers.
 
 
 

 
 
LA TOURBE.., EN LOUDUNAIS.
 
Un papier plus que centenaire débute ainsi :
 
Usine de Lucinge. Tourbe. Carbonisée, pulvérisée et pour chauffage.
Leclerc et Caihabet, à Pas-de-Jeu, par et près Thouars (Deux-Sèvres).
N° ..................................... Pas-de-Jeu,
Le ....................................... 186....
A La garde de Dieu, et sous La conduite de ............................................. voiturier par eau
Demeurant à...................................................... et sous sa garantie, vous recevrez (etc...).
 
Il s'agit d'une feuille de route destinée aux voituriers chargés de transporter la tourbe du bien d'extraction jusqu'à Lucinge ou Pas-de-Jeu. La feuille mentionne toutes les indications voulues pour la livraison et les déclarations devant être faites en cas d'avarie, car il est dit que "les voitures ont été livrées en bon état et doivent être remises au destinataire, bien conditionnées, selon l'usage de la place".
Et plus loin :"Elles seront déchargées au port au à bord des navires que vous indiquerez", etc...
 
La tourbe était alors très employée pour le chauffage et pour la fabrication des engrais.
 
Pendant la dernière guerre mondiale, à nouveau, la tourbe fut employée, mais cette fois seulement pour le chauffage. En ces temps de grande restriction, la tourbe, livrée sans ticket, était, de ce fait, vendue facilement ; on acceptait volontiers son inférieure quotité, ses cendres rouges et abondantes, la mauvaise odeur accompagnant la combustion et le dommage causé aux appareils de chauffage, l'essentiel étant de se garantir du froid. Plus tard, après la fin des hostilités, quand la vie a repris son cours habituel, les tourbières furent définitivement abandonnées.
 
Depuis longtemps déjà, le canal de Pas-de-Jeu ne connaît plus aucun trafic alors que de nombreux transports s'y faisaient autrefois, non seulement celui de la tourbe, mais celui des bois de chauffage, circulant par flottage. Plus de bateaux, plus de chevaux tirant les charges en suivant le chemin de halage. Plus d'usine à Luncinge, devenu un lieu très calme où seul le bruit de la chute d'eau vient troubler le grand calme de la campagne environnante.
 
1893 est restée dans la mémoire des Loudunais (au moins de ceux du 3ème âge) comme l'année d'un vin d'une qualité exceptionnelle et il arrive qu'on débouche encore dans certaines familles, à l'occasion d'un grand événement, une bouteille de 93. Mais la sécheresse qui, cette année là, sévit de Pâques à la Toussaint, causa une pénurie de fourrage et de moisson. La paille, notamment, était rare et on songea alors à utiliser la tourbe pour la litière des animaux. Il se trouva que celle de Berrie convenait parfaitement à cet usage.
 
Jusqu'au début des années 80, non loin du Bas-Nueil, entre le Canal de la Dive et son ancien lit, la Société "Les Tourbières du Poitou" a extrait de la tourbe qui, après traitement, était ensachée et utilisée par les horticulteurs et les champignonnistes.
 
 
        

 
LÉGENDES
 
La Cave aux Chevaliers


A Berrie, canton des Trois Moutiers, on montre dans les souterrains du vieux château une salle voûtée connue sous le nom de Cave aux Chevaliers.
 
Suivant une ancienne tradition qui s'est transmise jusqu'à nos jours, le puissant seigneur de Berrie tenait six chevaliers captifs dans cette salle dont il avait confié la clef à son épouse. Cette dernière partit pour un long voyage et emporta cette clef par mégarde. A son retour, elle trouva tous les prisonniers morts de faim après une lente agonie dans leur sombre cachot.
 
Conte du Chêne-Major
 
Ce conte, d'ailleurs peu connu et dont la diffusion n'a guère dépassé Berrie et les villages voisins, se rattache à une tradition fondée, à ce qu'il semble, sur un fait dramatique ancien.
D'après ce récit, qui parait s'être transmis d'âge en âge sous le manteau, la châtelaine de Berrie chevauchait près du bourg en compagnie de son écuyer, lorsque, sur le chemin de Pouançay, au lieu-dit Le Chêne Major, elle fit une chute et, routant sur le sol, les jupes par dessus la tête, révéla les secrets de son intimité.
 
Afin de couper court à d'éventuelles indiscrétions de l'unique témoin de la scène sur certains détails anatomiques, elle abattit froidement son écuyer d'un coup de pistolet.
L'usage de cette arme fait présumer que le drame évoqué par ce conte ne remonte pas au-delà du XVIème siècle.
 
L'expression Chêne Major désignait un chêne remarquable par son âge et sa taille.
Madame Fournier, de Berrie, à qui nous devons cette communication, se rappelle avoir vu autrefois, sur le chemin de Berrie à Pouançay, le vieux chêne ainsi nommé.
 
Le Veau d'Or de Barbreuil
 
Sur la Commune de Berrie, canton des Trois Mortiers, les Cases de Barbreuil sont de profonds souterrains dont L'entrée se trouve dans les bois du hameau de Bessé, en direction du village de Pouançay.
Une très ancienne tradition qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours rapporte qu'en ce lieu s'élevait jadis une puissante forteresse qui s'engloutit dans les entrailles de la terre et dont il ne subsiste que les souterrains actuels.
La légende ajoute que si, durant la messe de minuit, on pénètre dans les caves de Barbreuil, les portes intérieures s'ouvrent et se referment d'elles-mêmes tour à tour. Surgit alors un monstrueux Veau d'Or qui mugit et secoue ses chaînes. S'il poursuit néanmoins sa marche dans les ténèbres, l'audacieux visiteur verra bientôt briller des monceaux de pièce d'or où il pourra puiser librement.
 
Sur Le chemin du retour, il aura soin de jeter derrière lui quelques pièces, faute de quoi les portes ne se rouvriraient pas. S'il avait le malheur de tourner la tête, il serait condamné à garder pour toujours cette position sans pouvoir jamais plus regarder devant lui.
Cette légende se rattache aux contes merveilleux de l'Orient et notamment celui d'Ali-Baba découvrant le trésor de la grotte de Sésame.
Quant au toponyme Barbreuil, il nous parait formé du préfixe péjoratif bar, ber (v. Littré, comp. barbouiller) et du mot breuil, bois.
Ainsi Barbreuil serait dit pour le mauvais bois, bois où se passent des faits étranges.




 
_________________
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MessagePosté le: Dim 3 Juin - 12:57 (2012)    Sujet du message: Publicité

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