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Sainte Néomaye, patronne du Poitou et de la Touraine

 
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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 22:39 (2012)    Sujet du message: Sainte Néomaye, patronne du Poitou et de la Touraine Répondre en citant

Sainte Néomaye
 




Sainte Néomaye est une Sainte originaire de Poitou - Touraine. C'est une sainte qui était très populaire.
Elle est la protectrice des bergères et des troupeaux, elle guérit les épileptiques.



Si les communes portant le nom de Saints sont nombreuses en France, apparemment ce n'est pas le cas pour les Saintes. En particulier Sainte-Néomaye : une seule commune, dans les Deux-Sèvres, dans le canton de Saint-Maixent l'école.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Néomaye

Néomaye du Poitou (dont les représentations à droite) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Néomaye_du_Poitou

Les différentes orthographes :
Ennemoye, Némoire, Némoise, Néomadie, Néomaie, Néomée, Néomois, Noémie, Nomaille, Nommoy, Nomois, Noumèze, Noumois, Tremoye, Trémoye.
L'orthographe est liée au patois local, et quand on dit patois local, la différence du parler peut-être importante par exemple entre Loudun et Châtellerault.
On verra cela avec l'influence du parler de Loudun chez les Acadiens.


Des sources documentaires :
  - Le chanoine Auber
  - Charles de Chergé
  - Les Bollandistes ne consacrent que quelques lignes.
  - Un travail très complet par A. Desmé de Chavigny en Mars 1942, dans un des Bulletins "Amis du vieux Chinon".
  - Claudine Doreau, dans le PICTON n° 109, Janvier-Février 1995, là-aussi très complet et avec de nombreuses photos.
  - Un document qui date de quelques semaines sur le site de l'inventaire du patrimoine de la région Poitou-Charentes :
               Le culte de sainte Néomaye à Lésigny dans la Vienne.
  - Abbé Lerosey, dans Loudun, histoire civile et religieuse
  - La mairie de la commune de Sainte-Néomaye doit être documentée sur l'histoire de la Sainte... Hélas la commune n'a pas de site internet.



Sainte Néomaye par le chanoine Auber
Histoire générale, civile, religieuse et littéraire du Poitou - Tome 1 - Page 304 et 305
http://archive.org/details/histoiregnra01aubeuoft

Sainte Néomaye. Une autre mémoire est restée chère à notre pays, et nous parlerons ici de sainte Néomaye, sans savoir précisément à quelle époque elle vécut parmi nous (80).
On la croit née au commencement du Ve siècle. Sa mort n'a pas pu en dépasser la fin. Elle fut l'enfant d'une famille qui conserva longtemps l'illustration de sa race dans le Poitou, où elle ne
semble éteinte que depuis deux cents ans, et que Néomaye honora par une rare piété. Les traditions locales la font naître à Baussay et des seigneurs de ce village, dans la paroisse de Mouterre-Silly,
très près de Loudun. Quelques-uns croient qu'il faut plutôt assigner à son berceau ce splendide château de Lamothe-Champdeniers, commune des Trois-Moutiers, qui n'a pris ce nom qu'au XVIIe siècle,
et était alors connu de temps immémorial sous le nom de la Mothe-Baussay. Quoi qu'il en soit, c'est ce que la tradition nous a conservé de l'histoire de la sainte dont le culte
toujours maintenu atteste cependant les vertus plus qu'ordinaires.
Son nom se rattache à une église paroissiale qui existe encore à quelque distance de Saint-Maixent. En différentes localités du Poitou, de nombreuses chapelles sont dues à la confiance des peuples qui
l'invoquent contre l'épilepsie (a). Une chapelle sous le vocable de la sainte existe encore dans l'église de Saint Hilaire des Trois-Moutiers.

(a) — Arnaud Poirier, Documents sur l'histoire du Loudunais, n° 63,
     — Beauchet-Filleau, Dictionnaire des Familles du Poitou, I, 234,
     — Chanoine Auber, Nos Vies des saints de Poitiers, p. 36.
     — Delafond, Essais sur Loudun, 2e partie, p. 95. (Dumoustier de la Fond)



Note (80), page 338
Sancta Néomadia, Néomenia, Néomoie, à 4 kilomètres au sud.
Le village avoisine les bords de la Sèvre et le chemin de fer de Poitiers à Niort. Il a 800 habitants. Le Chapitre de Poitiers y était patron de l'église, et l'évêque nommait de plein droit parce que
probablement la paroisse avait été fondée par la Cathédrale. Une autre chapelle de la même sainte aujourd'hui disparue, existait en 1437 près La Plante, dans la paroisse de Thuré, en Chàtelleraudais.

Toujours du chanoine Auber (ouvrage cité dans la note (a) ci-dessus)
Vies des Saints de l'Eglise de Poitiers, avec des réflexions et des prières ... Par Charles-Auguste Auber, 1858

http://books.google.fr/books?id=DIlqkfKmetUC&dq=editions:ukTR_XOKMeEC&a…
        Sainte Néomaie ou Néomadie - 14 janvier - Page 36



Sainte Néomoie par Charles de Chergé
Vies des Saints du Poitou ou des personnages d'éminente piété... nés ou qui ont vécu dans cette province
Page 102
http://books.google.fr/books?id=RnqnzYrJwl8C&hl=fr&pg=PR3#v=onepage…
On a peu de détails sur la vie de sainte Néomoie. Les monuments les plus respectables de l'histoire de l’Église de Poitiers se bornent à représenter cette sainte vierge avec les attributs d'une perfection
rare et comme ayant ajouté à l'illustration de sa naissance l'éclat de ses vertus. Elle vivait au Ve siècle, et tout ce qu'on sait d'elle, c'est qu'originaire des environs de Baussai, elle mérita, après
une vie sainte et une mort digne de sa vie, d'être honorée d'un culte tout particulier.
Une église paroissiale de son nom fut bâtie près de la ville de Saint-Maixent (archiprêtré d'Exoudun), et de nombreuses chapelles s’élevèrent dans le pays sous son invocation.
Le pouillé du diocèse en indique huit en diverses paroisses. Tous ces faits attestent, aussi bien que le pourraient faire les plus véridiques historiens, la vénération profonde dont la sainte fut
l'objet de la part des populations qu'elle avait édifiée par ses vertus. A défaut d'une tradition constante, cette vénération même justifierait tout ce que l'on rapporte des immenses faveurs obtenues
par son intercession et des guérisons miraculeuses qui rendirent la santé à de nombreux malades.
Cette sainte était plus spécialement invoquée pour l'épilepsie, ce mal horrible et repoussant qui frappe trop souvent des générations entières sans que la science puisse y opposer un remède efficace.
L’Église de Poitiers fait mémoire de cette sainte au 14 janvier.
Remarque : de Chergé écrit Boussay, mais il y a une page d'errata à la fin du livre où il dit que c'est Baussai



Sainte Néomaye par A. Desmé de Chavigny
Un document certainement le plus complet car il fait mention des différentes sources en les détaillant :
Bulletin - Amis du vieux Chinon - 1941
Sur la Sainte Némoise de Lerné - A. D. de Chavigny - Mars 1942

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830294h/f000014.tableDesMatieres

On ne trouve pas toutes les sources de Desmé de Chavigny sur le net, cependant, on trouve :

Manuel de l'invocation des saints, par un prêtre du diocèse de Tours par l'abbé Etienne Demassias
Faire une recherche avec nomadie
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k762085/f156.image.r=nomadie


Les Bollandistes, et les deux versions :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30731s/f385.image.r=
et
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30731s/f386.image.r=


Caractéristiques des saints dans l'art populaire. T. 2, G etc. énumérées et expliquées par le P. Ch. Cahier,...
Page 835
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784430n/f397.image.r=néomadia.langFR
Page 843 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784430n/f405.image.r=némoie.langFR
Page 844 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784430n/f406.image.r=némoie.langFR



Sainte Néomaye par l'Abbé Lerosey Loudun, histoire civile et religieuse, page 84 et suivantes :

Les seigneurs de Baussay
La très ancienne famille de Baussay, ou Bauçay, de laquelle serait sortie sainte Néomaye, possédait avec le château du voisinage de Loudun un autre château, aussi fort ancien, non loin de l’église
paroissiale dédiée à la sainte : vetustissimum item castrum Sanctae Neomadiae parcchiali ecclesiae conterminum, baroni diutissime possederunt.
Cette double possession détermina le séjour de la jeune fille dans la belle et pittoresque contrée qu’arrosent le Sèvre et le Lambon.

Les généalogistes ont de la peine, par la suite de la perte des anciens titres, à rétablir la filiation des de Bauçay, et à remonter, par conséquent, jusqu’à la souche de ces seigneurs.
Ce que l’on sait, c’est que la baronnie de la Mothe-Bauçay, aujourd’hui la Mothe-Chandenier, commune des Trois Moutiers (Vienne), était la première des quatre baronnies du Loudunais.
Elle fut possédée pendant trois ou quatre siècles par une puissante famille féodale, dont certains membres tinrent un rang considérable en Anjou et même à la cour des rois de France.
Cette famille, d’une très haute antiquité du Loudunais était sortie de Bos ou Boson. Elle était déjà puissante, avant le règne de Hugues Capet.
Le blason de cette famille portait : de gueules à la croix ancrée d’or ». Duchesne dit : d’or à la croix ancrée de gueules ; mais les puînés brisaient soit d’un lambel, soit d’un filet en bande.
Une des gloires de cette famille aurait été sainte Néomaye.

Remarque : pour le moment pas trouvé ce que signifie était sortie de Bos ou Boson


Sainte Néomaye
Le nom de Sainte Néomaye a subi des modifications nombreuses dans le cours des siècles. On a appelé notre sainte :

Néomadie (Neomadia), Nomadie, Numadie, Néomaye, Nommée, Nomèze, Nosmoize, Noumèze, Nemoise, Nemoie, Neuf-mois,
Nomoie, Néomée, Néoumaye, Néommoise, Enomaye, Onomaye, Omainne, Léomaye, Lhommaye, Loumaze, Momaile, Monnaye, Trémoi, Néomadite (Neomadita).


On ne sait à quelle époque vécut Sainte Néomaye, qui a donné son nom à une paroisse du diocèse de Poitiers, et dont la mémoire est en grande vénération dans le Poitou, l'Anjou et l'Indre et Loire.
on la croit née au commencement du Ve siècle, sa mort n'a pu en dépasser la fin.
Elle appartient à une famille qui conserva longtemps l'illustration de sa race dans le Poitou, où elle ne semble éteinte que depuis deux siècles.
Les traditions en effet, la font naître des seigneurs de Baussay. Les uns placent Baussay sur la paroisse de Mouterre Silly, très près de Loudun. M. l'abbé Bleau, dans son précis historique
sur la ville de Loudun, a écrit : « Plusieurs hagiographes et antiquaires se sont trompés, pensons-nous, sur l'endroit véritable qui a été le berceau de Sainte Néomaye.
On a pensé généralement que la sainte était née dans le site de Baussay, vers un kilomètre au sud de Loudun. Mais rien ne prouve qu'il y eût là une ancienne châtellenie : pas un
vestige du manoir seigneurial qu'on supposerait avoir existé en cette place : on n'y voit rien qu'une simple habitation bourgeoise.
Quel ravage inconnu serait donc passé sur ces lieux ?
« On sait bien qu'avant la Révolution il y avait là une chapelle dédiée à sainte Agathe, mais non à Sainte Néomaye ; chose étonnante si ce lieu avait été véritablement sa terre natale ».

« Cependant, me dira-t-on, d'où vient le nom de Baussay que possède encore cet endroit ? De ce que sans doute, c'était une dépendance des seigneurs de Baussay, qui étaient maîtres de presque tout le pays ».

Cet historien conclut qu'il faut plutôt assigner au berceau de la sainte le château de la Mothe-Chandenier, commune des Trois-Moutiers, qui n'a pris son nom qu'au VXIIe siècle,
et était alors connu de temps immémorial sous le nom de la Mothe-Baussay.
D'autres font la sainte originaire de Boussay, au pays d'Airvault, d'autres de Boussay, canton de Celles.
Dumoustier de Lafond, dans ses Essais sur Loudun (2e partie, page 95), affirme que la seigneurie connue autrefois sous le nom de la Mothe de Baussay, a été possédée
anciennement par l'illustre maison de Baussay et que Sainte Néomaye était de cette maison.

A deux lieux de Loudun, en suivant la route de Saumur, on aperçoit sur la gauche, à l'extrémité d'une longue et belle avenue de peupliers, un château gothique, nouvellement rebâti, et l'un des plus magnifiques
que possèdent peut-être le Poitou et la Touraine. C'est le splendide château de la Mothe-Chandenier, qui portait autrefois le nom de la Mothe-Baussay.
La famille seigneuriale de la Mothe-Baussay  fut longtemps la première et la plus noble de la contrée Loudunaise.
C'est à cette famille qu'appartenait la vierge Néomaye.
Le nom primitif de ce domaine fut changé au 17e siècle par un de Rochechouart, seigneur de Chandenier, qui épousa l'héritière de la famille de Baussay.
Le château actuel de la Mothe laisse voir encore les armoiries des Rochechouart, avec l'orgueilleuse devise :
                   Avant que la mer fût au monde,
                   Rochechouart portait les ondes
Ce serait là, au château de la Mothe, paroisse des Trois-Moutiers, qu'aurait vu le jour Sainte Néomaye, fille de la plus noble maison du Loudunais, c'est du moins le sentiment de plusieurs auteurs.
C'est tout ce que les traditions nous ont conservé sur la sainte, dont le culte toujours maintenu atteste les vertus éclatantes.
« La gloire de Sainte Néomaye, plus connue de Dieu que des hommes, n'est pas tant dans les grandes choses qu'elle a pu faire, que dans les humbles vertus qu'elle a su aimer et pratiquer »
Après Saint Maximin, Saint Mexme, Saint Jouin, Saint Maixent et Sainte Maxima, le territoire de Loudun fécondé par la grâce divine, avait vu éclore cette autre fleur de sainteté, la jeune vierge Néomaye ou Néomadie.
Sainte Néomaye était sortie du grand mouvement religieux imprimé à nos localités par Saint Martial, Saint Hilaire et Saint Martin.
Fille d'antique race « de sturpe Baussii », elle se voua à la vie champêtre, semblable en ce point à Geneviève, la douce et chère patronne de Paris.
Les poitevins font la sainte contemporaine de Saint Hilaire, mais des auteurs, entre lesquels il faut placer Chastelain, la font vivre au VIe siècle.

Il suit la généalogie des Baussay (Bauçay) par Beauchet-Fillau. que l'on trouve ici :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57394970/f339.image.r=baussay.langFR

     Le nom Néomaye apparaît page 327 avec Arsende de Sainte-Néomaye,  héritière de Sainte-Néomaye
     Hugues X de Bauçay est dit seigneur de Ste Néomaye (page 329)
     Ce Hugues de Bauçay avait une fille unique, Jeanne de Bauçay qui épousa Charles d'Artois, comte de Pezenas.


La terre de la Motte de Beaussai puis de la Motte Chandenier, Sainte Néomaye, Charles d'Artois :
Essais sur l'histoire de la ville de Loudun: 1ère et 2ème parties  Par Dumoustier de la Fond

http://books.google.fr/books?id=hRMJma8BxcQC&pg=RA1-PA95&lpg=RA1-PA…
ou, page 95 :
http://books.google.fr/books?id=hRMJma8BxcQC&hl=fr&pg=PR3#v=onepage…




Charles d'Artois, comte de Longueville et de Pézenas, (1328-1385)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_d'Artois_(comte_de_Pézenas)

Dans ce document, chercher Loudun, ce Charles d'Artois a qui fut reproché des incendies, des meurtres, des vols de troupeaux dans la région. Voir page 443 du document (Trois-Moutiers et Saix).
Charles d'Artois - H. Moranvillé - 1907
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1907_n…
ou, l'original :
http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH59c2/250d1498.d…


Remarque : Charles X, qui était comte d'Artois avait des biens dans le Loudunais :
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/sa/R1_Intro.pdf


Bauçay et Mouterre-Silly :
http://jcraymond.free.fr/Histoire/Lieux/M/MouterSilly/MouterSilly.php




Sainte Néomaye, patronne de la Touraine et du Poitou par Claudine Doreau
Le PICTON n° 109, Janvier-Février 1995
10 pages sur Sainte-Néomaye, avec de nombreuses photos et illustrations.

Lien avec la commune des Deux-Sèvres :
C'est une légende rapportée par M. Charbonneau-Lassay de Loudun qui raconte comment Néomaye aurait quitté un jour sa maison natale de Mouterre-Silly pour se rendre dans les Deux-Sèvres.
C'était à l'époque Gallo-romaine et la demoiselle de Bauçay aurait reçu de Saint Georges, miraculeusement apparu, l'ordre de quitter ses parents, pour se consacrer à la vie religieuse,
après avoir mis à son doigt un anneau de Sainte-Agathe, trouvé dans la chapelle du château, se retira-t-elle dans une terre de sa famille, près de Saint-Maixent, en une paroisse qui prit, depuis, son nom.
C'est là qu'elle aurait été inhumée, sous une dalle qui porte son nom, bien qu'on lui connaissent un autre tombeau dans l'église de Neuville de Poitou.

Si on aborde la démarche suivante :
Des lieux comme les fontaines, les sources étaient vénérés par les Celtes, (comme des arbres, des pierres, etc...), l'église tenta d'abord l'interdiction des cultes païens, mais dû se résoudre à mettre ces lieux
sous le nom d'un Saint, en créant des légendes (en modifiant les légendes...). etc...
un Thouarsais qui a fait sa carrière d'enseignant au lycée de Niort, Giy Pillard, a écrit
Mythologie des Deux-Sèvres et d'autres ouvrages dont une liste sur :

http://www.marelibri.com/search/current.seam?maximumPrice=0.0&keywords=…

Pour la vienne un équivalent (je ne le connais pas, par contre j'ai celui de Pillard) :
La Vienne légendaire et mythologique - MINEAU Robert, RACINOUX Lucien, BRISSAUD Yves-Bernard

Dans cette démarche, Claudine Doreau cite Gaston Boussières qui dans un article fait de Néomaye une descendante des divinités des eaux, ceci en accord avec les thèses
de Jacques Pineau qui dit que Néomaye n'est pas née à Mouterre-silly, mais plutôt aux Trois-Moutiers, pays des dolmens et menhirs, etc...
Il est vrai que entre Baussay de Mouterre et la Mothe-Chandenier des Trois Moutiers il n'y a que 16 km, mais pour les initiés dans la mythologie celtique...
La légende de Néomaye à Montsoreau se passe à la fontaine située au pied du coteau de Pierre-Levée.
Et à Sambin, voyant que ses troupeaux souffraient de la soif, Néomaye frappa le sol de sa houlette et une source jaillit.
A Lésigny il y a la fontaine Sainte Néomaye, l'eau de cette source guérissait et prévenait les convulsions des enfants et les troubles nerveux.

Que dit Guy Pillard :
Sainte Néomaye, qui a donné son nom a un village et à une commune, serait à étudier de très près, car incontestablement pédauque, elle sent terriblement la fée, la grande fée, héritière d'une haute divinité.
Son sanctuaire domine un rocher abrupte, et communique, par un puits, avec une source qui coule en contre-bas.
C'est là un site habituel qui suffirait à apparenter cette sainte aux Mères guérisseuses et dispensatrices de fécondité.
La légende prétend qu'elle pria dieu de la rendre difforme pour mettre fin  aux sollicitations d'un puissant seigneur qui voulait l'épouser.
Chergé, dans sa Vie des Saints du Poitou, la fait vivre au Ve siècle, c'est à dire à l'époque où la christianisation gagnait les régions encore païennes dans la vallée de la sèvre.
Mais Chergé, selon son habitude, ne dit rien de bien intéressant pour ce qui nous concerne, sinon lorsqu'il fait allusion aux « immenses faveurs obtenues
par son intercession, et aux guérisons miraculeuses qui rendirent la santé à de nombreux malades ».
Il précise en outre que « cette sainte était plus spécialement invoquée pour l'épilepsie ». Il ne dit pas toutefois qu'elle avait patte d'oie. L'église l'honore le 14 janvier.
Plusieurs églises possèdent un autel à son nom ou sa statue ; et Beauchet-Filleau rapporte que dans certaines paroisses on la considère comme la patronne des bergers des Deux-Sèvres.
Remarquons en passant que les paysans de la région ne l'appellent pas toujours sainte Néomaye, mais plus souvent saint Tremoye ou sainte Enemoye.

La source de Sainte-Néomaye, lavoir de Fontcreuse - Cliquer sur l'image pour lancer le diaporama
http://le-blog-de-marie.over-blog.fr/article-d-76085676.html
Au début la pancarte du lavoir :
    La construction du bassin de Fontcreuse est mentionnée entre 1880/1888,
    propriété de Mademoiselle Devallée (série des archives Répertoire Communal aux Archives Départementales de Niort).
    On ne peut pas parler de la Fontaine de Fontcreuse sans dire que Sainte-Néomaye vierge tutélaire y vint garder ses moutons et prodiguer ses dons de guérisseuse avec l'eau de la source.
    Un de ses pieds fut transformé en patte d'oie à la suite d'une rencontre importune mettant en danger ses voueux de chasteté.
    Un doux mélange s'établit entre la légende et la réalité de cette belle histoire transmise oralement depuis les 5e et 6e siècles.
    La rénovation du lavoir fut suivie de la réouverture du chemin des lavandières qui remonte sur la place centrale du village.


Continuons l'article de Claudine Doreau :
- Nous observerons que lorsque la sainte se substitue à une divinité des eaux, c'est généralement sous le nom de Néomoise, tandis que celle du Ve siècle, souvent associée dans ses représentations
à Saint-Hilaire, porte plutôt les noms de Néomaye ou de Néomadie.
- Saint Hilaire de Poitiers, « Athanase de l’Occident » (315-367), c'est à partir de cette fin de siècle que nous allons voir disparaître les anciens dieux...
Tel fut, vraisemblablement le sort de notre sainte qui paraît s'être substituée à une divinité plus ancienne car son nom : « Nouvelle Maïa » : Néomaya, ou « Nouvelle déesse Maïa » : Néomadia (contraction de Néo-Maïa-Dea),
semble bien remonter à cette époque.
Maia est une déesse romaine de la fertilité et du printemps :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maia_(déesse_romaine)

Voir plus loin l'article de Jules Richard qui lui aussi fait allusion à une MAIA.

Les cinq vierges chrétiennes consacrées à Dieu par Saint Hilaire : Florence, Abre, Verge, Néomaye et Triaise.
Histoire ecclesiastique du Poitou par Dom Fr. Chamard

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272308k/f439.image.r=neomadia.langFR

Page 435 : Note en bas de page :
    (2) Chastetain tout en prétendant, d'après une pièce manuscrite (quelle en etait la valeur ?), que sainte Néomaye a vécu au VIe siècle, avoue neanmoins que les Poitevins la faisaient contemporaine de saint-Hilaire.
         On la represente d'ordinaire en bergère; mais il est très probable qu'elle a vecu en recluse dans le bourg qui porte aujourd'hui son nom, et où, selon D. Estiennot, elle a été enterrée et a été vénérée pendant plusieurs
         siècles. Les puissants seigneurs de Beauçay, près Loudun, qui se glorifiaient d'être de la famille de cette sainte, lui firent bâtir des chapelles dans un grand nombre de localités du Poitou.
         Plusieurs subsistent encore.
Page 436 :
       Sainte Néomaye s'est sanctifiée et, selon toute apparence, a été enterrée dans l'église du bourg, qui s'est formé autour de sa cellule, non loin de Saint-Maixent.


Contemporaine de Saint-Pierre ?
Notre poitevine Néomaie, en latin : Neomadia - honorée le 14 janvier
Il existe aussi : Ste Néomise, (latin : Neomisia), vierge et martyre à Anagni - honorée le 25 septembre
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k307475/f454.image.r=neomisia.langFR

Elle est associée à Sainte Aurélie.
C'est du ressort des spécialistes, (c'est en latin) car cela fait appel à « Acta Sanctorum » :
Les Acta Sanctorum (Actes des Saints) forment une considérable collection de volumes consacrés aux saints de l'Église catholique, séparant les faits connus des légendes qui se sont attachées aux personnes.
Chaque texte est précédé d'un commentarius praevius qui renseigne sur le culte du saint et en justifie la pratique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acta_Sanctorum

http://www.bibliotheque.sorbonne.fr/sid/spip.php?article230
A priori la consultation de l'ensemble n'est pas du domaine public ?

De même l'on trouve Neomadia dans un missel de Poitiers, (1767), toujours en latin :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5699276j/f14.image.r=neomadia.langFR


De même l'on trouve Neomadia dans "Mémoires de Saints Poitevins", un mémoire ou suffrage est une prière spéciale faite en l'honneur d'un mystère ou d'un saint, sous la forme d'une antienne et d'une oraison.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1140075/f350.image.r=neomadia.langFR





On note dans le texte : morbo caduco, qui se traduit par épilepsie. Le mal caduc: l'épilepsie ou le haut mal.
Exemple de guérison miraculeuse du mal caduc, Anne d'Auray en Bretagne (pas trouvé d'exemple avec Néomaye) :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5725172m/f90.image.r=caduc


Bref, la fin de l'article du Picton fait appel à des ouvrages très anciens, (en latin), du ressort de spécialistes dans ce domaine, Claudine Doreau conclut par le lien entre la Rome antique, l'oie et Néomaye :
Rome et Anagni, la grande banlieue, vivait à l'époque des premiers chrétiens sous le patronage de Junon, la mère des dieux, dont la principale fonction
était de veiller à la bonne marche des foyers ainsi qu'à la stabilité des ménages. On excluait même de ses fêtes, appelées les « Matronaliae » les
demoiselles de « petite vertu ». Or l'oiseau qui lui servait d'emblème et qui, bien que domestique, passait pour sacré chez les Romains, était précisément l'oie.

Je vous invite à vous procurer le Picton, N° 109, qui à la date d'aujourd'hui n'est pas épuisé.
http://www.lepicton.com/sommaire01A.php?ret=1&num=109


Un site où l'on trouve les photos du Picton n° 109 :
http://joweyl.perso.infonie.fr/
L'accès est parfois très long ... Cliquer sur le logo sur la gauche. Quand on a ouvert une page, il vaut mieux garder la page à l'écran et accéder à une autre page avec un click droit et ouvrir vers un nouvel onglet...
Car si l'on veut revenir aux pages précédemment ouvertes... C'est long...

Histoire du village, on parle de la Sainte :
http://joweyl.perso.infonie.fr/60hist1.htm
http://joweyl.perso.infonie.fr/60hist2.htm

Présentation de l'article du Picton :
http://joweyl.perso.infonie.fr/60histst.htm

Représentations de la Sainte, les photos :
http://joweyl.perso.infonie.fr/sainte.htm
http://joweyl.perso.infonie.fr/sainte2.htm
http://joweyl.perso.infonie.fr/sainte3.htm

L'église de Sainte Néomaye dans les Deux-Sèvres :
http://www.mesvoyagesenfrance.com/D79/STEneomaye.html



LESIGNY

Un document récent sur le site de l'inventaire du patrimoine de la région Poitou-Charentes : Le culte de sainte Néomaye à Lésigny dans la Vienne
https://inventaire.poitou-charentes.fr/operations/vals-de-gartempe-et-creus…
ou :
https://inventaire.poitou-charentes.fr/documents/fichiers/inventaires_terri…
Page 4, la légende où elle serait devenue "pédauque" sa jambe devenue patte d'oie. Cela se passe près du Moulin de Bourdigal.

Voir la bibliographie à la fin où il est dit :
     FOURNIER Renée. « Deux chapiteaux romans : Sainte Néomaye, la gens Maxima ». Bulletin de la Société d'études folkloriques du Centre-Ouest, T. 10, 1976, 278 pages


La légende dit que Sainte-Néomaye serait devenue pédauque alors qu'elle quittait le moulin de Bourdigal, et si elle habitait le château de la Motte-Bauçay (aujourd'hui Mothe-chandenier),
entre ces deux lieux nous avons un lieu-dit : la Patte d'Oie.

Pédauque : Pied d'oie en Gaulois ou Celte Ancien
http://druuidiacto.forumculture.net/t427-pedauque-pied-d-oie-en-gaulois-ou-…

L'oie dans la mythologie, les légendes et dans la fiction
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oie#L.27oie_dans_la_mythologie.2C_les_l.C3.A9g…


La Patte d'Oie aujourd'hui :
http://streetviewing.fr/patte d'oie les trois moutiers


Que dit Redet :




Sur la carte d'Etat-Major (source : IGN), on a la Patte d'Oye à mi-chemin entre Bourdigal et la Mothe-Chandenier, par contre chez Cassini, Patte d'Oye existe mais pas Bourdigal...








LE PRÉNOM NEOMAYE

Le prénom Néomaye et ses variantes étaient portés par nos ancêtres, c'est ainsi que l'on trouve dans les registres paroissiaux de la région des actes de baptêmes, mariages et décès
avec des femmes dont le prénom est Néomaye ou variantes :

Registre de Chasseignes, les actes sont en latin :

27 janvier 1631, mariage en la chapelle de Saint Mandé entre Mathurin Chartier, fils de René, de la paroisse de Notre Dame de Chasseignes avec Néomaise Bodin, fille de Théophylle Bodin, paroissienne de François de Rossay.

Le couple baptise deux enfants (pages 85 et 90 sur le registre sur le site des Archives Départementales de la vienne) :
Catherine, le 24 mars 1636, la mère se prénomme Néomadia (Théophyle, le curé a mis le prénom du père de la mère)
Barthélomé, le 22 avril 1638, la mère se prénomme Néomadia



















Registre de Mouterre-Silly, pages 139 et 175 du registre sur le site des Archives de la Vienne

24.12.1620 Baptême de CHAMPIGNIE Martin, fils de Jehan Champignie et de Néomaize SAVATIER





18.10.1617 Baptême de CHAMPIGNY Moïse, fils de Jehan Champigny et de Néomaize SAVATIER





On a aussi le 19 04 1660 le mariage de MARTIN Jean et de  FOUQUET Néomoize (non représenté ici).



Plus récent à Ternay, page 49 du registre :
30.04.1779 Baptême de Némoise ROBERT

A Beuxes on a aussi le couple ROBERT André et CHATRY Néomaise, qui baptise :
03.05.1625 ROBERT Jehan
03.07.1622 ROBERT Katherine

A Pouançay, collection communale, BMS - 1762-1782 - page 18
Le 14 janvier 1767, baptême de FLEURIAU  Néomoise, elle décédera le 16 et sa jumelle le 20.

Ranton, collection communale, BMS 1779-1792, page 76
Le 7 juillet 1789, mariage de CLAVEREAU Jacques François de Curçay et MAUNY Marie Néomoise, de Ranton



Bulletin - Amis du vieux Chinon - 1954
Les prénoms dans la région chinonaise au 17e siècle - Marie-Rose Pathault Souty

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830292p/f000026.tableDesMatieres

Comment nos ancêtres choisissaient les prénoms des enfants, l'aîné(e) avait en général le prénom du père ou de la mère.
On portait souvent le prénom de son parrain ou de sa marraine.

Quant au prénom Néomaye et ses variantes, un prénom tombé en désuétude ?
Le prénom Noémie ressemble à notre Néomaye...


Prénoms poitevin-saintongeais

http://projetbabel.org/poitevin-saintongeais/prenom.php?q=Néomaye

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Un résumé par "Société Historique du Pays du Loudunois"


Sainte Néomaye (ou Lumoise)
Il est malaisé de dégager la véritable identité de Sainte Néomaye de l'épais voile de légendes semi-religieuses qui l'enveloppe. Elle est vénérée dans le centre-ouest de la France et notamment dans l'Anjou, la Touraine et le Haut Poitou.

Certaines statues la représentent avec une patte d'oie en place de la jambe droite. A cette étrangeté anatomique s'attache une légende dont le thème est le suivant :
Jeune et belle pastourelle, Néomaye, en butte aux assiduités pressantes d'un seigneur du pays, tente de s'y soustraire par la fuite. Sur le point d'être rejointe, elle invoque l'intervention du ciel.
Sa jambe droite se transforme en une patte d'oie et le galant dépité se retire précipitamment. Suivant les lieux, les conteurs ont brodé à plaisir sur ce canevas.

Voici d'abord une version qui a cours en Loudunais :
     Néomaye, fille du sire de Bauçay, près de Loudun, revenait du moulin de Bourdigal, proche des Trois-Moutiers, où elle avait acheté des oies blanches.
     Elle fut abordée par le châtelain de Lerné, en Chinonais, qui lui tint des propos galants. La prude jeune fille « pria Dieu de la rendre difforme mettre fin aux sollicitations du seigneur ».
     Sa jambe droite se couvrit alors de plumes blanches, tandis que son pied se métamorphosait en patte d'oie, d'où le nom de patte d'oie, donné, suivant la tradition locale, au lieu de l’événement.

Rougé, dans le Folklore de la Touraine, situe la scène à Lerné près de Chinon, et en donne ce récit assez proche du précédent :
     « Bergère jolie et innocente, Néomaye fut un jour poursuivie par un seigneur que la beauté de la jeune fille énamourait.
     Près d'être atteinte, Néomaye invoqua Dieu pour sa défense. S'étant déchaussée pour passer un ruisseau, à son pied droit aussitôt se montra une patte d'oie. Le seigneur fut refroidi à cette vue et s'en alla...
     Dans l'église de Lerné, se voit la statue de Sainte Néomaye, appelée aussi Sainte Mi-Oie ».

Il existe une légende semblable à Montsoreau, près de Saumur, avec les mêmes personnages, à ces différences près que les faits se déroulent dans les prés sis entre cette localité et le Moulin Maumoise
et que la Sainte, qui avait dans l'église une statue disparue vers 1870, y est appelée Némoise.

Cent kilomètres plus loin, nous retrouvons un mythe analogue à Sambin (Loire et Cher). L'héroïne en est une jeune bergère du nom de Léomoise.
Dans l'église de ce village, une statue la représente vêtue d'une robe bleue d'où émerge une patte d'oie aux griffes rouges.

Il va sans dire qu'en raison de la distance, les protagonistes de cette légende ne sauraient être ceux des précédentes.

Il convient d'observer que l'histoire de Sainte Néomaye n'est pas liée nécessairement au mythe de la patte d'oie. Ainsi en va-t-il d'une seconde version loudunaise suivant laquelle la vertu de la jeune
fille est sauvegardée par l'apparition de Saint Georges revêtu d'une brillante armure portant l'inscription « Georgius equitum patronus ».
       « Néomaye, lui dit-il, le Christ m'a député vers vous pour vous dire ceci :
       Allez vers votre père et demandez-lui de faire creuser le sol sous l'autel de Sainte Agathe (ancienne chapelle près de Loudun, à l'angle de la route de Thouars et de celle qui mène à Germiers) ;
       à trois coudées sous terre, il trouvera un anneau d'or portant un chrisme gravé sur un camée d'opale ; vous le passerez à votre doigt, comme le signe de la virginité que vous devez garder, car,
       pour votre bonheur, Dieu veut que vous n 'apparteniez qu'à lui seul ».
« Le seigneur de Beaussay accéda au désir du céleste cavalier et trouva l'anneau enfoui sous le sol de sa chapelle. L'ayant mis à son doigt, Néomay se retira définitivement dans un domaine appartenant à sa famille, près de Saint Maixent ».

(Dr Delaroche, d'après Charbonneau Lassay, Gazette du Loudunais, juillet, août 1976).


On peut s'étonner de ce que l'épisode miraculeux de la patte d'oie soit resté ignoré dans un certain nombre de paroisses où la sainte est l'objet d'une vénération particulière.

Si l'église de Lésigny, dans le canton de Pleumartin, possède une statue montrant la sainte affligée d'une patte d'oie, aucune difformité n'altère son image sur les tableaux, vitraux ou statues de Ternay,
Thuré, Scorbé Clairvaux, Neuville de Poitou et Argenton l'Eglise.

On est ainsi conduit à voir dans cette légende du pied d'oie un mythe adventice qui s 'est superposé au culte primitif.

Le thème de la femme vertueuse soustraite à la poursuite du mâle par une intervention surnaturelle se rencontre fréquemment dans la mythologie gréco-romaine.
La nymphe Daphné, fuyant Apollon et changée en laurier par Zeus, en offre un exemple classique.

La métamorphose a toujours été l'un des principaux ressorts des fables religieuses et profanes.

La patte d'oie de Néomaye ne pouvait manquer d'intriguer les chercheurs.

On sait que les imagiers du Moyen Âge taillaient dans la pierre des femmes aux pieds griffus ou palmés et il existe des sculptures de ce genre à Dijon, Nevers et Saint Pourçain.

« Sainte Néomaye, observe Charbonneau Lassay, s'apparente aux femmes pédauques, c'est à dire pourvues de pieds d'oie ; les pédauques, saintes, reines ou fées, ont eu leur place dans la mythologie
populaire au Moyen Âge en France au même titre que les Sirènes et Harpies et figurent comme elles dans la sculpture monumentale ».

On notera, d'ailleurs, que dans la Grèce antique, les sirènes elles-mêmes étaient figurées par des femmes oiseaux. Ces images de femmes pédauques ont donné le jour à de multiples hypothèses.

Certains y voient la fameuse Régina Pedauca de Toulouse, d'autres, la mère de Charlemagne, Berthe aux Grands Pieds, qu'ils assimilaient à la déesse germanique Berchta.
La célébrité de la reine Pédauque est attestée au XVIème siècle par Rabelais et Noël du Fail.

La puissante famille Loudunaise des Bauçay qui se croyait, à tort ou à raison, du même sang que Néomaye, s'est attachée à rehausser son prestige en exaltant le culte de la sainte.

Comme on vient de le voir, deux légendes prirent ainsi naissance dont l'une  met en scène, outre Saint Georges, le sire de Bauçay lui-même, père de Néomaye.

Le rôle peu flatteur attribué par l'une de ces légendes au seigneur de Lerné trahit une animosité entre les deux familles.
On ne saurait, certes, préciser l'identité de la sainte sur la base de données aussi vagues, mais on peut, à tout le moins, être assuré que Néomaye est originaire du Loudunais, si l'on considère que c'est dans
cette contrée que son culte a vu le jour pour rayonner à l'entour.

L'appartenance de Néomaye à la noble lignée de Bauçay trouve toutefois un confort dans le fait que cette famille possédait un domaine près de Saint Maixent, où, suivant la tradition la sainte se retira,
et qu'après sa mort, la paroisse sur laquelle une église lui fut consacrée prit le nom de Sainte Néomaye qu'elle a gardé depuis lors.

Encore pourrait-on objecter que cette consécration a été inspirée en son temps par un seigneur de Bauçay désireux d'affirmer sa consanguinité avec la sainte.

De noble lignage ou non, Néomaye nous apparaît à travers la légende comme une sainte fille dont les vertus éminentes et l'ardente piété ont édifié jadis les campagnes loudunaises.

Menant une vie simple et rustique, elle filait la laine en gardant ses moutons. Patronne des bergers, elle est invoquée comme protectrice des ovins.

Elle est le plus souvent représentée en fileuse. A Sambin, dans le Loir et Cher, sa statue tient en main une vraie quenouille dont on renouvelle le poupron.

On lui prête en outre  le pouvoir de guérir l'épilepsie et les convulsions, par analogie avec le tournis qui est une maladie du mouton.

Si le culte ne s'est pas implanté au sud de la Vienne, il est par contre demeuré très longtemps vivace dans le Loudunais, le Châtelleraudais, le Mirebalais et le Neuvillois.
Dans les églises de Beaumont, Thuré, Scorbé Clairvaux, Ternay, Champigny le Sec, Vouzailles, Neuville de Poitou, des autels, des statues, des tableaux, des vitraux témoignent de cette dévotion.

La fête de la sainte, célébrée le 14 janvier, attirait de nombreux pèlerins à Beaumont, Scorbé Clairvaux et Neuville.

Ellenberger note qu'en 1920, le curé de Scorbé Clairvaux et ses collègues des environs avaient dit, à cette occasion, trois mille évangiles.

A Beaumont, il y était d'usage de faire bénir par le prêtre une patte de mouton qui était pieusement conservée dans l'armoire.

Dans l'église de Neuville, où Néomaye était vénérée sous le nom de Lumoise, ses fidèles priaient la sainte à la place sous laquelle la croyance populaire situait son tombeau.

Chaque année, les membres de la confrérie de Sainte Lumoise venaient y faire l'offrande d'un lot de laine (Racinoux, Le XVIIIe siècle dans la plaine de Neuville).

Au rapport de Beauchet Filleau, on voyait, en 1869, dans l'église de Lésigny, « un bloc de pierre à peine dégrossi et qui n'a de sculpté, et encore, que la tête et les mains ».
Cet auteur ajoute :
     « Le peuple, qui l'a en grande vénération, donne à cette statue informe le nom de Sainte Néomaye.
     On vient de fort loin toute l'année en pèlerinage, mais principalement le jour de la fête de Saint Pierre, prince des apôtres ».

La sculpture grossière fut remplacée par une statue pourvue d'une patte d'oie comme cette de Lerné. Placée dans la chapelle latérale de droite, elle est revêtue d'un ample manteau brodé.
Une couronne dorée est posée sur le chef de la sainte. Le corps de celle-ci, dont les membres et le tronc sont dissimulés par la chape, est habillé d'une robe verte relevée sur une patte d'oie d'un rouge vif.
Dans cette même chapelle, un vitrail moderne représente Néomaye en bergère priant à genoux pris de son troupeau L'artiste n'a pas reproduit la difformité monstrueuse.
Ainsi, a-t-on voulu, grâce au manteau de la statue, masquer ce désaccord entre les deux images.
Cette statue aurait été dérobée par les Poitevins de Lésigny à leurs voisins  tourangeaux de Barrou, sur la rive droite de la Creuse.

       « Sainte Néomée, note Rougé dans le Folklore de la  Touraine, avait une statue à la Tourette, près de Barrou. Cette statue fut volée par les gens de Lésigny. 
          Mais elle revint plusieurs fois à la Tourette où les habitants de Lésigny allèrent la reprendre. Lorsqu'en procession Sainte Néomée passait devant la Tourette,
          elle regardait la Tourette et la statue se mettait à pleurer ».

On relève, dans la Semaine Religieuse du diocèse de Poitiers, en date du 23 juin 1907, l'annonce, pour le 30, du pèlerinage à Lésigny comportant une procession avec statue de la sainte.

« On trouve à Lésigny des médailles de Sainte Néomaye », ajoute le communiqué.

Cette représentation sous la forme d'une sainte pédauque est, nous l'avons dit, exceptionnelle dans la Vienne. A Neuville de Poitou, notamment, la bergère Lumoise peinte sur le tableau de l'église n'est affligée d'aucune infirmité.

Certains ont cru voir dans un chapiteau de l'église de Vézières en Loudunais, l'image de Sainte Néomaye miraculeusement soustraite à la poursuite du seigneur de Lerné. Cette interprétation est controversée.

On observera que Noémi est un patronyme de Néomaie, appelée aussi Némoie, Nomoie, Nommée, Néomoise, Nemoise, et même, en d'autres lieux, Niomaile, Limoye, Lumoise, Enomaye, Onomaye, Omainne, Monnaye, Trémoye, etc.,..

Le nom liturgique Neomadia, est une traduction savante de Néomaie, qui ne paraît se rattacher à aucun vocable celtique, germanique, grec ou latin.

On est ainsi conduit à se demander si Néomaie ne serait pas une transposition de l'hébreu Noémi, nom de la pieuse femme qui mena une vie édifiante dans les champs de Moab et de Bethléem.,

Serait-ce sous ce nom d'emprunt que notre vierge Loudunaise aurait achevé de vivre en recluse, près de Saint Maixent, dans un domaine appartenant à sa famille et où, selon la tradition, elle fut enterrée ?


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Documents sur Baussay, Bauçay, et Sainte-Néomaye :



Année 1385, les terres de Sainte Néomaye vendues par le seigneur de Bauçay à la famile royale.
CHARLES VI Bauçay et Sainte-Néomaye :
Tablettes chronologiques de l'histoire civile et ecclésiastique de Touraine Par Jean-Louis Chalmel - 1818 - Page 174 et 175.

En 1385, Charles VI achète la terre de Bauçay en Touraine et la donne à Catherine de France, sa soeur, pour son mariage avec Jean de Berry, comte de Montpensier,
Ste Néomaye, née à Bauçay était de l'ancienne famille qui portait ce nom.
http://books.google.fr/books?id=sviaLcqSsw8C&pg=PA175&dq="ste neoma…

Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest - 1840
Chapitre : Recherches sur la vie de Simon de Cramaud, Cardinal, Evêque de Poitiers, par M. l'Abbé Auber - Page 260

Il parait que cette même année 1387, Charles VI acheta la terre de Ste Néomaye, située en Poitou, entre Saint-Maixent et Niort.
On conservait au trésor des chartes, à Paris, l'acte d'acquisition où figurait Simon de Cramaud, évêque de Poitiers.
http://books.google.fr/books?id=c8Slgnh6YBAC&pg=PA260&dq="ste neoma…



Histoire de Touraine jusqu'à l'année 1790, Volume 4 - Par Jean Louis Chalmel
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36822j/f350.image.r=.langFR
NÉOMAYE (sa1nte), née en Touraine sur les confins du Loudunois, et selon quelques autres dans la commune même qui porte son nom.
On tient par tradition qu'elle était de l'ancienne famille de Bauçay, qui fut alliée à la maison royale.
Ce qu'il y a de certain c'est que de tout temps les Bauçay l'ont reconnue pour leur patronne, et qu'ils ne firent jamais bâtir d'église sans y fonder une chapelle en son honneur.
Ils ont été longtemps seigneurs de la paroisse de Sainte-Néomaye, jusqu'au 15 août 1385 que le roi Charles VI acheta la terre de Bauçay pour Catherine de France sa sœur,
un an avant son mariage avec Jean de Berri comte de Montpensier.
Malgré l'éclat de sa naissance, sainte Néomaye, par humilité et à l'exemple de sainte Geneviève, ne voulut point d'autre condition que celle de garder les troupeaux de son père,
pouvant dans cet emploi vaquer sans distraction à la méditation et à la prière.
Elle mourut saintement au lieu de sa naissance, et fut enterrée dans l'église paroissiale qui porte aujourd'hui son nom.
On y célèbre sa fête le 14 janvier.



Dans l'article de  Claudine Doreau (Le Piction), il est question d'une Maïa, je cite Jules Richard :

Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres - Tome 15 - 1852
Lettre à M. Charles Arnauld sur l'Archiprêtré d'Exoudun
Jules Richard - 1852

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208659k/f32.image.langFR

Passage sur Sainte-Néomaye, page 54 :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208659k/f52.image.langFR
Sainte Néomaye est sortie du grand mouvement religieux imprimé à nos localités par saint Martial, saint Hilaire et saint Martin.
Fille d'antique race, de stirpe Baussaii, elle se voua à la vie champêtre, semblable en ce point à Geneviève, la douce et chaste patronne de Paris.
Où est née la vierge du Poitou ? Est-ce à Bauçay de Loudun, ou bien à notre Bauçay du canton de Celles, si voisin des lieux qu'a ornés de son nom
la jeune chrétienne ? Dans l'incertitude, les motifs se partagent. Il est vrai que le culte de Sainte-Néomaye était fort répandu dans le
Haut-Poitou : à Saint-Médard de Thouars un tableau la représente tenant la houlette du berger ; à Lésigny, canton de Pleumartin, dans la Vienne,
on l'honore d'un culte particulier ; elle a des autels à Mirebeau, à Scorbé près de Dissay, à Assay près de Richelieu, à Ternay près de Loudun ;
plus près de nous, à Exireuil, la famille d'Appelvoisin lui avait érigé un autel.

Une notice faisant suite aux Litanies poitevine publiées en 1642 par Louis de La Rocheposay, évêque de Poitiers, n'indique pas que sainte Néomaye
ait vu le jour à Bauçay de Loudun ; mais il y est expressément dit que son corps fut déposé dans l'église de son nom, « à une lieue de Saint-Maixent. » — Dumoustier,
auteur d'une Histoire de Loudun, ne parle nulle part de sainte Néomaye.

Au milieu des misères de toute sorte qui assaillaient les populations il y a douze siècles, l'homme n'eut pour se guider que la lumière qui lui venait de l'Eglise,
mère bienfaisante et mère commune des faibles et des forts, des vainqueurs et des vaincus, des Germains et des Gaulois, des chefs et des sujets.
Le rôle des saints prêtres des quatrième, cinquième et sixième siècles et ultérieurement, fut social et civilisateur à tous les titres pour des masses privées
de toute science humaine ; aussi se placèrent-elles avec un empressement filial sous la protection du chrétien pieux et savant qui leur enseignait les mystères
d'une croyance nouvelle et le moyen d'acquérir par le devoir la vie future. Chaque agglomération d'habitans ou paroisse (de Para Oikoi, maisons voisines) eut
son patron. Ce choix naissait de la circonstance. Sainte Néomaye, dont la dépouille repose près de nous, devint l'objet de nombreux pèlerinages : on l'invoquait
pour toute espèce de maladie, mais particulièrement dans le cas de peste et d'épilepsie. Les maisons se multiplièrent autour de son tombeau, et il arriva que
des besoins d'une autre nature que ceux de la piété se firent jour après une accumulation d'années, et que la fête patronale du 13 janvier se dédoubla
en solennité religieuse, d'une part, et en un marché ou une foire (féria) considérable, de l'autre.

Les habitudes de prière, et de voyages en commun se sont affaiblies, puis effacées à la longue. Le Missel de Poitiers de 1543 renfermait un office particulier
à la vierge du Poitou : l'office a été supprimé. Le Breviarium pictaviense de 1765, qui est en usage aujourd'hui, porte encore une commémoration de sainte Néomaye,
sous la date du 14 janvier.

Un poète a consacré dans une prose les vertus de la jeune fille. Voici cette pièce que je copie dans le Missel de 1543 :

          Plaudat chorus cœlitus
          In festo Neomadiae
          Et clerus autheanticus
          Cùm sono laetitiae.
          Haec est flos munditiae,
          Sonus apostolicus,
          Per hanc morbus hodiè
          Fugit epilepticus.
 

          In agro pictavico
          Fuit haee plantata
          Et jussu dominico
          Ibi radicata ;
          Mente deificata
          Ne fluat in Jericho.

          Sole radiata
          Splendore mirifico
          De stirpe Baussaii
          Refulget haee stella ;
          Dulcior quam mella,
          Alba ut flos lilii,
          Refulgens puella
          Lenis ut flos maii.

          Per hanc Deus visitat
          Caduce labentes,
          Et eos sollicitat
          Et facit levantes,
          Piam exorantes
          Quae supremum excitat
          Ut servet rogantes
          Quos hic morbus implicat.

          Solandis basilica
          Per hanc veneratur,
          Nam pestis levitica
          Ibidem fugatur ;
          A clade pestiferâ
          Morbidus curatur,
          Virtute deificâ
          Pressus consolatur (1).

(1) Que le chœur des anges applaudisse à la fête de Néomaye, et que le clergé fasse éclater sa joie par ses chants ;
Néomaye est fleur de pureté, elle a la parole d'un apôtre, et par ses vertus l'épileptique est guérit ;


Ces vers se chantaient annuellement en messe solennelle. A l'épître, qui était tirée du livre de la Sagesse, le prêtre ajoutait :
          « Flos vernalis redolet et profert sua via quando laude colitur virgo Neomadia et autiqui frangitur serpentis invidia. »
Ces expressions : Flos vernalis redolet et profert sua via, refulgens puella ; lenis ut flos maii ; alba ut flos lilii, sont si gracieuses, que j'ai craint d'en amoindrir le charmeen les traduisant.
L'évangile choisi pour le 13 janvier rappelait ces paroles consolantes du Sauveur : « Non mortua est puella, sed dormit. — Et lenuit manum ejus et dixit : Surge ! et surrexit puella. »
La très ancienne famille des Baussay, de laquelle serait sortie sainte Néomaye, possédait en même temps que le château (castrum) du voisinage de Loudun, un autre château, aussi fort vieux,
non loin de l'église paroissiale de la sainte : — Velustissimum item castrum sanctœ Neomadiœ parochiali ecclesiœ conterminum, baroni diutissimè possederunt. — Cette double possession
détermina le séjour de la jeune fille dans la belle et pittoresque contrée qu'arrosent la Sèvre et le Lambon.


Fille du pays de Poitou, elle y fixa sa demeure sur l'ordre de Dieu, et fut sanctifiée dans son esprit, afin qu'elle ne rentrat pas dans le monde ;
Radieuse comme le soleil, cette étoile des Baussay brille d'un merveilleux éclat ;
La belle jeune fille est plus douce que le miel, plus blanche que la fleur du lis, plus suave que la fleur de mai ;
Le Seigneur visite, lorsqu'elle l'intercède, celui qui tombe du mal caduc, et, à sa prière, il marche ;
Tous ceux que la souffrance accable, sollicitent la pieuse vierge de fléchir le Très-Haut ;
Tous ceux qui ont besoin d'être consolés, accourent l'honorer dans son temple ;
C'est par elle que se nettoie le corps du lépreux et que le malade est préservé de la peste ;
Sa vertu divine relève le coeur des affligés

Qui d'entre nous, lorsqu'il a visite ce pays si varié par ses grands arbres et ses vives eaux toutes transparentes quand le soleil les inonde de ses rayons, n'a formé le vœu, au moins momentanément,
d'avoir une retraite sous de tels abris, pour se vouer aux charmes de la solitude, à un bonheur tout intime et inaltérable ?
L'aspect de ces lieux, plus solennels encore par leurs ombrages du cinquième siècle qu'ils ne le sont de nos jours, dut impressionner l'âme de la chaste fille : elle s'y fixa et voulut que son corps fut confié à la terre témoin de ses prières.
Le nom de Néomaye me parait être de convention et approprié à l'état nouveau, à la vie pastorale, c'est-à-dire d'oubli volontaire de son rang, qu'elle prenait en échange de la vie des grandes familles gallo-romaines.
Il y aurait donc deux appellations dans Néo-maye qui signifieraient femme-nouvelle (neos-maia) régénérée par le baptême.
MAIA peut être pris également dans le sens de mère ou de patronne : nouvelle patronne pour le pays, honneurs rendus à une chrétienne, au lieu de ceux accordés à une idolatrie locale.
Pourquoi les habitans des campagnes ne disent-ils pas, en général, Sainte-Néomaye, mais Saint-Trémoi ?
A-t-on voulu originairement désigner Saint-Rhémi, dont une plaine voisine de Niort porte le nom ?
Autrefois nous changions l'i latin en la diphthongue oi. Saint-Trever de Bretagne est bien appelé par des chroniqueurs Tremorus ;
près Lussac, il existe une localité du nom de Saint-Remois. Mais quels rapports signaler entre ces lieux différens et celui qui nous occupe ?
il n'y en a pas. Je pense que c'est une corruption dans le langage. J'ai vu d'anciennes cartes géographiques qui donnaient Saint-Trémoi pour Sainte-Néomaye.



L'aumônerie de Sainte Néomaie à Poitiers
Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest - 1911

Histoire de l'assistance publique à Poitiers - Pierre Rambaud
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272257m/f283.image.r=néomaye.langFR


La Semaine religieuse du diocèse de Poitiers - Janvier 1902
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5689707r/f1.image.r=néomaye.langFR
   Poitiers, Sainte Radegonde - Mardi
      Messe  à l'autel de Sainte Néomaye
      Messe pour les enfants inscrits à la confrérie de Ste Néomaye


SAINTE ÉNIMIE ET LE DRAC - Henri Fromage -1967
http://rupestres.perso.neuf.fr/page0/page12/assets/Fromage_Enimie.pdf
Page 5 : rapprochement entre la métamorphose d'Enimie (lèpre) et celle de Néomaye (jambe d'oie). L’ornithomorphose.



Document cité plus haut :
Simples notes sur quelques pèlerinages, pieuses pratiques, usages, etc., dans le diocese de Poitiers -- M. Beauchet-Filleau.
http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH019a/87256b22.d…

Page 7 : Epilepsie

Deux saints jouissent d'une certaine célébrité pour la guérison de cette affreuse maladie, ce sont
- Saint Jean-Baptiste, que l'on va invoquer dans l'église de Joussé ;
- Sainte Néomaye, à Ternay, où elle possède un autel devant lequel on fait des neuvaines

Page 14 : peur
A Ternay, on fait des neuvaines devant l'autel de sainte Néomaye.


Page 17 : bestiaux
Les saints que l'on considère comme veillant plus spécialement sur les animaux domestiques sont :
saint Blaise, saint Jean-Baptiste, sainte Néomaye et saint Roch. Mais le premier est incontestable-ment celui qui jouit de la confiance la plus générale

Page 18 :
Si les laboureurs invoquent saint Biaise, les bergères considèrent sainte Néomaye comme leur patronne dans les paroisses de
Breuil-Chaussée, Luzay, Sainte-Gemme, Sanzais, Thuré et Vellèches, et font des voyages à ses autels.

Page 27 :
Sainte Néomaye
On voit dans l'église de Lésigny un bloc tic pierre à peine dégrossi et qui n'a de sculpté, et encore, que la tête et les mains.
Le peuple, qui l'a en grande vénération, donne à cette statue informe le nom de sainte Néomaye.
On vient de fort loin toute l'année en pèlerinage, mais principalement le jour de la fête des Saint Pierre, prince des apôtres.
On fait aussi des voyages à un autel de cette sainte dans l'église de Naintré.
Dans celle de Scorbé-Clairvaux, le concours des fidèles est considérable le 14 janvier (jour de sa fête).




Néomaye par le moteur collection (ministère de la culture) :
http://www.culture.fr/recherche/?typeSearch=collection&SearchableText=S…

Les saints du diocèse de Poitiers
http://www.diocese-poitiers.com.fr/patrimoine-culture-et-foi/quelques-saint…


Des représentation de Sainte Néomaye ou Neosnadia, en Italien :

http://www.delcampe.net/items?language=F&searchString=neosnadia&cat…[searchMode]=extended&searchOptionForm[termsToExclude]=&searchOptionForm[searchTldCountry]=net&searchOptionForm[searchInDescription]=N&searchOptionForm[searchTranslate]=N

Exemple, recto :
http://images-02.delcampe-static.net/img_large/auction/000/164/183/173_001.…
et verso :
http://images-00.delcampe-static.net/img_large/auction/000/164/183/173_002.…

C'est en Italien, mais on lit bien Mouterre-Silly !


Des communes où Sainte-Néomaye est représentée :

Saint Hilaire d'Asnois
http://www.diocese-poitiers.com.fr/component/content/article/51-presentatio…


La chapelle Notre-Dame des Rosiers à Saint-Clémentin
http://www.diocese-poitiers.com.fr/component/content/article/51-presentatio…

Si les liens ne marchent pas, mettre Néomaye dans le moteur de recherche interne de :
http://www.diocese-poitiers.com.fr/

Neuville de Poitou (ouvre une fenêtre et en même temps demande une impression : cliquer annuler l'impression)...
http://www.poitiers.catholique.fr/haut-poitou/articles.php?lng=fr&pg=16…



La Villedieu du clain - Bulletin municipal, page 14 :
http://www.calameo.com/read/00070767179a758984839

Patrimoine mobilier - 10 ans de protection et de restauration en Poitou-Charentes - Sainte Néomaye, pages 58 et 59, la Villedieu du clain
http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/21804/185762/file/…



Les fêtes d'autrefois à Thuré - La procession à Ste-Néomaye, page 4 :
http://ccha.fr/wp-content/uploads/2012/01/Geneviève-Millet-Les-fêtes-dautre…

Deux photos dans l'église de Thuré
http://thure86.free.fr/page16eglise.html



Remarque :
Dans l'église de Saint Hilaire des Trois Moutiers, il y avait un « endroit » réservé à sainte-Néomaye, une petite chapelle sous le vocable de... ou ???
Je parle de l'ancienne église, mais suite à la reconstruction à la fin des années 1800, cet « endroit » réservé à Sainte-Néomaye a dû suivre...
Si quelqu'un peut le confirmer, voire faire une photo....



Je terminerai par le dessin de Mr Druet dans le bulletin des Amis du Vieux Chinon (en 1942) :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830294h/f19.image
_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 22:39 (2012)    Sujet du message: Publicité

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