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Vézières - Histoire

 
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pictavius
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MessagePosté le: Dim 3 Juin - 14:16 (2012)    Sujet du message: Vézières - Histoire Répondre en citant

Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois



VÉZIÈRES 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ORIGINE DU NOM
 
Qu’elle est l'origine du nom de ce village qui fut l'une des quatre vigueries du Loudunois ?
 
En 969-970, nous la trouvons nommée Vicaria Vareciancinsis, puis Vareza en 1040, vireria et. Verreria en 1383.
Quelque temps après, Varezia et Vézières en 1454.
An XVIIIème siècle, on retrouvera la forme Varèze. En fait il s'agit de Varocia, villa d'un certain Varecius.
 
Vers 1040, un nommé Gaullien, demeurant à Loudun, et sa femme Widburge donnèrent aux moines de l'abbaye de Saint Florent un terrain peu on pas cultivé et ce cadeau fut  refusé…., mais les moines se sont ravisés et, finalement, acceptèrent cette région déserte nommée Sanctus Ciltronius les Loudunais ajoutèrent à cette libéralité l'église de Vézières, laquelle, selon Dumoustier de la Fond, fut donnée Le 23 mai 1059 par Henri 1er aux Bénédictins de Tournus. Il s'agissait d'un édifice mérovingien dont il ce reste aucune trace.
 
Ainsi se formèrent deux agglomérations ayant chacune une église, les premières habitations de Saint-Citroine ayant été construites par Foulques, moine de Saint-Martin, vers 1082.
 
Il ne reste pratiquement rien de l'église de Saint-Citroine. Il reste rien non plus de l'église mérovingienne de Vézières à l'emplacement de laquelle on édifia cette construction du XIIème siècle remaniée aux XIIIème et XIVème siècles et que nous- devons aux libéralités des seigneurs de Villiers. Un peu détachée du reste des maisons du nord du village, on peut l'admirer tout à loisir, depuis que le cimetière l'entourant a été supprimé.
 
Vicaria Varecincensis, la viguerie de Vézières existait en l'an 969, d'après le cartulaire de l'abbaye de Saint-Cyprien, qui mentionne comme appartenant à cette division administrative les villas de Chavenay et Virsay; elle fut probablement dans la suite réunie à celle de Loudun, car cinq ans plus tard, ces deux localités sont indiquées dans une outre charte comme comprises in vicaria Lauzidunense.
 
L'église dépendait de l'abbaye de Saint Florent ; elle lui avait été donnée vers 1040 par un habitant de Loudun nommé Gaultier, et sa femme Widburge ; une chapelle y avait été fondée au XVIème siècle par Anthoine Garsuault.
 
Les fondateurs de cette église étaient les seigneurs de Villiers ; le tombeau de l'un d'eux, Guillaume du Riveau, se voit encore dans une chapelle latérale ; en 1572 ils avaient fait fondre une fort belle cloche, qui existe toujours. Un petit porche formant logette précède le monument proprement dit. Cet ouvrage, assez fréquent dans la région avoisinant Chinon, date du XIVème siècle .
 
L'église en elle même est de la deuxième partie du Xlème, mais elle a été remaniée à diverses époques, notamment aux XIIIème et XIVème siècles. Nous signalerons la largeur et souvent la saillie extraordinaire des contreforts, nécessités par un sol marécageux. Un contrefort placé d'angle à droite de la façade est d'une disposition peu fréquente. Le maître-autel, de l'époque Henri IV ou Louis XIII, est assez bon de composition. Il proviendrait de l'abbaye de Fontevraud.
 
 
La commune de Vézières a été formée des deux paroisses de Vézières et de Saint-Citroine ; cette dernière, dont l'église subsiste transformée en grange, appartenait aussi à la grande abbaye angevine de Saint-Florent. Ce lien de Saint Citroine (Sanctus Ciltronius) avait été offert inculte et désert par les mêmes Gaultier et Widburge, dans la première moitié du XIème siècle, aux moines de Saint-Florent, qui avaient d'abord refusé ; mais plus tard, ils se ravisèrent et acceptèrent ce don, Gaultier y ayant ajouté celui de l'église de Vézières, avec la permission de créer une foire dans ce dernier bourg le jour de la fête de Saint Citroine.
Cette localité, dont les premières habitations avaient été construites par Foulques, moine de Saint Martin, comprenait déjà un certain nombre de maisons groupées autour de l'église.
 
Dans ces deux paroisses se trouvaient plusieurs fiefs importants : Villiers-Boivin, Monpancier, Les Forges.
 
La seigneurie de Villiers-Boivin, qui relevait de Bournand, était possédée aux XIVe et XVe siècles par une famille Boivin qui lui a laissé son nom : Guillaume de Riveau, fils de Jean de Riveau, seigneur des Jédeaux, et de Simonce Boivin, fut pris en 1541 par Les Sarrasins en combattant pour la foi ; un de ses descendants, René du Riveau, céda en 1629, pour 28 000 livres, la seigneurie de Villiers à François le Bossu qui la revendit en 1637 à Claude de Bouthilier (1).
 
De cette seigneurie, il ne reste qu'une tour et des dépendances assez importantes, mais enclavées dans des constructions de diverses époques.
 
Cette tour de Villiers étant peut-être appelée à bientôt disparaître, on nous permettra de nous étendre un peu sur les richesses artistiques qu'elle contient. En sous-sol, un étage souterrain sert de cave. Du côté nord, la tour était desservie par un escalier dont on voit encore les arrachements. A chaque étage, la tour ne comprenait qu'une seule pièce. Au premier étage, la salle contient un siège d'aisance dans la face sud-ouest. La fenêtre est au nord-est et la cheminée du sud-ouest. Cette pièce, voûtée en plein cintre, est entièrement couverte de peintures, datant sans doute de la construction de la tour, et rappelant les bonnes écoles de la Renaissance. Il semblerait que le peintre, pour le choix et l'arrangement des sujets, a dû, suivant le goût de l'époque, s'inspirer à la fois de la mythologie païenne et des traditions bibliques. Mais, en plus, on voit apparaître au milieu de ces peintures, des signes et des sujets qui font songer aux évocations de la sorcellerie. Une description rendra mieux notre pensée.
 
Sur la face percée par ta fenêtre, Mars est assis, revêtu d'une armure ; à côté de lui, Vénus, complètement nue, se tient debout. A chaque articulation de cette dernière figure, et sur plusieurs points principaux, tels que les seins, le nombril, etc..., est dessiné le signe (♀). Ce signe était employé, au Moyen-Âge, en astrologie, pour désigner Vénus ou le sexe féminin. Sur l'ébrasement de la fenêtre en retour du panneau précédent, un Amour, traîné par un lion dans une coquille formant char, se dirige du côté de Vénus. Sur l'ébrasement opposé on distingue très nettement un coq noir au-dessus duquel on lit en lettres d'or sur fond noir : ... EST QUANDO JACUISSE NOCET.
Sur la face opposée de la pièce se trouve la cheminée. Au-dessus est représentée l'atelier de Vulcain. L'enclume a sensiblement la forme d'un écusson. A droite, le fourneau près duquel un cyclope tire le soufflet. Directement sur le manteau l'inscription suivante est encore déchiffrable : VVLCANE DVM FERRVM MOLIS EN CONIVGEM MARS PERMOLIT (2). Les lecteurs nous permettront de ne pas insister sur le jeu de mots molis permolit, ni sur l'ingéniosité de l'artiste qui, représentant Vénus et Mars d'un côté de la chambre, dessine Vulcain occupé à forger, juste sur la face opposée.
 
1 Archives du Coudray-Montpensier
2 Les lettres soulignées sont presque entièrement effacées
 
 
Au centre de la voûte, un lit ressemble beaucoup par sa forme aux tables d'évocation décrites et représentées dans les livres de sorcellerie. Dans le lit, à la place qu'occuperait la tête de la personne, une rose-croix et encore le signe (♀). A côté du lit, un homme agenouillé a quitté son armure. Sur le flanc opposé de la voûte, un groupe de chérubins soutient les rideaux verts du lit. Au-dessous, toute une théorie de personnages allant de la face de la cheminée à la fenêtre.
C'est d'abord un groupe de femmes, précédé par Mercure, aux côtés duquel l'Amour dirige une flèche vers le lit décrit ci-dessus. Ensuite, un homme et une femme enveloppés dans un filet semblent invités par un groupe de personnages, mais Saturne s'oppose à leur rencontre.
Au deuxième étage, la pièce est couverte par une voûte composée de seize caissons décorés chacun d'une rosace. Dans un caisson central, la rosace est remplacée par un écusson, décoré de fuseaux, surmonté d'un lion et ayant deux enfants pour portants. Dans un caisson d'angle, une tête d'homme ; à l'angle opposé, une tête de femme.
La sculpture de ce plafond, comme les peintures de l'étage inférieur, est due évidemment à un bon artiste de la Renaissance. Au troisième étage, une voûte sphérique supporte la terrasse qui dessert les mâchicoulis et les créneaux.
 
Il est pénible de penser que ce petit édicule, qui nous donne des échantillons si complets et si parfaits des trois arts du dessin au XVIe siècle, soit peut-être appelé à disparaître prochainement, faute de quelques poignées de ciment et de deux ou trois ceintures de fer.
 
 
MONTPENSIER
 
Monpancier, dont les archives sont conservées au château de Coudray-Montpensier, appartenait en 1292 à Vincent de Monpancier ; son fils, Macé, la vendit en 1307 à Emery de Bornand ; par héritage, elle échut à André Bessonneau, chanoine d'Angers, qui, le 23 avril 1392, « de l'assentement et volonté de Hugues et Guillaume Bessonneaux, » ses frères, donna à son neveu, Pierre de Bournand, écuyer, « l'oustel, domaine, terres et appartenances de Monpancier sis en la paroisse de Verzyères ». Le 26 juillet 1459, Jacques de Bournand, successeur de Pierre, vendit les deux tiers de cette seigneurie à  « haut et puissant seigneur Loys, bastard de Bourbon, fils de dame Jehanne de Bornand, » sœur du vendeur ; deux jours après, il lui fit don de l'autre tiers.
 
Ce batard de Bourbon est un personnage historique ; il était fils de Charles, duc de Bourbon, et avait épousé Jeanne de France, fille naturelle de Louis XI. Il est fréquemment cité dans les chroniques du temps sous le nom d'amiral de Graville ; il mourut en janvier 1486 ; « en son vivant, il avoit esté homme de biens et s'estoit fort employé au fait des guerres du temps du roi Louis XI » ; en 1489, le roi accorda à sa veuve la jouissance du revenu du domaine de Loudun pendant dix ans.
 
Du château de Montpensier, il reste à l'heure actuelle un bâtiment important contenant quatre grandes salles superposées en communication à chaque étage avec la salle correspondante d'un vaste bastion couvert, et une tour contenant l'escalier. Tout cela est très grand d'échelle, et quand, du fond du bâtiment principal dont les planchers sont effondrés, on embrasse d'un seul coup d'œil les trois grandes cheminées superposées restées suspendues dans le vide, on comprend la grandeur de conception dont étaient encore capables les constructeurs à la fin du XVe siècle pour un château disposé plutôt pour l'agrément que pour la défense.
 
En 969, l'abbaye de Saint Cyprien de Poitiers recevait en don divers biens situés dans la ville de Chavenai (Cavanetis alias Cavanedis) ; le domaine de Chavenai appartenait dès les premières années du XIIe siècle à l'abbaye de Fontevrault, qui le conserva jusqu'à la Révolution , c'est aujourd'hui la propriété de M. Duchastenier, ancien procureur général.
 
 
 
LES FORGES
 
A la fin de XIVe siècle, le fief des Forges appartenait à Hamelot le Brun, dont la fille Jeanne épousa Jean d'Oultrelavoye, dit Maulay, seigneur de la Motte Messemé ; Jean et Étienne, son père, eurent, pendant les guerres anglaises, le gouvernement des ville et château de Loudun ; ils les défendirent si bien que « l'Anglois ne put se rendre maistre du pays, bien qu'il eut plusieurs villes et forteresses proche du pays Loudunois ».
 
Vers 1470, le château des Forges aurait reçu la visite du roi Louis XI, si l'on en croit Dumoustier, qui rapporte dans son Histoire de Chinon l'anecdote suivante qui nous parait peu authentique. Quelque temps avant de mourir, Charles VIII avait accordé à Louis d'Amboise, vicomte de Thouars, des lettres patentes restituant les biens confisqués sur ce seigneur, accusé faussement du crime de lèse-majesté. A la mort de Charles, ces lettres, qui n'avaient pas encore été délivrées, furent remises à Louis XI qui s'empressa de les brûler, faisant jurer à ceux qui lui tes remettaient de n'en point parler.
« Quelque temps après, Le roi alla au château des Forges près Loudun, et comme on lui demandait où étaient ces pièces, il répondit qu'elles n'étaient ni en l'air, ni en terre, ni au ciel ».
 
Citons encore dans cette commune la maison noble des Escuteaux, possédée au début du XVIIème siècle par un énigmatique personnage qui a publié vers 1610 un grand nombre de romans tous signés « Les Escuteaux, gentilhomme Lodunois » ; son nom est resté jusqu'ici inconnu.
 


 
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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