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Un incendie partit de Saix ravage la forêt de Fontevraud

 
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pictavius
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MessagePosté le: Lun 17 Sep - 20:44 (2012)    Sujet du message: Un incendie partit de Saix ravage la forêt de Fontevraud Répondre en citant

L'été 1898 fut très chaud, en particulier le mois d'août :
http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1890-1899

Il s'en suivit au mois de septembre des incendies dans la Vienne, en particulier la région de Saix et Roiffé, et les 8 ou 9 septembre 1898 un incendie de forêt (mais aussi de brandes), ravagea pendant 4 jours un secteur allant de Saix à Brézé et Couziers.
On voyait le brasier du château de Saumur. La forêt qui brûle est la forêt de Fontevraud, une forêt millénaire, la forêt de Bor !
On parle aussi de la colonie de Saint-Hilaire... Une autre page d'histoire...
Je n'ai pas trouvé d'incendies en juillet, août, tout se passe en septembre... Les spécialistes doivent avoir la réponse...




Le Journal de la Vienne - La chaleur en août - 19 août 1898
Depuis quelques jours, nous avons à supporter une chaleur qu'on peut qualifier de « sénégalienne ».
C'est qu'en effet, c'est généralement en août que l'été atteint son maximum de chaleur.
Sept fois, en 1788, 1789, 1810, 1821, 1823, 1851, 1855, le fait s'est produit après le 20 août ; les maximum ont été de 30, 7, 30, 3, 31, 31 3 etc.
La journée la plus chaude observée à Paris - depuis qu'on a établi l'Observatoire - a été celle du 26 août 1765, jour où l'on a constaté 40° centigrade au nord et à l'ombre.
La moyenne d'août, depuis le commencement du siècle est de 18 4. Aujourd'hui, à une heure, le thermomètre, à Poitiers, a dépassé 32 degrés à l'ombre.





L'Avenir de la Vienne - La canicule - 24 août 1898
C'est aujourd'hui 23 août que finit la « canicule ».
Allons-nous voir cesser en même temps les épreuves que nous inflige depuis bientôt deux semaines notre ciel embrasé !
Il faut l'espérer, et peut-être doit-on même le croire, non sans doute sur la foi des gens de la campagne, qui attribuent à la canicule toutes sortes de maléfices,
mais parce qu'un rafraîchissement de l'atmosphère à cette époque de la saison est dans l'ordre naturel des choses.
Nous avons sous les yeux le tableau des températures les plus élevées constatées à Paris, depuis que les observations thermométriques régulières ont été enregistrées à l'Observatoire, c'est à dire depuis près de cent ans.
Ces maxima se montrent en juin quelquefois, le plus souvent en juillet et en août, mais il est extrêmement rare qu'on les remarque après le 23 août.
Il n'y a, dans ce long intervalle, que deux exceptions à signaler : le 2 septembre 1810, à deux heures de l'après-midi le thermomètre marque près de 32 degrés à l'ombre.
L'autre exemple, beaucoup plus récent, est fourni par le mois de septembre 1895 dont on se rappelle certainement la chaleur anormale : le 7 septembre 1895 on enregistre 36 degrés centigrades.





Le Courrier de la Vienne et des Deux Sèvres - Incendie à Bournand - 02 septembre 1898
Incendie dans un bois
Bournand - Félix Robin, fermier au Haut-Vernais, se trouvait dimanche dernier dans sa cour, lorsqu'il aperçut une fumée épaisse s'élever au-dessus du bois dit de 'l'Enfer,
sis à environ 400 mètres de son domicile et appartenant à M. Herbault, greffier du tribunal de Loudun.
Robin s'empressa de se rendre sur les lieux, accompagné par son voisin Moreau, son domestique et son fils.
A leur arrivée, ils constatèrent que les flammes avaient déjà parcouru une dizaine d'ares de taillis, brûlant de l'est à l'ouest le long d'un chemin d'exploitation.
La partie brûlée comprend 60 ares environ. Cet incendie est encore dû à l'imprudence d'un fumeur.





Avenir de la vienne - Incendie Roiffé - 07 septembre 1898
Roiffé
Incendie - Un hectare et demi environ de bois taillis de 5 à 6 ares, a été ravagé par le feu.
Sans les prompts secours le feu aurait pu gagner le village des Renault et prendre de très graves proportions.
L'incendie a pris naissance sur le bord d'un chemin d'exploitation qui traverse ce bois. Il doit être attribué à l'imprudence d'un fumeur.





Le Courrier de la vienne et des Deux Sèvres - Incendie à Roiffé - 08 septembre 1898
Un nouvel incendie
Roiffé
- Le feu s'est déclaré le 3 septembre dernier, vers 7 heures 30 du matin, dans la demeure des époux Traby, propriétaires en cette communes.
Un bâtiment et de nombreux objets, le tout évalué à la somme 760 fr. et assuré, ont été dévoré par les flammes.
La cause de cet incendie est due à la présence d'un fagot de bois que la femme Traby avait déposé à proximité de la cheminée où elle faisait cuire des pommes de terre pour ses animaux.





Avenir de la vienne - Incendie Roiffé - 08 septembre 1898
Roiffé

Encore un incendie - Le 3 septembre, vers 7 heures du matin, la dame Traby, propriétaire à la Croix de Chaumes allumait le feu dans la cheminée de sa maison
pour faire cuire des pommes de terre (...) dans une marmite et quittait ensuite son domicile. Quand elle revint, après après une absence de 10 minutes à peine.
Le feu s'était communiqué à un fagot de branches de sapin et commençait à gagner le plancher. Madame Traby donna aussitôt l'alarme ; les habitants du hameau accoururent et après une heure  de travail on était maître du feu.
Les pertes, consistant en bâtiment, foin et autres objets s'élèvent à 700 fr. environ.





Le grand incendie qui démarre de Saix est l'article qui suit, on a le même article dans d'autres journaux comme Le Temps, le Figaro et les journaux de la Vienne :

Le Gaulois - Incendie à Saix - 10 septembre 1898
Violent incendie
Saumur
- Un incendie considérable a détruit plus de mille hectares de bois. Le feu, partant de Saix (Vienne), s'est propagé avec rapidité, gagnant les communes de Saix, Couziers, Brezé et Fontevrault.
Depuis deux jours, les habitants de ces communes et la garnison de Fontevrault travaillent nuit et jour à combattre le fléau.
Les soldats, ayant à leur tête leurs officiers, ont combattu avec une rare énergie.
Plusieurs hommes se sont trouvés mal, tombant de fatigue et de soif, la chaleur étant devenue absolument intolérable dans ce pays sans eau.
Le lieutenant de louveterie, M. Hudault, en tête de la compagnie de sapeurs-pompiers de Fontevrault, et le sous-préfet de Saumur se trouvaient sur les lieux du sinistre.
Un détachement de l'école de cavalerie de Saumur est mandé en toute hâte pour arrêter les progrès de l'incendie sur Fontevrault et Champigny.
La ferme Fouquet, située au milieu des bois, entourée de feu, a été protégée par les soldats du 135e, sous le commandement d'un lieutenant.
Les détenus de la colonie de Saint-Hilaire (Vienne) ont travaillé avec beaucoup d'entrain et sont encore sur le terrain.
Pendant cet incendie, un autre feu s'est déclaré dans une maison appartenant à M. Baudoin, propriétaire à Saint-Cyr ; les habitants étaient dans les bois, Le feu a pu être circonscrit grâce à l'énergie des femmes,
qui ont prêté le plus vaillant concours. Les pertes sont estimées à 10,000 fr.
Au dernier moment, on annonce que la colonie de Saint-Hilaire est menacée par le feu qui n'est plus qu'à quelques centaines de mètres.






Avenir de la vienne - Incendie Roiffé - 12 et 13 septembre 1898
Forêts en feu

Un incendie s'est déclaré dimanche à midi dans les bois situés entre Roche-Marteau et la ferme de Bellevue, dépendant de la colonie St-Hilaire, commune de Roiffé.
M. le Préfet de la Vienne s'est rendu ce matin à St-Hilaire.





Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - 12 septembre 1898
Immense incendie dans les bois de Bizay, Grandfond, etc.

SAIX. - Jeudi, vers une heure de l'après-midi, l'on voyait d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus des coteaux dans la direction de Fontevrault.
Bientôt le ciel était totalement obscurci de ce côté et l'on apercevait même les flammes. Les nuages apportaient jusqu'à Saumur des débris de brandons éteints et une forte odeur de brûlé se répandait partout.
Un incendie d'une violence inouïe venait d'éclater dans les bois. Un moment, on a pensé que la forêt de Fontevrault était en feu. Il n'en était heureusement rien ; le vent qui soufflait du Nord-Est poussait le feu du côté opposé.
Le feu, parait-il, a éclaté sur la limite de la route de Saix à Fontevrault, dans la vienne. En quelques heures, il se propageait sur une étendue de deux lieues, gagnant les bois de
Pas-du-Loup, Bizay, Grandfond et le soir, à 7 heures arrivait jusque sur le territoire des communes de Brézé et de Saint-Cyr.
La rapidité avec laquelle se propageait l'incendie, bien que le vent soit peu élevé, était effrayante. Ravageant d'abord les broussailles, herbes sèches, bruyères et ajoncs,
la feu gagnait ensuite les arbustes et les plus hauts arbres, chênes, bouleaux, sapins dont les feuillages s'enflammaient subitement et dont les branches sous l'action de cette chaleur torride, crépitaient et se brisaient souvent avec un bruit effroyable.
A la nuit, le spectacle était sans doute terrible, mais cependant grandiose et les spectateurs ne se lassaient pas de voir ces immenses gerbes de feu s'élevant parfois très haut surtout quand sur le passage du feu se trouvaient de grands arbres.
Grâce au vent du Nord-Est, toute la partie des bois située du côté de Fontevrault et du côté de Champigny, a été épargné. Le feu s'est arrêté aux plaines de Brézé et de Saint-Cyr.
L'incendie a pris fin, vers une heure vendredi matin, après avoir ravagé une étendue de près de deux lieues de bois et de landes, appartenant à de nombreux propriétaires.
Dès le début, les gendarmes de Fontevrault et de Saumur se sont rendus sur les lieux ainsi que les soldats du 135e, les colons de Saint-Hilaire, M. Achille Hudault, lieutenant et M. Porcher, sous-lieutenant des pompiers, et de nombreux propriétaires des communes sinistrées.
La troupe n'est rentrée à Fontevrault qu'à 4 heures ce matin.
Le parquet de Saumur s'est également transporté sur la route de Saint-Cyr.
Jusqu'à une heure très avancée de la nuit, les curieux sont restés sur les coteaux et sur tous les points élevés de Saumur pour contempler ce spectacle. De longtemps on n'avait vu, paraît-il, un incendie si violent.
La façade Est du château de Saumur était éclairé comme par un immense feu de Bengale, le ciel était rouge sur une très vaste étendue.
Les pertes doivent être assurément considérables et en grande partie subies par M. le marquis de Brézé.




Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - Incendie à Roiffé - 13 et 14 septembre 1898
Grave incendie

On nous écrit de Roiffé :
Aujourd'hui dimanche 10 septembre, un très grave incendie dû, croit-on, à l'imprudence d'un fumeur, s'est déclaré vers midi dans des bois appartenant à différents propriétaires de la commune.
Une étendue de cent cinquante hectares environ a été ravagée par la flamme. Les pertes sont considérables.






Avenir de la vienne - Feu dans les bois - 14 septembre 1898
Le feu dans les bois

Le Courrier de Saumur nous apporte ce matin des renseignements complémentaires qui ont éclaté à la limite des départements de la Vienne et du Maine et Loire :
Samedi et dimanche le feu a continué à brûlé dans les bois de Fontevrault et de Brézé, mais avec beaucoup moins de violences que les jours précédents.
On peut même dire que le feu était à peu près éteint mais que ça et là les flammes apparaissaient de temps en temps pour disparaître tout d'un coup et apparaître plus loin.
Où l'incendie paraissait le plus sérieux c'était dans les bois de Champigny où ça flambait encore assez fort ainsi que du côté de la colonie de Saint-Hilaire sur le territoire de la commune de Saix, dans la vienne.
Hier soir, on pouvait considérer le danger comme à peu près conjuré et e n'était plus que du côté de Saix que l'incendie était à craindre.
Nous dirons que dans la journée de samedi, la ferme de Chanteloup a été fortement menacée par le feu et qu'elle n'a pu être sauvée que grâce au dévouement et au zèle déployé par un détachement du 135e.
Dimanche soir, c'était au tour de la ferme de Bellevue d'être sérieusement en danger. Il a fallu, pour la protéger, envoyer sur les lieux, un nouveau détachement de soldats.
Bellevue se trouve sur la commune de Roiffé dans la vienne. Aussitôt le danger cerné, la pompe de Fontevrault accompagnée, comme nous l'avons dit plus haut d'un détachement du 135e, s'est portée
sur les lieux où se trouvait déjà la brigade de gendarmerie des Trois-Moutiers, et au bout de deux heures de travail, tout danger était conjuré. En somme, on peut dire que l'incendie est à peu près fini.
Reste à connaître les dégâts occasionnés par ce sinistre qui a duré près de quatre jours et qui, pendant deux jours surtout, a été d'une violence extraordinaire. Ils doivent être considérables et nous les ferons connaître à nos lecteurs
aussitôt qu'ils auront été évalués.
Nous apprenons qu'on est enfin parvenu à se rendre maître du feu, 15 hectares environ de bois situés sur la commune de Roiffé et dépendant de la colonie de Saint-Hilaire ont été détruits.
Les pertes s'élèvent à 30.000 francs environ.






Le Courrier de la vienne et des Deux Sèvres - Incendie Roiffé - 14 septembre 1898
Grave incendie

Roiffé - Dimanche dernier, un très grave incendie dû, croît-on, à l'imprudence d'un fumeur, s'est déclaré vers midi dans des bois appartenant à différents propriétaires de la commune.
Une étendue de cent cinquante hectares environ a été ravagée par la flamme.






Avenir de la vienne - Incendie de Saint-Hilaire - 16 septembre 1898
Nous lisons dans le Patriote d'Angers :
M. Gaston Joliet, le sympathique et dévoué préfet de la vienne, est venu sur place, dès la nouvelle de l'incendie de Fontevrault, afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour
protéger les colonies pénitentiaires qui se trouvent à proximité de Fontevrault, sur le territoire de son département.
Ces colonies sont dépourvues, ce qui est absolument déplorable, de tout service de secours en cas d'incendie.
C'est grâce au dévouement de M. le lieutenant commandant la compagnie des pompiers de Fontevrault dont le zèle a été au-dessus de toute éloge dans cette circonstances, que la ferme de
Bellevue, située sur le territoire absolument étranger au théâtre des opérations de la compagnie des sapeurs-pompiers de Fontevrault, a dû d'âtre saine et sauve.
M. le préfet Joliet a tenu à remercier lui-même ce brave officier de pompiers qui a préservé par sa noble conduite et celle de ses dignes collaborateurs, la belle colonie de Bellevue, propriété du département de la Vienne.
Il faut espérer que le gouvernement de la République saura récompenser, comme il le mérite, l'acte généreux accompli par M. le lieutenant commandant la compagnie des pompiers de Fontevrault qui est resté
à son service quatre jours et quatre nuits consécutifs, sans prendre aucun repos, stimulant par sa présence et son énergie le zèle de ses compagnons.






Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - Incendie à Roiffé - 16 septembre 1898
Roiffé - L'incendie de dimanche

Voici quelques détails sur l'incendie qui s'est déclaré dimanche, à midi, dans les bois de notre commune, à la hauteur du 125e kilomètre de la route de Saumur à Limoges, et dont le journal de l'Ouest a dit quelques mots dès lundi.
Le feu prit de suite des proportions considérables et à 1 heure 30 tous les bois de la Roche-Marteau étaient en flammes.
Heureusement, et grâce au concours aussi intelligent que dévoué de la garnison de Fontevrault, der M. Hudeau, des colons de Saint-Hilaire, et des habitants, on put faire arrêter le feu sur la route de Saumur et sur le chemin des Caves-Ragot.
On ne saurait trop remercier les pompiers de Fontevrault, les soldats et les colons qui, sans se soucier des fatigues récentes causées par les incendies de Brézé et de Chanteloup, sont venus rapidement à l'aide, et ont permis de limiter
à une centaine d'hectares l'étendue des bois brûlés.
Sans eux, un millier d'hectares auraient été détruits et le hameau de Porteau aurait couru de sérieux dangers.




Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - Incendie à Roiffé - 17 septembre 1898
Les incendies de forêts

Nous étions loin de la vérité quand nous annoncions que le feu avait dévoré environ 1,500 hectares de bois.
Un de nos confrère d'Angers donne en effet, les informations suivantes :
Le feu a dévoré 3,500 hectares de bois. Sur ces 3,500 hectares, 15 appartiennent à l'Etat et le reste à divers propriétaires des communes de Fontevrault, Turquant, Parnay, Saint-Cyr-en-Bourg, Brézé et Epieds.
Les pertes, évaluées à 280,000 francs, sont en partie couvertes par des assurances.






Le Courrier de la Vienne et des Deux Sèvres - Incendie Saumur - 19 et 20 septembre 1898
Huit kilomètres de forêts en feu

Saumur, 17 septembre - Le feu a repris dans les bois ; mais cette fois du côté de l'étang de Cunault, et en quelques heures il s'est propagé avec une rapidité effrayante. Tous les gens du voisinage
sont accourus sur les lieux du sinistre et l'ont combattu avec un courage admirable.
Ils ont pu sauver deux ou trois fermes qui ont été à un moment très menacées. Mais, malgré tous leurs efforts, l'incendie a exercé de terribles ravages sur plus de huit kilomètres dans la direction de Cunault à Milly.
Les pertes sont considérables et atteignent sept ou huit propriétaires, parmi lesquels MM. de Terrebasse, Allard, Baudriller, etc.
Comme toujours, on croit à la malveillance. Toute la contrée est atterrée.





Avenir de la vienne - Incendie Saix - 28 septembre 1898
SAIX

Incendie - Le 24 courant, le feu se déclarait dans les bois sis sur cette commune, vers 10 heures du matin.
Dès qu'il fut aperçu quelques ares seulement brûlaient, mais vu le manque de secours et malgré les efforts énergiques de quelques travailleurs sous la direction de 4 gendarmes de Fontevrault et de détachement de St-Hilaire,
arrivé des premiers sur les lieux, le feu prenait une grande extension.
Les secours demandés aux Trois-Moutiers et à Fontevrault arrivèrent malheureusement trop tard. 30 hectares environ de bois, estimés 1 800 fr. furent la proie des flammes.
Les pertes non assurées sont supportées par plusieurs propriétaires, la majeure partie par M. Dumareau, habitant Loudun. La cause de ce sinistre est inconnu.






Avenir de la vienne - Incendie St Léger - 29091898
Saint-Léger
- Ces jours derniers, le jeune Guinfolleau, berger chez M. Frémont, fermier à Berrie, avait été chargé, tout en gardant ses moutons, de faire brûler des tas de chardons, ordre qu'il exécuta.
Le feu activé par le vent suivit les herbages des champs du Coudrais, malgré les efforts de cet enfant pour l'éteindre, il gagnait ensuite le bois de la Coutardière appartenant à M. de Dreux-Brézé.
De prompts secours furent organisés et le feu, qui aurait pu devenir conséquent fut bientôt circonscrit. les pertes sont évaluées à 100 fr. environ.





Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - Incendie à Saix - 29 septembre 1898
Saix - Encore le feu ! - Le 24 septembre, les gendarmes étaient en tournée aux environs de l'école de réforme de Saint-Hilaire, aperçurent dans la direction du village de la Tourette une épaisse fumée s'élevant au dessus des bois.
A leur arrivée, ils trouvèrent une dizaine de personnes qui, à l'aide de perches, combattaient, mais en vain, l'incendie ayant déjà parcouru deux ou trois hectares environ.
Des tranchées furent faites et les voisins étant accourus en grand nombre, on put, après trois heures de travail opiniâtre, circonscrire l'incendie dans son foyer. Une heure plus tard, tout était éteint.
La majeure partie des bois détruits appartient à M. Dumereau, propriétaire à Loudun, et le reste à divers autres petits propriétaires. Les pertes atteindront 1.800 francs, il n'y a pas d'assurance.





Le Journal de la Vienne et des Deux-Sèvres - Incendie à St Léger - 30 septembre 1898
Saint-Léger - Incendie
- A cinq heures du soir, le 25 septembre, Louis Pouvreau, garde particulier chez M. de Dreux-Brézé, propriétaire du château de ...
était à son domicile, lorsqu'il aperçut de la fumée vers le village de la Coutardière.
A son arrivée, il s'aperçut que le feu était pris dans les herbes sèches du champ de la Coudraie et appartenant à son maître, la flamme allait gagner un petit bois.
Les secours rapides ont permis de circonscrire le feu qui n'a consumé que 75 ares de bois appartenant à MM. Gigot et Rajos.
L'incendie est dû à l'imprudence du jeune Guimpolleau Eugène, 12 ans, domestique à Berrie.



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En 1933 un incendie qui ravagea 6 000 hectares, toujours sur Saix et Roiffé :
Le Temps - Incendie Saix et Roiffé - 14 août 1933


Un incendie a éclaté vendredi après-midi et continuait encore hier soir sur les territoires des communes de Saix et de Roiffé, dépendant du département de la vienne.
On évalue à 6,000 hectares environ les bois et les landes ravagées.



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LA FORÊT DE FONTEVRAUD


La forêt de Fontevraud de nos jours (on remarquera l'orthographe Fontevrault...) :
http://mapcarta.com/18381380

La forêt entoure la ville de Fontevraud, au Moyen-Âge, elle devait s'étendre jusqu'aux régions boisées des alentours de Bournand et de Vézières, comme les bois de Chalmont.
Cette forêt existe depuis les temps anciens (Gaule et avant ?), elle confère certainement à l'abbaye une sorte d'isolement.
Cette forêt est bien sûr le lieu où Robert d'Arbrissel (1047-1117) s'installe avec sa communauté près de la source fons Ebraldi, la forêt est dans le diocèse de Poitiers.

La forêt ne s'appelait pas Fontevraud, mais Bor

Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine : par J.-X. Carré de Busserolle,.... Tome I
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2100400/f310.image.r="foret de fontev…

Bor (garenne ou bois de]. Boscus de Bor, 1114. Foresta quœ dicitur Bornus, XIIIe siècle.
- Bor, ou Bort est le nom primitif de la forêt de Fontevraud qui s'étendait sur les paroisses de Candes, Cinais, Couziers, Fontevraud, Lerné, Roiffé, Seuilly et Thizay. Au XIIIe siècle, il s'appliquait plus particulièrement
aux bois situés entre Lerné, Couziers, Thizay et Seuilly. Par une charte du mois de février 1269, Guillaume de Marmande, seigneur du Coudray (Montpensier), donna à Aimery Sanglier, chev., en récompense des services qu'il lui avait rendus,
une partie de sa Garenne de Bor « c'est à scavoir, « dou chemin qui va par davant la meson feu Guillaume Barraau jusques au chemin qui vient de Chinon à Fontevrault, d'une partie, envers Lerné, e jusques à la Cocuere, e jusques
au lo qui départ la garenne feu Jehan de la Roche, de l'autre partie, envers Lerné. »
– L'abbaye de Seuilly avait le droit de garenne sur une partie de la forêt de Bor (1279).
(Arch. de Maine-et-Loire, titres de Fontevraud.
– D. Rousseau, VI, 2332 ; VIT, 3304.
- Bibl. de Tours, fonds Salmon, titres du Coudray.
- C. Port, Diction. hist. de Maine-et-Loire, I, 421.)




 Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411396m/f501.image.r="foret de fontev…

 Botz, Bor, Boz, XIIe s.
- Homonyme en Maine-et-Loire : Botz, au XIe s. Bornus, au XIIe Bornum, au XVIe Bour, Bor, Boz. Dans le même département Bort est le nom primitif de la forêt de Fontevraud ;
Beau, commune de Turquant, est noté Born au XIIe s.
Cette localité de même que Botz (Maine-et-Loire) est située sur l'emplacement d'une ancienne forêt, dont celle de Fontevraud n'est qu'un débris.
Sans doute dénomination préromaine.



Cette forêt de Born était très mal fréquentée :
LA LÉGENDE & LE MIRACLE D'EVRAUD
Par le Colonel L. PICARD

La mauvaise renommée de la forêt de Fontevrault, ou forêt de Born (Bornum), comme on l'appelait alors, y prêtait. Elle passait pour un repaire de bandits et portait un surnom qui, en deux mots, résumait toute la terreur
qu'elle inspirait aux voyageurs obligés de la traverser pour se rendre de Saumur à Chinon ou à Loudun. Dans le peuple, on ne la désignait que sous le nom de Forêt de Tranche-Col.
Cette mauvaise réputation datait de loin car saint Martin aurait prédit « Que cette forêt de meurtres deviendrait une forêt de prières et qu'elle serait habitée par de grands saints ».
Et, selon les chroniqueurs, c'est Robert d'Arbrissel qui aurait été désigné par la Providence pour réaliser cette prédiction.
Ce fut auprès d'une fontaine que Robert installa le troupeau de fidèles qu'il amenait à sa suite, près de 3.000 personnes, au dire des contemporains.
Cette fontaine est désignée dans les premières chartes de l'abbaye, c'est-à-dire dans les premières années du XIIe siècle, sous le nom de Fons-Ebraldi ou Fons-Evraudi, Fontaine d'Evraud.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k414897c/f18.image.r="foret de fontevr…




Fontevraud est en Anjou, mais nous sommes limitrophe du Poitou, et si Brézé est en Anjou, dans des documents anciens,
Brézé est dit être en Loudunais. Un partie de la forêt était sur le domaine de Roiffé (ou paroisse de Roiffé).
Dans l'histoire de l'abbaye on trouve des incendies dans la forêt :
Mémoires de la Société académique de Maine et Loire

Madame de Lavedan
En 1622, elle fut témoin d'un violent incendie qui menaça de détruire son abbaye ; le feu ayant pris dans la forêt de Fontevrault, derrière le prieuré de Saint-Jean de l'Habit,
trois kilomètres de bois furent consumés par les flammes ; pour arrêter ce désastre, l'abbesse fit porter les reliques de sainte Agathe sur le lieu du sinistre.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5409035z/f92.image.r=incendie.langFR




Dans ce document il est dit que la forêt appartenait aux seigneurs des Montsoreau, la fontaine d'Evraud où s'installa Robert d'Arbrissel était sur les terres des Montsoreau.
Hersande de Montsoreau fit don d'une partie de la forêt à Robert d'Arbrissel.
Bulletin - Amis du vieux Chinon - 1914
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830300s/f36.image.r=fontevrault.lang…

Remarque : une partie du territoire est aussi liée à Sainte-Radegonde et son époux Clotaire...



On ne peut faire de l'histoire sans faire de la géographie, en particulier dans le Poitou.
C'est expliqué dans l'émission Poitou Carrefour d'histoire du 1 septembre 2012, encore présente pendant 2 semaines.
Pourquoi trois batailles majeures de l’Histoire de France se sont-elles déroulées en Poitou, par Elisabeth Carpentier, professeur à l'Université de Poitiers.
http://www.radio-accords-poitou.com/index.php?view=newsfeed&catid=5:les…

En ce qui nous concerne, une partie du Poitou était un pays de brandes, on trouve encore des paysages de brandes en remontant les routes de la
Mothe-Chandeniers direction Fontevraud. Des petits territoires de bruyères, de genêts, d'ajoncs, d'arbustes... A Raslay, un hameau s'appelle les Landes...
Il est vrai que pour le citadin, cela ne manque pas de charme. De plus il y a une flore (bruyères, etc...) et aussi une faune spécifique.
C'est résumé ici :
http://document.observatoire-environnement.org/paysage/902.pdf


Sur le site du Conservatoire d’espaces naturels de Poitou-Charentes, mettre brande / brandes dans le champ recherche :
http://www.cren-poitou-charentes.org/
C'est un espace très fragile : incendies, exemple le 1er juin 2011 :
http://www.cren-poitou-charentes.org/IMG/pdf/brandes_soyaux.pdf


Dans le Poitou, nous avons la chance d'avoir des érudits dans le domaine de la géographie et de la géologie.
Ce sont Jules Welsch, Alphonse Pierre François Le Touzé de Longuemar, Charles Passerat et d'autres...


Charles Passerat a fait une thèse sur le Poitou , dont présentation sur :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1910_n…
et :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ingeo_0020-0093_1956…
Qui est Charles Passerat :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1911_n…

On trouve la thèse de Passerat dans divers ouvrages dont :
Revue de géographie dirigée par M. Ludovic Drapeyron - pages 155 à 380 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57154338/f165

La brande est au chapitre VIII
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k106809q/f312.image.r="foret de fontev…

La forêt au chapitre VII (page 287, les 14 forêts de la Vienne disparues avant le 17e siècle) :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k106809q/f298

Savoir aussi que la vienne possède quelques failles, dont la faille du Loudunais (d'où séisme de 1711), mais cela explique aussi la présence de nombreuses sources, le loudunais est tissé de petits ruisseaux...
Chercher Loudun, Loudunais, Moncontour, Guesnes... dans le document.


Il y a d'autres documents qui présentent les paysages du Loudunais au 19e et à la Révolution... A venir ...


Dans : Statistique de Maine et Loire : statistique naturelle Par Auguste Nicaise Desvaux
A la page 122 on présente les forêts du sud de Maine et Loire, et à la page 124, la forêt de Fontevrault, laquelle par la présence de bruyères, ne ressemble pas aux autres forêts du Maine et Loire
http://books.google.fr/books?id=URIPAAAAQAAJ&lpg=PA123&ots=5WNIhSvf…



Un autre document sur la forêt de Fontevraud, très intéressant :
Persée - Un chapitre négligé sur la géographie agraire - Les enseignements des chemins ruraux - Marcel Gautier - 1953
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ingeo_0020-0093_1953…
Document que l'on a aussi ici :
http://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/06/26/f-l…

Sur le même site :
http://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/04/01/i-3…



Voir, dont bibliographie à la fin :
http://loudun.discuforum.info/t769-Fontevraud-ou-Fontevrault-ou-Frontevraul…




Roiffé et les bois de Roiffé :
Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k733944/f193.image.r="foret de fontevr…





=======================


LA COLONIE AGRICOLE DE SAINT-HILAIRE DE ROIFFE



C'est un centre de détention pour mineurs.
On trouve pas mal de documentations grâce aux Archives de la justice dont le site de Philippe Poisson :

http://criminocorpus.cnrs.fr/

L'exposition sur Saint-Hilaire - Dont les deux liens sous la photo.
http://criminocorpus.cnrs.fr/article384.html

Evasion à Saint-Hilaire
http://crimesdulundi.blogspot.fr/2008/04/evasion-la-colonie-de-saint-hilair…


LA COLONIE PENITENTIAIRE DE SAINT HILAIRE (86) née d’une structure gérée par l’Abbaye-bagne
http://dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com/2012/06/15/s-l…


C'est un sujet qui a été toujours tabou, ces colonies ont été légiférées par Napoléon 3, (loi du 5 août 1850), elles sont à l'origine de ce que l'on appellera les bagnes pour enfants.


Il y a pas mal d'informations et de photos sur le site du ministère de la justice, dont histoire et patrimoine (en haut à droite, s'aider avec le moteur de recherche interne) :
http://www.justice.gouv.fr/

Les lois pour les mineurs :
http://www.justice.gouv.fr/justice-des-mineurs-10042/presentation-10043/chr…
On voir qu'en 1891, à Saint-Hilaire on détient les enfants de moins de 12 ans.

Tout est dit ici :
http://www.justice.gouv.fr/histoire-et-patrimoine-10050/le-ministere-dans-l…


On peut encore écouter une émission d'une heure sur : Les enfants de l’Ile du Levant
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Cafe-crimes/Sons/Les-enfants-de…

Bagnes pour enfants
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagne#Bagnes_pour_enfants


Dans les archives du Conseil général de la Vienne on parle des colonies agricoles de la Vienne, il suffit de chercher colonie (s)
Sachant que le département donnait des subventions à la colonie de Mettray, où des originaires de la vienne étaient détenus.
On parle de la mise à disposition des cultivateurs des environs des détenus, pour travaux aux champs.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34522613p/date
Il y a des cartes postales.
http://images-02.delcampe-static.net/img_large/auction/000/098/240/548_001.…

http://images-01.delcampe-static.net/img_large/auction/000/070/976/340_001.…


Il ne fallait pas être pris comme vagabond (surtout les mineurs) :
http://gallica.bnf.fr/searchInPeriodique?arkPress=cb34522613p/date&spe=…


Le Temps - 15 octobre 1917
Un internat pour enfants mineurs.

Le ministre de la justice a décidé que la ferme de Chanteloup, annexe de l'école de réforme de Saint-Hilaire, commune de Roiffé (Vienne), serait
affectée comme internat approprié au placement des mineurs de moins de treize ans du sexe masculin.
La direction matérielle et l'administration de cet établissement restent provisoirement confiés au personnel qui y est actuellement attaché.
Une commission de patronage et de contrôle sera instituée auprès de cet établissement.





Colonie pénitentiaire de Mettray, la première, qui devait être un modèle...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonie_pénitentiaire_de_Mettray

Autres sources de documentations :
La Revue d'histoire de l'enfance "irrégulière" : RHEI

http://rhei.revues.org/

Exemple : La colonie de Belle-Île-en-Mer 1880-1945
http://rhei.revues.org/3021


Le studio Henri Manuel et le ministère de la Justice : une commande non élucidée (dont les photos de Saint-Hilaire voir plus haut)
http://rhei.revues.org/56


L’Éducation surveillée et le scoutisme, 1937-1950, dont l’expérience de Saint-Hilaire :
http://rhei.revues.org/3024


Ouvrages sur Saint-Hilaire :
Voir en bas de page : http://criminocorpus.cnrs.fr/article421.html
Et aussi :
http://criminocorpus.cnrs.fr/article385.html


Une bibliographie sur la Vienne, avec un historique (page 20) :
Colonie pénitentiaire puis maison d’éducation surveillée puis IPES de Saint-Hilaire, par Roiffé. Ouverte en 1842 sous le nom de colonie de Boulard, l’établissement est constitué de
l’ancienne ferme de Mestre loué par l’Etat pour occuper aux travaux agricoles une partie des mineurs de 16 ans détenus à la Maison centrale de Fontevrault. En 1853, la ferme s’amplifie
d’un vaste domaine par la location des fermes de la forêt de Fontevrault dont l’Etat se rend acquéreur en 1856. En 1860, la colonie de Boulard devient autonome de Fontevrault et
prend le nom de colonie de Saint-Hilaire. En 1867 est construit un quartier correctionnel à usage interne. En 1897, la colonie prend le nom d’école de réforme. Au point de vue
professionnel, emplois ruraux : 5 brigades d’agriculture (95 pupilles), 18 charretiers, 10 bouviers, 12 vachers, 7 bergers, 5 porchers, 19 jardiniers ; emplois sédentaires : 5
menuisiers, 7 charrons, 1 tonnelier, 6 forgerons, 4 maréchaux, 1 ferblantier, 19 cordonniers, 3 maçons, 10 ravaudeurs, 2 boulangers. En 1937-1938, la colonie expérimente avec
difficulté des méthodes scoutes. Une timide réforme est amorcée, mais les résistances du personnel de surveillance et le poids du Pénitentiaire, jusqu’à l’après-guerre, restent très forts.
http://www.enfantsenjustice.fr/users_data/Biblio etablissements du secteur …


Des colonies agricoles établies en France en faveur des jeunes détenus, enfants trouvés, pauvres, orphelins et abandonnés - Jules de Lamarque, Gustave Dugat
Page 71 : la colonie de Fontevrault
http://books.google.fr/books?id=WHM7AAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA3#v=onepage…


Un document très intéressant qui résume tout ce que l'on peut dire sur ce sujet :
Du Havre à Bordeaux : enfants des rues et des routes au XIXe siècle - Michel C. Kiener

http://ael.celeonet.fr/ael/content/view/78/35/


La chasse à l’enfant - Jacques Prévert et Joseph Kosma - Marianne Oswald - Mais coupée avant la fin ?
http://www.wat.tv/video/prevert-marianne-oswald-chasse-146a3_2fgqp_.html
Sinon :
http://www.musicme.com/#/La-Chasse-A-L'enfant-t998830.html
et :
http://www.musicme.com/#/Chasse-A-L'enfant-t1197933.html
et :
http://www.musicme.com/#/Chasse-A-L'enfant-t453502.html

Source et paroles :
http://www.ac-grenoble.fr/lycee/vincent.indy/IMG/pdf_la_chanson_de_la_semai…


Il n'y a jamais eu de films sur ce sujet, sinon des projets, voire des débuts de tournage, mais ....





LE LIEU DES INCENDIES, FORÊT DE FONTEVRAUD - CARTE ETAT-MAJOR DE 1839 - SOURCE IGN






La colonie de Saint-Hilaire est vers Les Rochereaux (la carte est de 1839).
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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MessagePosté le: Lun 17 Sep - 20:44 (2012)    Sujet du message: Publicité

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