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MOUTERRE-SILLY

 
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pictavius
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 22:29 (2012)    Sujet du message: MOUTERRE-SILLY Répondre en citant

MOUTERRE - SILLY
 








Origine du nom :

On trouve indication d’un « Monasterium Sille » dans les chroniques de Tours de 1226 ; d’un Mostersille (1239) ; d’une église de Monastériis de Sille (1287) ; d’une paroisse de « Monasterio Silhe » (1304) ;
de Mouster Seillé (1358) ; de Mouther Silhé (1383) ; de Moustersillé (1389) ; de Saint Mesmes de Moutersillé (1462) ; de Moutersilly (1513) ; enfin de Saint Maximin de Mouterre Silly (1769).

Ce fut, au IIIème siècle le berceau d’une riche famille patricienne, la « gens Maxima », qui donna naissance à 4 illustres personnages :
    - Saint Maxence (ou Maixent), évêque de Poitiers.
    - Saint Maximin (ou Mesmin ou Mesmes), évêque de Trêves.
    - Saint Jouin, qui donna son nom au célèbre monastère dont il est peut-être le fondateur.
    - Sainte Maxima, leur sœur.


Sur les chapiteaux des deux colonnes romaines, à l’entrée de l’abside de l’église de Mouterre, sont sculptés cinq têtes qui sont celles de Saint Maximin, de ses trois frères et de sa sœur.

La commune a pris le nom du monastère (mouter), bâti sur la sépulture de Saint Maximin, dans la terre de Silly, appartenant à sa famille.

Au bas du plateau sur lequel s’élève l’église de Mouterre, un champ porte encore le nom de Champ de la Chapelle.
Serait-ce cette chapelle que signale une note manuscrite de Mr Redet et provenant d’un recueil appartenant à Mr de Marconnay  (743 – 746) ?
D’après cette note, on trouverait non loin de Mouterre les ruines d’une ancienne église du XIème ou XIIème siècle, connus sous le nom populaire de Chapelle Chéret.
Peut-être cet oratoire rappelait-il quelque souvenir de saint Maximin, né au village de Silly, au milieu d’une plaine arrosée d’eaux sulfureuses ?
Un autre souvenir du saint est encore subsistant à Silly, c’est la Fontaine Saint Mesmin  (voir plus loin).

Au-dessous de l’église de Mouterre, à mi-côté du plateau sur lequel elle s’élève est un vaste champ appelé « Sous la Ville ».
Il est rempli de poteries gallo-romaines et de substructions antiques, qui démontrent l’importance de ce lieu à une époque reculée.
On sait que saint Maximin revint mourir à Mouterre Silly, vers l’an 347 de notre ère ; mais son corps fut transporté à Trèves par la diligence de ses diocésains.



« Sous la Ville »

Mouterre fut en effet une des premières agglomérations chrétiennes du loudunais.
Au IVème  siècle, le village de Mouterre n’existait pas encore ; à Silly seulement se trouvait un groupe d’habitations qui avait succédé à un centre protohistorique gaulois dont la nécropole incinérée est connue.
L’emplacement de l’église actuelle et du village de Mouterre était alors occupé par l’exploitation rurale d’une somptueuse habitation romaine, d’une « villa » située un peu plus bas, au midi, dans le terrain
encore aujourd’hui nommé « Solaville » ou « Sous-la-Ville ».

La famille gallo-romaine des Maximin, puissante et riche, y demeurait alors. Cinq de ses enfants, cinq frères sont restés célèbres dans les annales ecclésiastiques de la province de Poitou :
    Saint Maixent ou Maxence, prédécesseur de Saint Hilaire sur le siège épiscopal de Poitiers.
    Saint Mexme, qui vécut en solitaire à Chinon.
    Saint Jouin, fondateur de l’abbaye d’Ension, aujourd’hui Saint Jouin de Marnes.
    Sainte Maxima, leur sœur.
    Saint Maximin ou Mesmin le plus illustre de tous.


Devenu évêque de Trèves et conseiller de l’empereur Constant qui habitait alors à Trèves, Maximin se dut, au grand rôle qu’il eût en différents conciles, d’occuper un des premiers rangs de l’épiscopat catholique.
Revenu vers 347 à Silly pour se reposer il y mourut et fut enseveli sur un versant de la colline, au-dessus de la villa familiale. Aussitôt un oratoire fut élevé sur son tombeau, qui devint dès lors un lieu de pèlerinage
célèbre, et durant tous les temps mérovingiens on vint se faire enterrer de tous les points des environs autour du sanctuaire du saint vénéré.

Ce sont ces pèlerinages post-mortuaire qui expliquent, à Mouterre comme en plusieurs autres lieux du Poitou, où des saints très anciens ont eu leur dernière demeure, ce grand nombre insolite de sépultures qui
n’est justifié ni par la population actuelle  de ces localités ni par l’importance de leur passé.

A Mouterre, dans un espace de 4,50 m. sur 3,50 m., une soixantaine de corps au moins ont été trouvés, déposés en couches superposées.
Cinq inhumés gisaient en des cercueils en pierre massive, les autres reposaient dans des espèces de coffres faits de pierres mises sur champ et recouvertes d’autres pierres plates.

Différents objets trouvés avec les corps : bagues, bracelets, grosses perles de verre, grains d’ambre, style en os, chaussures et autres fragments divers, indiquent nettement comme date de ces ensevelissements les VIème et VIIème siècles.
J’ai placé ces objets dans les collections de la Société des Antiquaires de l’Ouest, au musée des Grandes Écoles, et l’un des grands cercueil, en pierre de Sainte-Maure, à l’Hypogée Martirium de Poitiers, où ils représenteront
le « Mérovingien loudunais », d’un si grand intérêt archéologique, et qui n’y figurait pas encore.



CURIOSITÉS

Parmi les monuments et localités historiques de la commune, mentionnons :

    -    l’hôtel du Bas-Silly, propriété de Robert Frettard, chambellan du roi Philippe. Ce fief passa à la famille Mesmin (1608 à 1715), dont une descendante le vendit à Thomas Dreux, baron de Berrie.

    -    La maison noble de Nué (anciennement Nueil-sous-Bauçay), relevant de Loudun, dont les possesseurs successifs s’appelèrent : Alof de L’Hospital, d’Armagnac, Gilles Clérambault et, plus près de nous, Mr Martin.

    -    La baronnie de Bauçay, dont le château, détruit il y a environ 4 siècles et demi, appartenait à une des plus anciennes familles du pays : les Hugues de Bauçay.
         Cette châtellenie, partagée au XVème entre Jean de Rochechouart et d’Hardouin de Maillé, ne fut rétablie dans son intégrité qu’en 1785.
         Les seigneurs de cette terre, qui prétendaient avoir été à l’origine des seigneurs de Loudun, se disaient fondateurs des églises paroissiales de notre ville, prétention qui, au XVIIIème siècle, souleva une série de conflits.

    -    Bois-Preuilly, anciennement Bois-Marmande, aprèe avoir appartenu au début du XVème siècle à Imbert de Batarnay, conseiller de Louis XI, Charles VII, de Louis XII et François 1er, devint en 1613 la propriété
         de Boisguérin, gouverneur de Loudun. Le seigneur de Bois-Preuilly percevait à l’entrée de la ville un droit de péage.

    -    Le prieuré de Chasseignes, dont l’église a été donné à la fin du Xème siècle par Guillaume Fier-à-Bras, comte de Poitout, au monastère de Bourgueil. Au XVIème siècle, le prieur de Chasseignes devait assurer
          le service de l’église de Saint-Mandé. Au XVIIème siècle, le fief était possédé par la famille du Rivau, puis par Jacques de Thibault, conseiller et maître d’hôtel du roi, qui joua un rôle actif dans le procès d’Urbain Grandier.

    -    Le château de la Fuye, massive construction carrée. L’aile droite porte la date de 1572 et l’aile gauche la date de 1710. Au XVIème siècle, ce fief appartint d’abord à Georges de Razilly, puis à la famille de Leignes.
         Il fut ensuite vendu à Léonard Langlois sieur de Bel-Estat, gentilhomme servant de la reine-mère, assassiné à Oiron en 1605. Au XVIIIème siècle, le château appartint à la famille de Bussy.
         Présentement, il en est en cours de restauration par son propriétaire Mr Lallemand.

A cette liste, il convient d’ajouter le très beau manoir de la Bastie, en bordure de la route de Thouars, à un kilomètre de Loudun environ. La construction primitive datait des XIIème, XIIème siècles.
A la suite d’un incendie, l’aile gauche disparut et le corps principal fut reconstruit dans le style du Premier Empire. Elle comporte, outre une très ancienne cuisine avec un puits à l’intérieur,
une pièce dite « salle des gardes » aux élégantes proportions. Dans la cour d’honneur se dresse un splendide portique, récemment inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
D’une ancienne chapelle, maintenant détruite, provient le gisant du chevalier Frétard qu’on peut voir dans l’église de Saint Pierre de Loudun.

Enfin, le domaine offre un spécimen complet de « souterrain-refuge ». Mentionnons pour terminer que ce manoir fut la propriété de la famille de Sanglier de 1740 à 1830, puis de Gilles de la Tourette, de Mr Audiget et
qu’il appartient aujourd’hui à Mr Ligron-Roy, à l’obligeance de qui nous devons les renseignements ci-dessus.




SAINT MANDÉ

La chapelle de Saint Mandé, autrefois paroisse de Chasseignes, actuellement commune de Mouterre.

En 980, Guillaume Fier-à-Bras étant comte de Poitiers, l’église et la Cour de Chasseignes dépendent de l’Abbaye de Bourgueil et cela jusqu’en 1789.
Saint Mandé dépend de l’Abbaye de Saint Florent jusqu’en 1772, date à laquelle elle dépend de l’Abbaye de Bourgueil, jusqu’en 1789.
Saint Mandé fut un des trois pèlerinage du Loudunais, avec celui de Saint Eutrope, au Bois Rogues, pèlerinages pieux par excellence, et celui de Ranton où il y a encore quelques 60 ou 80 ans,
il était de rigueur de se rendre en sabots, sans doute à cause de l’état marécageux du terrain.

Saint Mandé est une déformation du nom breton Saint Méhen, vénéré en Bretagne et dont la fête est le 21 juin.
Ce jour-là avait lieu le pèlerinage de Loudun. Les pèlerins, pour la plupart des ouvriers et des artisans, gravaient, avec leur couteau sur la pierre, une croix ou le dessin de leurs outils professionnels.
Ces pèlerinages, abandonnés lors de la Révolution reprirent par la suite ; ils eurent lieu notamment, en 1850, on y voyait le Clergé de Loudun et celui de Mouterre.
Après la messe, il y avait des danses, puis une Assemblée, divertissement absolument profanes.
La grande caractéristique du pèlerinage à Saint Mandé était la bénédiction et la vente de petits cierges et de petites clochettes.
Les petits cierges servaient pour les agonisants, on les allumaient près d’eux. Les clochettes étaient employés contre les loups, très nombreux, surtout dans la forêt de Scévolles.
Les voyageurs ne manquaient pas, surtout la nuit, d’agiter les clochettes pour éloigner les maudites bêtes. Les clochettes étaient également employées contre l’orage.
On les agitaient, les jours d’orage, pour être préservé de la foudre.

Les ouvriers artisans, membres des corporations qui venaient à Saint Mandé, ont laissé, sur les pierres, le souvenir de leur passage, on voit en effet, ces graffitis intéressants, représentant outre des croix,
des semelles (emblèmes des cordonniers), des bateaux (bateliers), des pêches (jardiniers), des serpes (vignerons), des haches (bûcherons), des cercles avec une croix au milieu représentant
les pains d’alors (boulangers), des pignons (charpentiers), des roues (charrons), des fers à cheval (maréchaux-ferrants), des navettes (tisserands), des écussons nobiliaires et des dessins variés.
Deux sont particulièrement intéressants : deux triangles symboles de la divinité : triangle d’or, et de l’humanité : triangle rouge.

D’autres graffitis sur le mur extérieur de la chapelle, représentant une sorte d’ostensoir dont le dessein est celui représenté sur les hosties dans une certaine contée d’Abyssinie.

Non loin de là on voit la date : 1612.

L’actuelle construction est le seul reste d’un prieuré bâti dans l’enclos avoisinant ; elle n’est que le chœur de la principale chapelle qui s’étendait jusqu’à l’extrémité du mur chargé d’inscriptions.

C’est une gentille construction du XIIème siècle, avec d’agréables palmettes, toutes différentes.

C’est le pur style roman.

Vers 1850, on disait la messe dans la chapelle de Saint Mandé. L’officiant, seul, était dans la chapelle, les autres prêtres, s’il y en avaient, se tenaient à l’extérieur.

Les moines du prieuré de Saint Mandé étaient des Bénédictins.



LÉGENDE

La fontaine de Saint Mesmin selon le récit fait une vieille femme de Mouterre :

Jeune pâtre, Mesmin gardait une vache près de Mouterre : il avait grand soif et il avait mal aux yeux. Comme il était très pieux, il priait le bon Dieu tout en gardant sa vache.
Tout d’un coup, un ange est descendu du ciel, un bel ange du bon Dieu, un ange qui avait de grandes ailes blanches. Il dit à Mesmin : « Dis à ta vache : pique ta corne, gratte la terre, l’eau viendra, elle guérira ».
Mesmin a obéi à l’ange, il dit à la vache : « Pique ta corne, gratte la terre, l’eau viendra, elle guérira ». La vache a obéi à Saint Mesmin, elle a gratté la terre avec sa corne et l’eau est venue : c’est l’eau de la fontaine de Saint Mesmin.
Saint Mesmin qui avait grand soif, a vu de l’eau, et comme il avait mal aux yeux, il a lavé ses yeux avec l’eau de la fontaine, et, aussitôt il s’est trouvé guéri.

Tel est l’exact récit fait par madame Boulord, de Mouterre. L’eau de la fontaine de Saint Mesmin a toujours été considérée comme ayant le pouvoir de guérir les maux d’yeux, autrefois, les bonnes gens du pays se
baignaient les yeux avec l’eau de la fontaine de Saint Mesmin pour être préservés de maux d’yeux ou pour en être guéris s’ils en étaient affligés. Jusqu’au siècle dernier, et, sans doute, depuis fort longtemps, il y avait,
chaque année, une cérémonie toute spéciale qui se déroulait à la fontaine de Saint Mesmin. On s’y rendait en procession : clergé, chantre, sacristain, enfants de chœur (appelés : petits habillons) et fidèles.


Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois

Mouterre-Silly fait partie des plus anciennes paroisses de la région. Le registre paroissial qui commence en 1593 est à voir pour les curieux en paléographie.


A lire aussi :
Mouterre-Silly, description par Robuchon

http://jcraymond.free.fr/Histoire/Lieux/M/MouterSilly/MouterSilly.php


L'église Saint-Maximin
http://www.diocese-poitiers.com.fr/patrimoine-culture-et-foi/presentation-d…


La Famille Maxima
http://jcraymond.free.fr/Celebrites/M/Maxima/Maxima.php


Huguet Frétard de Turzay et la Bête de Coulaine
http://jcraymond.free.fr/Terroir/Legendes/Basilic/Basilic.php#mozTocId77666…


Joseph Moreau de la Ronde, natif de Mouterre-Silly
http://jcraymond.free.fr/Celebrites/M/MoreauRonde/MoreauRonde.php


Le site de la commune :
http://www.mouterresilly.fr/

Restauration de l'église de Notre-Dame de Chasseignes :
http://www.mouterresilly.fr/?p=387


Chasseignes de Mouterre-Silly, c'est Jacques de Thibault :

http://jcraymond.free.fr/Celebrites/G/Grandier/GrandierProtagonistes.php#mo…

Les relations entre Grandier et Thibault :
Les Diables de Loudun: Sorcellerie et politique sous Richelieu  Par Michel Carmona - Voir début page précédente :

http://books.google.fr/books?id=xgrZGXqy1AMC&pg=PT115&lpg=PT115&amp…

On peut aussi chercher Thibault dans tout le livre, pour voir l'influence de ce personnage.

Remarque :
Maixent n'a pas directement donné son nom à la ville de Saint-Maixent l'école, c'est Adjutor qui pris le nom de Maixent :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbatiale_Saint-Maixent_de_Saint-Maixent-l'Éco…


La famille Maxima a eut une influence énorme sur le Poitou. Il suffit de lire Charles Auguste Auber. Poète, archéologue, chanoine et historiographe du Poitou.
Dont les 9 volumes de : Histoire générale, civile, religieuse et littéraire du Poitou.
Saint-Hilaire n'est pas originaire de Mouterre-Silly....
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 22:29 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 22:55 (2012)    Sujet du message: Le 6 novembre 1704 - bénédiction de la cloche Répondre en citant

Le 6 novembre 1704 - bénédiction de la cloche

Archives de la Vienne

Registre paroissial - BMS 1703-1715 - page 11





Le sixième du présent mois, j'ai soubsigné, bény par ordre de Monseigneur de Poictiers une cloche qui a esté
nommée St Maximin et fut fondue à Loudun la semaine de devant par Aubry. Elle pèse 310 livres, elle a été montée
au clocher avec la charpente le vingt neuf du présent mois et a commencé à sonner. Il en coûte quarante cinq
livres pour la fondre et fournir de tout. Les deux tiers de la somme a été payée par François Cheret et douzes livres
pour quatorze livres de métal d’augmentation et le surplus a été payé par moi.

Lemaye, curé de Mouterre.

Remarque : Cheret François doit être le sacristain.
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Dernière édition par pictavius le Jeu 25 Oct - 23:15 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 23:06 (2012)    Sujet du message: Baptême de la petite cloche - 1725 Répondre en citant

Le 10 décembre 1725 - Baptême de la petite cloche

Archives de la Vienne
Registre paroissial - BMS 1716-1737 - page 78 (gauche)




Le dix de décembre mil sept cent vingt cinq,
nous avons fait la bénédiction de notre
petite cloche suivant la permission
de Monseigneur, le parrain a été
Maître Pierre De La Ville, conseiller
du Roy et son président au bailliage
de Loudun, la marraine, Madame Marguerite
Louise De Montault, veuve de Messire
Jean Marie Léaud De Linières, écuyer,
Dame de la tierce partie de la baronnie
de Beauçay, Dame de cette paroisse,
le Boisrogue et autres lieux.
Cuillereau, prestre

Roux, curé de Mouterre
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 23:12 (2012)    Sujet du message: Le 18 juin 1768 - Le coq est posé sur l'église Répondre en citant

Le 18 juin 1768 - Le coq est posé sur l'église

Archives de la vienne
Registre paroissial - BMS 1745-1769 - page 145 (gauche)




Le samedy dix huitième jour du mois de juin, le coq a été posé sur la
flèche à 3 heures de l’après midy
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 23:26 (2012)    Sujet du message: Le 14 août 1767 - Problème du clocher de l'église Répondre en citant

Le 14 août 1767 - Problème du clocher de l'église - Relevé de l'interdit

Archives de la vienne
Registre paroissial - BMS 1745-1769 - page 142 (gauche)




Le quatorse août mil sept cent soixante sept, Monseigneur l’évêque
par Mr l'Abbé de Cressac, son vicaire général, a accordé la relevé de
l’interdit de cette église ayant obtenu un arrêt
contre les paroissiens pour la réfaction du clocher et autres
objets.

   Me Urbain René Debrou, curé de Mouterre

              Relevé de l'interdit
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 23:34 (2012)    Sujet du message: LES CURÉS DE MOUTERRE SILLY Répondre en citant

LES CURÉS DE MOUTERRE SILLY




Sources : Mr Pouliot, Archives Départementales de la Vienne



Les prêtres

Delatour     1633 – 1662

Curieux      1663 – 1681

Henri          1682 – 1702

Lemaye      1703 – 1711

Roux          1711 – 1742

Debrou       1743 – 1767




Les Vicaires

Delagarde Jacques       1595 – 1635

Marcoux                       1609 – 1622

Cheret Henri                1627 – 1628

De la Tour                    1633 – 1661

Dubois Julien               1663 – 1681

Piniot Henri Auguste     1681 – 1682

Léger                          1696 – 1700

Millet                           1703

Garnier André              1703 – 1704

Roux                           1705 – 1711

Laurière                      1711

Gerbault                      1715

Cuillereau                    1715 – 1717

Leboux                        1717 – 1720

Roux R.                       1730 – 1734

Moullier                       1743 – 1744

Bastard J.                    1744 – 1746

Rogier G. C.                 1746 – 1758

Creuzé Fois Pierre       1758 – 1769

Debrou                        1760 – 1767

Debrou                        1768 – 1772

Gaudier                        1772 – 1776

Ricordeau                     1776 – 1784

Chesneau                     1784 – 1786

Moreau                         1787

Maussion                      1787 – 1792
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MessagePosté le: Ven 26 Oct - 01:24 (2012)    Sujet du message: Une liste des habitants de Mouterre-Silly en 1599 Répondre en citant

Une liste des habitants de Mouterre-Silly en 1599, d'après la taille


Sous l'ancien régime, les paroissiens devaient payer des impôts.

Un des impôts les plus impopulaires (est-ce qu'un impôt est populaire ?), bref c'est la fameuse "taille".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taille_(impôt)


LES IMPOSITIONS AVANT LA REVOLUTION FRANCAISE
http://www.francegenweb.org/~archives/guide/index.php?id=08_les_impositions…

Dans les Archives Départementales sont conservés les registres de la taille ou "rôle de la taille".
On a ainsi la liste des chefs de familles dans chaque village de la paroisse, avec souvent le métier, et le montant de l'impôt.

La taille pouvait être utilisée pour nuire à une personne cause religion par exemple :
Dans le sud des Deux-Sèvres, on trouve des annotations curieuses qui indiquent que la personne est protestante, et on va même jusqu'à ruiner la personne en l'imposant fortement.

Sur le site de Persée, on trouve des études sur ces rôles de taille, qui sont très précieuses pour l'historien et aussi pour le sociologue et autres...

Des rôles de tailles à la démographie historique. L'exemple de Crulai - Jacques Dupâquier - 1969
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1969_n…


Les rôles de taille les plus célèbres sont les rôles de Paris du Moyen-âge
Karl Michaelsson, Les noms d'origine dans le Rôle de taille parisien de 1313 - Lechanteur Fernand
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0003-4134_1951…

 Karl MICHAËLSON. Le livre de la taille de Paris l'an de grâce 1313, Goteborg, 1951.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1952_n…

 Mr Karl Michaelsson, Études sur les noms de personne français d'après les rôles de taille parisiens {rôles de 1292, 1296-1300, 1313)
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0003-441x_1932…


Les mouvements de la richesse à l'intérieur de la ville de Laval (1709-1750), d'après les rôles de la taille - Jacques Salbert - 1984
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_1984_…


Etude d'Histoire démographique, sociale et religieuse de 5 paroisses de l'archidiaconé du Petit Caux: Doudeville, Canville, Bacqueville, Brachy et Luneray ( du milieu du XVIIe siècle à la fin de l'Ancien Régime)
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0570-1600_1963…

Ce que nous apprennent les rôle de taille :
Vie paysanne et protestantisme en «Moyen-Poitou» du XVIe siècle à la Révolution - André Benoist  - 1985

Chercher taille dans le document :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_1985_…


On pouvait être exempté de payer la taille, avoir des privilèges, etc... chercher taille dans ce document :
 Curés de campagne de l'ancienne France. Les curés bénéficiaires et la gestion de leurs bénéfices

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhef_0300-9505_1921_…


A Mouterre-Silly, en 1599, le curé donne une liste de familles (ou feu), qui doivent payer la taille, les chefs de familles sont cités.

Archives de la Vienne
Registre paroissial de Mouterre-Silly - B 1593-1622 - pages 18 et suivantes


Voici la première page :






AUGER René
FOUQUAULT Colas
LAMBERT René
POTTIER Jacques
THENILLAU Martin
FLEURY François, (la veuve)
DELAVAU Pierre, le jeune
FAVREAU Gile
PROUST Gile
GANE Pierre, et son fils
MARTIN Mathurin
JOUSSELAIN Pierre
CHAMBELLAIN Lois
FAVREAU Jehan
BRAHAN Jehan, (la veuve)
MAGER Pasquer
TENILLAU Claudin, (la veuve et ses enfants)
THOURAINE Anthoine
DE LA NOUE Tachin
AUGER Pierre, le jeune
MELON Jehan
HUET Jehan
GRIFFIER Gile
PROUST Vincent
ROULEAU Besnard
ROBERT Lois
MAUGER Pasquer
VIAU Michau


A MOUTERRE :

PERAX Jehan
CHAMBELLAIN Julien
FILLATREAU Estienne
FILLATREAU Denis
MILLET Jehan, (la veuve)
SAULNIER François
REGNIER Mathurin
GERVAIS Michau
AUGER Pierre, l’aisné
BOULARD Damien, (la veuve)
DUBOIS Pierre
MARCOUX André, (la veuve)
BAUDHOUIN Vincent
FAVREAU Paul
DUPUY Pierre, (la veuve)
DUPUY André
GAUDIN Jacquet, (la veuve)
FILLATRELLE Renée
TETREAU Vincent, (la veuve)
GADILLON Pierre
GRELLE Denis
TURQUOIS Mathurin
PROUST Pierre
DELAVAU Pierre
GAULTIER Jehan, (la veuve, et son gendre)
TOURMEREAU Pierre, et son gendre



A BAUSSAY

MARTIN François
BOUE André
VERDIER Jehan
FAVREAU Jehan, le jeune
RIBOTEAU Philipon
PROUST Jehan, (la veuve)
DUPATY Mathurin
DUPATY Pierre
MARTIN Mathurin
MARTIN Jehan
MARTIN Joseph
COINDRE Simon
NAPVEAU François
NEPVEU Jehan
CHARTON Mandé
VERDIER Méry
VERRIER Jacques
PLAU Jehan
MARTIN Phélipon
BOUE Jehan, (la veuve)
AUDEBERT Pierre
MARTIN Lois
MORTIER Lois
PROUST Gile
NEPVEU André
PROUST Vincent
BOURDILLAU Anthoine
GERVAIS Guillaume
SABION Jehan, (la veuve)
SABION Jacquet
DANIEL André
CHAMBELLAIN Jehan
MARCOUX Pierre
MARTIN Denis
GRIFFIER François, (la veuve)
ANGLICHAU Jehan
PERAX Michau
NEPVEU Isaac, (la veuve)
DELAPLAINE Pierre
GUÉRIN François
LUNET Jehan
FAUCHEUX Colas
CHESNEAU Pierre
BOULLARD Pierre
CHAMBELLAIN Jehan
BRAHAN Lois
DUPUY Anthoine
GIGON René
SAINTON, (la veuve)
GAUDIN André
Noble Homme Pierre de MONDION, escuyer, sieur du Vinay et de la Varenne
CHERET Mathieu
NEPVEU Mathurin
RAGOT Noël



Sur une page à l’envers :


AUGER René
TOUQUAULT Colas
CHERET François
FILLATREAU Denis, le jeune
JAMIN Magdelon ( ?)
BOURDILLAU Vincent
BREHAN Mathurin
GUERIN Denis
FILLATREAU Pierre
MARTIN Gillet
RABOUAULT Mathurin
VIEIL Jehan
BOURDILLAU Pierre
MOULLET Anthoine
FILLATREAU Denis, le jeune
ROBERT Jehan
GERVAIS Toussaint




Les mêmes noms dans l’ordre alphabétique :

AUGER Pierre, le jeune
AUGER René
BRAHAN Jehan, (la veuve)
CHAMBELLAIN Lois
DE LA NOUE Tachin
DELAVAU Pierre, le jeune
FAVREAU Gile
FAVREAU Jehan
FLEURY François, (la veuve)
FOUQUAULT Colas
GANE Pierre, et son fils
GRIFFIER Gile
HUET Jehan
JOUSSELAIN Pierre
LAMBERT René
MAGER Pasquer
MARTIN Mathurin
MAUGER Pasquer
MELON Jehan
POTTIER Jacques
PROUST Gile
PROUST Vincent
ROBERT Lois
ROULEAU Besnard
TENILLAU Claudin, (la veuve et ses enfants)
THENILLAU Martin
THOURAINE Anthoine
VIAU Michau



A MOUTERRE :


AUGER Pierre, l’aisné
BAUDHOUIN Vincent
BOULARD Damien, (la veuve)
CHAMBELLAIN Julien
DELAVAU Pierre
DUBOIS Pierre
DUPUY André
DUPUY Pierre, (la veuve)
FAVREAU Paul
FILLATREAU Denis
FILLATREAU Estienne
FILLATRELLE Renée
GADILLON Pierre
GAUDIN Jacquet, (la veuve)
GAULTIER Jehan, (la veuve, et son gendre)
GERVAIS Michau
GRELLE Denis
MARCOUX André, (la veuve)
MILLET Jehan, (la veuve)
PERAX Jehan
PROUST Pierre
REGNIER Mathurin
SAULNIER François
TETREAU Vincent, (la veuve)
TOURMEREAU Pierre,
TURQUOIS Mathurin



A BAUSSAY

ANGLICHAU Jehan
AUDEBERT Pierre
BOUE André
BOUE Jehan, (la veuve)
BOULLARD Pierre
BOURDILLAU Anthoine
BRAHAN Lois
CHAMBELLAIN Jehan
CHAMBELLAIN Jehan
CHARTON Mandé
CHERET Mathieu
CHESNEAU Pierre
COINDRE Simon
DANIEL André
DELAPLAINE Pierre
DUPATY Mathurin
DUPATY Pierre
DUPUY Anthoine
FAUCHEUX Colas
FAVREAU Jehan, le jeune
GAUDIN André
GERVAIS Guillaume
GIGON René
GRIFFIER François, (la veuve)
GUÉRIN François
LUNET Jehan
MARCOUX Pierre
MARTIN Denis
MARTIN François
MARTIN Jehan
MARTIN Joseph
MARTIN Lois
MARTIN Mathurin
MARTIN Phélipon
MONDION Pierre (De), escuyer, sieur du Vinay et de la Varenne (Noble Homme)
MORTIER Lois
NAPVEAU François
NEPVEU André
NEPVEU Isaac, (la veuve)
NEPVEU Jehan
NEPVEU Mathurin
PERAX Michau
PLAU Jehan
PROUST Gile
PROUST Jehan, (la veuve)
PROUST Vincent
RAGOT Noël
RIBOTEAU Philipon
SABION Jacquet
SABION Jehan, (la veuve)
SAINTON, (la veuve)
VERDIER Jehan
VERDIER Méry
VERRIER Jacques


Sur une page à l’envers :

AUGER René
BOURDILLAU Pierre
BOURDILLAU Vincent
BREHAN Mathurin
CHERET François
FILLATREAU Denis, le jeune
FILLATREAU Denis, le jeune
FILLATREAU Pierre
GERVAIS Toussaint
GUERIN Denis
JAMIN Magdelon ( ?)
MARTIN Gillet
MOULLET Anthoine
RABOUAULT Mathurin
ROBERT Jehan
TOUQUAULT Colas
VIEIL Jehan



Remarque :
MONDION Pierre (De), escuyer, sieur du Vinay et de la Varenne (Noble Homme) est dans la liste........ Je pensais qu'il était assujetti à un autre impôt.... lié aux nobles...
C'est un noble : escuyer.
Attention noble homme, dans le Poitou ne veut pas dire qu'il est noble.
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MessagePosté le: Lun 5 Nov - 17:35 (2012)    Sujet du message: L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) Répondre en citant

L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) : Saint-Maximin


L'ouvrage de référence dans ce domaine (l'Hagiographie) est "les Petits Bollandistes". Il y a 17 volumes sur Gallica, il est conseiller, si l'on utilise souvent ces ouvrages, de télécharger le dernier tome (Tome 17), où
il y a des tables.


Hagiographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hagiographie

Dans le Poitou, nous avons le chanoine Auber, et Charles de Chergé (Charles Louis Gilbert de CHERGÉ - 1814-1885)
Citons aussi :
Adrien Baillet (1649-1706), dont de nombreux ouvrages accessibles sur le net.
R. F. Rondier : Vie de saint Junien, poitevin et bénédictin, patron des laboureurs du Poitou - 1866, que l'on trouve aussi sur le Net.
Dom François Chamard : http://www.idref.fr/026776596
Et bien sûr, Grégoire de Tours.

Dans les différents ouvrages on parle de Sillé, Silly et Mouterre-Silly, chronologiquement on a Sillé et Silly, Mouterre (du nom d'un monastère) est venu plus tard (voir Auber plus loin).


SAINT MAXIMIN, ÉVÊQUE DE TRÈVES

Source :
Les petits Bollandistes : vies des saints. T. VI, Du 19 mai au 13 juin, d'après les Bollandistes, le père Giry, Surius... ; par Mgr Paul Guérin - 1876
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30736h/f298.image.r=maximin.langFR

Pape : Saint Jules 1er - Empereur Constance II.

Maximin naquit à Mouterre-Silly, près de Loudun, dans le Poitou, vers la fin du IIIe ou au commencement du IVe siècle.
Sa famille était une des plus illustres du pays, mais c'était surtout une famille de Saints. L'Eglise de Poitiers considère comme tels trois frères de notre Saint : saint Maixent, évêque de Poitiers, saint Jouin de Marnes,
et saint Maximin de Chinon, dont on conserve une importante relique dans cette ville enfin, une sœur, nommée Maxima. Notre Maximin et son frère Maixent reçurent une éducation digne de leur naissance.
Comme Dieu les destinait tous deux à être pasteurs dans son Eglise, il inspira à leurs parents de les faire étudier, et même de leur faire apprendre les sciences divines. Maixent se fixa à Poitiers, et en fut,
dans la suite, élu évêque, charge dont il s'acquitta très-dignement. Pour Maximin, désireux d'augmenter son savoir par de solides études, il se rendit à Trèves, alors capitale des Gaules et surtout réputée par la
célébrité de ses écoles. Là, il se mit sous la conduite de saint Agrice, qui en gouvernait l'église avec une réputation extraordinaire.

Il ne fut pas longtemps à si bonne école sans faire paraître la solidité de son esprit, la grandeur de sa foi, l'éminence de sa vertu, et toutes les qualités héroïques dont Dieu avait orné son âme.
Agrice, reconnaissant le trésor que Dieu lui avait envoyé dans Maximin, le mit au nombre des clercs et l'éleva bientôt après aux Ordres sacrés. Cette nouvelle dignité ne fit qu'augmenter le ferveur
de ce saint ecclésiastique. Il remplit parfaitement tous les devoirs de cet état ; chacun jugeait qu'il n'y avait personne de plus digne que lui de succéder à saint-Agrice.
Un saint homme, nommé Quiric, qui priait dans l'église de Saint-Eucher, eut ordre du ciel de lui dire que la volonté de Dieu était qu'il se chargeât de ce grand ministère, après la mort de son évêque.
Saint Agrice, lui-même, fut averti par un ange de l'ordonner dès lors pour son successeur.
Maximin trouva, dans son humilité, beaucoup de raisons pour rejeter ce fardeau ; mais il fut obligé de céder aux instances de son maître, aux remontrances de tout le clergé, au désir du peuple,
et surtout à la volonté de Dieu, qui l'avait choisi pour évêque (13 janvier 332).

Saint Jérôme, dans sa Chronique, fait connaître d'un mot la haute réputation qu'il s'acquit en cette fonction.
C'était un temps fort difficile, et où, pour être un bon évêque, il était besoin d'un courage intrépide, d'une foi constante et inébranlable et d'un détachement parfait de toutes les choses du monde il
fallait être prêt à l'exil, aux tourments et à la mort même, pour la défense de la consubstantialité du Fils de Dieu avec son Père car les Ariens, sous la faveur du prince, persécutaient sans miséricorde
tous les évêques catholiques. Cependant, ce saint Docteur nous représente saint Maximin comme un généreux défenseur de la vérité, et comme un des plus courageux évêques qui fût alors dans l'Eglise.
Il commença ses combats pour la foi dès le temps de Constantin, en recevant chez lui saint Athanase, exilé pour cette cause. Il ne le regarda pas comme un criminel, ni comme un banni, mais comme
un illustre confesseur de Jésus-Christ. Il se crut infiniment heureux de le posséder il l'environna de tous les honneurs dus à sa dignité de patriarche, et il ne fit point difficulté de partager ses revenus
pour le faire subsister avec splendeur pendant deux ans et quatre mois qu'il demeura à Trèves.

Il accorda la même hospitalité à saint Paul, évêque de Constantinople, banni par l'empereur Constance.
A ce rôle de consolateur des plus illustres affligés, notre Saint joignait celui de défenseur de la foi. A Trèves où régnait sur l'Occident l'empereur Constant, frère de Constance, Maximin fit tous ses efforts
pour garantir ce prince des pièges de l'hérésie. Il combattit vaillamment pour la foi orthodoxe aux Conciles de Milan, de Sardique et de Cologne (1). Dans un voyage de Rome, un ours ayant dévoré l'animal
qui portait le bagage de Maximin, il lui commanda à lui-même de le porter ce qu'il fit durant tout le chemin, par un miracle extraordinaire.

Saint Maximin ne survécut pas longtemps au Concile de Sardique. A son retour d'Illyrie, il alla à Trèves mettre ordre aux affaires de son église, puis, soit pour visiter ses parents ou ses amis, soit pour un autre
motif, il s'achemina vers le Poitou. Il mourut où il était né, à Mouterre-Silly, au plus tard en 349.
Le corps du Saint fut peu de temps, après, sous le pontificat de Paulin, son successeur, transféré, à Trèves ; il y eut beaucoup de miracles pendant cette translation. Il fut reçu à Trèves avec une magnincence
incroyable on le déposa dans l'église de Saint-Jean l'Evangéliste, où son tombeau fut depuis extrêmement fréquenté, à cause du grand nombre de guérisons surnaturelles que les malades y recevaient.
Saint Hidulphe fit transférer en 667 ses reliques dans l'église abbatiale, devenue célèbre sous le nom de Saint-Maximin elles y sont restées jusqu'à la Révolution française.

Au temps de la funeste invasion des barbares, elles furent soustraites à leur fureur, puis découvertes en 888, et ce fut à l'occasion de cet événement que s'opérèrent de nombreux miracles dont les auteurs
les plus respectables nous ont transmis la relation fidèle.

L'église de Mouterre-Silly, près de Loudun, est placée sous le vocable de saint Maximin ; nous n'osons décider si ce patron est le saint évêque de Trèves, ou bien si c'est un évêque de Poitiers du même nom,
et dont nous redirons plus tard les vertus. Nous inclinons cependant à penser qu'en raison de la renommée de l'hôte de saint Athanase,  c'est à lui qu'il faut attribuer cet honneur.

Sa fête se célèbre à Poitiers le 29 mai, sous le rit double.
On représente saint Maximin accueillant avec charité saint Athanase et saint Paul, et ordonnant à un ours de porter ses hardes.

1. On peut voir l'histoire de ces conciles dans la Vie de saint Hilaire, 14 janvier, et dans les Conciles généraux et particuliers, par Mgr P. Guérin, 4 vol. in-8°. D'après Mansi, le concile de Sardique eut
lieu en 344. Il n'est donc plus étonnant qu'Euphraias, alors orthodoxe, fût tombé dans l'erreur et méritât d'être condamné au concile de Cologne en 346.


Voir les œuvres de saint Athanase, de saint Hilaire ; l'Histoire des conciles ; Dom Rivet, Histoire littéraire de France ; Dom calmet, Histoire de Lorraine ; Grégroire de Tours. De Gloria Conf., ch. 93 ; Auber, de Chergé, Saints du Poitou.




Que dit Charles de Chergé (page 27) :
http://books.google.fr/books?dq="mouterre silly"&jtp=174&id=9aSz1J5…

SAINT MAXIMIN, évêque De Trêves Et Confesseur.

Saint Maximin, évêque de Trêves, était frère puîné de saint Maxence, évêque de Poitiers, qui précède.
Il naquit vers la fin du IIIe siècle, à Poitiers selon quelques-uns, et selon d'autres à Sillé, aujourd'hui Mouterre-Silly, près de Loudun. Nous sommes porté à adopter la dernière opinion, qui paraît
étayée des autorités les plus respectables. Sa famille était distinguée par sa position dans le pays. Dès sa jeunesse, s'étant rendu à Trêves, il se mit sous la direction de saint Agrice,
évêque de cette ville, dont les vertus étaient dignes de servir de modèle an pieux élève. Saint Agrice accueillit Maximin avec bonté, prit soin de son éducation, l'attacha d'abord à sa personne,
puis à son Église, en lui conférant les saints ordres, et plus tard la vie exemplaire du disciple lui valut l'honneur de succéder à son maître, qui le désigna lui-même.
Il obéissait à l'inspiration divine dont un ange avait été l'interprète.

Elevé sur le siège épiscopal de Trêves en 332, aux applaudissements du clergé et des évêques voisins, Maximin déploya tout le zèle d'un saint et eut le bonheur de témoigner au grand Athanase
les sentiments de respect et d'admiration que lui inspirait le courage de cet intrépide défenseur de la foi. En effet, lorsque le docteur fut exilé à Trêves (336), Maximin l'accueillit, non pas comme
un homme déchu et tombé dans la disgrâce, mais comme un glorieux confesseur de Jésus-Christ.

Saint Athanase passa quatre années à Trêves, et il loue dans ses écrits la vigilance, la piété, le zèle et la vie exemplaire de saint Maximin, que Dieu avait doué dès lors du don des miracles.
Le saint évêque de Trêves semblait destiné à ouvrir ses bras à tous ceux que la puissance des ariens condamnait à l'exil. Saint Paul, évêque de Constantinople, trouva en lui un hôte et un
défenseur (340), lorsqu'il eut été chassé de son siège.

Maximin, pénétré de la doctrine orthodoxe, mit tout son zèle à empêcher que l'empereur Constant n'imitât son frère Constance et ne se laissât séduire par les artifices des ariens.
Il dévoila toutes les ruses des disciples d'Arius ; aussi fut-il un des obstacles les plus sérieux à la propagation des erreurs de cette secte impie, et mérite-t-il de voir son nom si honorable pour notre
Poitou cité à côté des noms glorieux des Athanase et des Hilaire, ses contemporains.

Au concile de Milan (346), au concile de Cologne dont il avait conseillé la réunion, et où fut déposé Euphrate, évêque de cette ville, qui attaquait l'incarnation du Verbe (346), au concile de Sardique (347),
saint Maximin fut un des plus fermes défenseurs de la foi de Nicée, et il eut l'honneur d'être compris avec saint Athanase et le pape Jules dans la prétendue sentence d'excommunication que les ariens prononcèrent
à Philippopolis, où ils s'étaient retirés pendant la tenue régulière du concile.
Malgré cette condamnation, si honorable du reste, l'influence que la vertu de saint Maximin exerçait sur l'esprit de l'empereur Constant contribua beaucoup au rétablissement de saint Athanase et de saint Paul sur leurs sièges.
Deux ans après le concile de Sardique (349), saint Maximin , étant venu visiter sa famille à Sillé, fut atteint d'une grave maladie et y mourut le 12 septembre.
Son corps, déposé d'abord à Sillé, fut ensuite transporté avec grande pompe à Trêves par les soins de saint Paulin, son successeur.
Ces reliques précieuses pour les fidèles furent placées d'abord dans l'église de Saint-Jean, où elles opérèrent, selon le témoignage de saint Grégoire de Tours, d'innombrables miracles. Saint Hidulphe les fit transférer
plus tard dans l'église abbatiale devenue célèbre sous le nom de Saint-Maximin.

Au temps de la funeste invasion des barbares, elles furent soustraites à leur fureur, puis découvertes en 888, et ce fut à l'occasion de cet événement que s'opérèrent de nombreux miracles dont les auteurs les plus
respectables nous ont transmis la relation fidèle.

L'église de Mouterre-Silly, près de Loudun, est placée sous le vocable de saint Maximin ; nous n'osons décider si ce patron est le saint évêque de Trêves, ou bien si c'est un évêque de Poitiers du même nom,
et dont nous redirons plus tard les vertus.
Nous inclinons cependant à penser qu'en raison de la renommée de l'hôte de saint Athanase, c'est à lui qu'il faut attribuer cet honneur.

Sa fête se célèbre à Poitiers le 29 mai, sous le rit double.



Un travail de Dom François Chamard dans : Revue des questions historiques, Tome 2, 1867
Publié par Gaston Louis Emmanuel Du Fresne Beaucourt (marquis de), Paul Allard, Jean Guiraud

Page 66  à 96 :
Saint Maximilien de Trèves, Saint Athanase et les semi-Ariens - Dom Fr. Chamard, bénédictin de l'abbaye de Ligugé

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16920q/f66.image

Dom Chamard cite souvent Paulin (Paulinus 353–358), qui fut successeur de Maximin comme évêque de Trèves.
Au IVe siècle, deux Poitevins, Maximin et Paulin (originaire de l'Aquitaine, son éducation se passe à Poitiers), endossèrent la charge très importante de archevêque de Trèves, archichancelier de l'Empire pour la Gaule,
ils faisaient partie des "Prince-électeur", l'archevêque de Trèves étant le premier à déposé sa voix.

RCF - Saint du jour - Saint Maximin de Treves - 29 Mai 2012

http://podcast.rcf.fr/emission/143093/316970


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:St._Paulin_und_zentral_St._Maximin_(St…
A : L'abbaye impériale Saint-Maximin
B : Basilique Saint-Paulin de Trèves

A Trèves : Le monastère Saint-Jean-de-Trèves s'appela ensuite Saint-Maximin de Trèves.


***********************************

La généalogie de Charles de Chergé :
Charles de Chergé (Charles Louis Gilbert de CHERGÉ - 1814-1885), sa généalogie remonte à Clovis, aux rois Mérovingiens à Hugues Capet, et aussi à diverses familles régnantes de l'Europe, comme les vikings,
les seigneurs Poitevins, comme les seigneurs de Parthenay, Thouars, Lusignan, etc... les seigneurs Normands, etc...)
Vous trouverez tout cela détaillés dans :
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=charles louis;n=de cherge
Il a aussi écrit : Le guide du voyageur à Poitiers - Charles de Chergé - 1851, que l'on trouve sur le Net.
Il suffit d'aller sur le site de la médiathèque de Poitiers, de faire une recherche avec auteur : charles de chergé


Parenté avec Hugues Capet
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;m=RL;p=hugues;n=capetien;l1=25;p1=c…

Parenté avec Charles Martel
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;m=RL;p=charles;n=carolingien;oc=7;l…

Ascendants de Charles Louis de CHERGÉ jusqu’à Hugues dit Capet CAPÉTIEN
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;m=A;t=D;p=charles louis;n=de cherge…


Comment faire, à partir de http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=charles louis;n=de cherge
Cliquez sur Parenté (ou click droit vers un nouvel onglet, si l'on veut garder le lien précédent).
Dans la case "rechercher" mettre par exemple : mérovingiens, cliquez sur valider, dans la fenêtre qui suit cliquez sur "merovingien 584 629", on obtient les liens avec
Clotaire II MÉROVINGIEN, roi de Neustrie 584-629

les liens avec Clovis :
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;em=R;ei=778011;et=A;p=chlodowech;n=…

Le problème étant de trouver le nom à mettre dans la case recherche, on peut mettre :
mérovingien(s), carolingien(s), écosse, danemark, de normandie, de lorraine, de Neustrie, d'angleterre, de Hollande, de Luxembourg, de suède, etc...

Attention, le programme propose des liens, tous les liens proposés ne sont pas tous des parentés, exemple la recherche avec "de kiev", la première ligne propose :
Euphémie de Kiev : pas de lien, mais la ligne suivante avec Anastasia propose des liens.


La recherche avec de normandie, donne (on peut cliquer sur Rollon en haut, et on arrive aux vikings...) :
http://gw3.geneanet.org/pierfit?lang=fr;m=RL;p=rollon;n=de normandie;l1=26;…
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MessagePosté le: Lun 5 Nov - 18:21 (2012)    Sujet du message: L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) Répondre en citant

L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) : Saint-Jouin



Les Petits Bollandistes :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30736h/f374.image.r=mouterre.langFR

SAINT JOUIN, FONDATEUR DU MONASTÈRE D'ANSION (après 368).

Saint Jouin était né à Mouterre-Silly, dans le Lundunais, terre de sa famille qui était illustre et puissante selon le monde, mais plus grande aux yeux de Dieu pour avoir donné à l'Eglise plusieurs
Saints dont elle honore la mémoire. Il était frère de saint Maximin de Trèves, dont nous avons donné la vie au 29 mai. C'est donc vers le commencement du IVe siècle qu'il commença à
édifier par ses vertus. Les, traditions de sa famille, qui était toute chrétienne à une époque et dans un pays où le paganisme avait encore des partisans, élevèrent à Dieu ses premières pensées.
Le dégoût du monde s'ensuivit, et, jeune encore, il se retira, pour ne penser qu'à son salut, dans une solitude nommée alors Ansion, qu'arrosait la petite rivière de la Dive, à peu de distance de
Loudun. Là, il s'astreignit à une Règle austère de travail, de prière et de pénitence. De nombreux disciples désirèrent bientôt se joindre à lui, et devinrent les premiers hôtes du célèbre monastère
connu plus tard sons le nom de Saint Jouin de Marnes, à cause de la proximité où il était de cette petite localité. Il faut reporter cet établissement au milieu du IVe siècle, et peut-être à l'épiscopat
de saint Maixent, sous l'autorité duquel Saint Jouin dut recevoir la charge abbatiale ; en sorte que cette fondation aurait précédé celle de Ligugé, qui a longtemps passé pour le premier établissement
monastique des Gaules. L'autorité que lui conféra cette charge ne le rendit que plus assidu à ses devoirs. Sans cesse appliqué à l'instruction de ses frères, le pieux cénobite
fit rapidement avancer dans la perfection dont il donnait l'exemple. Il eut le bonheur de voir l'épiscopat de saint Hilaire, et, sans doute, dans la grande œuvre de sa fondation monastique, il jouit plus
d'une fois de ses entretiens et de ses conseils. Nous pourrions dire aussi qu'il eut la douleur de le voir mourir, si ce n'était pas bien plutôt une consolation de suivre, pour ainsi dire, de ses regards
le dernier élan d'un Saint qui abandonne la terre pour le ciel. Quoi qu'il en soit, il ne lui survécut pas de beaucoup, selon l'opinion la plus commune, et dut, par conséquente s'en aller après
l'an 368 rejoindre l'auguste pontife qui avait été son maître et son ami.

Ces temps si féconds en vertus si éminentes, disons plus, en véritable sainteté, devaient l'être aussi en miracles. Les miracles sont les marques les plus authentiques de la charité parfaite que
Dieu se plait à honorer dans ses amis. Ceux qui s'opérèrent sur la tombe de saint Jouin mirent le comble à la réputation qu'il s'était acquise. Le monastère augmenta sous l'influence de ces
prodiges on y accourut de toutes parts d'illustres disciples s'y formèrent. On y vit briller successivement des saints formés à l'école et par les souvenirs du saint abbé. De ce nombre, l'église
de Poitiers honore dans ses offices publics saint Paterne, qui devint évêque d'Avranches ; saint Aicadre ou Achard, qui fut abbé de Jumiége, en Normandie ; et saint Généreux, qui gouverna le
monastère de Saint-Jouin, et fit bâtir sur les bords du Thouet, au commencement du VIe siècle, un autre couvent dont l'église porte encore son nom.

Le corps de saint Jouin, déposé d'abord dans une église dédiée à saint Christophe, fut transféré ensuite dans une autre plus grande et plus magnifique, qu'il avait dédiée lui-même à saint
Jean-Baptiste. Il y fut conservé jusqu'au IXe siècle. Les guerres de ces temps malheureux amenèrent, avec la ruine du monastère et la dispersion des religieux, la perte irréparable des pieux
trésors qu'on y gardait avec amour. Mais Dieu a promis de « retrouver les ossements de ses saints » au jour de la résurrection qu'ils espèrent.

M. l'abbé Auber.




Saint Jouin  Par Charles de Chergé - Page 32 :
http://books.google.fr/books?dq="mouterre silly"&jtp=174&id=9aSz1J5…

SAINT JOUIN, Abbé.

On pense que le lieu précis de la naissance de saint Jouin fut le village de Sillé (Aujourd'hui Mouterre-Silly), où nous avons déjà vu naître trois saints dont nous venons de dire l'histoire ;
si l'on en croit même quelques hagiographes, il était leur frère ; mais nous inclinons à penser qu'il n'était que le parent, peut-être le neveu des saints évêques de Poitiers et de Trêves.
C'est aussi à cause de cette parenté que nous le plaçons, comme St Mesme, immédiatement à la suite de ces saints personnages, au lieu de le renvoyer après saint Hilaire, dont il fut le disciple.
Il parait eu effet qu'il fut du nombre de ceux que la réputation du saint docteur attira près de ce grand homme, et que, dans les nombreux voyages qu'il fit à Poitiers pour recevoir les leçons de ce maître
dans la science divine, il eut à éprouver plus d'une fois les heureux effets de sa protection contre les ruses et les tentations de l'esprit du mal.
Saint Jouin apprit bientôt à mépriser les délices de la vie mondaine, et il se retira dans une solitude profonde, située près de la Dive, entre Loudun et Poitiers. Ce lieu sauvage s'appelait alors Ansion.
Le bruit de ses vertus extraordinaires ayant appelé près de lui de nombreux disciples, il les réunit tous sous sa direction, et fonda avec eux un monastère devenu depuis fort célèbre sous le nom de son fondateur.
Telle fut en effet l'origine de Saint-Jouin-de-Marnes, qui fut comme la souche vigoureuse et féconde d'où sortirent bientôt de nombreux et puissants rameaux.
Le pieux cénobite gouverna sa famille religieuse avec une sagesse incomparable, et sous son administration paternelle elle atteignit à un haut degré de perfection.
Accablé de vieillesse, grand aux yeux des hommes par sa réputation et aux yeux de Dieu par ses mérites, saint Jouin mourut de la mort des justes vers la fin du IVe siècle, peu après son maître saint Hilaire.
Il fut enseveli dans la basilique de Saint-Jean-I'Evangéliste, où ses reliques, signalées par de grands miracles, furent précieusement conservées jusqu'au IXe siècle.
Outre l'abbaye du nom de saint Jouin, le diocèse de Poitiers comptait trois églises paroissiales placées sous le vocable du saint.

L'Eglise de Poitiers célèbre sa fête le 1er juin, sous le rit double.



L'historien de Loudun, Auguste Lerosey a écrit l'histoire de l'abbaye de Ension (Saint Jouin les Marnes) :
Ension ou Saint-Jouin-les-Marnes - Lerosey Auguste (1844-19..)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5804160s.r=.langFR

L'histoire de l'abbaye, description de l'église. Saint Jouin, Saint Jouvin, Saint Achard, Saint Launégisile, Saint Mérault, Saint Pair,
Saint Scubilion ou Escouvillon, Saint Généroux.
Les reliques de divers Saints, dont Saint Mandé (voir plus loin avec Chasseignes).
Table des matières à la fin du livre.

Dans le même style :
Notice historique et archéologique sur l'abbaye de Saint-Jouin de Marnes  par Bélisaire Ledain, 1884 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k668167

Lerosey et Lédain donnent une description détaillée de l'église.

On trouve de nombreux travaux dans les sociétés savantes (antiquaires de l'Ouest, Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, etc...).


Abbatiale de Saint Jouin
http://abbatiale.st-jouin-de-marnes.pagesperso-orange.fr/

Vidéo : Abbatiale de Saint Jouin de Marnes
http://www.dailymotion.com/video/x2r2d8_abbatiale-de-saint-jouin-de-marnes_…
et :
http://www.dailymotion.com/video/xepnqv_abbaye-de-st-jouin-de-marnes_creati…


Un diaporama sur le site de la ville :
http://www.saintjouindemarnes.fr/spip.php?article41


Abbaye Saint-Jouin de Marnes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Jouin_de_Marnes
En bas de page : Les liens externes, dont :
http://www.rvkouest.fr/detail.php?scat=57
et :
http://www.romanes.org/Saint_Jouin_de_Marnes//index.html
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MessagePosté le: Lun 5 Nov - 22:24 (2012)    Sujet du message: L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) Répondre en citant

L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) : Saint-Mesme ou Saint-Mexme

Attention à la forme latine des noms qui peut apporter des confusions....



Charles de Chergé page 30 :
http://books.google.fr/books?id=9aSz1J5PtHgC&pg=PA30&dq="mouterre s…

SAINT MESME OU MAXIME

Saint Mesme ou Maxime (Maximus) naquit, suivant de respectables autorités, à Sillé (aujourd'hui Mouterre-Silly) en Loudunois (1) où nous avons déjà vu naître saint Maixent,
évêque de Poitiers, et saint Maximin, évêque de Trêves. Il appartenait même à la famille patricienne de ces saints personnages, et plusieurs auteurs le regardent comme
le frère des deux saints évêques, lesquels portaient en effet un nom qui a beaucoup d'analogie avec le sien. C'est aussi à cause de ces liens de parenté très présumable que
nous ne les séparons pas dans notre récit, malgré les motifs qui nous devraient porter à renvoyer son histoire après celle de saint Martin, son maître dans la vie religieuse.

Ce fut en effet près de ce grand saint que le jeune Mesme puisa les premières leçons ; ce fut dans son intimité qu'il apprit les secrets de la perfection, et ce fut sans doute à
son instigation que, renonçant plus complètement au monde, il se retira dans le monastère de l'île Barbe, près de Lyon.

Ses vertus le désignèrent bientôt au choix des pieux habitants de ce séjour, qui le prièrent de les gouverner ; mais son humilité et les préoccupations matérielles que lui causait
cette charge, rendue bien lourde par la présence des barbares toujours menaçants, lui ayant fait prendre le parti de s'en démettre, malgré les instantes prières de saint Eucher,
évêque de Lyon, il quitta vers l'an 434 son monastère, et se réfugia dans une solitude à Chinon. La renommée de ses mérites attira bientôt près de lui de nouveaux compagnons,
et il fonda pour eux (de 434 à 446) un monastère qu'il gouverna avec sagesse jusque dans une vieillesse très avancée ; à sa mort, arrivée vers le milieu du Ve siècle, le corps du
saint abbé fut déposé dans l'église du monastère, et les nombreux miracles obtenus par son intercession autorisèrent les religieux à placer plus tard cette église sous son invocation.

Le monastère, devenu abbaye de Saint-Mesme, subit, à l'époque de l'invasion normande, le sort des édifices religieux situés sur les bords de la Loire (2) ; mais les reliques de son
saint patron furent transportées par les soins d'un seigneur du pays, nommé Hezel ou Hezeb, à Bar-le-Duc (avant 995). Une partie de ces reliques se trouve encore, disent quelques
hagiographes, dans cette ville, où notre saint est honoré sous le nom de saint Maxe. Sa fête est indiquée au 20 août.

(1) M. l'abbé Auber nous a fait observer avec beaucoup de justesse que cette origine est complètement prouvée par ce fait, que la mense de la collégiale de Saint-Mesme de Chinon
jouissait encore en 1789 des terres que le fondateur avait laissées à ses religieux au village de Mouterre-Silly, et qu'au XVIIe siècle une famille Mesmin figure comme défenderesse dans
un procès entamé par un de ses membres en faveur de ses droits de fondateur sur l'église de Mouterre-Silly.

(2) Les restes de l'abbaye, qui fut au XIIe siècle transformée en collégiale, appartiennent aujourd'hui à la ville de Chinon, et servent de logement aux bons frères des Ecoles chrétiennes.
Un de nos amis (le comte de Galembert) a signalé récemment (1856), par un écrit fort remarquable, l'abandon regrettable dans lequel on laisse l'ancienne église de St-Mesme, que
recommanderaient pourtant, ne fût-ce qu'au seul point de vue de l'étude de l'art, de précieuses peintures murales.




Adrien Baillet (1649-1706)
Les vies des saints, composées sur ce qui nous est resté de plus autentique & de plus assuré dans leur histoire : disposées selon l'ordre des calendriers & des martyrologes : avec l'histoire de leur culte ... : tome sixiéme - 1739


http://books.google.fr/books?id=NKaw5KIGp8gC&printsec=frontcover&hl…

ou :
http://books.google.fr/books?id=NKaw5KIGp8gC&pg=PA137&dq=inauthor:"…

Page 137

MESME, confesseur à Chinon en Touraine, en latin : MAXIMUS

Maxime que le vulgaire appelle saint MESME, fut élevé à la vertu sous la discipline du grand saint Martin, dans son monastère de la ville de Tours.
Il sut si bien profiter des instructions, & des exemples de cet excellent maître ; que bien qu'il fût encore jeune, quand Dieu le lui ôta, il demeura toujours solidement affermi dans les
voies de la perfection évangélique où il l'avait établi. Il était déjà prêtre néanmoins, lorsque le désir de cacher aux yeux des hommes le trésor qu'il renfermait, & les faveurs qu'il recevait
du ciel, lui fit quitter son pays, & les habitudes qu'il y avait.
Il se retira près de Lyon, dans le monastère de l'Isle-Barbe sur la Saône. Les hermites qui étaient rassemblés dans cette isle, & qui formaient une espèce de communauté sous un prieur,
ne furent pas longtemps sans reconnaître les excellentes qualités de leur hôte ; & leur abbé Aigobert étant venu à manquer, ils le choisirent tous d'une voix pour lui faire prendre sa place.
Les engagements de cet emploi, ruinèrent aisément tous les projets de vie obscure & inconnue que son humilité lui avait tracés ; & bientôt il songea à la retraite, pour rentrer dans le
repos & le silence de la solitude & de la pénitence. Ce fut le premier motif de son retour en Touraine. Ce qui acheva de l'y déterminer fut l'impuissance où il se vit de faire substituer
les solitaires de l'Isle barbe, depuis que les courses des barbares qui ravageaient de temps en temps le territoire de Lyon, en avaient fait tarir le cours des aumônes, que les fidèles du pays leur faisaient.

Saint Eucher qui était alors évêque de Lyon, en ayant eu avis,  écrivit au prêtre Philon, pour exhorter Maxime à ne point quitter ses frères, & pour les assurer qu'il les assisterait, & qu'il avait dessein
même d'aller parler le carême avec eux. Il leur envoya en même temps une quantité considérable de blé & de vin. Mais cette considération ne put retenir Maxime, que l'aversion des honneurs attachés
à l'autorité qu'il avait sur ses frères, pressait  de sortir encore plus que la disette. Comme il passait la Saône pour revenir en Touraine, le bâteau où il était s'enfonça, & périt. Il pensa
y être noyé ; & ce fut par un miracle visible qu'il se sauva, ayant le livre de l'évangile pendu au cou, avec un calice & une patène dont il se servait pour le ministère journalier de l'autel.
Étant arrivé en Touraine, il reprit son premier genre de vie, jusqu'à ce qu'il se vit engagé à fonder dans la petite ville de Chinon un monastère, donc il lui fallut prendre la conduite.
Saint Grégoire de Tours attribue à la vertu de ses prières la délivrance inespérée du peuple de Chinon, qui était également serré par un fâcheux siège &  par la soif. Saint Maxime mourut dans
son monastère chargé d'années, & comblé des grâces du ciel. Dieu fit connaître aux hommes la sainteté de son serviteur, & la gloire donc il l'avait couronné, par les miracles qui s'opérèrent à son tombeau.
Sa fête est marquée au xx d'août dans le martyrologe de Florus , & dans le Romain moderne.
On garde quelque partie de ses reliques à Bar-le-Duc en Lorraine, où le peuple l'appelle Saint Maxe.


Bien sûr, dans la région on associe Mesme, Mexme à la ville de Chinon et sa Collégiale Saint-Mexme.
Des articles sur la Collégiale Saint-Mexme sont à voir dans la revue "des Amis du Vieux Chinon", il suffit de chercher le mot Mexme dans la page :
http://www.histoire-a-la-carte.fr/vieux-chinon/index-par-sujets-2/

Et ensuite allez sur :
http://www.histoire-a-la-carte.fr/vieux-chinon/bulletins-consultables-en-li…

Dix ans de fouilles à Saint-Mexme de Chinon :
http://avchinon.over-blog.com/article-5723374.html

Élisabeth Lorans (dir.), Saint-Mexme de Chinon Ve-XXe siècles, Archéologie et histoire de l’art n° 22, Éditions du CTHS, Paris, 2006, 598 p.
François Comte

http://racf.revues.org/840

Sainrat Jean-Guy -  Chinon (Indre-et-Loire). Collegiale Saint-Mexme
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/racf_0220-6617_1985_…
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MessagePosté le: Mar 6 Nov - 00:29 (2012)    Sujet du message: L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) Répondre en citant

L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) : Saint Maxence ou Saint Maixent


De Chergé :

SAINT MAXENCE on MAIXENT, évêque De Poitiers Et CONFESSEUR.


http://books.google.fr/books?dq="mouterre silly"&jtp=174&id=9aSz1J5…
Page 26

Saint Maxence ou saint Maixent, né vers la fin du IIIe siècle, à Sillé, près Loudun (aujourd'hui Mouterre-Silly, Monasterium-Sigiliacense), occupe, au dire de
certains chroniqueurs, la 8e place dans l'ordre des évêques connus de Poitiers, et il est le 4e qui ait été honoré d'un culte public.

Il était, dit-on, frère aîné de saint Maximin, évêque de Trêves. Il gouverna saintement l’Église de Poitiers, préparant
le terrain que devait féconder bientôt par son éloquence et ses vertus le grand docteur de l'Église saint Hilaire, son successeur.

Son nom est indiqué, à la suite des litanies de Mgr de la Rocheposay, après saint Thaumast, au 1er janvier.


Attention, ne pas confondre avec Adjutor originaire d'Agde qui prit le nom de Maixent :
Page 104
http://books.google.fr/books?dq="mouterre silly"&jtp=174&id=9aSz1J5…


Liste des évêques et archevêques de Poitiers
Notre Saint Maxence ou Maixent n'est pas dans cette liste, il y a des doutes quant à voir en Maxence (Maixent), frère de Maximin et évêque de Poitiers.
Doutes à causes des dates données par les chroniqueurs... Il est question d'un Maixent évêque de Poitiers mort vers 515, donc ne peut pas être frère de Maximin de Mouterre-Silly mort vers 348.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_évêques_et_archevêques_de_Poitiers#V…

Dans : Histoire de Saint Martin, Evêque de Tours par Achille Dupuy, 1865, Maixent de Mouterre-Silly aurait précédé Hilaire comme évêque de Poitiers... Ici chronologiquement cela semble coller, mais il ne cite pas ses sources.
Le problème étant que avant Hilaire....

Au sujet des évêques de Poitiers, voir :
Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest (1834-1837)

Page 190 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65689n/f194.image

Le début : Mémoire sur le Grand-Gauthier ou cartulaire de l'évêché de Poitiers, par M. Redet. Page 178
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65689n/f182.image

A la page 190 : il est question d'une liste des évêques publiée par Besly.

Jean Besly (1572 à Fontenay le Comte - 1644), historiographe du Poitou.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1882_n…

Le livre de Jean Besly : Evesques de Poictiers avec les preuves - 1647
http://search.ugent.be/meercat/x/bkt01?q=900000193261
ou :
http://books.google.be/books?id=5j5GAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PP5#v=onepage…


Remarque : il existe des travaux plus récents par les antiquaires de l'Ouest sur ce sujet. Exemples :
-- Autour des évêques de Poitiers au VIIe siècle - KUMAOKA Soline  - Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 1998
-- Les évêques de Poitiers sur les fresques de Saint-Hilaire - SALVINI Joseph - Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 1961
-- Recherches sur la cathédrale et les évêques de Poitiers des origines au commencement du XIIIe siècle -  CROZET René - Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest - 1962

On peut feuilleter le livre : Le Diocèse de Poitiers - Robert Favreau, Georges Pon, Jacques Marcadé, Marie Louise Fracard, Maurice Mathieu
http://books.google.fr/books?id=E90b9DJK-b4C&lpg=PP1&hl=fr&pg=P…
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MessagePosté le: Mar 6 Nov - 01:04 (2012)    Sujet du message: L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) Répondre en citant

L'histoire des saints de la famille Maxima de Sillé (Silly) : Saint Maximin



Nous avons vu précédemment :
  • Saint-Maximin, l'évêque de Trèves
  • Saint-Jouin, de l'abbaye d'Ension
  • Saint-Mesme ou Saint-Mexme, de Chinon
  • Saint Maxence ou Saint Maixent
  • Dans la famille il y a aussi Sainte Maxima, dont on ne sait rien, ou peu de choses (voir Auber plus loin).

Il y aurait un autre Saint-Maximin, né à Mouterre-Silly, mais un peu plus tard, et il serait de la même famille que les précédents... Bon reste à prouver...



De Chergé, page 175
http://books.google.fr/books?id=9aSz1J5PtHgC&hl=fr&pg=PP7#v=onepage…

SAINT MAXIMIN, évêque De Poitiers Et Confesseur.

On sait très-peu de choses sur la vie de saint Maximin, évêque de Poitiers, qui naquit vers le VIIIe siècle à Mouterre-Silly, près Loudun.

Nous sommes portés à croire qu'il était membre de la famille patricienne qui, au IVe siècle, donnait de saints évêques à Poitiers et à Trêves. [V. p. 26 et 27).
Sans doute il dut à des vertus bien reconnues de ses contemporains la réputation de sainteté dont il jouit et qui lui valut les honneurs accordés à sa mémoire.
A sa mort, il fut enterré dans l'église de Mouterre-Silly (1).
Au XIIIe siècle (11 octobre 1226), l'un des successeurs de saint Maximin, l'évêque de Poitiers Philippe, fit exhumer son corps avec grande pompe, et lui fit rendre les hommages dus à sa sainteté.

L'Eglise de Poitiers fait aujourd'hui mémoire de ce saint et des saints évêques de Poitiers le 20 janvier.

(1) C'est ainsi, du moins, que nous traduisons un texte latin que Mgr de la Rocheposay a cru devoir traduire autrement,
en plaçant à Sully, près Fontevraud et au diocèse de Tours, le lieu où se fit l'exhumation du corps de saint Maximin.

Le texte porte : apud monasterium Sillé, et tout nous porte à croire que nous sommes dans le vrai en y voyant la
désignation fort claire de Mouterre-Sillé ou Mouterre-Silly : monasterium, moustier, mouterre, monastère — Sillé n'a jamais signifié Sully.


[b]Il est bien dans la liste, après Eparchius :[/b]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_évêques_et_archevêques_de_Poitiers

Par contre, pour le moment (faut voir chez le chanoine Auber) rien trouvé sur l'évêque Philippe (Balleos), et l’exhumation du corps dans l'église de Mouterre. Voir plus loin.
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