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Beuxes

 
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pictavius
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MessagePosté le: Sam 17 Nov - 20:01 (2012)    Sujet du message: Beuxes Répondre en citant

BEUXES
 











Messire RABELAIS a fait entrer BEUXES en littérature avec la naissance de GARGANTUA :

« Soudain qu'il fut né, ne cria, comme les aultres enfants "Mies, mies, mies" ; mais à haulte voix, s'escrioit ."A boire, à boire, à boire !" comme invitant tout le monde à boire, si bien qu'il fut ouy de tout le pays de BEUSSE et de BIBAROIS ».

C'était vers 1535.

A cette date, le fief de Beuxes, dépendant de la Motte de Baussay (plus tard Chandenier), existait déjà depuis au moins 450 ans.

Les plus anciens Beuxois dont on connaît l'existence à ce jour sont Aimery de Beuxes et Arnaudus de Cufreit (Cufroy). Ils vivaient en 1115.

C'est en 1217 qu'on fait connaissance de cette famille des Seigneurs de Beuxes, grâce à une donation que la dame Hilaire de Beuxes (Hilaria de Buece) fait à l'Abbaye de Fontevraud.

On fait la connaissance de cette famille et on apprend en même temps qu'elle allait s'éteindre, Hilaria n'ayant eu que trois filles.

L'aînée, Létice, apportera à son époux la Seigneurie de Beuxes. Cet époux n'est autre qu'Aimery de la Jaille... (voir à Sammarçolles)

Aimery de la Jaille et Létice de Beuxes sont les fondateurs de la célèbre lignée des la Jaille, branche Loudunaise.
Ceux-ci- s'illustreront comme hommes de guerre et diplomates pendant 350 ans (jusqu'en 1557) et donneront quatre gouverneurs de Loudun :
     En 1350 :    Jean
     En 1425 : Tristan IV
     En 1429 : Bertrand 1er
     En 1475 : Pierre 1er
   Les La Jaille, seigneur de Beuxes, ont dû habiter le Château de Beuxes (voir monuments) en même temps que :

« L'hostel seigneurial de la Jaille en la paroisse de Sammarçolles »

La grande et illustre famille des Beauvollier est aussi de Beuxes.



Selon toute probabilité, Beuxes semble toujours avoir été liée à Loudun au point de que de l'organisation administrative tant civile que religieuse. Louis Rédet écrit en 1881 :

« Avant 1790, cette commune (Beuxes) faisait partie de l'archiprêtré, de la châtellenie, du baillage et de l'élection de Loudun... Le fief de Beuxes  relevait   de la Motte de Baussay... ».



Quelques événements ont défrayé la chronique :

En 1404 : l'affaire de Beuxes entre Jean de La Jaille,  Seigneur de Beuxes et Guillaume Sanglier

En 1845 : le rétablissement de la cure

En 1895 : la catastrophe de Beuxes

En 1989 : la vente du trésor de Beuxes... etc



ORIGINE DU NOM

Il y a bien d'autres choses à dire sur cette petite commune et entre autres sur son nom même que l'on voit défiler avec des orthographes différentes au cours des siècles, depuis BOCIA en 1115 jusqu'à BEUXES aujourd'hui en passant par :
                   BUCE, BUECE, BOSCIA, BEOXIA, BUSSEYA, BEUCIA, BEUSSIA, BEUXE, BEUSSE, BEUSSES, BUSSE, BEUSCES, BOEUXES, BOEUSSE, BOEUXE...

On dit que ce nom vient de BOIS, BUIS ou BUISSON... (BOSCUS, BUSCUS, BUXUS (Littré)).

Quoi qu'il en soit, le mot Beuxes évoque un lieu où la végétation est importante favorisée certainement par un sol très humide : marais, sources, fontaines, ruisseaux et rivières sont partout.
Le Négron traverse Beuxes sur 5 kilomètres.

Ne lit-on pas dans Paysages et Monuments du Poitou de 1892 :

« Les amateurs de paysages feront bien de prêter au village de Beuxes quelques instants d'attention. Son groupement coquet fait penser à plusieurs coins du Bocage Vendéen ».

Les ruisseaux et rivières amènent tout naturellement à parler des deux moulins de Beuxes, source de travail à travers son histoire. Les Moulins de Comprigny et du Grand Ponçay tournaient déjà au XIIè siècle... !





ÉGLISE ROMANE

C'est le 17 juin 1926 que la Conservations des Monuments Historiques a classé, l'Église de Beuxes :
"... Époque de Construction . XIIè   
, ..............................................................................
.... Historique : Église St Léger. On dit que c'était la chapelle d'un château dont il ne reste que deux grosses tours cylindriques du côté de l'est…'

En fait, la construction est de deux époques, romane : représentée par la nef, et gothique : représentée par le chœur et le clocher.

L'intérêt principal de l'église réside dans la corniche sud particulièrement remarquable. Voici ce qu'en dit François Eygun le spécialiste de l'art roman :
« ... unique est cette (la corniche) de Beuxes, au mur coupé en glacis, hérissé sur deux rangs alternés d'épines pyramidales taillées à même le tuffeau ».

On peut dire que les Beuxois trouve "belle" leur église. Voici ce qu'en écrit le Conseil Municipal le 18 Mars 1842 :
« ... la commune de Boeuxes possède une belle Église en très bon état et fournie de tout ce qui est utile au culte et assez spacieuse pour contenir 600 personnes, cette église est surmontée d'un très beau
clocher en pierre, très élevé, en très bon état et dans lequel est une belle cloche, enfin c'est le plus beau clocher de l'arrondissement »….





LE TRÉSOR DE BEUXES

C'est dans un des murs du Presbytère qu'à été découvert en 1983 le trésor de Beuxes. Celui-ci se composait de 80 pièces d'or allant de Jean le Bon à Louis Xl. Il aurait été caché en 1475.






LE CHÂTEAU

On ne peut pas parler de l’église de Beuxes sans parler du château de Beuxes dont elle était la chapelle.

Beuxes a donc eu un château moyenâgeux, certains disent une forteresse, faisant certainement, partie de la défense de Loudun.

En 1846, le Mémoire de la Société des Antiquaires de l'Ouest, publie une étude du 24 juillet 1840 sur l'église de « BOEUXES » où il est question du Château.

On dit que cette église était la chapelle d'un château dont il ne reste plus que deux tours cylindriques qui, du côté de l'est, se trouvent aux extrémités un rempart  rectiligne et en ruines.

Cette construction guerrière  qui formait un rectangle, était construite en pierres de taille d'appareil moyen. Elle est envahie par des habitants particulières L'église en occupait, la partie au Nord.

La dernière tour, celle qui était au chevet de l'église a été détruite en 1953.

Dans l'enceinte du château il y a encore des vieux murs et des constructions anciennes dont le charmant presbytère.




Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois

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MessagePosté le: Sam 17 Nov - 20:01 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 17 Nov - 20:52 (2012)    Sujet du message: Le trésor de Beuxes Répondre en citant

LE TRÉSOR DE BEUXES

C'est dans un des murs du Presbytère qu'à été découvert en 1983 le trésor de Beuxes. Celui-ci se composait de 80 pièces d'or allant de Jean le Bon à Louis Xl. Il aurait été caché en 1475.



A part dans les archives des journaux comme la Nouvelle République (payant), et dans des revues numismatiques on ne trouve pas grand chose sur ce trésor.

C’est dans un vieux mur (domaine privé), près de l’église, sur le site de l’ancien château, que furent découvertes en 1983 les 80 pièces d’or (XIVe / XVe) du Trésor de Beuxes.
Beuxes - Le Sentier des Crêtes

http://www.tourisme-loudunais.com/mediatheque/documents/sentiers_pedestres/…


Le trésor monétaire de Beuxes (Vienne), dans Bulletin de la Société française de numismatique, XLV, 6, juin 1990, pages 844-848.
Cité dans :
Numismatique romaine et médiévale
http://www.persee.fr/web/ouvrages/home/prescript/article/ephe_0000-0001_199…



Il est fait des inventaires de trouvailles de monnaies, ici en Poitou :
Trouvailles isolées de monnaies carolingiennes en Poitou : inventaire provisoire - Olivier Jeanne-Rose

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/numi_0484-8942_1996_…

On cite Beuxes mais pour une autre monnaie, à une autre date :
   Vers 1965, dans un jardin, une obole Louis le Pieux

On mentionne aussi :
   Un denier de louis le Pieux à Curçay, vers 1990

   Un denier de Charles le Simple, en 1863, dans les fondations de l'église à Saint Clair

   Un denier de louis le Pieux à Vézières, en 1960
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MessagePosté le: Ven 23 Nov - 13:35 (2012)    Sujet du message: La catastrophe de Beuxes Répondre en citant

La catastrophe de Beuxes  



En 1895 : la catastrophe de Beuxes
C'est un accident ferroviaire, il est l'objet d'un article dans Le PICTON n° 117  Mai-Juin 1996 (numéro épuisé)
         14 juillet 1895, la catastrophe de Beuxes


Si on cherche dans la presse vers la même date :

Le Temps du 15 juillet 1895
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k234544n/f3.image.r=beuxes.langFR
     On nous télégraphie de Poitiers :
     Cette nuit, à la station de Beuxes, le train des Sables-d'Olonne a déraillé. Le mécanicien a été tué, le chauffeur et deux voyageurs ont été blessés

La Presse - 17 juillet 1895
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5477740/f3.image.r=beuxes.langFR
DANS LES DEPARTEMENTS
Accident de chemin de fer

Tours, 16 juillet.– Un accident de chemin de fer s'est produit, hier, vers onze heures du soir, en gare de Beuxes, à la limite de la Vienne et de l'Indre-et-Loire, sur la ligne de Tours aux Sables-d'Olonne.
Le train 372, qui doit arriver à Tours un peu après minuit, a déraillé par suite d'une erreur d'aiguillage et la machine s'est renversée le long de la voie.
Le mécanicien du train nommé Sonzay, qui demeure à Tours, a eu la tête littéralement coupée.
Le chauffeur Lambert, qui habite également Tours, a été blessé grièvement à la jambe droite.
Un serre-frein a reçu des contusions qui le font beaucoup souffrir.
Trois voyageurs seraient légèrement contusionnes.
C'est par un train spécial parti de Chinon à une heure du matin que sont arrivés a Beuxes les docteurs Mattrais et Fouché, qui ont donné leurs soins aux blessés.
Ce matin, la locomotive du train 372 n'était pas encore relevée et tous les trains de la ligne de l'Etat ont subi des retards considérables.




La Croix - 17 juillet 1895
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k216260z/f4.image.r=beuxes.langFR

Accident de chemin de fer
- Un terrible accident s'est produit la nuit d'avant-hier sur la ligne de l'Etat, entre Londun et Chinon.
Le train 372, venant des Sables-d'Olonne et arrivant à Tours à minuit 15, a trouvé l'aiguille de la gare de Beuxes entr'ouverte et a déraillé alors qu'il traversait cette gare à toute vitesse.
Par suite de la déclivité du train, la machine a été projetée sur le trottoir de la gare et renversée, heureusement, car elle eût infailliblement enfoncé la gare.
Le tender, le fourgon et le premier wagon sont venus culbuter par dessus dans un horrible pêle-mêle.
Le mécanicien, M. Souzay, demeurant rue Abraham-Basse, à Tours, a éte décapité et sa tête a reculé à plus de 10 mètres.
Le malheureux avait eu la présence d'esprit de renverser la vapeur et de serrer le frein.
Le chauffeur Lambert, enseveli sous le tender, a été dégagé après deux heures d'un travail opiniâtre par les ouvriers de la scierie de MM. Girard.
Lambert, qui avait une cuisse traversée par une tige de fer, avait néanmoins conservé assez de sang-froid pour donner des indications sur la manœuvre à accomplir.
Le serre-frein Léjéard, qui comme les précédents demeure à Tours, en a été quitte pour des contusions, ainsi que trois ou quatre voyogeurs.
Des trains de secours venant de Chinon ont amené les docteurs Mathais et Foucher, et des équipes d'ouvriers qui déblayaient la voie.
L'aspect des lieux où s'est produit l'accident est effrayant.
La femme du mécanicien est arrivée auprès du cadavre de son mari.
Le chauffeur a été dirigé sur Tours.




Archives Départementales de la Vienne :

Le Journal de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée - Vendredi 19 juillet page 30
Le déraillement de Beuxes
Voici quelques nouveaux détails sur ce terrible accident dont nous avons parlé hier.
Le train 372 venant des Sables devient un train express depuis Loudun, c'est à dire qu'il traverse la plupart des petites gares à toute vitesse.
C'est à environ 150 mètres de la gare de Beuxes, que, lancée à une certaine vitesse, la locomotive heurta la pointe de l'aiguille, dérailla et finalement vint heurter le trottoir où elle se renversa en travers de la voie.
Le tender fut également renversé, le fourgon de marchandises littéralement broyé et deux voitures suivantes contenant un certain nombre de voyageurs, endommagées. Le reste du convoi resta sur les rails.
Le mécanicien ne s'occupa que de renverser la vapeur et serrer les freins, et c'est l'abri en tôle qui vint le décapiter quand la machine se renversa.
Le sieur Lambert, le chauffeur, était engagé sous le tender. On eût beaucoup de peine à le dégager.
Néanmoins son état n'est pas si grave qu'on l'avait cru d'abord grâce au concours qu'ont apporté M. Girard directeur d'une scierie voisine et ses ouvriers.
Le rétablissement du chauffeur n'est qu'une question de temps.
La voie sera encombrée pendant deux jours, mais grâce à la voie des marchandises, le service a pu quand même être rétabli hier matin.

Voir aussi :
Avenir de la Vienne, le mercredi 17 juillet 1895, pages 26 et 28

Et :
Le Courrier de la Vienne et des Deux-Sèvres
Mardi 16 juillet 1895, page 27 :





Lundi 17 juillet 1895, page 29 :





Samedi 20 juillet 1895, page 35 :





Jeudi 18 juillet 1895, Page 31 :






Toujours dans Le Courrier de la Vienne et des Deux-Sèvres, il y a eut un autre déraillement le 24 juillet 1895 :
Dimanche 28 juillet 1895, page 49 :
Déraillement de Savigny sous Faye





Archives Départementales de la Vienne :

La Semaine - Dimanche 21 juillet - page 11
Un déraillement à Beuxes
Quatre victimes
On nous télégraphie de Loudun :
Le train de voyageurs n° 372 qui fait le service des Sables d'Olonne à Tours où il arrive à minuit 23, a déraillé cette nuit à l'aiguille de la station de Beuxes.
Le mécanicien a été tué, le chauffeur a été blessé. Deux ou trois voyageurs sont légèrement contusionnés.
La voie est obstruée par la machine, le tender, le fourgon et deux voitures qui sont entièrement brisés.
Le service se fait par transbordement.
Voici de nouveaux détails sur le déraillement de Beuxes :
Le train 372, des Sables à Tours, passe à Beuxes sans arrêt, à 10 heures 53 minutes du soir.
A Loudun, ce train avait 25 minutes de retard. Le mécanicien menait à une vitesse excessive, d'après de nombreux témoins, cette vitesse dépassait les 90 k. à l'heure.. L'infortuné est mort héroïquement à son poste, la main sur le régulateur.
Il a été littéralement décapité par le tender qui a basculé cul par-dessus tête.
Au moment de l'accident, M. Delhomme, chef de gare, était à son poste. Il a pu, avec le concours du facteur Vydil et de deux honorables citoyens de Beuxes,
Messieurs Girard, qui ont rivalisé de dévouement, dégager le chauffeur pris sous le tender, et qui, paraît-il n'est heureusement pas en danger de mort.
Les causes du déraillement sont fort mystérieuses. A 8 h. 49, le train qui vient de Chinon et celui qui vient de Loudun, se croisent en gare de Beuxes, le train venant de Chinon suit la voie directe, et l'autre la voie d'évitement. Le train 372 doit prendre la voie directe.
Il faut donc, après le croisement des deux trains précédents, que l'aiguille soit manoeuvrée.
Cette manoeuvre a-t-elle été faite ? - Incontestablement.
On a constaté, aussitôt après l'accident, que la voie était bien faite. Mais le cadenas de l'aiguille a été trouvé brisé et ouvert.
L'hypothèse d'une négligence de l'aiguilleur est invraisemblable.
Il est établi qu'il a manoeuvré l'aiguille et qu'il a rapporté la clef du cadenas dans le bureau du chef.
Dès lors, comment admettre qu'il ait précisément omis de se servir de cette clef ?
A quoi donc attribuer cette rupture et cette ouverture du cadenas ?
Deux seules hypothèses sont admissibles : ou bien une main criminelle, après avoir ouvert et brisé le cadenas, a écarté la pointe de l'aiguille ; ou un soubressaut brusque de la machine,
produit par une vitesse excessive, lui a fait aborder le coin de l'aiguille de profil, de manière à la faire dévier.
La machine seule paraît avoir sauté hors des rails, entraînant le tender et deux voitures, le reste du train suivant la voie.
Elle a ainsi parcouru l'énorme distance de 150 mètres, bousculant les traverses,
brisant le trottoir, pour venir s'abattre sur le flanc, à deux mètres de la façade de la gare.
On peut juger ainsi de sa vitesse. Le parquet continue activement son enquête.


La Semaine - Dimanche 28 juillet - page 15
Un déraillement
La nuit dernière, le train léger n° 329, partant de Loudun à 10 h. 12 du soir, pour arriver à Châtellerault à 11 h. 46, a déraillé à l'aiguille de Savigny sous Faye.
Le chauffeur a été légèrement contusionné.
La voie a été obstruée, mais dès ce matin, la circulation était rétablie, grâce aux dispositions prises immédiatement par l'administration des chemins de fer de l'Etat.
Une enquête est ouverte pour établir les causes du déraillement.



L'Alliance. Fédération des mécaniciens, chauffeurs, conducteurs de France. Organe du Syndicat général professionnel - Août 1895
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5851102s/f12.image.r=beuxes.langFR



La Lanterne - 18 juillet 1895
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75028230/f4.image.r=beuxes.langFR



Un autre déraillement quelques semaines précédent Beuxes :

Le Temps - 27 juillet 1895
Accidents de chemin de fer

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k234556r/f3.image.r=loudun.langFR
Le train partant de Loudun à dix heures du soir pour Châtellerault a déraillé en traversant la station de Monts sur Guesnes, par suite d'un aiguillage mal fait.
La machine, le fourgon et une voiture de marchandises sont sortis des voies et ont été renversées ; le chauffeur Gault a été grièvement blessé.


Tender
Une locomotive-tender est une locomotive à vapeur où les réserves d'eau et de combustible ne sont plus sur un tender séparé mais sur le châssis de la locomotive elle-même.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Locomotive-tender

Tender (wagon)
Un tender est, dans la traction à vapeur, un wagon d'un type spécial placé immédiatement après la locomotive pour assurer son approvisionnement en combustible (bois, charbon, gazole) et en eau.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tender_(wagon)

Beuxes - La Gare
http://images-02.delcampe-static.net/img_large/auction/000/188/787/187_001.…

Voir aussi sur le forum :
http://loudun.discuforum.info/t327-Chemin-de-fer-de-Chinon-a-Thouars.htm


******************************************


Autres catastrophes ferroviaires dans la région

1er juillet 1935, un train qui fait le service de Châtellerault à Loudun déraille près de la gare de Cernay
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k500392s/f1.image
Un train déraille près de la gare de Cernay - Un cheminot est tué et une jeune fille blessée.
Chatellerault, 1er juillet. Le train qui fait le service de Châtellerault à Loudun, composé d'un wagon de marchandises, de deux wagons de voyageurs et d'un wagon à bagages,
a déraillé à (?) heures, à 800 mètres de la gare de Cernay, en direction de Savigny.
M. Gustave Joignaux, 40 ans, poseur du réseau d'Etat, qui avait pris place à Cernay dans le wagon de marchandises, a été tué. Mlle Allary 24 ans, fille du chef de gare de Lencloitre. qui se
trouvait dans un compartiment de première classe, a été blessée au bras et à la tête.
Les dégâts matériels sont importants. La circulation des trains a dû être interrompue.





Un site sur le chemin de fer dans la région (Sud Vienne et Nord Charente)
   http://pioussay.wifeo.com/le-train-saint-saviol-civray-le-blanc.php
   http://pioussay.wifeo.com/le-train-paris-bordeau.php

Où l'on a :
      Catastrophe ferroviaire du 25 mars 1925 à Saint-Benoit - Des voitures précipitées dans la rivière le Clain
      La catastrophe de 1911 à Saint-Saviol Le déraillement du Sud-Express (Le Petit Parisien du 9 juillet 1911)


A partir de : http://pioussay.wifeo.com/
A droite un menu déroulant : Train et gares



Dimanche 18 septembre 1853 à Saint Benoit - Accident sur le chemin de fer de Poitiers à Bordeaux
http://www.cgcp.asso.fr/leblog/2009/12/accident-sur-le-chemin-de-fer-de-poi…



En Indre et Loire : Historique de la ligne de chemin de fer Le Mans-Tours
http://www.saint-christophe-sur-le-nais.com/article-21058489.html
    Le 30 juillet 1925, nouvel accident à St Antoine-du-Rocher, un express déraille...



La catastrophe des Ponts de Cé - 4 août 1907

4 août 1907 – Catastrophe ferroviaire des Ponts de Cé
http://les-ponts-de-ce.skyrock.com/

Le Gaulois - 5 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k533684p.r="ponts de cé".langFR

Le Temps - 6 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2390768.r="ponts de cé".langFR

Le Temps - 7 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k239077n/f2.image.r="ponts de cé".lang…

Le Temps - 8 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2390781/f3.image.r="ponts de cé".lang…

Le Temps - 9 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k239079d/f3.image.r="ponts de cé".lang…

Le Temps - 15 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2390857/f3.image.r="ponts de cé".lang…

Le Temps - 17 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2390870/f4.image.r="ponts de cé".lang…

L'Ouest-Eclair - 5 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641516m.r="ponts de cé".langFR

L'Ouest-Eclair - 6 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6415170.r="ponts de cé".langFR

L'Ouest-Eclair - 7 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641518c.r="ponts de cé".langFR

L'Ouest-Eclair - 16 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641527b.r="ponts de cé".langFR


Le Figaro - 6 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k287805m.r="ponts de cé".langFR

Le Figaro - 7 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2878060/f3.image.r="ponts de cé".lang…

Le Petit Parisien - 5 août 1907

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k562593s.r="ponts de cé".langFR

Le Petit Parisien - 6 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5625945.r="ponts de cé".langFR

Le Petit Parisien - 7 août 1907
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k562595j/f2.image.r="ponts de cé".lang…


Le Petit Parisien - 15 août 1910

En gare de Saujon un train de voyageurs tamponne un train de marchandises
37 morts et 58 blessés
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k563700f.r




A suivre .... Pas fini..... : la catastrophe de Montreuil Bellay à venir
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