BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS
LE FORUM DU BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

MONTS SUR GUESNES - HISTOIRE

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum -> LES QUATRE CANTONS -> CANTON DE MONTS SUR GUESNES
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
pictavius
Ptit nouveau
Ptit nouveau

Hors ligne

Inscrit le: 18 Mai 2012
Messages: 108
Localisation: Ile de France
Date de naissance: 30/12/1952
Masculin
Point(s): 0
Moyenne de points: 0
Renaudot(s): 681
Moyenne de Renaudot(s): 6,31

MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 11:28 (2012)    Sujet du message: MONTS SUR GUESNES - HISTOIRE Répondre en citant

MONTS SUR GUESNES
 





ORIGINES DU NOM


Point stratégique dès les premières époques de notre histoire.

    - Papinus de Montibus (1100 – 1108)
    - Ecclesia Sancti Laurentu de Montibus (1139 – 1180)
    - Villa de Montibus (1313)
    - Mons en la Parroesse de Saint Vincent (1455)
    - Mons sur Guesnes (1580)
    - Monts (1720)
    - Mons sur Guesnes (1782)
    - Mons sur Gaîne (1786)

Le bourg de Monts sur Guesnes dispose d’un emplacement privilégié par sa position élevée dominant les plaines environnantes.
C’est le point le plus haut du Loudunais (146 mètres).
Au siècle dernier, on pouvait voir à 1 kilomètre à l’est de Monts, une butte de terre appelée la Mothe de Saulnais.
Elle devait servir d’emplacement défensif (X et XIe siècle) grâce à un donjon en bois et torchis entouré de palissades.
Le nom de la commune ne doit en rien son nom à une rivière, car autrefois, le bourg s’appelait Monts et ce n’est qu’à cause de sa situation sur une haute plaine dominant la petite rivière « la Briande » et le bourg de Guesnes, que Monts devint Monts sur Guesnes.


Histoire

Monts sur Guesnes dépendait autrefois de la paroisse de Saint Vincent.
En 1810, la chapelle du château de Monts, sous le vocable de Saint Laurent, qui dépendait anciennement de l’abbaye de Cormery (Indre et Loire), fut affectée au service paroissial.
Une aumônerie est mentionnée en 1415. Une communauté de filles de Saint François ou cordelières, fondée en 1672, fut réunie à celle du même ordre à Poitiers avant 1769.
La terre de Monts fut érigée en châtellenie en juillet 1481, et en marquisat, novembre 1655. Ce fief, relevait du château de Loudun, et était formé des communes de :
Monts, Berthegon, Le Bouchet, Dercé, Guesnes, Maulay, Prinçay et Saire.
Cette circonscription a été modifiée en 1801.

Le canton de Monts sur Guesnes s’étend sur les anciennes provinces du Loudunais et du Mirebalais.
Cette région a été de bonne heure envahie par les comtes d’Anjou et détachée du Poitou. Jusqu’au XVIIIe siècle, ses habitants ont suivi les vicissitudes de l’Anjou malgré leur attachement moral au Poitou.
A la veille de la révolution, Monts dépendait :
    - De l’élection de Richelieu
    - Du gouvernement du Saumurois
    - De la généralité de Tours
    - Du diocèse de Poitiers

En 1790, le Loudunais et Mirebalais ont formé une partie du département de la Vienne :
Le district de Loudun, au nord du département, regroupait les cantons de Loudun, Ceaux, Saint Léger de Montbrillais, Curçay, Martaizé, Monts, Coussay, Saint Jean de Sauves.

    - Communes composant le canton de Monts :
    Berthegon, Le Bouchet, Dercé, Guesmes, Maulay, Prinçay, Saires, Monts.

    - Communes composant le canton de Ceaux :
    Claunay, Crué, Joué, Nueil, Pouant, Ceaux.

    - Communes composant le canton de Coussay :
    Chouppes, Dandésigny, Ligniers Langoust, Poligny, Verrue, Coussay.


La loi du 8 pluviôse an IX suivi de l’arrêté du 27 brumaire an X réduisit le nombre de cantons (ou arrondissements de justice de paix) à 31 en maintenant les 5 arrondissements communaux. L’arrondissement de Loudun comprend les 4 cantons de Loudun, Moncontour, Monts sur Guesnes, Les Trois Moutiers.

Le canton de Monts s’agrandit donc du canton de Coussay et de la moitié du canton de Ceaux, il est composé des 14 communes de :
Pouant, Nueil sous Faye, Dercé, Prinçay, Monts, Le Bouchet, Guesnes, Berthegon, Saires, Verrue, Ligniers Langoust, Dandésigny, Coussay, Chouppes.

Le 1er août 1849, Ligniers Langoust, Dandésigny et Verrue se réunissent et forment la commune de Verrue.
En 1972, il est décidé de réunir les communes du Bouchet et de Claunay pour former la Roche Rigault. Cette décision est ratifiée en 1977.

Le canton de Monts sur Guesnes se trouve composé à l’heure actuelle des 11 communes de :
Prinçay, Saires, Monts, Dercé, Berthegon, Guesnes, Pouant, Nueil sous Faye, Chouppes, Coussay, Verrue.



L’église

Eglise du XVIIe siècle, classé monument historique (13 avril 1979)

Ancienne  chapelle du château (nef gauche 1655) devenue église paroissiale en 1810, elle possède à l’intérieur un magnifique retable de pierre XVIIe ainsi que trois exceptionnelles épitaphes de marbre de carrare dues au sculpteur Nicolas Coustou. Elles relatent les titres et hauts faits des seigneurs de Monts (familles Frézeau de la Frézelière).


Le château

Jusqu’au milieu du XVe siècle, le château de Monts était un château fort  défensif, entouré de douves sèches.

Vers la fin du XVe siècle, certainement au moment de l’érection de la terre de Monts en châtellenie, le château se transforma et le logis seigneurial, jouxtant la tour ronde, fut construit. Une chapelle dédiée à Saint Laurent, a été édifiée un peu plus tard en dehors de l’enceinte du château.

Au XIXe siècle, l’importance du château diminua : sur les plans, il n’apparaît plus que sous le nom de « Maison de Monts ».
Les bâtiments furent morcelés en plusieurs propriétés, c’est ainsi que le logis seigneurial servit d’hôtel restaurant jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Le château par lui-même, a malheureusement subi les outrages du temps, mais des restaurations sont en cours et deux magnifiques tours ont déjà été refaites.
Dans la cour, il existe encore la tour à l’escalier dans laquelle monte en spirale une frise de pierre sculptée, représentant, en bas, une chasse avec le chasseur, les chiens et le gibier, et au-dessus, une guirlande de feuillages et fruits.

Famille Frezeau de la Frézelière

Marquis de Monts
Monts sur Guesnes peut s’enorgueillir à juste titre d’avoir eu pour Marquis, les artilleurs les plus compétents en matière de modernisation de l’artillerie française au XVIIe siècle.
Famille noble d’Anjou connue depuis le XIe siècle, c’est la branche cadette qui s’installe à Monts.
Le premier fut François Frézeau de la Frézelière qui épousa en 1648 sa cousine Charlotte, issue des Montmorency.
Marquis de Monts par ordonnance royale de 1655, il sert dans l’artillerie avec compétence et réorganise entièrement cette arme en lui apportant plus de légèreté et de mobilité lui conférant de la sorte, une efficacité redoutable qui en faisait la meilleure d’Europe, préparant ainsi la voie à Gribeauval. Il sera tour à tour, Maréchal de camp en 1677, puis lieutenant général de l’artillerie en 1688 et enfin Commandant des arsenaux en 1697. Saint Simon disait de lui :
« Il servait encore à 80 ans avec la vigilance d’un jeune homme et une capacité très distinguée, c’était d’ailleurs un homme plein d’honneur et de valeur, modeste et très homme de bien ».

Il eut avec Charlotte sept enfants, les garçons acquérant les plus hauts grades de l’artillerie. Les derniers du nom, furent Hilarion Frézeau de la Frézilière qui épousa en 1731 Françoise Marguerite Claire Boudeville. Ses fils Hilarion Gilles Anne né en 1733 et Ambroise Hilarion Marie né en 1738 moururent sans postérité. Ainsi s’éteignit cette illustre famille d’artilleurs à qui le pays Montois doit la chapelle devenue église paroissiale.






Les métiers du bois dans le pays montois

Plus grand ensemble boisé du Loudunais (environ 3000 ha), la forêt de Scévole prend une place prépondérante dans la vie de chaque Montois et ce depuis plusieurs siècles. Dans le canton nombreux sont ceux à avoir mis leur art et leurs traditions de travail au servie de ce noble matériau qu’est le bois.


Le charbonnier

Lorsque la charbonnière ne fumait plus, l’extraction du charbon pouvait commencer, mais là encore, c’était une opération délicate car il ne fallait pas que l’oxygène de l’air ravive certaines braises.
Dans notre région, l’activité s’est arrêtée dans les années 1950, après un certain regain d’activité pendant la dernière guerre. A Monts, le nom de la famille Doublet est attaché à cette activité.

Saint Thiébaud, capable de carboniser un arbre de quelques essences en l’enveloppant de son manteau, était leur patron spirituel.


Le tourneur-chaisier

Ils faisaient partie de la corporation des charpentiers au XIIIe siècle. Louis XI leur donna des statuts particuliers en 1467, renouvelés en 1573.

L’apprentissage durait quatre ans. Héritiers des écuelliers qui œuvraient jadis en forêt, les tourneurs sur bois confectionnaient jattes, échelles, quenouilles, fuseaux, mortiers et pilons en bois, etc…
En 1600, Henri III leur accorda de faire des parasols, boules et chaises, d’où le nom de tourneurs-chaisiers spécialisés.
En 1678, ils font aussi des objets en buis, érables, écaille, ivoire (boule de billard) et exécutent surtout des rouets, têtes à perruque, bras et jambes artificiels (suite des guerres !). Leurs patrons étaient Sainte Anne et Saint Michel.
C’était un travail qui n’employait que peu de personnes dans le canton : au maximum 4 en 1861.
Samuel Touillet et Camille Gallois, les derniers représentants de la profession ont arrêté leur activité vers 1914.
Le sabotier

Les quartiers de bois qui deviendront des sabots sont bloqués sur la chèvre par paire, entre des coins de bois.
Là commence le creusage. Il débute avec la tarrière : un trou dans le talon et un autre en direction de la pointe du sabot.
Ces trous sont agrandis avec des cuillères de formes et de tailles différentes, jusqu’à obtenir le logement suffisant pour le pied.
L’extrémité est ensuite polie. Le paroir, sorte de grande lame articulée à une extrémité permet de diminuer les côtes du  sabot. Un racloir, flexible les élimine complètement.

Enfin, avant d’être vendue, les sabots sont décorés à la gouge puis vernis ou cirés.
Malgré un regain d’activité pendant la période de pénurie de la dernière guerre, cette activité, qui employait plus de 20 personnes dans le canton en 1860, a commencé à péricliter au début du siècle pour disparaître vers les années 1950.
Les derniers sabotiers ont été Dominque Dessiou et Auguste Giraud à Monts, Abraham Albert à Verrue et Edmont Gandier à Berthegon.


Le boisselier

Le boisselier est un artisan qui fabrique les boisseaux et les autres mesures de capacité en bois telles que les hectolitres, décalitres, litres … (Le boisseau de Monts valait 13, 91 livres). Quelques fabricants joignirent à cette industrie les tamis, les cribles, les sceaux en bois et les caisses de tambours.

Pour la fabrication, l’ouvrier utilise des planches de hêtre ou de chêne minces et d’une grande flexibilité. Afin de les rendre plus malléables, le boisselier met les planches dans l’eau et les roule ensuite sur des moules, puis il pace les fonds ainsi que les bordure en se référant aux jauges correspondantes.
La grande difficulté est de faire les mesures d’une justesse irréprochable.

Cette activité qui occupait 4 personnes à Monts en 1836, s’est arrêtée vers 1872. Le dernier boisselier s’appelait Emmanuel Rousseau, mais il faut citer aussi Victor Boisgautier, François Méchineau, Jean Jacques Rousseau et Marcille Lemoine ses prédécesseurs.


Le charron

Patrons : Saint Joseph et Sainte Catherine

Avec les mutations technologiques intervenues depuis de nombreuses années, dans le machinisme agricole, cette activité a complètement disparue du canton.

Les derniers à avoir exercé ce métier sont André Gouin à Monts et Henri Levieux à Verrue.
Vers 1900, cette activité importante occupait :

- 9 personnes à Monts
    Ernest et Georges Gouin, Ernest Dumas, Alexandre Gouron, Charles Charbonneau, Albert Patry, Louis Cerisier, Fernand Valix et Ernest Barbot.

- 4 personnes à Guesnes
    Louis Roger, Alexandre Serel, Stanislas Corbineau, Ernest Pillegrault

- 3 à Verrue
    Marcel et Wulfranc Auriault, Jean Baptiste Dubois

- 2 à Nueil
    Charles David et Ferdinand Penot

- 2 à Coussay
    Xavier Bellan et René Fontaine


Le tonnelier
On l’appelait autrefois Doleur car il faisant grand usage de la doloire (hache). Son protecteur est  maître Jacques et son patron Saint Jean Baptiste.

Quand le tonneau est fini, il ne reste plus qu’à faire les trous de la bonde, de la « cannette » et éventuellement du « douzil ».
Grâce à la production de vin de la région, la tonnellerie occupait 3 à 4 personnes à Monts vers 1900. Ils s’appelaient : Pierre Lambleux, Clément Gallais, Clément Gouin.

Dans le canton, c’est maintenant le menuisier qui exerce cette activité devenue annexe.


Le menuisier

Sa patronne est Sainte Anne, le mot ébéniste n’apparaît qu’en 1743.
En 1836, il y avait à Monts 17 menuisiers y compris les ouvriers et apprentis. Ils étaient encore 15 en 1901.
En 1984, le métier n’est plus exercé dans le canton que par :
Clotaire Bourreau et Jacques Jouteaux à Monts
    Joël Picard à Chouppes
    Georges Savineau à Coussay
    Jean Marie Picard à Guesnes
    Silvio Vit et Stéphane Zieliensky à Verrue

De nombreux artisans ont marqué la profession. Au début du siècle, on pouvait voir à leurs établis :
Eugène, Adrien et Séraphin Orillard, Emile Petit, Abel et Samuel Lambleux, Louis Deblais, François et Raphaël Albert, Delphin Penot.


Le charpentier

En dehors de Monts et Verrue, où l’artisanat était important, les habitants des communes de Dercé, Prinçay et Saires étaient spécialisés dans la charpente.
Au début du siècle, Joseph Lambleux, Auguste et Désiré Pelletier exerçaient à Dercé tandis qu’Auguste Berthault, Philomin et Octave Gardon, Joseph Sicard et Ernest Bluteau travaillaient à Prinçay. A Saires, il y avait Ernest Vivier et Auguste Chamballon.

En 1984, n’exercent plus ce métier que James Bruneau à Monts. Gaëtan, Jean Noël et Patrice Perdriau ainsi que Jean Bruneau à Dercé, Silvio Vit à Verrue.
Les saints patrons des charpentiers sont Saint Blaise et Saint Joseph.


Le scieur de long

Les scieurs de long ont exercé leur activité principalement dans la forêt de Scévolle.
A Verrue, ils étaient 11 en 1851 et encore 5 en 1900 :
Pierre, Paul et Eugène Delagarde, Albert Sévère et Joseph Lambert.
A Guesnes, on pouvait voir à la même époque :
    Clément Chaussenery, Auguste Leclerc, Victor Eragne, Joseph Tranck, Louis Pelletier et Louis Laroche.

Ce travail très fatiguant a été remplacé par les scieries fonctionnant à la vapeur puis à l’électricité.
Sur le canton de Monts, le sciage est une activité encore importante.
La scierie de Mr Paul Richer à Pouant emploie 10 personnes et Mr André Barbot à Chouppes travaille avec 3 ouvriers.

A Dercé, Guy Hérault et Marcel Hérault possèdent chacun une scierie.



Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 11:28 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    BIEN VIVRE EN LOUDUNAIS Index du Forum -> LES QUATRE CANTONS -> CANTON DE MONTS SUR GUESNES Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Thème subSilver modifié par Caro