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Ah ! les poules de Loudun que Rabelais conviait à sa table

 
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pictavius
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 01:38 (2012)    Sujet du message: Ah ! les poules de Loudun que Rabelais conviait à sa table Répondre en citant

Ce document va à la suite de la série :
http://loudun.discuforum.info/t786-Un-voyage-agricole-dans-le-Loudunais-au-…

Ici on est pendant la Renaissance.
Je me demande si dans le pays, l'on se souvient de ce patrimoine de Loudun connu dans toute la France, voire l'Europe...


Ah ! Les poules de Loudun, les chapons de Loudun ! Ces chapons qui faisaient la réputation de Loudun, qui étaient invités à la table de Rabelais,
On disait qu'elles grosses et belles avec un plumage magnifique, elles sont huppées !! C'était même devenu un proverbe.


De nos jours, quand on prépare un voyage vers une région, un pays, on se documente à l'aide de guide comme le guide Michelin, le guide des Routards, etc...
Il faut savoir que ces guides ont toujours existé (du moment où l'imprimerie a permis de...).
En particulier aux 16e et 17e siècles, ils sont parfois en latin, les auteurs sont souvent des étrangers voyageant en France, avec une bonne connaissance de notre langue, ils sont jeunes, cela fait parti de leur éducation.

Les voyages forment la jeunesse, c'est un proverbe, mais si apparemment c'est un proverbe français, je n'ai pas trouvé sur le Net l'origine de ce proverbe.
Aux 16e et 17e siècles, il est d'usage et formateur pour la jeunesse de parcourir l'Europe, et d'illustrer ces voyages dans des ouvrages
C'est expliqué sur le site :
http://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/recit/ch12/r12d2voy.htm


Et nos jeunes routards, se sont arrêtés à Loudun, c'est qu'il y avait quelque chose à voir, à manger, et même à boire...
C'est ainsi que l'on a dans ces guides des spécialités qui faisaient la renommée de Loudun.
Ce sont les chapons (on écrit aussi chappons) de Loudun, le pain jaune de Loudun (pain safrané), la fouace de Lerné que l'on vend à Loudun.
Les chapons de Loudun (les poules de Loudun) étaient tellement réputées que l'on en fait un proverbe.

Qui sont nos jeunes routards ?
D'après le site de Saumur-Jadis nous avons :
    Just Zinzerling, un Allemand (Il signait ses livres Jodocus Sincerus)
    Thomas Van Erpe dit Erpenius, un Hollandais
    Abraham Gölnitz, un Allemand
    Gilbert Saulnier Du Verdier, un Français
    John Lauder, Un Ecossais
    Jean-Aimar Piganiol de La Force, au 18e siècle

Je rajoute :
    Zdenek Waldstein, un Moldave
    Coulon Louis (1605-1664), un Poitevin,  et son guide datant de 1644 : Les rivières de France, ou Description géographique et historique du cours et débordement des fleuves, rivières, fontaines,
    lacs et estangs qui arrousent les provinces du royaume.  Sachant que Louis Coulon a traduit le guide d'une autre voyageur Abraham Golnitz  : l’Ulysse français de Golnitz (1643)

Tous sont passés à Loudun.

REMARQUE :
Des guides du voyageurs existaient avant Zinzerling, en effet un Poitevin avait écrit un guide du voyageur, qui était le guide du pèlerin qui se rendait à Saint-Jacques de Compostelle.
Ce Poitevin est originaire de Parthenay, c'est Aimery Picaud.


Les premiers guides français imprimés - Chantal Liaroutzos - 2011
http://insitu.revues.org/486

Persée - Les guides imprimés du 16e au 20e siècle - Carole Christen-Lécuyer - 1999
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_1999_n…


Les guides des pèlerinages (Aimery Picaud)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aimery_Picaud
Aimery Picaud (ou Aimeric Picaud) est un moine poitevin de Parthenay-le-Vieux ayant vécu au XIIe siècle.
Il est traditionnellement considéré comme l'auteur du Guide du Pèlerin, premier ouvrage consacré au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On parle de Aimery Picaud dans un discours de Emile Ginot intitulé :
Vieilles histoires d'hôteliers à Poitiers.
Dans : Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest - 1927

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k657230/f34.image.r=Aimery Picaud.lang…
Page 556 :
Dès le XIIe siècle, un guide, l'un des premiers en date de tous nos guides de voyageurs (4), indique les routes à suivre, les dangers de toutes sortes dont elles sont semées,
les sanctuaires à visiter et les prodiges dont-ils s'illuminent. Œuvre d'un Poitevin, Aimery Picaud, de Parthenay-le-Vieil, le Liber de Miraculis sancti Jacobi
connut tout de suite une vogue immense. Sa traduction en langue vulgaire, par Pierre de Beauvais, au début du XIII siècle, le mit à la portée de tous.
Elle constitue l'un des plus anciens récits hagiographiques en prose française qui nous soient parvenus.
   (4) Codex de Saint Jacques de Compostelle (Liber de Miraculis Sancti Jacobi) publié par le P. R. Fite,
        Paris, Maisonneuve, 1882 -  « Note sur le recueil intitulé De Miraculis Sancti Jacobi, par Léopold Delisle, Paris, Picard, 1888 (Extrait du Cabinet Historique).


On retrouve Emile Ginot, dont lecture d'une étude de 41 pages :
Dix siècles de pèlerinages à Compostelle, les chemins de Saint-Jacques en Poitou.
Dans : Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest - 1911

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272257m/f23.image.r=Aimery Picaud.lan…

Extrait :
Ecoutez ce qu'il écrit de notre province « Après « la Touraine » – notez qu'il n'a pas pris la peine de la décrire, après la Touraine, « nous rencontrons la terre poitevine,
terre savante, terre excellente, terre comblée de toute félicité. Les Poitevins sont des soldats courageux, des combattants virils, très experts dans le maniement de
l'arc, des flèches et des lances, téméraires dans la bataille, très rapides dans la course, d'une tenue élégante, d'un très beau visage, très fins dans leurs paroles,
très généreux dans leurs présents, prodigues même dans l'hospitaIité.
De là on gagne la terre des Santons ; puis, après avoir traversé un petit bras de mer et le fleuve de la Garonne, le territoire bordelais.


On parle de Aimery Picaud dans :
Société archéologique de Bordeaux - Tome 21 - 1896
Page 92 : La légende de saint Jacques, patron de l'Espagne, les pèlerinages, les hôpitaux, les confréries.
Page 97 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34348c/f172.image.r=picaud.langFR

On s'est attaché de divers côtés à restituer les itinéraires divers qui menaient des villes de France à Saint-Jacques de Compostelle, en sorte que ce travail n'est pas à refaire ici ;
il nous suffitra de renvoyer aux sources en les indiquant toutefois par une sommaire analyse bibliographique.
Un prêtre français, Aimery Picaud (2), qui fit le voyage de Compostelle, vers le milieu du XIIe siècle, en compagnie d'une riche dame des Flandres, Gerbega, écrivit son voyage;
c'est le Codex de Saint Jacques de Compostelle qu'il attribua lui-même au pape Calixte II pour lui donner portée plus grande assure-t-on.
Quoi qu'il en soit un moine de Ripoll, en Catalogne, A. Dumont appelait dès 1173 l'attention de son abbé sur ce livre, déplorant que faute de temps, mais surtout de pécune, il ne pût
en retranscrire que trois livres sur cinq. C'est, la chose arrive souvent, celui de tous qui présentait le plus d'intérêt, le quatrième, qui demeura ignoré jusqu'au jour où le P. Fita
le donna au public savant c. Livre IV (Paris, chez Maisonneuve, 1882).

Codex Calixtinus :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Codex_Calixtinus#Livre_V.2C_Le_Guide_du_P.C3.A…
Chercher Codex Calixtinus avec google image...
Chercher Codex Calixtinus sur le web : dont le vol du Codex Calixtinus...
Exemple : http://www.lemonde.fr/international/article/2012/07/05/la-police-espagnole-…


Le guide du pèlerin a été traduit par Jeanne Vielliard :
http://books.google.fr/books?id=lHX4-GFAUFQC&printsec=frontcover&hl…


Avant de passer à Zinzerling, et après Aimery Picaud, on ne peut ignorer un autre voyageur, un français, Charles Estienne, qui a écrit :
La guide des Chemins de France en 1552.
Charles Estienne (1504-1564), médecin, imprimeur et écrivain français.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Estienne

La France de Charles Estienne - Serge Bonin
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1961…

Nous verrons Charles Estienne plus loin, dans les revues liées à Rabelais.


Revenons à notre liste de jeunes voyageurs données par le site de Saumur jadis :

Nous avons l'histoire de quelques uns de ces voyageurs dans :
Les voyageurs en France, depuis la Renaissance jusqu'à la Révolution, par Albert Babeau - 1928
on voit que la Fontaine était un de ces voyageurs, et on y trouve des femmes :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516086v/f301.image

Abraham Gölnitz page 74 :
La Touraine est très populeuse ; mais la richesse de la terre est telle que les habitants se livrent au plaisir et que les maisons sont pleines de gens oisifs.
D'autres contrées ne sont pas moins favorisées par le climat et par les produits de la nature ; tels sont, entre autres, les environs de Bourges, ceux de Loudun, où les fruits,
le froment, le vin, les animaux présentent l'image de la fécondité, où l'on engraisse une quantité de poulardes, que l'on appelle les poules de Loudun ;

la plaine d'Agen, la plus riche de l'Aquitaine; la Saintonge, qu'on nomme la perle de la France.

Sur le Poitou en général : 
Par Lippomano :
La multiplicité les détails, que contient la relation de Lippomano, est telle qu'il nous est impossible de les faire tous connaître.
Les observations sagaces et piquantes abondent sur les usages, sur le costume, sur les institutions, sur les villes, sur la cour.
Il y est peu question de l'industrie. Lippomano signale cependant les belles étoffes que l'on fabrique à Tours, et les couteaux de Châtellerault, dont les manches, travaillés d'une manière très fine,
sont parfois garnis de pierres précieuses, de miniatures ou d'ornements de grand prix.
Il fait en général l'éloge des hôtelleries des grandes villes, tout en remarquant qu'à Mâcon, les prix en sont « salés ».
Il rencontre même de bonnes auberges dans des villages situés entre Auxerre et Sens. « Sur une route, qui n'était fréquentée que par des gens de petite condition, il ne se passait pas de nuit,
remarque le secrétaire de Lippomano, que les gentilshommes ne couchassent dans des lits séparés. » On-était parfois exposé, à cette époque, à partager le lit d'un autre voyageur.
Ces bons gîtes étaient d'autant plus agréables que les voyages étaient plus pénibles. Les routes devenaient par les temps de pluie de véritables fondrières.
La boue était parfois épaisse, et l'on n'en pouvait sortir. La route de Paris à Orléans seule était pavée. Dans le Poitou, Lippomano rencontre des chemins si boueux
qu'il ne réussit pas à faire plus de quatre lieues en un jour. Aux époques de guerres civiles, ce sont de nouveaux obstacles, de nouvelles péripéties.

Par Zinzerling :
Cette admiration pour l'abondance des productions de la France, un jeune Allemand, Just Zinzerling, l'éprouve et l'exprime, à l'époque de la minorité de Louis XIII. « Si l'on consommait, dit-il, en un an,
dans les autres pays, le même nombre de chapons, de poules et de poulets qu'on fait disparaître ici en un jour, il serait à craindre que l'espèce n'en pérît. On mène les dindons paître par troupes. On rencontre
plus de lièvres, de lapins, de perdrix, de grives là que partout ailleurs. Il y a des forêts, dans le Poitou, où l'on voit, quand on les traverse, des bandes de lapins brouter et se réjouir, ce qui n'est pas une
maigre volupté pour les yeux. » Zinzerling songeait peut-être au plaisir plus grand qu'il aurait de les voir à la broche. Il note les bonnes auberges au passage : l'hôtellerie de Blamont, la meilleure qu'il y ait
entre Strasbourg et Paris ; le Mûrier à Saumur, où l'on boit du vin tiré d'un cellier bien frais ;

---> Chercher Poitiers dans le livre, et Châtellerault ville connue pour ses couteaux, mais aussi pour être la plus sale de France.

Remarque : il existe(rait) plusieurs éditions de ce livre, avec un nombre de pages très différents.



Voyageurs anglais en France (1590-1610) - Michel Bideaux
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhren_0181-6799_2005…

Voyage en France d'un jeune gentilhomme morave en 1599 et 1600 (Zdenek Waldstein) - Jeanne Odier - 1926
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1926_…



Zinzerling :
Voyage dans la vieille France : avec une excursion en Angleterre, en Belgique ...  Par Jean Zinzerling

http://books.google.fr/books?id=MWNIAAAAYAAJ&hl=fr&pg=PA155#v=onepa…
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102030r/f121.tableDesMatieres

Loudun.
Répare les forces de ton coursier au moyen d'une modique provision de foin et d'avoine, afin qu'il puisse te mener à Loudun, ville qu'on croit avoir été fondée par Jules César.
Prends pour mentor un homme excellent et nullement dépourvu d'instruction, je veux dire Monsieur du Peyrat, qui était mon hôte lorsque je voyageais de ce côté. Il aime fort les étrangers et
satisfera ta curiosité sur tous les points qui t'intéresseront. On estime beaucoup ici du pain coloré avec du safran, que rapportent à leurs enfants ou à leurs amis ceux qui viennent des villes voisines
de Loudun pour leurs affaires. On vante aussi les poules de loudun qui sont très grandes et en nombre infini dans tout le territoire de la ville.


Le Poitou :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102030r/f150.image
Poitiers, ses églises, ses arênes, la pierre Levée, le Passe-Lourdin. Châtellerault et ses cailloux appelés diamants de Châtellerault.
Champigny, Moncontour, la Grimaudière et sa source, Mirebeau. On peut chercher Poitou dans le livre, page 18 il est dit :
Où trouverais-tu en effet des champs plus fertiles en blé que dans le Poitou...

On retrouve Zinzerling et d'autres voyageurs sur le Poitou et Loudun dans :
Discours prononcé par Meyer, professeur de littérature ancienne à la faculté des lettres de Poitiers, correspondant du ministère de l'instruction publique pour les travaux historiques.
Le 12 décembre 1852, séance publique des Antiquaires de l'Ouest :
Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest (1836) - 1852

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272293g/f17.image.r=chapons.langFR

Pour nous borner au Poitou, par exemple, il serait curieux de comparer les notions qu'on en a aujourd'hui avec celles qui avaient cours autrefois.
Un géographe du XVIe siècle, Antoine Dupinet, décrivant plusieurs villes fameuses, faisait descendre les Poitevins des Lapons. De la Norvège et de la Laponie, ils arrivaient en Ecosse,
où ils changeaient leur ancien nom Lapon en celui de Picti c'est-à-dire, nous affirme l'auteur, gens peints et fardés, parce qu'ils avaient les cheveux
et tout le corps azuré et teint en bleu par jus d'herbes et choses minérales. Il paraît qu'à cette époque les Poitevins étaient de couleur indigo.
Notre historien Jean Bouchet, vous le savez, remontait plus haut encore il touchait au déluge et faisait naître les Picti d'Hercule et d'une vierge humaine et serpentine qui par le haut
avait corps de femme et par le bas était serpent. De là vient sans doute la quantité de vipères qu'on rencontre aujourd'hui encore dans le Poitou, ce qui a fait
dire, en 1644, à un autre historien, que ces vipères semblent avoir pris tout le venin et n'avoir pas laissé la moindre malice aux habitants.

Je ne sais si cet historien a dit vrai, mais en tout cas il est en contradiction avec Bouchet, qui fait venir le nom Pictavis de vis picta, force peinte, parce que les Pictes étaient forts
et avaient le visage rouge à cause du sang qu'ils buvaient.

Vous voyez, Messieurs que ces pauvres Poitevins changeaient souvent de couleur - alors - et passaient facilement du bleu au rouge, selon le caprice du narrteur.
Voilà sans doute comment le XVIe siècle entendait ce que nous appelons aujourd'hui la couleur locale.
Le XVIIe broie de la couleur aussi pour les Poitevins, car je lis dans l'Itinéraire de la Gaule, écrit en 1612 par le voyageur Zinzerling, un éloge tout particulier des grands chapons
et surtout du pain jaune de Loudun.
Aucun habitant des villes voisines ne venait à Loudun sans y acheter de ce pain jaune pour le donner à ses enfants ou à ses amis. Zinzerling avait fait comme tout le monde, et le cadeau
qu'il avait adressé à un ami de Poitiers avait valu à l'auteur une épigramme contre ce pain couleur de safran.

Il paraît qu'alors les Poitevins étaient noirs, car l'auteur répondit « Mais pourquoi vous fâchez-vous ainsi contre ce pain à la couleur trompeuse ? Dites-nous-le, candide Poitevin,
si jamais rien n'a noirci votre blanc visage, car, ajoute l'écrivain, le Poitevin à qui je parlais était un homme bien candide de cœur s'il ne l'était pas de figure. »

Il serait trop long d'ajouter ici la liste des erreurs sans nombre de tous ces archéologues voyageurs et historiens, au sujet de nos monuments et de notre topographie.
Il en est qui font couler tout autour de la ville le Clain qui se rend, disent-ils, à Vienne en Dauphiné ; d'autres qui placent la porte de la Tranchée sur le pont Saint-Cyprien.
La plupart passent devant le temple Saint-Jean ou devant la Pierre-Levée en s'y arrêtant à peine, et peut-être ne faut-il pas trop le regretter après ce qu'ils ont dit sur les origines,
les vipères et les figures poitevines.


On a le même discours (bien plus complet) sur ces voyageurs et le Poitou dans :
Géographie historique de quelques descriptions de Poitiers et du Poitou qu'on rencontre dans les ouvrages de géographie et des voyages publiés aux 16e et 17e siècles
Par Nicias Gaillard
Mémoires de la Société des antiquaries de l'Ouest, Volume 2 - 1836

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2722779/f125.tableDesMatieres

Zinzerling à la page 135, dont un passage sur Poitiers.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2722779/f140.image
Et à la page 142, Loudun :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2722779/f147.image

Le document original de Justus Zinzerling est "Itinerarium Galliae" en 1612 (Loudun page 121) :
http://books.google.fr/books?id=Ml9CAAAAcAAJ&ots=k44gneh7HJ&dq=itin…






Je n'ai pas trouvé de documents qui traduisent mot à mot les livres en latins, souvent il manque quelques lignes :
Bref dans ce livre en latin, on lit page 123 :
Les poulles de Loudun

Et dans (cité au-dessus), qui est une traduction, le terme "les poulles de Loudun", n'apparait pas, le traducteur parle alors de chapons...
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2722779/f147.image

Suivez votre guide à Loudun et à Thouars.
A Loudun, vous trouverez un hôte excellent, M. Dupeyrat, homme instruit, mais surtout recevant parfaitement les étrangers.
Il vous montrera les curiosités de la ville.
Peut-être est-ce pour cela que notre auteur ne les décrit pas. Mais en échange il nous vante les grands chapons de Loudun (1) et le pain couleur de safran qu'on y vend aux étrangers.
Aucun habitant des villes voisines ne vient à Loudun sans y acheter de ce pain jaune pour le donner à ses enfants ou à ses amis.
Zinzerling n'y avait pas manqué, et ce cadeau lui avait valu de la part d'un de ses amis de Poitiers, auquel il avait, dit-il, envoyé de cette ambroisie, une épigramme dont par malheur il avait perdu la moitié.
Voici ce qui lui en restait :
              Ignavum fucos genus à praesepibus arcent
              Musse ; vos fucis vivere non pudeat ! etc.

Les Muses ont horreur des déguisements ; et vous , vous en vivez !
Et plus loin : Vous qui avez fui l'ingénuité poitevine, dites-nous aujourd'hui pourquoi vous préférez à notre pain franc et sincère ce pain
que déguise la couleur menteuse du safran. Jodocus Sincerus répondit sur le même ton : Vous me demandez pourquoi on aime tant ici le pain jaune,
et vous voulez que je vous le dise Aujourd'hui ! Aujourd'hui ? Oh ! vous allez bien vite.
Si vous vouliez que je vous le disse Aujourd'hui , il fallait me le demander hier.
                 Qui me cùm longiùs adsum
                 Dicere vult hodiè, quaerere debet heri.
Puis, plaisantant sur le teint apparemment assez noir de son ami : « Mais pourquoi vous fâchez-vous ainsi contre ce pain à la couleur trompeuse, vous qui cependant avez
montré plus d'une fois qu'il ne vous déplaisait pas trop ? Dites-nous-le, candide Poitevin , si jamais rien n'a noirci votre blanc visage (2). »
« C'étaient là des jeux, dit Zinzerling, en reprenant le récit de son voyage.
Le Poitevin de qui je parlais, homme bien candide de cœur s'il ne l'était pas de visage (3), verra, en lisant ces lignes, que l'absence n'a point affaibli l'agréable souvenir qui m'est resté de lui.
Après avoir dîné à Loudun, vous allez souper à Thouars, qui appartient au duc de la Trimouille.

(1) Loudun, ou plutôt Lodun, n'est nommé dans aucune guide de ce temps-là sans qu'on ne voie à côté du nom : grands chapons.
C'est là son seul titre.
(2) Ede mihi causas, si nulla perederit unquam
     Fuligo faciem, candide Picto, tuam.
(3) Ille animo rêverâ, non œquè facie, Picto.


Page 144 :
Zinzerling vous propose d'autres excursions : au château de Bonnivet dont l'architecture est d'une admirable élégance.
Ce serait le plus beau château de France, s'il était achevé. A Châtellerault, dont vous visiterez les fabriques de coutellerie, le pont commencé par Catherine de Médicis et achevé par Sully,
ainsi qu'en témoigne une inscription que vous lirez sur ses tours ; puis, hors de la ville, les ruines d'un vieux château, au milieu desquelles vous trouverez ces jolies petites pierres connues sous
le nom de diamants de Châtellerault. Quand elles sont polies, elles ont en effet l'éclat du diamant.


Abraham Gölnitz à la page 149 :
De Doué, Golnitz vient à Loudun , et d'abord il recueille les titres de cette ville à l'origine célèbre qu'elle revendique.
Les uns font venir le nom de Loudun (qu'on écrivait alors Lodun ) de ces deux mots : l'os d'un, parce qu'en creusant les fondements de la citadelle, on trouva, dit-on, les os d'un homme.
Honorable ressemblance de Loudun avec le Capitole.
Mais d'autres (et ce sont eux sans doute qui ont raison) donnent à Loudun une origine plus belle encore.
Ils veulent que cette ville ait été bâtie par César, d'où lui serait venue son nom latin de Juliodunum.
Aussi bien y a-t-on trouvé des médailles à l'effigie de César. Quoi qu'il en soit, la manière dont est construit le château prouve qu'il est très-ancien. Certaines annales ne lui donnent pas moins de 1600 ans d'existence.
Après tout, ce n'eût pas été une demeure indigne de César : l'air y est doux, le ciel serein, et le sol fertile.
Après avoir dîné à Loudun (à l'auberge de la Grande-Cour), Golnitz laissant à gauche les plaines célèbres de Moncontour, prend la route de Mirebeau.
Il y arrive à la nuit, et descend dans une mauvaise auberge (à l'enseigne de St-Christophe) où il ne trouve ni pain, ni feu, ni lit, ni même assez de paille pour ses chevaux.
On est obligé de se séparer les uns vont coucher chez les voisins, les autres restent dans l'auberge.
Golnitz ne trouve rien de si admirablement beau dans Mire-Beau (Mire-Bellum ).

Le lendemain matin on va se chercher l'un l'autre dans les bicoques du voisinage, et l'on se remet en route pour Poitiers, la pluie sur le dos,
par un chemin boueux, chacun s'en tirant de son mieux et ne se laissant point abattre (1).
Arrivé à Poitiers, Golnitz consacre plusieurs pages à décrire la ville, son site, ses monuments, et à indiquer les principaux événements de son histoire.
Je n'y prendrai que les détails que nous n'avons pas déjà trouvés ailleurs.
Il se défend de vouloir rappeler les contes qu'on a débités sur l'origine de la cité des Pictons.
Pour ne rien dire que d'authentique, il raconte, d'après le véridique Jean de la Haie, baron des Couteaux, l'histoire de la fameuse tour de Maubergeon.
Autrefois la principale ville des Poitevins se nommait Aubergeon, parce que les habitants portaient à la guerre le haubert (aubert).
Depuis on bâtit dans la ville la tour de Mauberjon, dans laquelle se gardait le trésor public, et où les citoyens venaient jurer serment de fidélité
et déposaient leur tribut. Cette tour est encore en grand honneur parmi nous, dit de la Haie, et d'icelle sont tenus et mouvants tous les grands
fiefs et hommages du pays de Poitou. Quant à la ville, elle s'appela Poitiers quand le pays fut appelé Pictavia, et le pays fut ainsi nommé parce que
les habitants se peignaient tous spécialement de rouge. Voilà ce qu'avait appris au baron des Couteaux la chronique gardée en l'abbaye de Montierneuf,
qui était authentique et dignement écrite à la main avec brièves et belles observations, laquelle il avait entre les mains. Golnitz ne pouvait
pas mieux choisir son autorité pour ne rien dire que de certain.
Suit une visite de Poitiers...

(1) Il passe par Varennes, par Bellefoye, chemin qui n'est pas la route actuelle de Mirebeau à Poitiers, mais qu'on voit encore marqué sur la carte de Cassini ;
puis, comme aujourd'hui, par Auzances ; et nos voyageurs, arrivés à Poitiers, descendent à l'auberge du Moulin-à-Vent. il avait entre les mains. Golnitz ne pouvait
pas mieux choisir son autorité pour ne rien dire que de certain.

Page 169 : André Duchesne qui a fait ses études à Loudun, et César Boulanger de Loudun, passage sur l'origine des Poitevins par Duchesne, qui réfute Bouchet.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2722779/f174.image

Page 167 : Les Rivieres De France, par Coulon.
J'ai déjà emprunté aux Rivières de France, par le sieur Coulon, livre imprimé en 1644, ce qu'il y dit des vipères poitevines, qui semblent avoir pris pour elles tout le venin
et n'en avoir pas laissé aux habitants des bonnes villes.
Il donne un autre éloge au Poitou : il l'appelle, à cause de son extrême fertilité, le Paradis corruptible des hommes. « Aussi tient-on, ajoute-t-il, que la province fut nommée Pictavia,
pour être peinte de verdure et couverte d'arbres, de fruits, de moissons, en un mot l'original du plus riche paysage que l'art puisse imiter. »
Ce sieur Coulon parait être de ces voyageurs qui n'ont vu que d'un peu loin les lieux qu'ils décrivent.
Il dit que Parthenay est une ville assez jolie, ce qui ferait croire qu'elle a beaucoup perdu depuis ce temps-là.
Quant à Loudun, il déclare que « c'est bien son château qui a reçu les premières semences des palmes que Jules César a rapportées dans le Capitole, et que c'est là qu'il apprenait à gagner
l'empire de l'univers en conquestant les Gaules. Aussi bien le lieu est-il fort convenable au logement d'une majesté romaine. »

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Les rivières de France, ou Description géographique et historique du cours et débordement des fleuves, rivières, fontaines, lacs et estangs qui arrousent les provinces du royaume. Partie 1 ... Par le sieur Coulon (1644).
En couleur :
http://books.google.fr/books?id=PWJAAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PP1#v=onepage…
Sinon :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102245m/f363.image

  Les côtes de Picardie (page 1)
  Les côtes de Normandie (42)
  Les côtes de Bretagne (213)
  La Vienne (322)
  Le Poitou - (329) - Poitiers - Le Clain, la vonne, la Vive, le Clouëre, le Miossan, l'Aumugne, etc...
  Chinon - (339) -- Candes - Richelieu - Champigny sur Veude -
  Saumur - (344)
  Le Thouet - (346) - La Dive - La bataille de Moncontour
  Loudun - (349)
  Le Maine (351) - Angers - La Sarthe - Le loir
  Les côtes du Poitou, d'Aunis et de Saintonge - (393)
  Saint Maixent - Niort - Fontenay - la Rochelle - Ile de Ré - Ile d'Oléron - La Charente - Angoulème - Cognac - La Boutonne -
  Les côtes de Gascogne - (470)

Table à la fin du livre où est noté : lodun ville de Touraine


Page 348 = Lodun
La Dive glorieuse d'avoir veu sur ses bords le party de l'Egíise victorieux de l'Héresie, & le Roy Charles IX couvert des lauriers, que son frère le Duc d'Anjou luy avoit
cueilly dans ses campagnes, continue sa course tout le long du Lodunois, où elle reçoit le Matreuil, qui se forme des fontaines qui sont aux faux-bourgs de Lodun,
& se rend au pont S. Just, & la Briaude qui vient d'Enguesne, & naist d'une fontaine, dont la largeur est de plus de soixante pas, & toutes ensemble se jettent dans le
Thouay au dessous de S. Just, & le Thouay dans la Loire au dessous de S. Florent.
Il y a bien plus d'apparence de dire que le chasteau de LoDUN a receu les premières semences des palmes que Jules César a raporté dans le Capitole, & que c'est là qu'il
apprenoit à gagner l'Empire de l'uniuers, en conquestant les Gaules, que de s'imaginer par une extravagance insupportable, que Lodun a esté nommé d'un os, que les ouvriers
trouvèrent en ses fondemens, comme le Capitole de Rome le fut de la teste d'un homme. La fondation de ce Chasteau, qui est plus ancienne que celle du Christianisme ;
le mot Latin de Juliodunum, qui signifie la colline, ou la forteresse de Julius ; les vieilles médailles marquées du coin & de limage de l'Empereur trouvées dans les ruines du bastiment :
le lieu conuenable au logement d'une Majesté Romaine, la douceur du climat, la bonté, du fol, & plusieurs autres motifs, nous persuadent de croire, que c'est un ouvrage de Jules César,
qui luy communiqua son nom, après y avoir employé ses soins & ses finances. Les Protestants ont eu longtemps cette place, & les saisons fussent de leur party, quand le Duc d'Anjou,
qui l'avoit assiégée pour le Roy, son frère charles IX, fut contraint de se retirer dès le quatriesme jour du siège, pour réchauffer ses troupes transies de froid, qui estoit bien si apre,
que depuis vingt ans on n'avoit point veu d'hyver si cruel en France.

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Abraham Golnitz
Abraham Golnitz, originaire de Dantzig, qui parcourut la France entre 1628 et 1631 et qui nous a laissé un récit détaillé et précis de ses propres observations :
Ulysses Belgico-Gallicus publié à Leyde en 1631


Il existe une traduction française (en 1643) par le géographe Louis Coulon, natif de Poitiers (1605-1664). Voir plus haut.

L'Ulysse françois, ou Le voyage de France, de Flandre et de Savoye : contenant les plus rares curiosités des pays, la situation des villes, les moeurs & les façons de faire des habitants,
dédié à Monseigneur le Comte d'Olonne par le sieur Coulon - 1643

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1020916/f424.tableDesMatieres
Loudun, page 406

LODUN
C'est une pensée un peu trop grossière, que comme le Capitole de Rome prit son nom de la coste d'un homme qu'on trouva dans les fondemenns ;
ainsi le chasteau de Lodun fut nommé Lodun, comme qui diroit "L'os d'un", d'un os que les ouvriers trouvèrent en posnt les premières pierres.
Il y a bien plus de raison de dire, que comme le Capitole de l'ancienne Rome a recueilly les lauriers & les palmes de Jules César, de mesme
la Chasteau de Lodun en a receu les premières semences : & que c'est là qu'il apprenoit à gagner l'Empire de l'univers, en conquérant les Gaules.
Plusieurs motifs nous persuadent de la croire ainsi.
La fondation de ce Chasteau, qui est plus ancienne que celle du Christianisme ; le ot latin de Juliodunum, qui signifie la colline ou la forteresse de Julius,
des vieilles médailles marquées du coin & de l'image de cte Empereur, qu'on a trouvées dans les ruines des bastimens ; le lieu fort convenable
au logement d'une Majesté Romaine, pour la douceur du climat, & pour la fertilité de la terre, abondante en fruits, & en vins délicats, & en bons bleds.
La volaille y est excellente & les chappons de Loudun  vallent beaucoup mieux que les autres.
On peut dire de la ville, que c'est un enfer assez doux : puisqu'estant si bien située, elle a esté choisie pour servir de retraite aux Diables visibles de l'Estat, & aux
invisibles du monde. Les Prostestants rebelles à Dieu & à leur Prince l'ont tenue longtemps, & il semble que les élémens & les saisons estoient de leur party, quand le
Duc d'Anjou l'ayant assiégée, fut contraint de se retirer le quatriesme jour du siège pour reschauffer les troupes transies de froid, qui estoient bien si espre, que depuis
vingt ans on n'avoit point veu d'hyver si cruel en Frace. L'histoire des Ursulines de Lodun possédées à ce que les plus sages ont creu, en suite des charmes d'Urbain Grandier,
Chanoine & Curé de la ville, qui fut bruslé pour ses sortilèges, est si connue par toutes les Provinces, qu'il n'est pas besoin de l'escrire. C'estoit un spectacle
estrange & dangereux de voir un grand nombre de vertueux & doctes personnages combattre si longtemps avec des esprits couverts du corps & de la chair de jeunes filles, & d'employer
leurs travaux & leurs veilles à faire paroistre & parler des démons, que le fils de Dieu condamna d'autrefois  à la retraite & au silence.
Le succès du combat, nonobstant les glorieuses marques des quatre noms, IESUS, MARIA, IOSEPH, FR. DE SALES,
empreintes sur la main de la mère Prieure, délivrée de la possession de quatre diables chassés par la force des exorcismes n'a pas esté si heureux
que plusieurs desiriet. Néantmoins les gens de bien en ont retiré de la consolation, les libertins de la confusion, & généralement tous en ont receu beaucoup d'instruction pour les moeurs.
Il faut aller de Lodun à Mirebeau, en laissant à main gauche les plaines de Montcontour, où fut donnée la sanglante bataille entre les catholiques & les religionnaires, sous
Charles IX, l'an 1569, sur les bords de la Dive. Les catholiques n'y perdirent que six cens hommes, & les religionnaires plus de quinze ou seize mille.
Le feu de joye s'en fit non seulement par toutes les bonnes villes de France, mais aussi à Rome, à Venise, en Espagne, en Flandre, à Florence, & par tous les Estats catholiques.
De Mirebeau on poursuit son chemin jusqu'à Poitiers. Il y a cinq lieues, autant qu'on en compte de Lodun à Mirebeau.


Loudun - Chapons de Lodun
Abraham Gölnitz, dans son livre intitulé Ulysses Belgico-Gallicus, imprimé en 1631, dit que Loudun produit une grande quantité de volailles, d'où ajoute-t-il, est venu le proverbe : les poules de Loudun.
(Georges Adrien Crapelet, proverbes et dictons populaires, page 101).
Le Livre des proverbes français, précédé de recherches historiques sur les proverbes français et leur emploi dans la littérature du moyen âge et de la Renaissance, par M. Le Roux de Lincy.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5803576q/f488.image.r=Abraham Gölnitz…
Dans ce livre, on peut chercher Poitou, Poitiers.


Proverbe : poules de Loudun
Collection des Anciens monumens de l'histoire et de la langue ..., Volume 8
http://books.google.fr/books?id=ID9AAAAAYAAJ&pg=PA201&lpg=PA201&amp…
page 101



Abraham Golnitz - Ulysses Belgico-Gallicus - 1631
cite : p 287
http://books.google.fr/books?id=7UhCAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PP1#v=onepage…





Remarque : le livre de Crapelet est à la bibliothèque de Troyes : cliquer "Documents 51 60", puis la page 101 :
http://patrimoine.agglo-troyes.fr/simclient/integration/EXPLOITATION/dossie…

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Les jeunes voyageurs, ou, Lettres sur la France : en prose et en vers : ornées de quatre-vingt-huit gravures offrant la carte générale de France, les cartes particulières
des départemens, les productions du sol et de l'industrie, les curiosités naturelles -  Étienne-Constant Taillard - 1821

http://books.google.fr/books?id=Ka9XEGvCyrgC&hl=fr&pg=PP11#v=onepag…
Vienne : page 183
Poitiers, les vipères, Châtellerault et ses couteaux.
Loudun : page 194
La ville de Loudun, que je vis en quittant Châtellerault, et qui est située sur une montagne, à huit lieues de Poitiers, fabrique des draps, des étamines, des dentelles et des cuirs ;
commerce en grains, en vins, en huiles, en miel et en bois.
Je n'ai pu regarder ses murs sans que le supplice d'Urbain Grandier m'arrachât des soupirs. Ce vénérable pasteur, dont tout le crime était d'avoir voulu, dans une procession,
prendre sur le cardinal de Richelieu le rang qui lui appartenait comme officiant, fut brûlé vif en 1634,sous prétexte qu'il avait ensorcelé un couvent de religieuses.
Sans doute ce cardinal était un grand homme d'état; mais était-il également admirable par les qualités du cœur ? Et Voltaire ne le flatte-t-il pas un peu en l'accolant
par ces vers au cardinal Mazarin ?
     Richelieu, Mazarin, ministres immortels,
     Jusqu'au trône élevés de l'ombre des autels.
Je regarde un bon ministre comme un dieu pour le peuple qu'il régit en second ; mais il faut que ce dieu ne détruise point par des crimes privés l'illusion qu'il me fiait comme homme public.
J'ai vu dans ce pays plusieurs morceaux d'antiquités romaines ; et chaque jour on en découvre encore : témoin la chambre souterraine qu'une fouille fit trouver récemment
dans la paroisse d'Andillé, et que l'on croit avoir servi de sépulture.
Couvert de bruyères dans sa majeure partie, ce pays semble plus fait pour ensevelir que pour nourrir les hommes.
Toutefois je crois qu'il serait un moyen de remédier au mauvais état de sa culture, et M. Arthur Young me confirme dans l'idée que j'en ai conçue : ce serait d'affermer les
propriétés à un taux fixe, et de laisser aux fermiers le soin d'augmenter leurs bénéfices par des travaux mieux entendus.
Dans l'état actuel des choses, la part du propriétaire varie selon le rapport de la propriété ; et il est facile de sentir que le fermier s'attache moins à améliorer
sa culture, puisqu'il ne doit lui revenir qu'une légère partie de cette amélioration.
L'intérêt est le grand levier qui fait mouvoir tous les hommes ; avec lui viennent ou s'en vont les travaux utiles et les faits éclatans.

Remarque : il ne parle pas des chapons, ni du pain safrané....

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Les délices de la France, avec une description des provinces et des villes du royaume. T. 2 par M. Savinien d'Alquié - 1670
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1020395/f156.image
http://aulivrebleu.pagesperso-orange.fr/Alquie.html
http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=46149

Les délices de la France, avec une description des provinces et des villes du royaume - M. Savinien d'Alquié - 1685
Poitou - Page 410 du livre
http://books.google.fr/books?id=4l5AAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PP9#v=onepage…
Loudun, page 415 du livre

Cette Province est si grande, qu'on y conte 1200 Paroisses, 42 Abbayes, & une infinité de Couvens, dans les trois Evêchés de Poitiers, de Maillezay, & de Lusson,
qui sont de ses dépendances. Ses bornes sont, du côté de l'Orient, le Berry, la Touraine, & le Limozin ; l'Angoumois, & la Xaintonge, au Midi ; l'Océan, au Couchant ;
& la Bretagne, & l'Anjou, au Nort.
Le pais a porté autrefois le titre de Royaume des Goths : mais ils en surent chassés, aussi bien que de toute la Guienne, par Clovis : maintenant elle n'a que celui de Duché.
On dira que j'ai de la complaisance pour cete Province, si je dis que si elle avoit autant de Rivieres que beaucoup d'autres, elle considérables ; comme un Cabinet qui est elle
seroit la première de toutes celles qu'on estime le plus ; mais on ne me fera pas ce tort, si on sait qu'elle a tout ce qui est nécéssaire au plaisir & à la vie de l'homme comme,
de très belles Maisons de plaisance ; de grandes forêts propres pour le plaisir, de belles personnes, des humeurs enjouées, des divertissemens de toutes façons,
des blés, des vins, de la chair, de la venaison, des poissons, des fruits, des bois, des laines, des lins, & généralement tout ce qu'on peut desirer. J'ai dit en plusieurs endroits,
que la France étoit un lieu de délices ; & je dis maintenant, que le Poitou fait les délices de la France : car je n'ai jamais vu de Noblesse si bien faite que celle de ce pais-ci ;
de Dames si civiles ; de Bourgeois si oligeans, de peuple si doux, ni de de Païsans si amis de la joye, & de la douceur de la vie.
Il ne faut que parcourir toute cete Province, pour avoir l'experience de ceci : & s'informer d'où viennent les plus agréables airs, & les plus jolis menuets, pour savoir que je ne trahis point la vérité.
Voyons un peu les merveilles de sa Capitale, & les raretés qui sont dans les autres villes moins principales de cet aimable Païs.

1. Loudun qui est une petite ville assez jolie, & dont le Château est tres bien fortifié, mérite d'être vu ; comme aussi les lieux qui suivent.


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Le voyage de France, dressé povr la commodité des François et estrangers
 Par Gilbert Saulnier Du Verdier

http://books.google.fr/books?id=c_oOAAAAQAAJ&pg=PA519&lpg=PA519&amp…
un autre
http://books.google.fr/books?id=zdxFaDpXeeMC&pg=PA519&lpg=PA519&amp…

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102209r/f106.image.r="Le voyage de Fr…
Après avoir médiocrement fait repaître son cheval, on peut arriver à Loudun, ville assie en plat pays, loin de rivière. Son château, qui estoit d'un grand circuit, a esté démoly depuis peu de temps.
On y fait cas de pain coloré de safran, qu'on y fait, & vend aux étrangers, comme aussi de ses chapons qui abondent dans le pays, & sont très beaux & grands.





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Nouvelle description de la France: dans laquelle on voit le ..., Volume 8
 Par Jean-Aimar Piganiol de La Force

http://books.google.fr/books?id=rYQpAAAAYAAJ&pg=PA93&lpg=PA93&d…
Loudun : page 90

Loudun Castrum Lausdunum, Lesdunum, Laucidunum, Laudunum. Macrin & Messieurs de Sainte Marthe ont été les premiers qui, par une licence poetique,
ont donné à cette Ville le nom de Juliodunum. La ville de Loudun donne fon nom à un Petit pays appellé le Loudunois : l'un & autre furent
détachés du Poitou, & cédés au Comte d'Anjou, à la charge de l'hommage, par Guillaume IV. Duc d'Aquitaine. Geoffroi le Bel, Comte d'Anjou,
par son testament en forme de partage provisionnel, donna la ville de Loudun à Geoffroi son second fils, jusqu'à ce que Henti son frère aîné
fût Roi d'Angleterre & cette Ville suivit le sort des Provinces d'Anjou, Touraine & Maine, qui furent réunies à la Couronne, en 1204.
Au mois de Février 1366, le Roi Charles V donna la ville de Loudun & ses appartenances à Louis Duc d'Anjou, son frère, pour le récompenser
de Chantoceaux qu'il avoit cédé au Duc de Bretagne ; & lui accorda depuis, en 1370, la Touraine en augmentation d'appanage sa vie durant : mais il
déclara par lettres expresses, que Loudun & le Loudunois seroient réunis au Duché de Touraine, après sa mort & celle de son fils aîné,
dont ils donnerent leut reconnoissance le même jour ; & la ville de Loudun & le Loudunois furent réunis au Domaine de la Couronne en 1476.
C'est aujourd'hui le Duc de la Tremouille qui en est engagiste.
Il y a dans cette Ville un Bailliage & Siège Royal, qui a sa Coutume particulière, & est du ressort du Présidial de Tours, de même que l'Election est
de la Généralité de la même Ville. Loudun a toujours eu un grand nombre de ses habitans engagés dans le Calvinisme ; & quoique le Roi eût fait raser
leur Temple, ils ne laissoient pas de continuer leurs assemblées dans des lieux particuliers, après même avoir fait abjuration pour conserver
leurs Charges, ou leurs biens : mais les Missions que les Evêques de Poitiers ont faites dans ce pays ont produit insensiblement des
conversions sincères. On rrouve à Loudun beaucoup d'Ecclésiastiques & de Moines : le Chapitre de sainte Croix, les Paroisses de saint Pierre
du Martray, & de saint Pierre du Marché ; des Carmes, des Cordeliers, & des Capucins.
Le Couvent des Carmes est grand, & assez beau. Il y a aussi un Couvent d'Ursulines, un de Filles de la Visitation de Sainte Marie,
un de Religieuses du Calvaire, une Communauté de Filles de saint Thomas-de-Villeneuve, qui gouvernent les pauvres de l'Hôtel-Dieu, une Maison
de Filles de l'Union Chrétienne, une société de Dames de la Miséricorde établies depuis quelques années pour visiter les pauvres, & les soulager
dans leur misere ; & une société d'Ecclésiastiques habiles, qui accordent les différends, & terminent les procès sans les porter en Justice réglée :
cet établissement s'est fait en 1700. Le Roi Henti III, érigea le Loudunois en Duché, en faveur de Françoise de Rohan Dame de la Garnache ; aprês
la mort de laquelle le Duché fut éteint. Ainsi Duval n'a pas dû dire dans sa Description de la France, que Loudun avoit le titre de Duché.
L'on remarque dans des titres de Fontevrauld de l'an 1117, qu'il y avoit un Gilbert de Loudun, & pluíieurs autres de ce nom : ce qui ne doit pas
faire croire qu'ils fussent Seigneurs de Loudun. Ils en étoient seulement les vassaux, & étoient obligés d'en garder le Château en tepms de
guerre : c'est pourquoi ils étoient aussi nommés Chevaliers de Loudun.
Cette Ville a été la patrie de plusieurs personnes distinguées par leur esprit & par leur sçavoir.
Salomon Mitron, qui s'est appellé dans ses poésies Salomon Macrin, étoit né à Loudun : il étudia à Paris sous Jacques le Fevre d'Estaples,
fut fort sçavant, & fit des vers lyriques si excellens, qu'il fut nommé l'Horace de son tepms. Il mourut à Loudun l'an 1557.
Scévole & Louis de Sainte Marthe, frères jumeaux, étoient nés à Loudun le 20 de Décembre 1571. Le Public leur est redevable de l'Histoire
Généalogique de la Maison de France, du Livre intitulé Gallia Christina, & de plusieurs autres Ouvrages.
Ils moururent à Paris ; Scévole le 7 de Septembre de l'an 1650 & Louis le 29 d'Avril de l'an 1656.
Urbain Grandier, curé & Chanoine de Loudun, étoit un homme de mérite dans les Lettres ; mais il est encore plus connu par ses malheurs.
Il fut accusé du crime de magie, de maléfice, & possession arrivée par son fait ès personnes d'aucunes Religieuses Ursulines de Loudun, & autres
séculières, condamné à être brûlé vif par Jugement du dix-huit d'Août de l'an 1634.
Théophraste Renaudot aussi de la Ville de Loudun, Médecin à Paris, & le premier Auteur de la Gazette de France, publia en ce tems-là
un éloge d'Urbain Grandier, qui fut imprimé à Paris.
Ismaël Bouillaud naquit à Loudun le 28 de septembre de l'an 1605, d'un père qui était calviniste, & procureur de profession.
Il fit ses humanités dans le lieu de sa naissance, étudia la Philosophie à Paris, & le Droit à Poitiers.
Au sortir des Ecoles il s'appliqua fortement à l'étude de la Théologie, des Mathématiques, & de l'histoire.
Il abjura le Calvinisme à l'âge de vingt-un ans, & reçut l'Ordre de Prêtrisé en 1630.
Il publia dans la suite quantité d'Ouvrages qui lui acquirent une grande réputation
parmi les Sçavans, & qui le firent regarder comme un des génies les plus universels de son tems.
Il ne fut pas moins estimé des Grands ; & le Roi de Pologne, Jean Casimir, le choisit pour son Agent auprès des Etats des Provinces Unies
pendant la guerre de Suéde & de Pologne. Il se retira en 1689 dans l'Abbaye de saint Victor de Paris, où il mourut le ving-cinq de Novembre
de l'an 1694. On peut voir le Catalogue de ses Ouvrages dans le Dictionnaire de Moreri, & son éloge dans les Hommes Illustres de M. Perrault.
Urbain Chevreau naquit aussi à Loudun le 12 de Mai 1613. Il fit de si grands progrès dans les belles Letrres, qu'il mérita un rang distingué
parmi les Sçavans du dix-septieme siécle. Il fut Secrétaire des commandemens de Christine Reine de Suède, & ensuite Précepteur Monseigneur
le Duc du Maine. publia plusieurs Ouvrages, dont l'Histoire du Monde est le plus considérable, & à Loudun le 15 de Février 1701.

Suit : Nuré Mirebeau - Moncontour - Châtellerault - Saint Maixent - Lusignan - Montmorillon - Chauvigny - Richelieu - Fontevrauld -
Mortemar - Niort - Maillezais - Luçon - Fontenay-Le-Comte - Mauléon - Les Sables d'Olonne - Parthenay - La Roche sur Yon -
L'Isle de Noirmoutier - L'Isle Bouin.

Au sujet de Nuré Mirebeau, voir Histoire générale, civile, religieuse et littéraire du Poitou par Auber Charles Auguste - Tome 5 - Page 287 du livre et la note 30.
http://archive.org/details/histoiregnra05aubeuoft
Mirebeau (30), dont le nom est tout latin et lui vient du Mirebeau, bel aspect des campagnes qui l'environnent,
s'appelait d'abord Nostrum comme on le voit souvent dans les chartriers, ce qui fait qu'on l'a souvent désigné sous le
nom de Nuré-Mirebeau, qu'on lit encore dans les géographies du dernier siècle.


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Un étudiant écossais en France en 1665-1666. Journal de voyage de Sir John Lauder.
Journals of sir John Lauder, lord Fountainhall, Edinburgh, 1900, p. 22-23

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1935_…
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102873r.r="John Lauder".langFR
Poitou, page 101 (en anglais) :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102873r/f152.image.r=poitou

En français, par Jean Plattard
Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest - 3e Série - Tome 12 - 1935

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k406155c/f4.image

Jean Plattard a traduit les passages sur le Poitou, dont une table :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k406155c/f131.image.r=loudun


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RABELAIS ET NOS CHAPONS


Il existe sur la site de la BNF (et sur archive.org) deux revues de la "Société des études rabelaisiennes" appelées :
     Revue des études rabelaisiennes (1903-1912)
     Revue du seizième siècle (1913-1933)


Où l'on trouve pas mal d'informations sur le Poitou, sachant que c'est la région que Rabelais connaissait le mieux.
Remarque : si l'on fait la recherche chapon il faut aussi chercher chappon.


La langue de Rabelais - Tome 2 - Langue et Vocabulaire - Sainean Lazare - 1923
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5575288q/f167.image.r=poitou
Page 160 :
De tous les pays de France, le Poitou est celui que Rabelais a connu de plus près. Pendant ses années de moinage, chez les Cordeliers de Fontenay-le-Comte, puis,
pendant son service auprès de l'évéque de Maillezais, prieur de Ligugé, où il resta une quinzaine d'années, il a eu le loisir de parcourir le Haut et Bas-Poitou dans tous les sens.
De là cette grande familiarité avec la géographie locale, villes et villages, bourgs et hameaux, abbayes et châteaux ; ces allusions aux chapons de Loudunois,
aux ânes et moulins du Mirabalais, à Lusignan et à Maillezais, avec leurs légendes et leurs souvenirs du passé, au port des Sables-d'Olonne « en Thalmondoys »
Grâce à ces détails, on a pu de nos jours reconstituer la topographie du Poitou à l'époque de la Renaissance (1).

(1) Henri Clouzot, « Topographie rabelaisienne. Poitou » (dans Rev. Et. Rab., t. II, 1904).
Soit :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19478c/f165.image
Et la suite :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19478c/f249.image

Passage sur Loudun :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19478c/f186.image

Loudun,
« Traversa les marays, et gaingna au-dessus le puy jusques au grand chemin de loudun. » I,
Comment Gargantua assaillit Picrochole dedans la Roche Clermaud.
Le grand chemin de Loudun à la Roche-Clermaud n'est autre que la route de Loudun à Chinon
qui passe par Bassé, Beuxe, La Roche-Clermaud, Parillé. « Mauvais chemin en temps de pluye, » dit le guide de

Loudunais, pays de Loudun (Vienne).
« Quatre cents chappons de Loudunoys ». I, 37. Comment Gargantua soy peignant faisoit tomber de ses chevaulx les bouletz d'artillerye.
« Gras chappons de Loudunois. » V, 6. Comment les oiseaux de l'isle sonnante sont alimentés.
Le Loudunais formait le ressort de la châtellenie et du bailliage de Loudun.
Il a toujours fait partie du diocèse de Poitiers, mais il a de bonne heure été envahi par les comtes d'Anjou et détaché du Poitou.
Il était régi par une coutume particulière et nommait ses propres députés aux Etats-Généraux.
Quant à la réputation des chapons de Loudun, elle date de loin. Dès le XIIIe siècle, on trouve  « chapons de Lodun »
dans le Dict de l'Apostoile. Ch. Estienne, dans sa Guide, en 1552, mentionne les « gras chappons ».
Jodocus Sincerus dans l'Itinerarium Galliae, vante le pain couleur de safran et « les poulles de Loudun » (1612).
Aucun guide ne nomme la ville sans ajouter « grands chapons ».



Topographie rabelaisienne, sur la Touraine est dans le tome 5

Topographie rabelaisienne, sur la Saintonge est dans le tome 4


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Revue du seizième siècle - Tome 1
http://archive.org/details/revueduseizime01sociuoft
Chapitre :  Le guide des chemins de France de Charles Estienne (Voir au début de ce document, Charles Estienne).
Guide que l'on trouve ici (date de 1552) :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102662d/f206.image
Lodun :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102662d/f205.image
Et à la page suivante , il est dit :
Lodun, ville, chasteau, Grands Chappons, plat pays  -- 2 lieues giste.

Charles Estienne, part d'Amboise pour aller à Lodun.
Il dit :
Passe Loire sur les ponts, sinon va tout droict, sans entrer dans la ville, et passe l'eaue à l'endroit de Montlouy.
Lussault : 1 lieue
Nostre Dame de Bon désir : 1 lieue
Montlouy : 2 lieues
La Ville aux Dames : 2 lieues
Tours, ville, chasteau : 1 lieue, Repeue
Savonnières : 2 lieues
Colombiers : 1 lieue
Valerre : 2 lieues
Le Port Huault sur Sauldre : 2 lieues
La Belle croix : 1 lieue
Passe la forêt
Bengnay : 1 lieue, demie-lieue
Chinon, sur Vienne, en Anjou : 1 lieue, quart de lieue
Commencent les grandes lieues. Passe les ponts de la nonain, qui sont arches de pierre le long de demy-lieue.
Parillay, au bout du pont : demie-lieue
Mauvais chemin en temps de pluie
Lodun : ville, chasteau, Grands Chappons : deux lieues, giste
Plat pays



La France de Charles Estienne - Serge Bonin - 1961
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1961…



Le guide des chemins de France de Charles Estienne est décrit par Abel Lefranc dans :
Revue du seizième siècle - Tome 1 - Page 18 ou 19 selon les éditions

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15457f/f25.image.r=chappons.langFR
Page 22 (note du bas de page) :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15457f/f28.image.r=chappons.langFR
Estienne remarque par deux fois que Croutelles en Poitou produit de bonnes quenouilles et des fuseaux (fol. 89 r° et 94 r"). A Saint-Porchaire, se trouvent de
« beaux pots de terre », mention célèbre, on le sait (fol. 91 r"). Les gras chapons de Loudun, chers à Rabelais, sont loués à leur place.
A Saint-Maixent, on rencontre de belle serge, futaine, rubans, ceintures et, par surcroît, de bonne moutarde (fol. 89 v°).

--------------------------

Revue des études rabelaisiennes - Tome 5
http://archive.org/details/revuedestudesr05sociuoft
Chapitre : L'art militaire chez Rabelais
Le premier livre de Gargantua où quatorze chapitres du roman sont consacrés à la guerre contre Picrochole.
L'action se passe aux alentours de Chinon.
Page 7 : description de la région, le Négron, Chinon, Cinais, Seuilly, Lerné et la Roche-Clermault.
Rabelais, dans ce petit canton, a créé deux royaumes : celui de Picrochole tiers du nom, qui possède seulement Lerné ; celui de Grandgousier, qui comprend le reste du territoire ;
ce dernier royaume possédait, en outre, des fiefs importants, depuis Montsoreau jusqu'à Ligré, et même quelques possessions sur les rives droites de la Vienne et de la Loire.

Page 224 :
Les Noëls de Lucas Lemoigne, curé de Notre-Dame-de-la-Garde en Poitou, Le même recueil consacre la vogue des chapons loudunais :
Penot donna ung clorin de bon poys
Et Gribelot ung chappon lodunays.

I. Réimprimé par le baron Pichon pour les bibliophiles français.
Lahure, 1860, in-16, p. 13 et 55.

Page suivante :
Au XVIIe siècle, cette renommée n'avait pas diminué. Le procureur-syndic de Loudun faisait usage de ces succulentes volailles pour se concilier les bonnes grâces des magistrats parisiens.
Le chargé d'affaires de la ville à Paris, Léaud de Lignières, lui écrit en effet le 3O janvier 1681 : « Je ne manquerai pas de faire la distribution comme vous me le marquez de la flotte de chappons
que l'on m'envoie. » (Arch. comm. de Loudun, FFI, liasse.)

Noel de Lucas Le Moigne
http://books.google.fr/books?id=86bqSpCrzy8C&pg=PR3&lpg=PR3&dq=…

Les Noëls du Poitou, sont les Noëls les plus anciens de France, on verra peut-être plus tard, vers le 25 décembre... 
Un des chants les plus connus (cliquez sur la flèche du petit lecteur en haut à gauche, si le lecteur n'apparaît pas, il vous manque un plug-in dans votre navigateur).

http://al.deliquet.free.fr/LA-VEILLEE/CHANTS/chanson_disons-NAU.htm


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Revue des études rabelaisiennes - Tome 5

Page 57
Topographie rabelésienne, exemple avec Lerné et ses fouaces :
« Au quel temps, les fouaciers de Lerné passoient le grand carroy... » L, I, ch. 25.
« Les fouaciers, retournés à Lerné, soubdain, devant boire ny manger, se transportèrent au Capitoly. » L. I, ch. i6.
« Un des bergiers qui gardoient les vignes, nommé Pillot, se transporta devers luy en icelle heure et raconta les excès
et pillages que faisoit Picrochole, roy de Lerné, en ses terres et domaines... » L. I, ch. 28.
« Si je n'eusse que chanté Contra hositium insidias (matière de bréviaire), comme faisoient les aultres diables de moines,
sans secourir la vigne à coups de baston de croix contre les pillars de Lerné. » L. IV, ch. 23.
L'église de Lerné date en grande partie du xiie siècle ; cette paroisse du diocèse de Tours dépendait de l'archidiaconé d'outre-Vienne.
Dans ce village, de nombreux habitants fabriquaient des fouaces, sorte de gâteaux cuits au four. Les fouaces étaient
faites avec de la fleur de farine, avec « beau beurre, beaulx moyeux d'oeufs, beau zafTran et belles espices. » L. I, ch. 32.
Les fouaces de Lerné, très estimées, se vendaient à dix lieues à la ronde. Les marchands les apportaient par « charretées » dans certaines assemblées.
A Loudun, les fouaciers y venaient en si grand nombre qu'une rue leur était exclusivement réservée ;
cet emplacement est ainsi désigné dans un titre de 1542 : « La rue où l'on vend les fouaces de Lernay. »
Eloi Johanneau, qui a publié une édition des oeuvres de Rabelais avec de nombreux et intéressants commentaires, nous
apprend (t. II, p. i3) qu'en 1821 on fabriquait encore à Lerné « des galettes qu'on appelle fouaces et qui sont en grande
réputation dans le pays. » Eloi Johanneau, qui avait goûté « cette viande céleste », déclare qu'il a trouvé les fouaces de
Lerné « fort bonnes ». Rabelais avait donc raison d'écrire dans son Gargantua (1. I, ch. 25) cette appréciation flatteuse
des gâteaux de Lerné : « Notez que c'est viande céleste manger à desjeuner raisins avec fouace fraische. »

Page 196 : Excursion au pays de Rabelais
Page 202 : De Tours à Chinon. L'hôtel de L'Union à Chinon.
L'hôtel de l'Union n'est pas grand, nous l'occupons en entier. Ce vin pineau ce vin si léger, si spirituel qui mûrit sur les coteaux de la Vienne, arrose un dîner où nous voyons
paraître de grasses poulardes du Loudunois accompagnées de salade assaisonnée à l'huile de noix ; nous montons dans les chambres, nous préparant ainsi de la meilleure
façon aux entreprises de la journée prochaine. Au matin, tous, alertes, de bonne humeur, sont exacts au rendez-vous de sept heures.
Nous cheminons lentement le long de la Vienne, tout au charme de ce fleuve aux eaux brillantes, glissant contre les rives ombragées.
Suit une visite (avec desciption du pays).


Revue du seizième siècle - Chappons de Loudun - Tomes 5 et 6 - Rabelais
Page 51 :
Grandgousier, pour festoyer le retour de son fils Gargantua, après sa victoire sur Picrochole, donna à ses convives un de ces banquets monstres encore coutumiers aux cours souveraines de la Renaissance :
On apresta le soupper et de surcroist feurent roustiz seze beufz, troys génisses, trente et deux veaux, soixante et troys chevreaux moissonniers, quatre vingt quinze moutons,
troys cens gourretz de laict à beau moust, unze vingt perdrys, sept cens bécasses, quatre cens chappons de Loudunoys et Cornouaille, six mille poulletz et autant de pigeons, six cens
gualinottes, quatorze cens levraux, troys cens et troys hostardes et mille sept cens hutaudeaux ;

Page 55 :
Hiiteaudeau, nom poitevin du chaponneau, du Jeune chapon.

Page 63 :
Chappons de Loudiinois : « La réputation des chapons de Loudun date de loin : dès le xiii« siècle on trouve chapon de Lodun dans le Dict de l'Apostoile.
Ch. Estienne, dans sa Guide, en 1552, mentionne les « gras chappons de Lodun (4) », et Lucas Lemoigne, dans ses Noëls (1520), se fait l'écho de cette vogue :
       Penot donna ung clorin de bon poys
       Et Gribelot ung chappon Lodunois.

Olivier de Serres (t. II, p. 19) mentionne encore les chapons de Loudun comme les plus estimés, avec ceux du Mans qui ont gardé leur réputation et dont Belon disait en 1555 (p. 244) :
« Les gros chapons du Mans de haute gresse sont estimez et de bon manger en tous lieux du royaume de France. »
Ils figurent au souper de Grandgousier, à côté de Chappons de Cornouailles, dans la Basse-Bretagne.

4. Henri Clouzot, dans Rev. Et. Rab., t. II, p. i65, et t. V, p. 224.




Revue des études rabelaisiennes - Chappons et Fouaces de Loudun - Tome 10 - Rabelais
Page 72 : les fouaciers de Lerné.
D'après la recette mentionnée par Rabelais, on employait pour leur composition : de la fleur de farine avec « beau beurre, beaulx moyeux d'oeufs, beau safran et belles espices ».
Justement estimés, ces petits gâteaux étaient connus à dix lieues à la ronde et donnaient lieu à un important commerce; source de revenus pour les habitants
de Lerné, qui soignaient la fabrication pour maintenir la réputation de leurs produits.
Il n'y avait point de foires et d'assemblées dans les bourgs du Ghinonais, du Loudunais ou du Saumurois sans marchands de fouaces de Lerné.

Au milieu du XVIe siècle, à Loudun, les Jours de marché, les fouaciers venaient si nombreux qu'une rue leur était exclusivement réservée ;
cet emplacement est ainsi désigné dans un titre de 1542 : « La rue où l'on vend les fouaces de Lernay (1) »
Cette désignation populaire prouve l'importance du commerce des fouaces dans la cité loudunaise.
(1) Revue poitevine et saintongeaise, t. VIII, p. 100. — Cette rue de Loudun s'appelle aujourd'hui la rue de la Boucherie.


Page 162 :
21 mars 1912, repas au Café Voltaire, avec Anatole France et plus de cent trente rabelaisants :
Le menu, qu'ornait un dessin composé avec infiniment de talent par M. L. Ruffe, était, naturellement, pantagruélique :
     Huytres en escalles de Busch.
     Grasses souppes de prime. — Souppes Lionnoises.
     Barbue à saulce d'Hippocras.
     Chappons du Loudunois roustiz avec leur degout.
     Sallade de Nasidord.
     Pois de la plante du Grand Cormier.
     Lectues de Ligugé.
     Glace du mont Inaccessible.
     Poupelins, macarons vingt sortes.
     Mestiers au sucre fin.
     Fromaige. — Poires de bon chrestian.
     Renfort de vin pineau.
     Lacryma Christi de la Cave peincte.


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Dans des ouvrages, en particulier en latin, on lit « poulles de lodun ». Cherchons le mot poul(l)e dans les dictionnaires anciens.


Dictionnaire universel, contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes & les termes des sciences et des arts,.... Tome 3. Recueilli & compilé par feu messire Antoine Furetière
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56749155/f317.image.r=loudun.langFR
POULE - Oiseau domestique fort connu, qui pond des oeufs & les couve pour faire éclorre des poulets.
Une poule glousse, quand elle veut couver. Il y a les poules de Loudun qui sont grosses & belles ; des poules huppées, patuës.




Remarque : la recherche chapon ne donne pas de référence à loudun :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5841680f/f561.image


Dictionnaire oeconomique : contenant l'art de faire valoir les terres et de mettre à profit les endroits les plus stériles.... PI-Z - par M. Noël Chomel,
Poules :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2055111/f146.image.r="poules de loudu…
Choix des poules - Belles poules, de différentes espèces
Il a une espèce de grandes Poules qui ne sont pas fort fécondes, mais qui dédommagent par la grosseur de leurs oeufs dont on trouve souvent qui renferment
deux jaunes ils sont tous propres à donner de gros chapons. C'est pour cela principalement, qu'on élevé ces grandes Poules.
[Serait-ce la Poule de Padoue connue à Paris sous le nom de Poule de Caux ? ]

Les Poules de Loudun sont grosses & d'un plumage magnifique. La plupart ont sur la tête une grosse houpe, de plumes qu'on est obligé de couper de temps en temps par les côtés,
de peur qu'elle ne leur ofrusque entièrement les yeux. Elles sont fort fécondes.
  Telles sont encore la plupart des Poules d'Anjou & de Touraine.





Traité de la police, où l'on trouvera l'histoire de son établissement, les ... Par Nicolas de La Mare
poules de loudun ou poules huppées
http://books.google.fr/books?id=S_ZCAAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq…
Chapitre sur poules, Varron





Les Poules tiennent, ajuste raison, le premier lieu dans les Ménageries de la Campagne, puisque leur fécondité en fáit
le principal revenu. II y en a, selon Campege, de trois différentes sortes, les unes qui ont le bec & les pieds jaunes,
qui sont plus grosses de corps, font de plus gros oeufs, mais qui sont moins fécondes, & qui ne profitent que dans les lieux
où elles se plaisent ; on les nomme vulgairement, dit-il, Poules griécbes , quasi Poules Grecques ; & il ajoute, que l'on sert
peu de celles-là sur les bonnes Tables. II y en a d'autres, qui font aussi fort grosses & fort belles, qui ont une hupe de plumes sur
la tête, & qui ne font pas non plus fort fécondes ; il les nomme Poules Romaines & ce sont apparament celles que nous nommons Poules de Loudun,
ou Poules hupées. II y en a enfin de plus petites, qui ont ordinairement un plumage mêlé de noir, de blanc & de jaune ;
Aristote fait mention de celles-ci, il les nomme Poules Adriennes, & ce sont les plus communes, les plus fécondes & les meilleures.
 


Poules de lodun, poules de médie (Varron)
http://books.google.fr/books?id=9HOSL4cL1rkC&pg=PA440&lpg=PA440&amp…
Sont les poules de Lodun, Varron appelle poules de Medie,d'autant que leur premiere race est peut-estre venuë du Royaume de Medie.
...... Les dernières sont celles que nous voyons et mangeons ordinairement, qui ont leurs plumes esgalement en tout temps, sans qu'elles leur tombent plus
en une saison que l'autre et entre icelles il y en a des parfaitement noires qui sont les meilleures et les plus savoureuses de toutes, des blanches qui
sont les moindres en valeur et des madrées qui sont de moyenne qualité entre les noires et les blanches.

http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Festus/m.htm
      MELICAE, poules de Médie, ainsi appelées, par le changement de la lettre D en L, du nom de la Médie, parce que, dans ce pays, ce genre d'oiseau devient extrêmement gros.
      MELICAE gallinae, quod in Media id genus avium corporis amplissimi fiat, L littera pro D substituta.

Térentius Varron est un romain  :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcus_Terentius_Varro


Quelle est l'origine de nos poules de Loudun ? Varron est une référence, car il a laissé de nombreux documents sur les animaux et leurs origines. Animaux, mais aussi plantes, etc...
On trouve ses ouvrages traduits du latin sur le net. dont des passages sur les poules, les faisans, les paons, etc... Les origines (état sauvage), vers la Perse, l'Inde...
Exemples :
http://www.mediterranee-antique.info/Dureau/E_318.htm#_ednref36

http://remacle.org/bloodwolf/erudits/varron/agriculture3.htm

On trouve une description des poules et leurs origines par Varron dans :
Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, Volume 13 -  Par Académie des inscriptions & belles-lettres (France)

Sur Google Livre, mais parfois le lien est mort.... Chercher  :
"Les poules sauvages, dit Varron, sont rares à Rome"
Avec Google-livre

Sinon, un lien qui semble toujours fonctionner :
Mémoires de l'Institut national de France - Institut national de France, 1838
http://books.google.fr/books?id=lyFdafgQdHIC&pg=PA505&lpg=PA505&amp…


Un autre :
Traduction d'anciens ouvrages latins relatifs a l'agriculture et a la médecine vétérinaire: L'économie rurale de Varron
http://books.google.fr/books?id=0609u9YFuaEC&printsec=frontcover&hl…
Chercher Poule(s) dans le livre. Discours sur les différentes espèces, leurs origines, description.
page 402 : la Médie


Des pistes pour trouver l'origine de nos poules de loudun, à moins qu'un aviculteur de la région connaisse...

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Toujours sur Rabelais :

L'influence et la réputation de Rabelais : interprètes, lecteurs et imitateurs, un rabelaisien (Marnix de Sainte-Aldegonde) - L. Sainéan
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113997s/f264.image.r="chapons de loud…
BRUSCAMBILLE - Le champenois Deslauriers, dit Bruacambille, farceur des rois Henri IV et Louis XIII, a publié ses saillies sous le titre : Plantes idées, Fantaisies et Imaginations,
Paradoxes et Prologues, Paris, 1619.
Ces pièces, souvent spirituelles et piquantes, débordent de gravelures et de trivialités.
Deslauriers avait lu Rabelais et en avait beaucoup retenu. En voici une preuve tirée de la « Première harangue de Midas » :
Continuez, nobles esprits, en mangeant des chapons de Loudun et du Mans, à lire les heureux et admirables voyages de ce sublime personnage Rabelais,
mais si la fiebvre (qui vous puisse sangler) vous prenoit, n'en bruslez pas les Commentaires comme fit ce niaiz de Passerat.


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Les chapons de Loudun sont mentionnés dans :
La France au temps des croisades; ou, Recherches sur les moeurs et coutumes des Français aus XIIe et XIIIe siècles - Tome 4 - Vaublanc Vincent Victor Henri de, vicomte

http://books.google.fr/books?id=9UEPAAAAQAAJ&pg=PA204&lpg=PA204&amp…
Cette apparition du paon ne nous dispense pas de nommer les chapons de Loudun, les oiseaux rôtis à l'eau rose avec un peu de vin et de sel,
et les volailles entourées de salades de cresson de fontaine et de cresson orlenois. L'huile de noix ou de cerneaux n'a pas été épargnée dans les salades.
Si le lien est mort, c'est Page 204 de :
http://books.google.fr/books?id=9UEPAAAAQAAJ&hl=fr&pg=PA363#v=onepa…


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Le chapon, un plat de luxe témoin de l’histoire
8 minutes 50 secondes, il parle du chapon du Mans dont la source des Jean de la Fontaine, pas de Loudun...
http://www.canalacademie.com/ida6391-Le-chapon-un-plat-de-luxe-temoin-de-l-…

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Le pain jaune safranné

Je n'ai rien trouvé sur ce pain, le safran était cultivé en Touraine, vers Angoulème, le Gâtinais, etc...
Il y avait une réglementation cause les fraudes ...

Boissonnade, dans : Essai sur l'organisation du travail en Poitou depuis le XIe siècle jusqu'à la Révolution. Tome 1
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83680g/f154

Notons encore qu'au début du XVIIe siècle, on estimait beaucoup lepain couleur de safran fabriqué à Loudun, sorte de gâteau que les étrangers eux-mêmes achetaient pour en faire
cadeau à leurs enfants ou amis.


Avec une référence : Zinzerling et d'autres références, il faut peut-être chercher dans ces dernièers...

Dans le même livre on parle des chapons du loudunias, dans le chapitre patissiers-rôtisseurs qui commence page 157 (page 160 et 161)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83680g/f164.image.r=chapons


Il y a deux tomes, chercher Loudun, Loudunais, on trouve ce que l'on fabriquait dans la région, des informations sur les repas, la cuisine, etc...

http://gallica.bnf.fr/Search?adva=1&adv=1&tri=title_sort&t_rela…

Exemple : les mignonnettes de Loudun
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83680g/f274.image.r=mignonnettes.lang…

Il est dit dans d'autres documents que à Loudun on cultive des prunes Sainte-Catherine, mais pas chez Boissonnade...

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Conclusion :

La recherche sur le site de la Nouvelle République donne :

Le samedi 6 octobre dernier, il y a eu une conférence par la Société historique du Loudunais : « Le patrimoine culinaire du Moyen Age au XXe siècle en Pays loudunais ».
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/communes/Prinçay/n/Contenus/Artic…
Ils ont parlé des chapons ... Certainement du pain safrané...

--> C'est une coïncidence, je n'étais pas au courant, (j'ai commencé à chercher il y a un mois) mais ça tombe bien....
La Société a certainement des réponses sur :
   Où trouver des poules de Loudun.
   La recette du pain safrané.
Etc...


Sur le fouace de Lerné :
La fouace de Lerné, elle est très connue de nos jours sous le nom de fouace de Rabelais, il suffit de lire la Nouvelle République.
Lerné
http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/communes/Lerné/n/Contenus…
Il est dit : "la traditionnelle découpe des dindons" = le dindon a-t-il remplacé le chapon ?
 
La fête des fouaces à la Devinière
http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/communes/Seuilly/n/Conten…

------------------------

Remarque :
Retour au guide des chemins de Compostelle par Aimery Picaud :
Bulletin - Amis du vieux Chinon - 1959
Un chemin de Saint Jacques de Compostelle - Aimery Picaud

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58299968/f31.image.r=Aimery Picaud.la…

Si on s'intéresse au Langudoc :
Bulletin - Société languedocienne de géographie - 1908 - tome 31
Le Bas-Languedoc en 1626, d'après la description du géographe allemand Abraham Gölnitz

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k415270f/f212.image.


Revue du seizième siècle - Le vin chez Rabelais - Tome 11
Page 59
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15467r/f65.tableDesMatieres


On a vu qu'il existe un proverbe "poules de Loudun", il existerait une citation de Saint Paul de Tarse : "chapons de lodun"


Zinzerling parlant des femmes françaises :
Le Figaro. Supplément littéraire du dimanche - La Vieille France en Zigzag - N° 33 - 19 août 1911
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k273133c/f1.image.r=Zinzerling



Ce document sera peut-être modifié, ou légèrement réorganisé, vu le nombre de références...
Je n'ai pas encore vérifié si tous les liens sont bons...
Un autre document dans la semaine sur la truffe de loudun et de Beuxes.
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 01:38 (2012)    Sujet du message: Publicité

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