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La vigne et le vignoble dans le loudunais

 
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pictavius
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MessagePosté le: Ven 22 Juin - 22:12 (2012)    Sujet du message: La vigne et le vignoble dans le loudunais Répondre en citant

Des documents sur les vins de la vienne, dont les vins du loudunais. Ce sont des documents qui datent des années 1930, mais qui sont toujours d'actualité et qui font une sorte d'historique.
Le secteur de la vigne a toujours connu des hauts et des bas, mais s'est toujours bien sorti des périodes difficiles.

Alphonse Pierre François de LONGUEMAR Alphonse le Touzé (1803-1881), qui fut antiquaire, archéologue, géologue et militaire (pendant la guerre de 1870, il commandait les trois légions de mobiles de la Vienne, avec le grade de général de brigade à titre auxiliaire), a fait paraître des travaux sur le sol et le sous-sol de la Vienne, il doit exister une carte du vignoble de la Vienne issue de ses travaux (chez les Antiquaires de l'Ouest ?)
Il a aussi travaillé sur les monuments tels les dolmens, les monuments celtiques, etc... En particulier dans le loudunais.

En 1887, François de LONGUEMAR a fait une sorte d'inventaire de la Vienne, un état des lieux, dont un chapitre sur la vigne.
On trouve cet inventaire dans :
Bulletin - Société de géographie commerciale de Bordeaux - 1877 - Le département de la vienne par M. de Longuemar - page 45 à 117
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55726247/f52.image
Il parle des vignobles un peu partout et surtout à partir de la page 82 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55726247/f89.image


Les documents qui suivent viennent de la revue :
La Grand'goule : les lettres, les arts, la tradition, les sites : revue poitevine paraissant tous les mois (sauf août et septembre).

Les archives, en ligne à la BNF de cette revue datent de 1929 à 1938.

Grand'Goule est le nom d'un dragon de la mythologie du Poitou et de Poitiers.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand'Goule

Et de la revue :
Le Sommelier. Revue mensuelle officielle ["puis" et propriété exclusive] de l'Union des sommeliers de Paris

Les archives, en ligne à la BNF de cette revue datent de 1923 à 1934.

Et des archives du Conseil Général de la Vienne

---------------------------------

La Grand'goule - N° 30 et 31 - Noël 1933
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5791355g/f109

Les Vins de la Vienne par Henri GRITTON Président du Syndicat des Viticulteurs de la Vienne

Buveurs, je vais parler des Vins de la Vienne !

D'après les renseignements fournis par Le Touzé de Longuemar en 1866 et par M. Baillargé, ancien directeur des Services agricoles, actuellement directeur de l'Ecole nationale d'agriculture de Rennes, dans son rapport si documenté
présenté au congrès des vignerons du Centre et de l'Ouest de Poitiers en 1932, le vignoble du département de la Vienne couvrait en 1862 une superficie de 29.783 hectares produisant 489.000 hectolitres de vins blancs et rouges.
Vers 1882, cette superficie atteint 43.197 hectares avec une production de 548.000 hectos pour tomber en 1892 après le phylloxéra à 24.961 hectares et une récolte de 355.409 hectos.
Actuellement elle est de 21.150 hectares avec des rendements qui ont varié de 1 million d'hectolitres en 1922 à 250.000 en 1927, (année désastreuse de mildiou), 850.000 en 1929, 640.000 en 1931, 520.000 en 1932.
La moyenne s'établit aux environs de 500.000 hectos et notre département se classe le 7e parmi les producteurs de vins blancs et le 22e pour les blancs et rouges sur les 77 où l'on cultive la vigne.

Culture familiale de faible superficie, de 2 à 3 hectares le plus souvent, elle est un complément des autres, mais on trouve cependant des vignobles importants de 10 à 50 hectares avec des caves dotées des derniers perfectionnements
et vinifiant dans des conditions parfaites et conformes à toutes les règles de l'œnologie moderne.

Ces vignobles importants se trouvent dans les cantons de Neuville, Lencloître, Mirebeau, St-Georges, St Julien-l'Ars.

Les vins de la Vienne présentent une gamme variée qui va des très ordinaires, récoltés pour les besoins de la ferme ou de la métairie avec des plants divers, mais où dominent l'othello, et le noah nécessitant peu de soins, aux meilleurs
que l'on peut classer grands crus et récoltés avec des cépages fins de blancs, le Pinot de la Loire ou Chenin, le Fié, parfois le Sémillon et pour les rouges le Cabernet ou Petit Breton, le Gamay ou Côt, le Groslot de Cinq Mars, le Bordelais.
Mais le plus répandu est la folle Blanche qui jouit auprès de nos vignerons d'une affection particulière. Il donne un vin de goût neutre, légèrement acide, très recherché par le commerce pour les coupages et souvent les régions à grands
crus y ont fait appel pour donner du mordant aux leurs. Il est malheureusement trop sensible aux maladies cryptogamiques, aux insectes, à la pourriture et est remplacé peu à peu parfois par le Colombard des Charentes, mais surtout
par les meilleurs des hybrides que nos vignerons ont su bien choisir, 4.986, 4.643, 5.455, 5.437 qui bien vinifiés donnent de très bons vins courants, battant souvent dans les concours de dégustation des vins de Viniferas.

Ces vins de folle Blanche si prisés du commerce sont récoltés surtout dans les plaines ; les coteaux étant réservés aux cépages nobles. Les cantons gros producteurs sont au nord de Poitiers, ceux de Neuville-du-Poitou, qui fournit à
lui seul 12 % de la récolte totale, Mirebeau, Vouillé, Lencloître, Moncontour ; au nord-ouest, ceux de Châtellerault, Vouneuil-sur-Vienne, et au sud ceux de St-Julien-1'Ars et une partie du canton de la Villedieu-du-Clain.

Celui de Loudun, pour sa situation particulière et la qualité toute spéciale de ses vins, doit être mentionné à part, et le droit qu'ont huit de ses communes : Berrie, Curçay, Pouançay, Ranton, Roiffé, St-Léger-de-Montbrillais, Saix, Ternay,
de bénéficier de l'appellation Anjou, lui donne une place privilégiée et montre la qualité spéciale de ses vins.

11 est cependant regrettable que la loi sur les appellations d'origine n'ait pas permis aux communes limitrophes de celles-ci de réclamer à temps le même privilège puisqu'elles présentent la même identité géologique, que les mêmes
cépages y sont cultivés et qu'elles faisaient, elles aussi, partie de l'ancienne province d'Anjou. Région privilégiée, disons-nous, et qui rend bien orgueilleux les vignerons qui ont la chance de posséder leurs vignes sur ces côtes
crayeuses des environs de Loudun.

Avec quelle fierté ils en parlent, comme ils y sont attachés et il n'est pas pour eux d'enfant plus chéri et comme le rappelle le docteur Sevestre dans son article paru dans « l'Orientation économique et financière, » si le vieux dicton
du pays est respecté qui dit « que trop de filles et de vigne ruinent la maison », chaque vigneron d'Arçay tient à avoir au moins sa vigne à Marcou, et celui de Maulay, à Parbault. Font aussi des jaloux, les heureux propriétaires de la
butte de Veniers, de celle de Mouterre, du Puy d'Ardanne, des Laves. Il faut avoir bu des vins de ces clos, de celui de Pipi, du Chapeau Rose pour savoir ce qu'est un bon vin, nature celui-là, car, comme le disait si spirituellement
Mr Maurice, conseiller général de ce canton que la nature a gâté : « Nos vins n'aiment pas l'eau, ils sont d'une contrée où il n'y en a pas ».
La vigne a là, sur ces côtes crayeuses et sèches ses quartiers de noblesse, car elle joua son rôle dans notre histoire de France et fut cause, dit-on, pendant la guerre de Cent ans de la défaite de Jean le Bon qui commit la faute
d'engager sa cavalerie sur les coteaux de Loudun plantés de vignes et récolta à défaut de victoire son sobriquet de Jean des Vignes. Mais il est bien plus au sud d'autres coteaux, d'autres buttes, des crêtes comme celles de Beaumont,
de Marigny-Brizay, d'Ouzilly pour ne citer que les plus connues dont les vins ont également des titres et, par leur bouquet, leur moelleux, leur finesse, ne le cèdent en rien à ceux du Loudunais ; et que dire des vins de St-Romain et
de Vaux-sur-Vienne ! Que penser encore du parfum doucereux de celui récolté avec les plus fins cépages sur les coteaux de St-Martin-la-Rivière !

Mais notre département ne produit pas que des vins blancs, on y cultive aussi des cépages rouges. Leur culture tend cependant à diminuer de plus en plus et c'est grand dommage, car les « vieux Chabis » se souviennent encore
des vins de St-Georges, de Chasseneuil, Dissay, Jaunay-Clan, Montamisé ; des vins fruités, colorés, et combien agréables à boire, laissant au palais un léger arôme de framboise. On les a souvent comparés aux Beaujolais,
mais ils sont trop particuliers et, de ressembler aux autres, ils ne daignent. Comme on comprend le sentiment égoïste du vieux vigneron du pays qui garde son vin pour lui, pour le boire le soir à la veillée avec les amis assis à la
tablée où la fermière a posé le grand plat de châtaignes rôties sous la cendre pendant que dans un coin de la salle enfumée les gars font des niches aux filles.
C'est qu'il est difficile d'en avoir de ce vin. On ne vend que le surplus, car les rendements sont souvent faibles et quand la récolte est bonne il vaut mieux la conserver ou la garder pour les mauvaises années.
Est-ce que charité bien ordonnée... Car c'est pour toi, vigneron qui donnes tant de soins à la vigne, la « Bernache » le matin avec un bon chabi ou un blanc  fromage tout frais du lait de ta chèvre et une noix que tu écrases
dans ta rude main de travailleur de la terre. Pour toi, ton vin qui fera, l'été venu, le frais miget que la fille portera aux champs à collation.

Mais si vous vous arrêtez chez lui, pour le faire goûter.il débouchera en votre honneur la bonne bouteille. Levez votre verre, goûtez-le ce vin de la Vienne, faites claquer votre langue pour le mieux déguster ; il est spécial, il a pris
les qualités de notre terre et de notre climat, doux et fort à la fois et Rabelais le loua ce « piot du Loudunais » dont il s'est délecté et le docteur Sevestre eut raison de rappeler qu'au treizième siècle le grand poète « Ruteboeuf »
le chanta, ce vin blanc de Poitiers qui se compare au soleil et se permet de marcher à son côté.

« Tant suis fort que par mon orgueil
« Me fait costoier au soleil »

Car nous avions des vignes en Poitou, elles ne sont pas nées d'hier, les nôtres, et notre vin est bien français. Il est de chez nous, et si on nous dit : « Mais il n'est pas très connu ce vin de la Vienne que vous vantez tant »
Eh bien nous répondons :
« C'est qu'il est trop bon, nous le gardons pour nous et le buvons nous-mêmes. »


**********************************************************


Un article suite à la foire aux vins de Loudun du 18 février 1930

La Grand'goule - N° 7 - 25 février 1930
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56917138/f13

Les vins du Loudunais par Georges Maurice

18 février 1930, c'est une date pour nos viticulteurs.


Loudun vient en effet d'avoir sa première véritable foire aux vins.
Très réussie, du reste.
En pouvait-il être autrement dans notre vieille cité, autour de laquelle se groupent tant et tant de vins exquis, insuffisamment connus, pour le malheur, certes, de ceux qui les ignorent ?

Chenins des Trois-Moutiers, Berrie, Curçay, Pouançay, Ternay, Roiffé, Ranton, St-Léger, Arçay, Chalais, Loudun... combien de joie avez-vous répandue autour de vous !

Votre finesse parfumée, votre couleur vermeille, votre goût délicieux ont bien fait quelques victimes... mais des victimes heureuses : on est toujours heureux lorsqu'on boit du soleil !

Vous n'êtes ni trop secs ni trop doux, vous tenez un juste milieu ; vous êtes nets, francs, et tout le monde vous aime pour ces belles qualités.

Rabelais, j'en suis sûr, se délectait de vous, sur son coteau de Seuilly, heureusement placé à mi-route des chenins loudunais et des bretons chinonais.

Mais si vous régnez en maîtres, permettez cependant que ne soit pas oublié votre frère, le vin de folle blanche.

C'est qu'il se tient très bien lui aussi, et les cantons de Loudun, Monts-sur-Guesnes et Moncontour en produisent d'excellent.

C'est un vin courant, sans doute, mais qui peu fort honorablement figurer à côté de vous.

Du reste, pendant que vous vieillissez dans vos poudreuses bouteilles, lui, disparaît dans l'année.

Sans lui vous, ne vieilliriez pas. Voyez comme il est utile !

Et puis, vous, le chenin et vous, la folle, nous vous soignons bien. Nous ne vous inondons pas par l'ingénieux procédé du mouillage à sec, cher à certaines régions, et dont parlait votre distingué défenseur, M. Garnier, secrétaire
général de la Confédération des vignerons du Centre-Ouest.

A dire vrai, dans une région aussi déshéritée que la nôtre sous le rapport des rivières, l'irrigation des vignes serait assez difficile.

Mais aussi quelle assurance pour ceux qui vous achètent, puisque vous poussez dans une région qui n'a pas d'eau ! Vous êtes le pur jus de la vigne, et si le Midi possède le soleil, c'est chez nous qu'on le met en bouteille.

Dans nos vins, pas d'eau avant la vendange — encore moins après !

Hélas ! on le connaît pourtant trop peu notre vin loudunais.

C'est pour qu'il le soit davantage, et parce qu'il le mérite, que l'Union syndicale agricole loudunaise a créé cette foire.

Les vignerons loudunais l'en remercient ainsi que son aimable président, M. Ridouard, à la plume fine et délicate duquel est due l'artistique vignette qui ornait le programme de la foire, et dont la Grand'Goule offre à ses lecteurs la reproduction.

Ce héraut, magnifique sur son coursier de sang, porte, avec un légitime orgueil, la joyeuse bannière de nos vins loudunais.
Merci à la Grand'Goule, au nom évocateur de libations copieuses, de lui permettre d'en crier la renommée aux quatre coins du monde.



 

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MessagePosté le: Ven 22 Juin - 22:12 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 22 Juin - 22:36 (2012)    Sujet du message: Le vignoble dans la revue le Sommelier Répondre en citant

Le Sommelier. Revue mensuelle officielle ["puis" et propriété exclusive] de l'Union des sommeliers de Paris
N° 109 - 15 octobre 1932

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5701363j/f50

Le Poitou, ses vins

Il est très difficile de détruire une légende qui, lorsqu'elle s'est accréditée s'impose à la foule et devient monnaie courante.

Les vins du Poitou pour beaucoup sont des vins très ordinaires et de qualité inférieure, par contre, ceux qui les connaissent et en ont fait usage s'accordent à reconnaître leurs excellentes qualités.
Si nous jetons un coup d'œil sur la configuration du département de la Vienne, nous le voyons épouser dans sa partie est-nord et nord-ouest les sinuosités des deux départements
de l'Indre-et-Loire et du Maine-et-Loire, donc la Touraine et l'Anjou, et dans sa partie sud celui de la Charente.
La proximité de ses opulents voisins, loin de l'écraser, le met au contraire en posture plutôt privilégiée, car les vins du Loudunais soutiennent très honorablement la comparaison avec tous les crus moyens de ces
riches compétiteurs. Pour ceux qui n'ont pas d'idées préconçues et qui ont dégusté les bons petits vins de côte du Poitou, récoltés dans les vignobles de Beaumont, Marigny-Brizay, La Jonchère, Neuville, Daugé.
Fort-de-Piles, Monts-d'Evesne, Leigné-d'Usseau et autres vignobles ont pu apprécier leur bouquet, leur fumet et leur fruit très prononcé. Ce ne sont pas des vins liquoreux en général ; moelleux dans certains crus,
et simplement tendres, pour la plupart de ces bons vins que l'on peut boire à pleins hanaps en humectant largement et arrosant comme il convient l'ordonnance d'un bon repas de famille, car ils ne cassent pas la tête ni
ne délabrent l'estomac, on peut en consommer presque impunément. Moi qui écris ces lignes, né de trois générations de vignerons marchands de vin, élevé dans le métier et ayant pendant quarante-cinq ans voyagé
en France et à l'étranger pour la partie, au seuil de mon huitième lustre, beaucoup de quarante ans envieraient ma belle santé ; pas un cheveu n'est tombé de ma tête et mon estomac ignore le malaise.
Voilà pour Messieurs les buveurs d'eau, car Dieu sait s'il m'en est passé des vins de tous les crus de France et de l'étranger dans ma bouche.

Les vins de la Vienne comme ceux de la Charente dont ils sont les proches parents en tant que cépages de folle ont de plus des avantages et qualités médicales de premier ordre.

En effet, ce sont de puissants diurétiques pour les fonctions du rein et de la vessie, excellents pour les diabétiques, une bien légère astringence tartrique et absence de sucre et s'il faut en croire certaines statistiques
les départements des Charente et la Vienne seraient ceux où l'affection cancéreuse est la moins développée. Ami lecteur, faites un essai de nos petits vins de la Vienne qui, en 1931, au Concours général agricole de Paris,
ont retenu l'attention de M. Careine, ce vieux sommelier, président fondateur du Syndicat des Sommeliers de Paris et que nous invitons à venir nous voir ainsi que ses collègues dans une de leurs prochaines excursions
où nous leur ferons goûter quelques bouteilles de ces vins, que nos voisins connaissent bien, et qu'ils ont apprécié depuis longtemps et ceci, en commençant le repas par quelques huîtres et le terminant par un de ces
fameux « Citabichou », ce sera la meilleure réclame que nous pourrons faire à nos vins du Poitou.

Maurice FORT.

Remarque : on lit bien Citabichou, mais ce doit être une coquille, faut lire chabichou ?


------------------------------------------


Le Sommelier. Revue mensuelle officielle ["puis" et propriété exclusive] de l'Union des sommeliers de Paris
N° 103 - 15 avril 1932


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57013372/f35

Le vignoble et les vins de la Vienne

Ici extrait sur le loudunais :
Page 3464

Plaines du Loudunais
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57013372/f38

Les vignobles des plaines du Loudunais se trouvent surtout dans les cantons de Loudun, de Monts-sur-Guesnes et de Moncontour et quelques communes du canton des Trois-Moutiers.

Les sols sont surtout des terres argilo-calcatres dérivées du crétacé, des terres argilo-sableuses provenant de dépôts tertiaires et, quelques sables verts. Il s'y trouve, enfin, un  îlot de calcaires jurassiques
(étage Oxfordien) entre Loudun et  Richelieu, dont les sols dénommés « galluches » par les habitants sont analogues à certaines groies ou cosses des autres régions de même origine géologique.

Dans les plantations de cette zone, les vignes blanches dominent, mais on y trouve également quelques bons vins rouges tirés des cépages, dont nous avons déjà cité les noms : Gamay, Groslot, de Cinq-Mars, Petit-Breton.
La Touraine est proche et si l'on ne fait pas là des vins Comparables aux bons Chinons et aux vrais Bourgueils, les produits plaisent néanmoins aux amateurs de vins rouges légers, fruités, appétissants.

Quant aux vins blancs, ils s'apparentent tantôt à ceux des plateaux châtelleraudais, tantôt à ceux des plaines du Poitou.

La Folle Blanche est encore le cépage le plus considéré en raison de sa haute productivité ; mais elle est parfois en compagnie de son frère le Colombard. Elle voisine également avec le Chenin, et partout les
deux plants donnent des produits qui portent bien la marque du cépage producteur.
On trouverait également quelques vignes où figure le Roi des Blancs.

Quelques coins se distinguent particulièrement. Le docteur Sevestre les note dans la publication déjà citée : « Chaque vigneron d'Arçay, dit-il, veut avoir sa vigne à Marcoux, celui de Maulay à Parbault...
Aux portes mêmes de Loudun, il faut citer :
    les Laves, la Butte de Véniers, Puy-d'Ardanne et combien d'autres ! ».

Ces bons crus se trouvent pour la plupart sur des coteaux bien exposés qui sont, eux aussi, classés dans une région de plaines. Tant il est vrai que la nature semble avoir voulu se gausser des classificateurs.

Parmi les vins des plaines du Loudunais, on en trouverait qui s'apparentent de très près à ceux du Loudunais-Anjou ; d'autres aux vins du Saumurois ; d'autres, enfin, aux meilleurs vins de Folle Blanche des Plaines
du Poitou avec parfois un léger goût de pierre à fusil qui est loin d'être désagréable.

Vins légers, frais, chauds parfois, secs ou mi-secs, suivant les cépages qui les ont produits et d'une grande limpidité, les vins des plaines loudunaises plaisent, en général, à tous les palais.
Ils ont eu dans le passé les suffrages d'un dégustateur de marque :
       Notre grand Rabelais qui exprime son respect pour le..,. « piot de Loudun.».



Page 3465
Loudunais-Anjou

Les vins blancs de huit communes du canton des Trois-Moutiers bénéficient de l'appellation d'origine « Anjou ». Les vignobles qui les produisent s'étalent sur les pentes et les coteaux crayeux,
aux sols argilo-calcaires le plus souvent des communes de Berrie, Curçay, Pouançay, Ranton, Roiffé, Saint-Léger-de-Montbrillais, Saix, Ternay,

Ces régions s'enfoncent, comme un coin, entre le Nord des Deux-Sèvres, le Sud du Saumurois et de la Touraine, approchant de quelques kilomètres seulement la vallée de la Loire au voisinage de Montsoreau.

Le cépage qui domine est le Chenin, comme dans les vignobles voisins des régions célèbres que nous venons de citer.

Certains vignerons y ont ajouté quelques rangs de Sauvignon et nous ne pensons pas qu'ils aient eu tort.

Il n'y a pas là de vins de 16° : ils sont faits uniquement avec le jus du raisin et lorsqu'on débouche une bouteille, le gaz sulfureux ne vous pique point le nez. Peut-être serait-il utile, dans certaines années cependant,
de les corriger légèrement par les procédés modernes de vinification.

Mais tels qu'ils sont, ces vins se distinguent par une fraîcheur, un bouquet, un moelleux, une limpidité, un goût fruité qui leur sont bien propres et qui font que ces grands crus du Loudunais ne peuvent se comparer à aucun autre.

Certes, ils sont classés « Anjou ». Est-ce à dire qu'ils ont les mêmes caractères que les vins du Layon ou du Saumurois, par exemple ? Non.

Peut-on dire qu'ils sont supérieurs ou inférieurs, à tels crus bien connus de la région voisine ?
Pas davantage. Ils sont eux-mêmes, avec toutes les qualités que nous apprécions en les dégustant et que notre plume est impuissante à décrire comme elles le mériteraient.

Ce qu'ils, ont de spécial ces vins blancs des coteaux du Loudunais, c'est, avec les qualités énumérées plus haut, l'agrément qu'on éprouve, même si l'on n'est pas un franc buveur, à les déguster, à les absorber.
Ce qu'ils ont encore, c'est qu'ils ne vous « cassent pas la tête », suivant l'expression consacrée. L'estomac, le foie, l'intestin même les plus fragiles ne sont nullement incommodés par quelques verres.
On éprouve après les avoir bus une sensation d'euphorie, de bien-être qui fait dire :
          « Quel vin agréable ! »

On me permettra d'évoquer, à l'appui de ce que je viens de dire, une observation toute personnelle. Je fus appelé, lors de l'invasion de campagnols de 1920, à parcourir, en compagnie de noire ami M. Gandon,
professeur d'agriculture de l'arrondissement de Châtellerault-Loudun ; quelques communes du secteur en question. Nous visitions les maires, quelques propriétaires et après une tournée dans les champs,
il ne fallait point penser partir sans goûter d'une bouteille que chaque propriétaire avait préparée à noire intention. J'eus vite compris que refuser serait faire beaucoup de peine à nos hôtes, d'autant plus que c'était ma
première tournée dans ce rayon.
Cela se passait dans la matinée, et j'avoue, étant dégustateur, mais peu buveur, surtout à jeun, que je me demandais avec crainte quelles seraient les conséquences de cette absorption d'une dizaine de verres de vin blanc.
Il n'en résulta aucune suite fâcheuse, au contraire, et nous déjeunâmes, Gandon et moi, d'excellent appétit.

Depuis cette prise de contact avec les vins des coteaux du Loudunais, j'ai pour ces excellents produits une vénération particulière.

Une qualité, encore, qui les place bien haut, c'est leur aptitude à se conserver longtemps. Au cours de la tournée dont il vient d'être question et plusieurs fois depuis, nous avons dégusté des bouteilles de 1893 et quelques-unes
d'années antérieures, voire même de 1870. A l'inverse de certains autres vins très cotés, qui ne sont bons que dans les premières années, les vins du Loudunais-Anjou prennent de la qualité en vieillissant.
N'est-ce pas là la marque des grands vins ? Les caractéristiques de ces très vieilles bouteilles sont, d'abord, une belle couleur jaune ambré, puis, ensuite, un moelleux incomparable qui vous ramène à la mémoire les expressions
de notre immortel Rabelais : « C'est du velours... c'est du vin de taffetas ».


Tels sont les vins de la Vienne, depuis les plus modestes des vins secs, jusqu'aux vins moelleux du groupe Beaumont-Marigny et du Loudunais.

La production des vins fins sera plus importante si nos viticulteurs, lors des replantations prochaines,  apportent plus de soin dans le choix des cépages ; si, en outre, et grâce aux efforts que fera dans ce sens le jeune
Syndicat des viticulteurs de la Vienne, ils modernisent leur vinification. 11 ne faut pas oublier, en effet, que l'avenir est aux produits de qualité. Nous en avons déjà, nous pouvons en produire davantage.

Il faudra penser également à les faire mieux connaître.

Il est des femmes dont le charme brillant inspire ce que l'on a appelé « le coup de foudre ». Il en est d'autres dont on ne découvre que lentement la réelle beauté et les solides qualités cachées derrière leur modestie,
comme la violette sous le buisson.

Les vins de la Vienne sont à l'image de ces dernières. Nous souhaitons et nous espérons que, dans l'avenir, ils seront, comme ceux qui les produisent, moins modestes et qu'ils conquerront la place qui leur revient parmi les bons produits du sol de France. .„. .


E. BAILLARGE.
Directeur des Services Agricoles de la Vienne.

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MessagePosté le: Ven 22 Juin - 23:19 (2012)    Sujet du message: La vigne et le vin en 1897 Répondre en citant

Une revue de l'année 1897 appelée :

Les vins de luxe : manuel pratique pour la préparation des vins de liqueur et des vins mousseux - par Victor Sébastian,... ; avec une préface de M. A. Fernbach,... - 1897

Les vins de la Vienne sont présentés page 46 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5401121s/f59.image.r=vienne.langFR

Dans le département de la Vienne, entre la Charente et l'Indre-et-Loire, sur les coteaux qui dominent la rive droite de la Dive, arrondissement de Loudun, on récolte des vins blancs de qualité, prenant bien la mousse.
Secs, ils ont du moelleux et contractent en vieillissant un bouquet qui rappelle l'eau-de-vie de coing (éther oenanthique).

Les meilleurs vins de ce type viennent de Ternay St-Léger-sur-Dive, Pouançay, dont la base est le Chenin blanc.


page précédente :
Les Pineaux de la Loire n'ont rien de commun avec les Pinots de la Bourgogne et de la Champagne.
L'époque de maturité de ces derniers est plus hâtive d'une quinzaine de jours environ.

Le Gros Pineau de la Loire ou Blanc Pineau de la Loire est identique au Chenin blanc des coteaux de la Vienne.
Il existe une variété noire connue près de Saumur sous le nom de Plant d'Aunis à chair juteuse et franchement acidulé.

Le Chenin blanc est un cépage plus fertile que le Pineau blanc Chardonnay ; nous le retrouverons dans le Saumurois.

Le Menu Pineau de la Loire aux petits grains serrés de couleur verdâtre (ce qui le fait appeler Verdet en plusieurs localités) est une variété du gros Pineau.

Le rustique Chenin blanc porte des feuilles à trois lobes garnies d'un duvet aranéeux à la face inférieure ; nervures envinées ainsi que le pétiole. Grappe petite ou moyenne, cylindro-conique ; grains ovales ou presque
ovales, moyens, jaune doré ; pulpe juteuse, sucrée, à saveur agréable. Maturité : deuxième époque. Se plaît dans les sols argileux et profonds, Taille courte.

Le département de Maine-et-Loire est fier à juste titre de ses vins mousseux de la région de Saumur, dont les crus principaux sont : Dampierre, Varrains, Chacé, Brézé, Saint-Cyr-en-Bourg, Parnay. (C'est sur le territoire de cette
dernière commune que se trouvent les vignobles renommés de Château-Parnay et de la Ripaille).
Leurs vins blancs secs produits par le fructifère Groslot (feuilles à cinq lobes, tomenteuses en dessous ; débourrement tomenteux à folioles colorées ; grains ronds), le Cot à queue rouge de Touraine identique au Malbec de
la Gironde, le Pineau blanc de la Loire ou Chenin blanc, sont fins et agréables, mais surtout corsés, même capiteux.


Table des matières :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5401121s/f394


Tables des vins :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5401121s/f395


Remarque :
St-Léger-sur-Dive est certainement Saint-Léger de Montbrillais
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MessagePosté le: Ven 22 Juin - 23:41 (2012)    Sujet du message: Le Conseil Général et le vignoble en 1903 et 1933 Répondre en citant

Rapports et délibérations - Conseil général de la Vienne - Août 1903
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6102918v/f262

M. Gontier, professeur spécial à Loudun, s'est occupé d'organiser à Loudun une foire aux vins destinée à donner aux vins du Loudunais, qui sont en effet de meilleure qualité que dans les autres parties du département, une
sorte de marque qui leur assure une clientèle fidèle qui paie son vin plus cher.

Je l'encourage beaucoup dans cette voie qui ne peut qu'être très favorable à la vente de ces vins de choix.

Il s'est occupé aussi de convertir les laiteries industrielles d'Angliers et d'Arçay en laiteries coopératives, qui forment nécessairement le nec plus-ultra de l'exploitation du lait dans une région. Ses efforts, combinés avec ceux de
quelques hommes de bonne volonté, sont sur le point d'aboutir.

A Loudun il a créé un champ d'expérience sur un terrain inculte, dans lequel la vigne et les plantes de grande culture seront étudiées avec tous les soins que comportent leur amélioration et la vulgarisation des meilleures
méthodes de culture. Il a fait chez différents vignerons des essais de fabrication de vin blanc avec des raisins rouges par le procédé de l'aération.

Il a montré l'emploi des levures sélectionnées, il a tenté de créer une société vinicole et a prêté un concours assidu au professeur départemental d'agriculture, pour l'organisation des champs de démonstration et des écoles de greffage.

M. Donon, professeur spécial d'agriculture de Civray, est trop nouveau venu pour connaître à fond les besoins de son arrondissement.

Cependant il a déjà trouvé les moyens de s'occuper fort utilement du greffage de la vigne en dirigeant une école de greffage à Civray, de champ de démonstration chez plusieurs cultivateurs, et de propagande pour arriver à la
constitution des sociétés d'assurance contre la mortalité des animaux.

Les professeurs spéciaux, Monsieur le Préfet, remplissent dans la Vienne leur mission avec zèle et dévouement.
Partout ils sont accueillis par les cultivateurs avec les marques de la déférence qu'on a pour le savoir et l'expérience ; l'agriculture du département leur est redevable d'une grande partie des progrès réalisés dans ces dernières années.


------------------------------

Rapports et délibérations - Conseil général de la Vienne - 1933
Création d'une station vinicole à Loudun - 1933


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6101578f/f20


En 1933, la qualité du vin est à revoir dans le département de la Vienne, sauf dans le Loudunais et Marigny-Brizay.


Création d'une station vinicole à Loudun (2e session ordinaire de 1932, page 224 du volume des délibérations).

Réponse de M. le Directeur des Services agricoles.

Poitiers, le 31 mars 1933.


Vous avez bien voulu me communiquer, pour avis, le vœu émis par le Conseil Général lors de sa dernière session, relatif à la création d'une Station vinicole à Loudun.

Insuffisamment documenté sur l'importance de la production des vins dans le département de la Vienne, j'ai dû procéder à une enquête auprès des agriculteurs des régions viticoles,
du Syndicat des Viticulteurs et des Sociétés agricoles du département. J'ai pu ainsi déterminer :

1°) Les quantités de vins récoltés dans les régions indiquées par le vœu (Cantons de Mirebeau, de Neuville et région de Loudun).

2°) Les méthodes de vinification pratiquées.

3°) La qualité des vins obtenus.

D'après les statistiques, pour l'ensemble du département, la moyenne des productions annuelles des 6 dernières années classe le département de la Vienne 14e sur 73 départements pour la production
des vins blancs et 24e sur 76 pour celle des vins rouges.

La quantité de vin récoltée annuellement dépasse les besoins de la consommation. La région la plus grosse productrice  serait celle de Mirebeau et de Neuville, mais la qualité, tant pour les
vins blancs que pour les vins rouges, n'est pas uniforme.

En année moyenne, les vins blancs sont plutôt secs, acides, peu appréciés par le consommateur. Ils sont l'objet d'un commerce assez actif pour la fabrication des vins champagnisés.

Les vins de Marigny-Brizay et ceux de la région Nord-Ouest de Loudun sont nettement supérieurs ; leur bouquet est plus développé, leur finesse, en bonne année, se rapproche des vins du Saumurois et de l'Anjou.

A quelques exceptions près, les méthodes de vinification usitées des agriculteurs laissent beaucoup à désirer ; c'est la raison principale qui fait déprécier les vins de la Vienne parce que mal vinifiés.
Faisant partie cette année du jury des vins de la Vienne au Concours général agricole qui a eu lieu à Paris, en mars dernier, il m'a été donné d'apprécier les vins présentés.
Sur 40 échantillons, 4 seulement pouvaient être considérés comme vins de choix.

Il y a là, à mon avis, toute une éducation à faire pour amener les agriculteurs à vinifier dans de bonnes conditions, de manière à avoir des vins de bonne tenue et de parfaite conservation.

Nous reconnaissons, certes, l'utilité d'une Station vinicole dans la Vienne. Elle aurait cependant, avant de faire de la propagande auprès des acheteurs, à instruire les producteurs pour qu'ils vinifient d'une
façon rationnelle et qu'ils puissent ainsi offrir chaque année à la clientèle des vins de qualité à peu près identique, seule condition permettant de conserver et même d'étendre nos débouchés.

Ce programme est une partie de celui que le Syndicat des Viticulteurs de la Vienne, fondé au début de 1932, s'efforce de réaliser.
Les résultats qu'il a obtenus sont déjà appréciables ; il pourrait parfaitement être secondé dans sa tâche par une Station vinicole constituée, soit, sous une forme d'une Société Coopérative groupant les
producteurs, soit sous la forme d'un Office départemental du vin.
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MessagePosté le: Sam 23 Juin - 00:49 (2012)    Sujet du message: La vigne autrefois - Géographie du vignoble Répondre en citant

La vigne autrefois à Saint-Léger de Montbrillais :
Les vendanges en 1900, chez nous :
http://www.stleger.info/les72StLeger/region9/86a.vendanges1900.htm

Dans le milieu de la page des chapitres sur la vigne à Saint-Léger :
http://www.stleger.info/les72StLeger/region9/86a.htm#phylloxera


"Autrefois la vigne et les vignerons", Jean-Michel Le Corfec
Il y a deux ou trois grands-pères, il y a à peine 150 ans de cela, le vignoble français couvrait 2 330 000 hectares, soit presque trois fois plus qu'aujourd'hui.
La vigne n'était absente que de six départements, et aussi étonnant que cela puisse paraître, les paysans-vignerons de l'Eure, du Morbihan, de l'Ille-et-Vilaine ou de la Mayenne cultivaient
la vigne pour leur consommation personnelle. Dans cet ouvrage, l'auteur nous fait revivre la vie des vignerons d'autrefois avec ses peurs, ses colères, ses peines et ses joies.
Peur de la grêle, peur des maladies de la vigne, le mildiou et l'oïdium, que l'on guettait sur les rosiers plantés en bout de rangée. Peur surtout du phylloxéra qui de 1863 a 1900 dévasta
la totalité du vignoble français. Colère aussi, comme celle ries vignerons du Languedoc-Roussillon en 1907 et de Champagne en 1911. Mais quelle joie lorsque la vendange était belle, que les coupeuses :
Chantaient dans les rangs de vigne en remplissant leurs seaux et que les boeufs ou les chevaux des charretiers amenaient les comportes pleines au pressoir.
http://www.editions-sudouest.com/nos-editions/editions-sud-ouest/1553-autre…


Sous l'Ancien Régime il y avait des vignes un peu partout en France, vignes pour le curé (vin de messe), vignes pour un usage personnel : on trouve encore quelques arpents de vigne
dans des propriétés gardées par la même famille depuis des siècles.
On garde précieusement ces pieds de vigne et on récolte quelques litres de vin chaque année, bon souvent le résultat n'est pas très heureux (surtout si c'est du noah). Mais c'est une tradition familiale.

------------------------------

Recueil des décrets d'appellations contrôlées promulgués du 8 décembre 1936 au 31 août 1938
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54328480/f38.image.r=montbrillais.lan…

La Vienne est à la page qui suit

------------------------------

La cartographie viticole AOC Saumur en nord Vienne
http://www.loudunais.com/la-cartographie-viticole-aoc-saumur-en-nord-vienne…


La liste des vignerons :
http://www.confreriedeshumepiot.com/piot-Vin.htm

Peut-être qu'un jour Morton sera dans la liste....

http://www.confreriedeshumepiot.com/


Qu'en est-il de l'exceptionnel 1947 ? On dit que les récentes années 1976, 1989, 1990 rappellent le 47 ?

-------------------------------

Le phylloxera en France à ses débuts.

L'insecte arrive à Loudun :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518790s/f5.image.r=loudun.langFR


En 1882, Georges Gouanon, délégué du ministère de l'agriculture  fit un rapport sur le phylloxera en France, dont la Vienne :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518989t/f23

Pour voir ce rapport dans toute la France à partir du sommaire :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518989t/f1

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518996z/f1


15 août 1882 - Le phylloxera en Poitou
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5518899v/f2.image.r=montbrillais.lang…

On peut aussi chercher Loudun dans les 508 revues "La Vigne française", la recherche Vienne donne aussi vienne au sud de Lyon et vienne en Autriche...

Et à Saint-Léger de Montbrillais :
http://www.stleger.info/les72StLeger/region9/86a.phylloxera.htm


Le phylloxera, des documents datant des débuts de ce fléau, par Jules Émile Planchon (1823-1888), qui fut un des premiers à étudier le phylloxéra en France (avec Bazille et Sahut).
Il est allé aux USA.

Les documents de Planchon sont dans : Revue des deux mondes

Janvier 1874 - Le phylloxera en Europe et en Amérique - L'origine du phylloxera, ses ravages et les moyens de le combattre.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k870458/f547

Deuxième partie : la vigne et le vin aux Etats-Unis, dans le même livre à la page 914
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k870458/f917


Janvier 1877 - La question du phylloxéra en 1876
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87067k/f258

Novembre 1873 - Le phylloxera de la vigne - Les ravages de l'insecte et les tentatives de destruction - Par un naturaliste (pas de nom)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k86949w/f208

Aux alentours de l'année 1900 la littérature sur le phylloxera est abondante.



Un document pas mal fait (car pédagogique et s'adresse aux plus jeunes) de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier
L’Invasion du vignoble par le Phylloxéra - J.Paul Legros
http://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_con…
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MessagePosté le: Mar 7 Aoû - 23:30 (2012)    Sujet du message: Conservatoire cépages régionaux à Curçay sur Dive Répondre en citant

Dans le presse locale aujourd'hui, un article sur les cépages régionaux, dont un conservatoire est en voie d'aménagement à Curçay sur Dive :


Les cépages régionaux conservés à Curçay-sur-Dive - 7 août 2012
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/communes/Curçay-sur-Dive/n/Conten…



Un conservatoire des cépages va voir le jour - 18 avril 2012
http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Economie-social/n/C…


On en parle aussi chez les Hume Piot
Un conservatoire des cépages anciens dans la Vienne

http://www.confreriedeshumepiot.com/piot-Actualites.htm



Les Treilles de la Reine Blanche - 19 avril 2012
http://www.loudunais.com/les-treilles-de-la-reine-blanche/
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MessagePosté le: Mar 28 Aoû - 17:17 (2012)    Sujet du message: Un vigneron Loudunais élu meilleur agriculteur de France Répondre en citant

ETUDES - Septembre 1965



http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441798b/f51

En 1938-39, le titre de « Premier Agriculteur de France » avait été solennellement décerné par le président de la République à un vigneron du Loudunais.
Je n'ai jamais su par quelles sélections et sur quels critères il avait été choisi.
Mais l'aurai-je su que je n'aurai pu employer les mêmes méthodes, habitué par métier à rencontrer des personnages aussi différents que possible, dont l'origine, l'apparence,
la mentalité paraissent être aux antipodes les unes des autres, et croyant personnellement que, l'agriculture étant science de localité, c'est faire un bien mauvais calcul que de
la réduire à une équation unique, aussi complexe qu'on puisse la poser.


Je n'ai rien trouvé de plus, pas de listes, pas de noms ...

Il doit bien y avoir une sorte de diplôme que vous avez vu en visitant une cave, qui dit que ...????

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MessagePosté le: Lun 3 Sep - 19:18 (2012)    Sujet du message: la vigne, son histoire Répondre en citant

Émissions sur la vigne, le vignoble, le vin et les hommes, etc...



Une émission disponible encore quelques jours gratuitement et téléchargeable, sur le phylloxéra.
Très intéressante, car le phylloxéra pourquoi, comment et la lutte contre, et ensuite la réorganisation de la vigne en France.
Fléau implacable et ère nouvelle pour la viticulture : la lutte contre le phylloxéra de la vigne en France (30 minutes)
http://www.canalacademie.com/ida9393-Fleau-implacable-et-ere-nouvelle-pour-…


D'autres émissions sur la vigne :

RFI - Autour de la question :
Comment la vigne raconte la terre
http://www.rfi.fr/emission/20120509-1-comment-vigne-raconte-terre

Suite :
http://www.rfi.fr/emission/20120509-2-comment-vigne-raconte-terre



France Inter - La Tête au Carré - Vignobles et géologie
http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-vignobles-et-geologie



RFI - Carrefour de l'Europe
La vigne et le vin en Europe (rediffusion)
http://www.rfi.fr/emission/20120812-1-vigne-le-vin-europe-rediffusion

Le débat - La vigne et le vin en Europe -  2ème Partie 03-10-2010
http://www.rfi.fr/emission/20101003-2-le-debat-vigne-le-vin-europe


Sur RCF Parabole, une série d'émissions sur l'histoire autour de la vigne :
"le chemin des vignes"
http://podcasts.rcf.fr/emission/124847


Sur RCF17 - In vino veritas, voyage au pays du vin
Trois émissions, dont :
I et IIème siècle, culture, fabrication et commerce du vin en Gaule romaine - 21 mars 2012
http://podcast.rcf.fr/emission/256142


Sur RCF69 - Rendez-vous avec l'Histoire des mots
Quatre émissions sur le vin du 30 août 2011 au 27 Septembre 2011
http://podcast.rcf.fr/emission/184955


Sur RCF33, pas mal d'émissions sur le vin.
http://podcast.rcf.fr/emissions/RCF33





Émissions qui ne sont plus accessible gratuitement, mais qui peuvent réapparaître :

Canal Académie - Le vin et son histoire en France, selon le géographe Roger Dion - 11-05-2010
http://www.canalacademie.com/ida5731-Le-vin-et-son-histoire-en-France-selon…

Jean-Robert Pitte : "Le vin et la condition humaine"
http://www.canalacademie.com/ida8185-Jean-Robert-Pitte-Le-vin-et-la-conditi…


Le vin ? une géographie liquide ! par Erik Orsenna, de l’Académie française
http://www.canalacademie.com/ida8648-Le-vin-une-geographie-liquide-par-Erik…
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 19:24 (2012)    Sujet du message: Un cheval trouvé ivre dans une cave !!! Répondre en citant

Le 6 septembre 1898, les pompiers de Paris interviennent pour procéder au sauvetage d'un cheval qui gît inanimé dans la cave de son maître.
A la grande surprise de tout le monde, le cheval est ivre-mort !

L'article est dans Le Courrier de la vienne et des Deux Sèvres du 9 septembre 1898, Archives départementales de la Vienne
Mais on le trouve à l'identique dans la presse nationale :


Le Temps - Cheval alcoolique - 06 septembre 1898

CHEVAL ALCOOLIQUE. Les sapeurs-pompiers du poste voisin du boulevard de la Villette étaient
requis ce matin pour procéder au sauvetage d'un cheval qu'il s'agissait de retirer de la cave d'un marchand de vin.
Depuis quelque temps, le débitant de vin s'apercevait de vols commis dans sa cave, sans
pouvoir en découvrir les auteurs. Ce qui l'intriguait le plus, c'est que les voleurs n'emportaient rien,
mais buvaient sur place. On retrouvait les bouteilles, le goulot cassé, couchées sur le flanc et complètement vides.
En même temps, le cheval du marchand de vin, dont l'écurie était située au-dessus de
la cave, donnait des signes de malaise. Il avait des vertiges, chancelait sur ses boulets, s'abattait atout
moment sans cause apparente.

Ce matin, vers cinq heures, le marchand de vin, en descendant à l'écurie, ne fut pas peu surpris de la
trouver vide. II crut d'abord qu'on lui avait volé son cheval. Bientôt un bruit infernal venant de la cave
attira son attention. Appelant ses garçons, il y descendit armé d'un revolver, pensant se trouver en
face des malfaiteurs. A sa grande stupeur il n'y avait dans la cave que son cheval, couché au milieu d'un
tas de bouteilles cassées et détachant des ruades sur les barriques à sa portée. Ce fut en vain qu'on essaya
de remettre le quadrupède sur pieds et de lui faire remonter l'escalier. Il fallut appeler les pompiers pour
le hisser dans son écurie, où il retomba immédiatement sur le flanc dans un état offrant tous
les symptômes d'un violent mal de mer.

Le vétérinaire, appelé pour le soigner, déclara, à la surprise générale, que le cheval était simplement
ivre-mort ; il ajouta que l'animal donnait tous les signes d'un alcoolisme invétéré. Ce fut la clef du mystère pour le marchand de vin.
Ses voleurs et son cheval ne faisaient qu'un ! Il se rappela qu'il y a quelques mois Pompon (c'est le nom du cheval)
ayant été un peu surmené, on lui avait, à plusieurs reprises, donné de l'avoine trempé de vin pour le
réconforter ; un garçon d'écurie paresseux avait trouvé plus simple de lui donner à boire au goulot
de la bouteille, comme font les entraîneurs pour faire boire du champagne aux chevaux de courses.
Cela avait été une révélation pour Pompon. Depuis, l'intelligent animal, détachant son licol la nuit quand
tout le monde dormait, ouvrait le loquet de la cave avec ses dents, et descendait boire un coup clandestinement.
Malheureusement pour lui, il avait cette nuit forcé la dose, ce qui l'a perdu ; à l'avenir, le licol
sera étroitement ajusté et la porte de la cave a reçu une serrure fermant à clef.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k235745x/f3.image.r="cheval alcoolique…


Remarque : dans le journal "LE PETIT MARSEILLAIS" de 1898, il y a une photo d'un cheval alcoolique, peut-être lié au cheval de l'article du Temps ?
Mais attention, à la même époque on parle d'un vaccin contre l'alcoolisme, pour avoir le vaccin il faut d'abord rendre un cheval ivre...
On fabrique un antiéthyline qui est un sérum de cheval alcoolique.





C'est une expérience de MM. Sapelier, Broca et Thibault qui donnèrent à ce sérum antialcoolique le nom d'antiéthyline.
Source : Répertoire de pharmacie (1900) - Pages 33 et 34

http://archive.org/details/rpertoiredephar25unkngoog

On en parle aussi ici :
Le justicier - Page 95 :

http://booksnow2.scholarsportal.info/ebooks/oca4/16/lejusticier00bouruoft/l…


Dans un journal humoristique :
Le Pêle-mêle - Cheval alcoolique - 11 février 1900

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5520346s/f2.image.r="cheval alcooliqu…

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article3562





On a l'article de journal le Temps dans d'autres journaux (contenu identique) :
Leçons d'anti-alcoolisme : rédigées conformément au programme des écoles publiques, par V.-S. Lucienne... - 1899

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564647k/f59.image.r="cheval alcooliq…

La Croix - 7 septembre 1898
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k218044q/f3.image.r="cheval alcoolique…




 

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MessagePosté le: Sam 13 Oct - 23:57 (2012)    Sujet du message: La vigne dans le département de la Vienne par Jean Robert Répondre en citant

Un article de Jean ROBERT, (1896-1978) professeur à la faculté de Poitiers, Directeur de l'Institut de géographie de Poitiers.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1958…

Le début :
Les céréales dans le département de la Vienne.

Ensuite :
La vigne dans le département de la Vienne

Extrait :
Et surtout les coteaux du Loudunais où se poursuit, dans la direction de la Loire, la côte turonienne dominant la vallée de la Dive et de la Briande.
Les communes les plus occidentales fournissent les vins les plus estimés :
Berrie-Curçay, Pouançay-Ranton, Saint-Léger-de-Montbrillais, Ternay, Glénouze, Saix ont droit à l'appellation « Anjou-Saumur ».
Les meilleurs vins sont des vins blancs moelleux et fruités dont la couleur en vieillissant devient ambrée.
Le cépage le plus répandu est le Chenin. Le Cabernet, introduit du Bordelais dans la région au début du xvne siècle, donne de bons vins
rouges. veloutés. C'est en octobre que commence la vendange ; mais, pour les vins blancs, on attend, comme dans le Bordelais, que les grains de raisin
se couvrent de « pourriture noble ».
Un tiers de la récolte, 250.000 à 280.000, hectolitres, est destiné au commerce. Pendant longtemps, les vins blancs du Loudunais,
capables cependant de s'imposer par eux-mêmes, ont été vendus à Paris sous l'étiquette Chablis !..

Remarque :
A propos des vins du loudunais vendus à Paris sous l'étiquette Chablis, j'ai aussi lu ça dans une revue ancienne, mais je ne retrouve plus ...



JEAN ROBERT (1896-1978)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1978…

Il a énormément écrit sur le Poitou, et la Vienne :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_noroi_35


D'autres professeurs de la faculté de Poitiers et leurs écrits :

Abel Bouhier (1921-1997)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1998…

Quelques travaux :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_noroi_91



Paul Fénélon (1903-1993)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1994…

Ses publications :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1977…
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:05 (2017)    Sujet du message: La vigne et le vignoble dans le loudunais

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