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Véniers, un peu d'histoire

 
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pictavius
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MessagePosté le: Jeu 13 Déc - 03:32 (2012)    Sujet du message: Véniers, un peu d'histoire Répondre en citant

VENIERS
      







Dans l'église Notre Dame, un beau chapiteau représente un monstre fabuleux : le BASILIC.



LE BASILIC DE VENIERS-BOURNAND, BÊTE FABULEUSE DU LOUDUNOIS
(voir à Claunay)

Le Basilic de Claunay, moitié coq et moitié dragon, n'était pas autrefois, disait-on, le seul représentant de sa fabuleuse famille en Loudunois ; il avait un proche parent domicilié sur les deux paroisses de Véniers et Bournan.
Celui-ci portait, à l'avant un formidable corps de taureau, une tête, un poitrail, des ailes et des pattes de coq.
Son image prétendue, que se jouait jadis dans l'ancienne église de Bournan, se voit encore en celle de Véniers ; c'est une sculpture de la fin du XIIème siècle, et, comme celle du Basilic-dragon à Claunay,
elle décore le chapiteau d'une colonne intérieure, auprès du chœur de l'église mais ici le puissant animal n'est point casqué ; sa tête porte une crête énorme, le long bec et les caroncules du coq le mieux caractérisé.
 Sa queue de taureau se termine, chose plutôt rare en anatomie bovine, par une magnifique palmette ornementale.

Et voici ce que l'on racontait autrefois de ce monstre prestigieux : nul  ne voyait le jour, mais au cours des nuits sans lune ou quand un léger croissant d'opale seulement glissait par les sentiers du ciel, on risquait de le
rencontrer dans le vallon de La Fontaine d'Adam, près de Véniers, ou bien, sur le territoire de Bournan, aux alentours du fief de la FONTAINE-BOIVIN alors, tant pis pour le malheureux passant si le Basilic était cette nuit là
de méchante humeur, car il, se précipitait sur lui, battant tumultueusement de ses ailes ses flancs de taureau, l'assommait d'un coup de bec, le déchiquetait  et le dévorait tout entier, chair, os et vêtements, si bien que nul
ne pouvait savoir ce qu'était devenue l'infortunée victime.

Or, voilà qu'aux premières heures d'une sombre et lourde nuit, alors que la grêle et la pluie faisaient rage et que le vent en bourrasques courbait les baliveaux comme des joncs, le Basilic rencontra dans un chemin des bois
de la Dorelle
le grand Robin qui revenait chez lui, à cheval et tout armé ! Dès qu'il vit le cavalier, le monstre partit à son encontre dans un galop terrible, mais le grand Robin, solide en selle comme un roc, baissa sa lance
en arrêt, et, d'un seul coup lui transperça le poitrail, le cœur et le flanc, si bien que le fût de son arme se brisa net ; grand Robin descendit alors de son cheval qui tremblait sous lui, et frappant du taillant de son épée sur
son étrange ennemi comme un bûcheron sur un vieux chêne, il en arrêta les derniers soubresauts, puis, tranquillement, s'en fut se coucher en son manoir.

Le lendemain matin, les gens d'alentour furent éveillés par une horrible puanteur qui se sentait depuis Véniers jusqu'à Bournan, si bien qu'en ayant découvert la cause ils attelèrent leurs bœufs sur le cadavre épouvantable et
allèrent l'enterrer sous la grosse pierre d'Epeines et le vent de galerne qui  suivit la tempête emporta bien loin l'infernale odeur du monstre dont nul ne redouta plus la rencontre nocturne.


Voilà comment les vieux contes des veillées villageoises ont glorifié la mémoire  du vaillant Robin de La Haye, seigneur de Bournan, du « grand Robin », qui ne tua jamais de Basilic, mais qui, avec Robert Fretard de Turzay,
seigneur de Claunay, Huet de Curçay et quelques autres, ainsi que je l'ai déjà dit ailleurs, défendit victorieusement, contre les troupes du roi d'Angleterre, le gué de la Dive à la Motte-Bourbon, et se battit contre l'envahisseur
durant toute la première partie de la Guerre de Cent Ans pour garder à notre Loudunois son héroïque fidélité à la  Couronne de France en face de l'ennemi qui commandait en toutes nos provinces de l'Ouest.

Comme celle de Claunay, la sculpture du Basilic à Véniers est de quelque cents ans plus ancienne que l'époque de vie du courageux Robin de la Haye, son fabuleux vainqueur ; mais la légende populaire se moque bien de
ces différences de dates que ces auteurs n'ont jamais soupçonnées.

Un mot en terminant : j'ai écrit en ces lignes Bournan et non Bournand parce que cette dernière forme n'est que bien exceptionnellement employée dans les vieux textes et que, là comme ailleurs, elle est fautive ;
les plus anciens écrits que nous ayions, et qui font Loi, portent Burnonium (an 850) ; le Pouillé du diocèse de Poitiers, dit le Grand-Gauthier, du XIIIème siècle, parlant de l'église de Bournan, porte Eccles. de Borner ;
ces formes interdisent donc le « d » final que l'usage a greffé au nom de cette localité, et la faute, pour être généralement acceptée, et pour si officielle qu'elle soit, n'en reste pas moins une faute.

L. Charbonneau-Lassay




LA TOUR DU BOIS GOURMOND

Énorme masse rectangulaire dont les angles sont fortifiés par une tourelle crénelée et percée de meurtrières, le donjon reste le seul vestige d'une forteresse du XIIIème siècle qui comprenait une enceinte
pentagonale bordée de profonds fossés et dont les angles étaient munis de tours rondes.

Elle fut une pièce maîtresse du dispositif défensif de la forteresse de Loudun.

Ce château fort doit son nom a Guillaume Gourmond qui fut chevalier du roi Philippe VI.



LE PE DE JOJO ET LA FONTAINE D'ADAM

Pé de Jojo : pied de Jupiter.
Une légende se rattache à cette colline du jurassique qui autrefois, aurait été couronnée par un castrum gallo-romain position stratégique face à la colline crayeuse de Loudun s'explique par la vue qui se dégage de ses hauteurs.

Légende :
    Adam venant séjourner dans notre ville et ayant bu sans doute plus qu'il ne fallait le bon vin de nos coteaux, s'en allait à Chinon pour y voir son fils Caïn.
    Est-ce la fatigue, les libations ? Toujours est-il qu'il trébucha et toute la terre qu'il renvoya devant lui forma la petite colline et il enfonça son pied si profondément qu'il tomba sur une nappe d'eau et cette
    source a pris le nom de « Fontaine d'Adam ».
    Si les paysannes allaient y laver leur linge, les jeunes filles de la région venaient s'y tremper les pieds pour trouver mari.



Un document dont la source est  : Société Historique du Pays de Loudunois



Une photo sur Wikipedia, où il est dit : Bois Gourmand !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Château_du_Bois-Gourmand.jpg


Ministère de la Culture, base Mistral : Tour du Bois Gourmand
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/patrim_fr?ACTION=RETROUVER&FI…

Et si vous cliquez sur la petite flèche à droite de : Mérimée - MH, vous ouvrez une fenêtre avec :
       Château du Bois-Gourmond et La tour du Bois-Gourmand !!

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FI…



Sur le site de Terres de Loire, il suffit de cliquer sur la photo pour passer à la suivante, dommage que les tailles soient petites

http://www.terresdeloire.net/photos/photos_thouet/photos_martiel86/veniers_…



Que dit Redet :








Une carte postale ancienne :



_________________
il n'y a pas des hiérarchies il n'y a que des differences


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MessagePosté le: Jeu 13 Déc - 03:32 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 16 Déc - 03:38 (2012)    Sujet du message: Véniers, l'assemblée des oeufs durs, le basilic, le Pé de jo Répondre en citant

L’ASSEMBLÉE DES ŒUFS DURS


Article de Jean-Loïc Le Quellec. Ethnologue, anthropologue, archéologue saharien et démonteur de mythes

http://rupestre.on-rev.com/resources/Mythologie/Publications/BSMF_170.pdf

L'historien loudunais Charbonneau-Lassay conte qu'à Véniers, autrefois, par les nuits sans lune, un Basilic hantait les environs des fontaines d'Adam (près de Véniers) ou de Boivin (à Bournan).
Lorsqu'il était d'humeur morose, ce "roi des serpents", muni d'une tête de coq, tuait les promeneurs d'un coup de bec, ct les dévorait.
Le Grand Robin, Seigneur de Bournan, rencontra l'animal dans les bois de la Dorelle, le transperça de sa lance, et l'acheva d'un coup d'épée.
Le lendemain, dès que parut le soleil, l'air fut empesté d'une odeur atroce, provenant de la décomposition du monstre.
Alors les habitants de Bournan traînèrent son cadavre jusqu'à Epennes, et posèrent dessus une énorme pierre qui n'est autre que la table du dolmen d'Epennes.
Le Basilic-Cocatrix de Véniers est figuré sur le chapiteau d'une colonne, près du chœur de l'église de cette localité, et y arbore une imposante crête, un corps de
taureau, et une queue de serpent enroulée à extrémité en palmette.
On notera que la Fontaine d'Adam jaillit à la suite d'un faux-pas du géant Adam, qui se rendant à "l'assemblée des œufs durs", butta sur une motte de terre qui forme aujourd'hui
la butte de Véniers. (42).
Dans l'église de Claunay, etc...

42 : FOURNIER (R), 1976, Au carrefour de deux légendes et de l'histoire du Loudunais, Aguiaine, Revue de Rech. Ethno. de la Soc. d'Et. Folkl. du Centre-Ouest, t. 5, n° 5, pp 427-432.

Jean-Loïc Le Quellec, parle de l'assemblée des œufs durs, et d'une motte ou butte de Véniers. Par contre ne cite pas le Pied de Jupiter ou Pé de Jojo.

Bref, le motte ou butte de Véniers, pourrait être aussi vue comme les vestiges d'une "Motte castrale" :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Motte_castrale
Il existe des travaux sur ces mottes de la vienne, (dont celles du loudunais), voir aussi sur le site de persée.
      Les buttes du Loudunais : étude morphologique - Alain Giret - 1970

On associe aussi une motte ou une butte à un site gargantuesque :
http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/figures/GAlocal.htm

http://baladesaimees.over-blog.fr/article-montholon-et-gargantua-97227464.h…


Quant à "l'assemblée des oeufs durs", elle doit faire partie des traditions locales qui ont disparu définitivement suite à la guerre 39-45.
En effet, on observe que des traditions comme le bœuf gras, existaient encore dans les années 1930, existaient difficilement à la lecture de la presse, et l'après-guerre
a fait que ... On a tiré un trait.
Cependant la tradition des œufs durs perdure pas loin du Loudunais, à Lanthenay (Romorantin) à Coulaines dans la Sarthe et à Valanjou.


Ouest-Eclair - 23 mars 1937 - page 7
Véniers - L'ASSEMBLÉE DES OEUFS DURS
C'est le lundi 29 mars qu'aura lieu, à Véniers, charmant endroit situé à 2 kilomètres de Loudun, la grande assemblée dite « des OEufs durs » à laquelle se rend une grande
partie de la population loudunaise.
A cette occasion, le dimanche de Pâques, la fête commencera par un bal.
Puis, le lendemain lundi, aura lieu la grande balade, accompagnée d'un grand bal de jour et de nuit, café Clochard et parquet Avril (moderne orchestre).
Attractions et réjouissances diverses. Grande avalanche d'oeufs durs.







Ouest-Eclair - 15 Avril 1936 - Page 9
LES FÊTES DE PÂQUES

La journée de dimanche a été favorisée, par un temps froid, mais sec et beau.
Dans la matinée, nos églises Saint-Pierre et Saint-Hilaire du Martray ont vu l'affluence des grands jours de fêtes aux offices.
L'après-midi nos jolis boulevards, que bien des villes peuvent envier, furent le but de promenade pour tous les Loudunais.
La Tour Carrée, ce magnifique donjon qui domine notre vieille cité et qui rappelle tant de souvenirs historiques, ne fut pas oubliée et de loin nous avons aperçu la silhouette de nombreux
touristes sur son belvédère admirant le splendide panorama.
Pour terminer cette joyeuse journée de fête, beaucoup de monde à l'apéritif dansant du Palace, et surtout beaucoup d'entrain.
Au cinéma, très nombreux spectateurs qui ont suivi avec un intérêt captivant un des plus beaux films de la saison.

Après une nuit un peu froide, c'est encore par un beau soleil que s'ouvre la journée de lundi, quoique un peu nuageuse.
Et c'est alertement que nous voyons partir tous ceux qui ont projeté un voyage ou une partie de plaisir.
Comme toujours, il en est qui se contentent d'une sentimentale promenade sur une route quelconque.
Mais aujourd'hui, les Loudunais n'ont pas oublié que le petit bourg do Véniers, situé à 2 kilomètres de Loudun, a préparé pour ce jour-là son assemblés annuelle des oeufs durs.
Aussi dès 14 heures c'est une longue file de promeneurs qui se dirigent sur cette belle route nationale de Loudun-Saumur bordée de grands arbres et qui est très agréable.
Là-bas, dans ce petit bourg la foulé y arrive de tous côtés et bientôt les petites rues sont bien encombrées.

Toute la jeunesse des environs est là, attendant l'ouverture du bal.
Sous l'impulsion d'un orchestre entraînant, l'en-train régna jusqu'au soir et on ne se sépara que tardivement.
Dans les cafés, les amateurs de coinchée et de belote ne perdirent par leur temps, et les parties succédèrent aux parties, tout en savourant de bons œufs
durs, arrosés d'excellents vins de la contrée.
Encore une tradition que ne perd pas ses droits et qui chaque année se renouvelle avec le même entrain et la même gaieté.





Dans l'Anjou :
Ouest-Eclair - 19 avril 1938 - page 7 - Edition Maine et Loire
Ouest-Eclair - 20 avril 1938 - page 8 - Edition Vendée


MAROLLES-EN-MAUVES
Une foule innombrable a pris part à la traditionnelle Fête des œufs durs
Commune depuis moins d'un siècle, ne comptant pas 1.000 habitants, la petite patrie du général Tharreau ne serait au vrai qu'un petit village à peine pittoresque si,
chaque année, la fête des œufs durs n'y attirait une foule innombrable.
La fête, des œufs durs remonte sans doute à une époque très lointaine.
Elle est les derniers vestiges d'un usage général qui voulait que le Carême fini on jouisse des mets dont 40 jours durant on s'était privé.

Il doit s'agir de Le May-sur-Èvre, près de Cholet,  où est né le général Thareau. Voir plus loin avec Bégrolles en Mauges.










LA TRADITION DES ŒUFS DE PÂQUES

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... T. 11 MEMO-O - par M. Pierre Larousse - 1866-1877
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205363w/f1267.image.r="oeufs durs".la…

-- Œufs rouges ou Œufs de Pâques, Œufs durcis dans de l'eau bouillante, dont la coque est teinte en rouge, et quelquefois en autres couleurs, et qu'il est d'usage de vendre vers le temps de Pâques. 

-- Œufs de Pâques, Boîtes en forme d'œuf, contenant des jouets, que l'on offre aux enfants le jour de Pâques, et qui ont remplacé les œufs durs qu'on leur offrait autrefois dans la même circonstance.
    Dans le Midi, on donne le même nom aux œufs que l'on offre au curé, lorsqu'il vient bénir une maison.

Dans ce dictionnaire on parle de l’œuf rouges, soit : http://legende-et-conte.com/pourquoi-les-oeufs-de-paques-sont-rouges-conte/

Et aussi de la boîte en forme d’œuf, contenant des jouets, qui a remplacé la tradition des œufs durs...

Historique sur la tradition des œufs de Pâques
http://bonheurdelire.over-blog.com/article-d-ou-vient-la-tradition-des-oeuf…


Dans le folklore français :
Dans le folk-lore du pays Messin

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5790717v/f46.image.r="oeufs durs".lan…
Œufs de Pâques. — On teignait des œufs durs dits œufs de Pâques, près de Metz, en brun-jaune au moyen de pelures d'oignon
avec lesquelles on les faisait bouillir ; au pays de Longuyon en vert en les faisant cuire avec des fleurs violettes et précoces de l'Anémone pulsatille, dit là-bas : Coquibus.


Le gâteau de Pâques orné d’œufs durs à Cannes
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5831882p/f50.image.r="oeufs durs".lan…


En Franche-Comté :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5833523d/f35.image.r="oeufs durs".lan…
Ce qui caractérise la fête de Pâques, en dehors de la solennité religieuse, c'est la large distribution d’œufs durs qui y est faite aux
enfants. Ces œufs sont teints en diverses couleurs, principalement au moyen du bois de campêche (Brésil), ou en jaune par une
décoction de racines d'orties ou de pelures d'oignons ; souvent avec la pointe d'un couteau on orne leurs coques de dessins variés.
On fait croire aux plus jeunes enfants que les œufs ont été rapportés de Rome par les cloches et qu'ils ont reçu la bénédiction
du pape. Il est vrai du reste qu'on les fait souvent bénir par le curé, à l'issue de la messe.
Les cadeaux d’œufs de Pâques sont faits surtout par les parrains et marraines à leurs filleuls et filleules : on est généralement tenu
d'en donner au moins une douzaine, c'est ce qu'on appelle la roulée.
Etc....


Dans le Berry :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5833058w/f18.image.r="oeufs durs".lan…
A Pâques les enfants font rouler sur l'herbe des œufs durs et ils les mangent quand ils sont cassés.


Mélusine. Revue ["puis" Recueil] de mythologie, littérature populaire, traditions et usages
Usages relatifs aux fêtes de Pâques
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57904847/f83.image.r
   Chique d’œuf
   Les œufs rouges


Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher - 1937-1938
Souvenirs et anecdotes (182-1886) - par Jean de Goy

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5743709v/f165.image.r="oeufs durs".la…
LES ASSEMBLÉES. Je passe devant la place de l'Hôpital. Je vois la citerne où coule une eau ferrugineuse excellente et venant de la fontaine dite de
fer, autrefois très fréquentée. Dans ma jeunesse, les gens de l'hôpital portaient des cruches de cette eau en ville. Ma mère n'en buvait pas d'autre. Cet usage a cessé.

Il y avait aussi, à la mi-carême, une « assemblée » sur cette place. On y dansait, on y mangeait des gâteaux et on y « coquait ». Que veut dire ce mot,
demanderez-vous ? On y vendait des œufs durs peints en rouge et les gamins pariaient des sous à qui casserait l'oeuf de son adversaire en les frappant l'un contre
l'autre par le petit bout. L’œuf cassé perdait, bien entendu. Le talent était de savoir choisir un œuf un peu dur. Cet usage est perdu.


Dans la Vienne, Châtellerault, un article de Geneviève Millet : Fêtes patronales et de quartier :
http://ccha.fr/wp-content/uploads/2012/01/Geneviève-Millet-Fêtes-patronales…
Page 23 :
à Ozon, le lundi de Pâques, jour férié, pour l’assemblée des oeufs durs. « Par bandes, groupant une ou plusieurs familles, on allait à pied, soit par la route, soit par le petit sentier qui
longe la Vienne. Les marchands de berlingots et de gâteaux attendaient et le soir on soupait sur place, avec les œufs durs tirés du panier garni ».

Toujours de Geneviève Millet : dancing d'autrefois

La Gaieté d’Ozon et les œufs durs : pages 81 et 82 :
http://ccha.fr/wp-content/uploads/2012/01/Geneviève-Millet-Dancings-dautref…





DE NOS JOURS :

6 avril 2012 - Assemblée des œufs durs : véritable kermesse d'antan
http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/communes/Romorantin-Lanthen…

10 avril 2012 - Assemblée des œufs durs : la tradition respectée
http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/communes/Romorantin-Lanthen…

Coulaines :
http://unesarthoise.blog50.com/archive/2012/04/10/la-fete-aux-oeufs-durs.ht…

Fête aux œufs durs 2012 de Coulaines
http://www.youtube.com/watch?v=cawjb0s-DxQ

fête aux œufs durs lundi 25 avril !
http://www.coulaines.fr/fete-aux-oeufs-durs-lundi-25-avril.html


J'ai relevé aussi

La fête des œufs durs à Moriville dans les Vosges, mais qui a eu lieu le 22 juillet dernier ! Rapport avec Pâques ?

La fête des œufs durs à Bégrolles en Mauges, le 9 avril 2012, soit le lundi de Pâques.
http://www.begrolles-en-mauges.com/DetailElement.aspx?numStructure=38767&am…
Remarque : Bégrolles en Mauges est une commune voisine de Le May-sur-Èvre (voir plus haut).

La fête des œufs durs à Valanjou
http://decouvrir.valanjou.free.fr/index.php?page=Photos&g=Les_Fetes/La_…







LA FONTAINE D'ADAM

La légende de la fontaine d'Adam ressemble aux légendes liées aux sites de Gargantua (voir plus haut).

Sur ce fichier "le sentier de Bellevue", carte avec la Fontaine d'Adam, le Pé de Jojo, Véniers, l'aérodrome, et des historiques et légendes.
"Adam le géant qui fait jaillir la source n’est autre que Bélénos, le géant celtique que Rabelais a immortalisé en Gargantua"
http://www.tourisme-loudunais.com/mediatheque/documents/sentiers_pedestres/…


Lavoir de la Fontaine d'Adam à Véniers
http://www.lavoirs.org/images/86/86200_LOUDUN_2_20111203_175855.jpg

http://www.lavoirs.org/images/86/86200_LOUDUN_1_20111203_175854.jpg

Ceci dans : Lavoirs de la Vienne : http://www.lavoirs.org/affiche_lavoirs.php?code=86


La rue située à Véniers, menant au lavoir de la Fontaine d'Adam s'appelle Rue Robert Létain (1922-1944), résistant.
http://cmduloudunais.free.fr/veniers___letain_robert_470.htm

http://sfloudun.free.fr/Diaporamas/Inauguration Rue Robert LETAIN.htm

http://www.youtube.com/watch?v=wCs5OAMNxLc





PÉ DE JOJO - PIED DE JUPITER

De nouveaux sentiers de découverte au Pé de Jojo

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2…

Cliquer sur une photo pour voir la suivante :
Puy de Jupiter-Veniers
http://www.terresdeloire.net/photos/photos_thouet/photos_martiel86/veniers_…

Veniers et sa butte-Puy de Jupiter
http://www.terresdeloire.net/photos/photos_thouet/photos_martiel86/veniers_…

Vallon du Ruisseau de Veniers
http://www.terresdeloire.net/photos/photos_thouet/photos_martiel86/veniers_…

Panoramas-Puy de Jupiter-Veniers
http://www.terresdeloire.net/photos/photos_thouet/photos_martiel86/veniers_…

Remarque : des recherches google des termes précédents ramènent à un fichier type WordPress qui est (était) un Blog des Terres de Loire-Bretagne, viste virtuelle.
Cependant avec le cache de google on peut encore accèder à ce blog.
Comment faire ? Sous google chercher (avec les doubles quote)
   terresdeloire.net  "fontaine d'adam"
On obtient deux résultats, soit le résultat avec : www.terresdeloire.net/blog/puy-de-jupiter-a-veniers-86/
Si vous passez le curseur de la souris sur le résultat, vous voyez apparaître à droite une flèche (sorte de logo citroën renversé). Passer le curseur de la souris sur ce logo, apparaît alors
sur la droite le fichier en cache que l'on peut ouvrir. Avec FireFox, .... et ?

Pourquoi cette remarque ? Parce que à pertir de : http://www.terresdeloire.net/paysages/experiences/exp.htm#thouet
ou http://www.terresdeloire.net/paysages/experiences/exp.htm
le lien vers : Voir Blog Visites Virtuelles est HS



Pé de Jojo - 1916
Au mois de mai, juin et juillet 1916, Loudun accueillait 1340 hommes du 77ème  Régiment  d’Infanterie de Cholet et du 135ème Régiment d’Infanterie  d’Angers.
C’est sur  la Butte de Véniers, à Bellevue «  Champ de la Croix » (aérodrome) lieu, où se sont déroulés  les  exercices des bombardiers.
http://cmduloudunais.free.fr/pe_de_jojo_482.htm



Pour situer tous ces lieux avec Google Earth avec les termes :
     Aéro Club Loudunais, Bellevue, Loudun
     la tour du  bois-gourmand, 86200 Loudun, France






LE BASILC

Voir à Claunay

Revue des traditions populaires - Le basilic en Franche Comté
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5833537f/f1.image.r=basilic.langFR

Le Basilic est en réalité un innocent reptile de la Guyane. Mais au temps jadis, c'était un animal des plus dangereux : il causait la mort par sa piqûre ; d'un seul regard, il vous foudroyait.
On parlait beaucoup de cette horrible bête et les charlatans mettant à profit la curiosité générale, montraient dans les rues, et vendaient comme « basilics », des raies auxquelles ils rompaient la colonne
vertébrale et qu'ils préparaient de manière à leur donner un aspect étrange.
Le basilic affectait différentes formes, suivant les pays En Franche-Comté, où l'on croyait qu'il naissait d'un œuf de coq couvé par un crapaud, on se le représentait comme ayant la tête,
le cou et les pattes d'un coq, un corps de serpent avec des ailes et des yeux sur toute la surface du corps.
On le croyait proche parent de la vouivre, mais beaucoup plus terrible.
Il habitait les vieux murs, les greniers des vieilles masures et gardait les trésors avec des yeux jaloux.
Dans le vallon de la Seille (Jura) on en trouvait un dans un moulin et il empêchait les meuniers de prospérer.
Dans le val de Cusance, près de Baume-les-Dames (Doubs), toutes les religieuses du monastère de Randoire moururent à la vue d'un basilic.
Une seule eut assez d'empire sur elle-même pour ne pas le regarder. Elle lui présenta un miroir dans lequel il s'aperçut et se foudroya lui-même instantanément (légende du VIIe siècle).


Revue des traditions populaires - LE BASILIC
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6157520g/f16.image.r=basilic.langFR
Quand un coq à sept ans fait un œuf et que l’œuf est couvé, il en sort un basilic, un monstre affreusement laid et qui tue les gens seulement en les regardant.
On raconte qu'il n'y a qu'une seule manière de faire périr cet animal. Il faut lui tenir un miroir devant la figure et il est tellement affreux qu'il ne peut lui-même survivre à la vue de son horrible visage.

Gravue d'un basilic à capuchon
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758373g/f443.image.r=basilic.langFR
     Voir texte page 428.



Histoire naturelle des oiseaux, des reptiles et des poissons, par M. l'abbé J.-J. B., professeur de zoologie au petit séminaire de Tours (Bourassé) - par M. l'abbé J.-J. B., professeur de zoologie au petit séminaire de Tours (Bourassé)
Le Basilic :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432768d/f232.image.r=basilic.langFR


Le petit Buffon des enfans, ou Extrait d'histoire naturelle des quadrupèdes, reptiles, poissons et oiseaux
Le Basilic :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5489832p/f110.image.r=basilic.langFR


Le Basilic par Jean-Claude Raymond :
http://jcraymond.free.fr/Terroir/Legendes/Basilic/Basilic.php


Basilic (mythologie) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilic_(mythologie)

Marie-Hélène Coupaye
http://www.recitoire.org/ConteInternaute5.html

http://conteurs-ecoute-voir.com/

Promenade de la Société Historique :
http://www.pays-loudunais.fr/index.php?option=com_eventcal&task=event&a…

Le basilic de Saint Pierre de Chauvigny :
http://eglise1piege.unblog.fr/2012/09/27/saint-pierre-de-chauvigny-le-basil…


Excursion archéologique dans le Loudunais  Par Alphonse Le Touzé de Longuemar
Les chapiteaux et les archivoltes de quelques-uns des édifices qui nous occupent sont ornés de courants de feuillages entrelacés et de scènes historiées dont les formules
sont également communes aux églises de la même période. Les cintres du portail de Bournand, malheureusement fort dégradé, en offrent un bon type.
L'agneau crucifère et nimbé, image du Sauveur, occupe sa clef de voûte, entouré d'anges en adoration ; puis, sur les retombées de l'arc, s'étagent les symboles habituels des vertus
et des vices qu'il doit punir ou récompenser à la fin des temps.
A Saint-Léger, les chapiteaux offrent une scène d'exorcisme dans laquelle le démon, sous la forme d'un basilic, sort de la bouche du possédés ; les vices, la luxure y sont représentés
par une femme qui écoute les conseils d'un serpent et qui allaite deux crapauds, et la punition qui attend les vices l'est également par une figure que le diable dévore.



Le point de départ était Jean-Loïc Le Quellec
Jean-Loïc Le Quellec. Ethnologue, anthropologue, archéologue saharien et démonteur de mythes

Quelques articles téléchargeables sur le folklore et la mythologie :
http://rupestre.on-rev.com/page0/page3/page3.html


Quelques curiosités introuvables
:
http://rupestre.on-rev.com/page0/page12/page12.html

Dont :
Anonyme 1587. Le discovrs merveillevx d'vne lettre escritte en lettre d'or, qui à esté trouuee à vn village nommé Maton, pres la ville de Loudun.
A Paris, Pour Laurent du Coudret, Imprimeur demeurant en la ruë du Bon puis pres la porte sainct Victor, 8p
.
http://rupestre.on-rev.com/page0/page12/assets/Anon_1587.pdf

Il y a un ouvrage sur Google books, mais pas accessible :
http://books.google.fr/books/about/Le_Discours_merveilleux_d_une_lettre_esc…
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MessagePosté le: Mar 8 Jan - 01:29 (2013)    Sujet du message: Les monuments de Veniers, par Jean-Antoine Arnault-Poirier Répondre en citant

VENIERS ET SES MONUMENTS


 

D'après les travaux de Jean-Antoine Arnault-Poirier, que l'on trouve dans "Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest" de 1846.

http://books.google.fr/books?id=EEBNAAAAMAAJ&hl=fr&pg=PA3#v=onepage…

Page 193

Le bourg de Veniers, qui est bocager et le plus pittoresque des environs de Loudun, rappelle deux souvenirs historiques qui ne sont pas sans intérêt.

Henri IV, alors simplement roi de Navarre, se trouvant à Veniers, désirait occuper Loudun et en mettre les habitants dans son parti.
Le 22 février 1589, il somma la ville d'ouvrir ses portes à sa petite armée. Les habitants lui demandèrent un délai, afin de consulter la cour sur ce qu'ils avaient à faire dans cette conjoncture.
Henri ne voulut pas tenir compte de leurs scrupules, il les menaça d'agir par la force des armes ; et le lendemain de la sommation, ils ouvrirent leurs portes au roi de Navarre,
en vertu d'un traité de capitulation rédigé à Veniers même, le 23 du mois précité.

Les ennemis d'Urbain Grandier avaient exercé dans le mystère les ursulines au rôle qu'elles devaient jouer pour conduire ce malheureux à sa perte. Quand ils furent à peu près sûrs de produire l'effet qu'ils attendaient de leurs intrigues,
il leur restait à donner de la publicité à la possession. Ce fut le curé de Veniers, Pierre Granger, qui se chargea de mettre l'affaire en train : il alla prévenir les magistrats de ce qui se passait.
Et comme l'affaire était grave et qu'elle tendait à compromettre quelques personnes, le bailli de Cerizai jugea qu'il lui convenait de se transporter au couvent des religieuses possédées des malins esprits, et de consigner dans des procès-verbaux
les faits extraordinaires qu'on lui avait signalés.
C'était précisément ce que demandaient les auteurs de cette trame odieuse, parce qu'ils savaient bien que plus tard ils trouveraient les moyens de se soustraire à la justice civile. — Venons maintenant à l'objet principal de cet article.

L'église de Veniers, qui est sous le vocable de Notre Dame (1), n'offre rien de bien remarquable.
   C'est un rectangle de 22 mètres de longueur sur 5 mètres 5 centimètres de largeur, terminé à l'est par une abside demi-circulaire qui forme le chœur.
   Une sorte de bas-côté au nord se termine à peu près aux deux tiers de la longueur de l'église, et il a 2 mètres 3 centimètres de largeur.
   Un narthex, ou plutôt un hangar fort long, paraît avoir été construit après coup ; il a 2 mètres 6 centimètres de largeur.
   Il est possible qu'on l'ait construit dans l'intention d'en faire un bas-côté au sud. Mais des arcades n'y ayant pas été jetées, on s'introduit dans la nef par une seconde porte.

La tour est placée à l'extrémité de la nef, dans l'angle sud-est. Elle est quadrangulaire et surmontée d'une pyramide en charpente.
Les faces de cette tour sont percées chacune de deux fenêtres accolées, et ses angles sud-est et sud-ouest sont consolidés par des piliers buttants.

La première porte d'entrée, qui est au midi, offre un cintre très-surbaissé. Elle est surmontée d'un fronton en forme d'accolade aiguë, dont la pointe est ornée de je ne sais quoi ; le dessin n'en est pas distinct.
La nef et le collatéral sont éclairés chacun par une fenêtre étroite à l'ouest ; le chœur reçoit la lumière par deux fenêtres, l'une au nord, l'autre au midi.
Cette église n'a pas été voûtée; cependant il semble que le chœur ait eu primitivement une voûte.

L'ornementation est singulière, disparate et assez mal exécutée. Un des piliers de l'arcade qui forme l'entrée du collatéral est surmonté de trois rangs de moulures prismatiques en échiquier.
Les piliers qui reçoivent l'arcade du chœur ont des chapiteaux ornés, l'un de cordons entrelacés, l'autre de deux animaux ailés, à tête de dauphin, avec des cornes ou de longues oreilles.
La fenêtre du chœur, au nord, est formée de deux arcades en retraite ; la première de ces arcades est supportée par deux colonnes cylindriques à chapiteaux différents : l'un est orné de cordons entrelacés et terminés par
des feuilles ; l'autre offre un animal, espèce de lion, dont la queue, passant entre ses pattes de derrière, embrasse le flanc droit et va se recourber sur sa croupe.
Il est orné de deux cornes ou de longues oreilles, et sa patte gauche de devant est un peu élevée et tient un globe. — L'arcade intérieure est supportée aussi par deux colonnes cylindriques.
Le chapiteau de l'une de ces colonnes contient des - cordons entrelacés et formant des cœurs ; celui de l'autre colonne est garni d'une large feuille en fer de lance et de deux demi-feuilles.
Tout le reste de l'ornementation est analogue et semble appartenir au XIe ou au XIIe siècle.

La paroi extérieure de la nef, au midi, est surmontée d'une ligne horizontale de modillons qui représentent des têtes d'animaux divers, tels que le porc, le chat, le chathuant, et qui pourraient dater du XIe siècle.

Le plein cintre règne partout.
Cette église possède une chasuble qui porte la date de 1603, avec la devise : Memento mori. L'étoffe qui la forme est de velours noir ; elle est recouverte en partie par une croix en étoffe de laine blanche où sont brodés et peints
des têtes de morts, des os en X et des larmes. Cet ornement était destiné à l'office des morts.


LA TOUR DE BOIS-GOURMONT. — 25 mai 1838.

La forteresse qui porte le nom de Tour de Bois-Gourmont, ou simplement de la Tour, a été construite au Moyen-Âge, depuis l'apparition des mâchecoulis, c'està-dire depuis le XIIIe siècle ;
elle est située sur le plateau un peu au nord du Puy de Veniers, et dans la commune qui porte ce dernier nom.
Elle se compose d'une enceinte pentagonale irrégulière dont les angles, excepté deux, sont munis de tours rondes, creuses et engagées, et dont les murailles peuvent avoir de huit à neuf mètres
de hauteur sur un mètre trois décimètres d'épaisseur. Le parapet en est détruit.
Ces murailles sont construites en petites pierres calcaires assises sur un lit de chaux et de sable, ou le plus souvent sur un mortier de terre.

L'angle sud-ouest de cette enceinte est occupé par un donjon, masse rectangulaire, ou à peu près, dont les angles sud-est et sud-ouest sont munis de tours cylindriques creuses, engagées, et dont l'angle nord-est
est fortifié par une tour à base polygonale irrégulière, également creuse et engagée. La construction de ce fort est en petites pierres calcaires, et dans quelques parties en pierres détaille d'appareil moyen.
Le tout est couronné de mâchecoulis dont la galerie est détruite, et surmonté d'une petite tour quadrangulaire en retraite, espèce d'échauguette qui s'élève à peu près de trois mètres au-dessus des tours,
dont la hauteur peut être de seize mètres. (Pl. III.)

La porte d'entrée actuelle de l'enceinte est construite en pierres de taille ; elle est en plein cintre et paraît moderne.
Immédiatement après le donjon, sur la partie ouest de la clôture, on remarque deux portes accolées, une grande et une petite, qui sont en ogive obtuse et à double voussure en retraite.
C'était probablement l'entrée primitive de l'habitation des seigneurs de Bois-Gourmont. Ces portes sont construites en pierres de taille et de tuffeau de moyen appareil.
A gauche et près de la petite de ces mêmes portes, il y a une bande verticale d'amorces qui annonce que là il devait y avoir un avant-corps analogue à celui qui se trouve à droite de la grande ouverture.
On doit présumer que ces avant-corps, qui pouvaient recevoir des guerriers dans leur intérieur, étaient des protecteurs de l'entrée.

Le mur qui termine du côté de la cour ce qui reste des anciens bâtiments est percé d'une porte ogivale murée, et qui semble correspondre à la plus grande des deux portes dont je viens de parler.

La porte d'entrée du donjon est au nord et dans l'angle nord-est du quadrilatère intérieur.
Elle n'a qu'un mètre de largeur, et elle est en ogive sans aucun ornement (2). A peu près vers le milieu de la façade au midi, il y avait une petite porte d'entrée qui a été murée.
Son ouverture est de 0 m. 9 à l'extérieur, et de 1 m. 5 à l'intérieur.
Elle est rectangulaire.

Dans la façade nord du donjon il y a une grande ouverture ogivale qui est murée, et qui occupe l'espace depuis le mur d'enceinte jusqu'aux consoles des màchecoulis. Il serait difficile de lui attribuer une destination.


Les fenêtres sont rectangulaires ; deux seulement ont des croix en pierre.

Il est important de faire remarquer que ce donjon n'est pas dans son état primitif, même pour quelques-unes de ses parties inférieures : on y a fait des réparations successives qui ont amené de l'irrégularité, de la bizarrerie dans
la forme actuelle de cette forteresse, divisée autrefois en quatre étages, sans y comprendre l'échauguette.
Maintenant elle menace ruine de tous côtés : les planchers sont détruits, les escaliers sont tombés, et la tour sud-ouest est en grande partie fondue. Elle est entièrement abandonnée : de nouvelles constructions ont été faites pour l'exploitation
du domaine, dans les parties de l'enceinte que n'occupe pas le donjon.

M. Ménard, propriétaire de la Tour de Bois-Gourmont, m'a dit que la courtine qui rattache les deux tours placées à droite et à gauche de la porte d'entrée actuelle était creuse, et pouvait permettre à des hommes de s'y introduire.
C'était peut-être une sorte de casemate propre à défendre cette entrée. Je n'ai pu m'assurer de ce fait.

Quelques tertres qui entourent cette forteresse semblent annoncer qu'autrefois elle était protégée par un fossé sec.

J'ai oublié de dire que l'épaisseur des murailles du donjon varie de 1 m, 3 à 2 m dans la partie inférieure.
Cette épaisseur diminue d'étage en étage.

    (1) La fête patronale est l'Assomption.

    (2) On y remarque la coulisse qui permettait de haut en bas le jeu de la herse guerrière.


Remarque : dans des ouvrages anciens on lit Veniers (sans accent), exemple dans le dictionnaire de Redet.
Faut-il écrire Veniers ou Véniers ... ?
La solution doit se trouver dans l'origine du nom ...

http://www.geneanet.org/nom-de-famille/VENIER

http://www.geneanet.org/genealogie/fr/veniers.html


Remarque : Ce travail de Jean-Antoine Arnault-Poirier est commenté dans un autre message appelé "documents sur l'histoire du loudunais"
Message qui va être mis dans quelques heures...


Remarque : le propriétaire de la Tour de Bois-Gourmont est alors M. Ménard. Il s'agit de Ménard André Vincent décédé le 22 décembre 1857 à Veniers,
lequel épouse le 4 juillet 1813 à Veniers, Guellerin Rosalie, laquelle Guellerin Rosalie est la fille du propriétaire de la Tour de Bois-Gourmont.
Au mariage il est dit :
L'époux originaire de Razines (canton de Richelieu), l'épouse (29 ans, née le 7 juillet 1784 à Veniers), fille de François et de Bouquaire Jeanne, propriétaire, demeurant à la Tour de Bois-Gourmont de Veniers.
L'épouse nièce de Bouquaire François, maire de Basses.

Guellerin François époux de Bouquaire Jeanne est fils de Guellerin François et de Chatelu Magdeleine, laquelle décède le 1 juin 1771 à Véniers (54 ans).

Le couple Guellerin François et Chatelu Magdeleine a une fille Guellerin Genevière, née le 26 janvier 1751 à Nueil sous Faye (page 35, BMS-1746-1759)
Le nom Guellerin est courant dans le canton de Monts-sur-Guesnes.











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MessagePosté le: Jeu 10 Jan - 18:16 (2013)    Sujet du message: Véniers, un peu d'histoire Répondre en citant

"Le Basilic de Claunay, moitié coq et moitié dragon, ... Celui-ci portait, à l'avant un formidable corps de taureau, une tête, un poitrail, des ailes et des pattes de coq."

Le basilic me fait penser à un autre monstre mythologique : le Sphinx qui avait tête et torse humains, ailes d'aigle, flancs de taureau et pattes de lion. Sa maxime était Savoir (symbolisé par la tête humaine), Vouloir (symbolisé par le taureau), Oser (symbolisé par le lion), Se Taire (symbolisé par l'aigle).
Sais-tu pictavius si les différentes parties du basilic cachent des énigmes ? par analogie avec le Sphinx : le lion = le Feu, l'homme = l'eau, l'aigle = l'air et le taureau = la terre ?

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